L’industrie du foie gras

« La grandeur d’une nation et ses progrès en matière morale peuvent être jugés par la façon dont ses animaux sont traités  » Mohandas Gandhi

Que ce soit en élevage traditionnel ou en élevage industriel, il est impossible de produire du foie gras sans souffrance animale.

Pour obtenir du foie gras, les producteurs rendent volontairement malade une oie ou, le plus souvent, un canard mâle. Deux à trois fois par jour, une énorme masse de bouillie épaisse est injectée dans son estomac. Pour le forcer à avaler cette pâtée, un tube métallique de 20 à 30 cm est enfoncé sans ménagement dans sa gorge.

L’enfoncement brutal du tube provoque des irritations et souvent même des infections douloureuses. De plus, comme l’oiseau affolé se débat, il arrive fréquemment que le tube lui déchire l’œsophage ou même lui transperce le cou.

15 kg de spaghettis en trois secondes, ça vous dit ?

En fin de gavage, un canard qui au départ pesait 4 kg doit avaler de force, chaque jour, 2 kg de pâtée de maïs (l’équivalent, pour un humain, de 30 kg par jour). Cette pâtée est injectée dans son estomac en deux fois (1 kg le matin et 1 kg le soir) en seulement trois secondes à chaque fois.

Au bout de deux semaines de ce traitement, le foie de l’animal atteint cinq à dix fois sa taille normale. Rendu obèse par cette suralimentation forcée et déséquilibrée, les dimensions de son foie hypertrophié rendent sa respiration difficile. Dans les rares cas où il n’est pas déjà encagé, ses déplacements deviennent pénibles, à tel point qu’il finit souvent par se traîner en s’appuyant sur les ailes. Il souffre de diarrhées et fréquemment de maladies hépatiques et digestives (entérites, etc.). Les blessures, les maladies et le stress que doivent endurer ces oiseaux expliquent que beaucoup ne résistent pas à un tel traitement : le taux de mortalité des canards est multiplié par 10 ou 20 pendant la période de gavage. Si le gavage était poursuivi quelques jours de plus, la totalité de l’élevage finirait par en mourir.

Dans la nature, les canards vivent en grande partie sur l’eau. Dans ces élevages, pour les empêcher de fuir à l’approche du gaveur, la plupart sont encagés. Leur cage est si petite qu’ils ne peuvent pas se mettre debout correctement, encore moins y battre des ailes ou même se retourner.

Pour ceux restés vivants jusqu’au bout, la période de gavage se termine par un voyage vers l’abattoir, où ils seront électrocutés puis égorgés.

Les canes subissent un autre sort : elles sont, dès leur naissance, gazées ou broyées jusqu’à ce que mort s’ensuive. Leur crime ? Produire un foie gras moins apprécié des amateurs …

Les oies et canard ne stockent-ils pas de la graisse naturellement avant d’effectuer leur
migration ?

Le canard de Barbarie (race dont sont issus la plupart des canards « mulards » gavés pour le foie gras) n’est pas migrateur … De toute façon, les oiseaux migrateurs stockent leurs graisses surtout sous la peau (en particulier au niveau de la poitrine) et pas dans le foie ! De plus, l’engraissement avant migration est modéré pour ne pas trop alourdir l’oiseau et lui permettre de voler correctement.

Regardez avant de manger !

* Pour voir comment les canards sont traités pour produire du foie gras en France, aujourd’hui:

http://video.google.com/videoplay?docid=-3796220736196113971

* Regardez aussi ces vidéos américaines tournées clandestinement dans des salles de gavage.

Un bloc de toxines
Un peu d’éthique dans nos assiettes
Ce que vous pouvez faire

La vérité sur le gavage

Sources :
http://www.internationalnews.fr/article-le-foie-gras-c-est-a-video-15-56963109.html

Une version courte avec des commentaires en antiphrases :


Sources :
http://leweb2zero.tv/video/antoine_504506b1ff4e4ea

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