La fusion froide, un enjeu énergétique ? Oui mais pas que ça…

« Je crois qu’un jour l’eau sera employée comme combustible, que l‘hydrogène et l’oxygène qui la constituent, utilisés isolément ou simultanément fourniront une source de chaleur et de lumière inépuisable.» Jules Verne, L’île mystérieuse.

En matière d’énergie nucléaire, les scientifiques se servent jusqu’à présent de deux technologies pour fabriquer des bombes nucléaires : la fission et la fusion qui sont toutes les deux des procédés qui fonctionnent dans les conditions de très hautes températures de l’ordre des millions de degré.
La fission consiste à casser au moyen d’un neutron un gros noyau de la matière en deux libérant ainsi deux autres neutrons qui vont casser d’autres noyaux provoquant ainsi la réaction en chaîne qui libère une énorme quantité d’énergie calculable grâce à la célèbre formule d’Einstein E=MC² (E : énergie, M : la masse et C la vitesse de la lumière). Il suffit avec ce procédé de très peu de matière pour obtenir une énergie gigantesque : les deux bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945 en sont les preuves calamiteuses.
Dans la fusion on prend cette fois deux atomes légers d’hydrogène pour les fusionner et on en obtient un seul atome d’hélium, ce procédé libère encore plus d’énergies que la fission, c’est la technologie de la bombe H comme hydrogène.
Entendre parler d’une fusion froide quand on manipule des formules et des procédés qui tournent à des millions de degrés relève d’un gag pour certains. Et pourtant la réalité dépasse souvent la fiction : deux scientifiques ont expérimenté le procédé appelé « fusion froide » et qui peut se faire dans un simple tube à essai contrairement à la fission et la fusion qui se préparent dans des labos nécessitant un équipement hors de la portée des amateurs. Il s’agit de Martin Fleischmann du Laboratoire d’électrochimie de Southampton (GB) et de Stanley Pons de l’Université d’Utah (USA) qui ont réussi à travailler avec du deutérium (eau lourde) au moyen d’une électrode de palladium et ce dans une simple électrolyse et leurs travaux ont fait l’objet d’une conférence de presse le 23 mars 1989.

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Stanley Pons & Martin Fleischmann

Comme le palladium est un métal noble donc cher, certains ont eu l’idée de travailler avec du nickel nettement plus accessible et ont obtenu des résultats similaires avec cette fois un phénomène pour le moins bizarre : la quantité de nickel disparu s’est transformée en cuivre, or le nickel et le cuivre sont dans le tableau de Mendeleïev deux voisins ayant pour numéro atomique 28 pour le nickel et 29 pour le cuivre. Qu’est-ce qui s’est passé ? Le nickel s’est transformé en cuivre ? Mais… c’est de la transmutation alors ? Mais on a déjà entendu ce mot quelque part, mais bien sûr ça rappelle les alchimistes tant décriés dans le passé et encore au XIXe siècle, le siècle du matérialisme triomphant. (Nous y reviendrons très prochainement sur les transmutations constatées au XIXe siècle par bien des auteurs dont un patriote français qui voulait mettre ses connaissances et son savoir faire à la disposition de la France mais la France avait d’autres chats à fouetter, pauvres chats !)

Les poules et la transmutation

Pour l’heure c’est de la transmutation dont il s’agit mais un autre phénomène très similaire s’observe dans d’autres conditions qui n’ont rien à voir apparemment avec la fusion froide. Un biologiste français, Corentin-Louis Kervran a ainsi constaté de drôles de réactions en biologie, en géologie, en physique, etc., plus désarmant encore chez les poules. Ses expériences ont abouti à la conclusion que les poules qui picorent du mica dans la cour de ferme pour les transformer en calcaire nécessaire pour la coquille sont de véritables réacteurs nucléaires ! En fait le mica qui est un des constituants du granite contient de la silice (dioxyde de silicium), et la poule se débrouille toute seule, mais on ne sait pas comment, pour transmuter le silicium en calcium pour le besoin de la coquille. Louis Kervran a constaté aussi que si on prive les poules de calcium et de ces éléments transmutables en calcium (silicium etc.) les œufs pondus deviennent mous, autrement dit les coquilles sont molles. Mais dès qu’on les laisse picorer des choses comme le mica, les œufs pondus dès le lendemain sont normaux, à la coquille dure.
De véritables magiciennes ces poules ! Non seulement elles constituent des réacteurs nucléaires en chair et en os mais les réactions sont rapides et à la température de leurs corps, une trentaine de degrés. Tout se passe comme si une transmutation avait eu lieu dans leurs corps.
Mais ce genre de phénomène avait déjà été fait l’objet de recherche d’un autre savant du siècle dernier dans les années 1930-1940. Effectivement Georges Lakhovsy, l’inventeur du fameux Oscillateur à longueurs d’ondes multiples (OLOM), un appareil qui soigne et guérit à peu près tout et même la cancer, a constaté de drôles de phénomènes. Après bien des expériences, il constate des faits bouleversants dans la culture des microbes :

« Il suffit d’en ensemencer une ou deux colonies dans une boîte de Pétri ou dans un ballon scellé à verre, enfermant de la gélose ou tout autre bouillon de culture. Si l’on cherche à doser les substances minérales contenues dans ces colonies de microbes – des staphylocoques, par exemple – c’est à peine si l’on peut déceler un millionième de milligramme de fer ou de phosphore.
Or, dans cette boîte de Pétri exposée dans le thermostat, à la température de 37° C, on peut recueillir au bout de 48 heures des milliards et des milliards de staphylocoques qui contiennent au total plus d’un gramme de fer, de phosphore ou d’autres minéraux.
D’où proviennent tous ces minéraux ?
Ni de la boîte de Pétri, ni de la gélose, qui ne contiennent pas toutes ces substances, ni même de l’atmosphère ambiante. » [1]

Voilà Lakhovsky qui nous apprend que même les microbes peuvent fabriquer du métal, mais comment ? Encore de la fusion froide ? Transmutation biologique ou quoi d’autres ? Pour Lakhovsky, la seule explication satisfaisante de cette énigme et de tant d’autres de même nature [2], est la matérialisation des rayonnements spécifiques d’origine cosmique au contact de la matière vivante sur terre par résonance. Autrement dit chaque matière vivante sur Terre (cellule, minéral, etc.) a sa propre fréquence de résonance, la matérialisation se produit quand cette matière reçoit des rayonnements d’origine cosmique spécifiques. C’est le mécanisme de transmission de la vie à travers les espaces interstellaires et non pas de transport car aucune cellule vivante ne peut survivre aux conditions extrêmes dans l’espace interstellaire (le froid proche du zéro absolu, la nocivité des rayonnements).
Évidemment il ne nous appartient pas de trancher ni d’expliquer quoi que ce soit, nous nous contentons de rapporter des faits constatés par des chercheurs dignes de foi mais mis au ban des accusés par « leurs pairs » qui se font de l’autorité en se soumettant au pouvoir.

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couverture d’un des ouvrages de Corentin-Louis Kervran

De même que Lakhovsky qui a beaucoup publié, Louis Kervran est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages à titres très évocateurs pour faire connaître ses recherches, tels que :
Transmutations Biologiques, Métabolismes Aberrants de l’Azote, le Potassium et le Magnésium
– Transmutations Biologique en Agronomie ;
– Transmutations à Faible Énergie, etc.
Qu’est devenu Louis Kervran ? Nommé Prix Nobel en 1975 mais finalement Louis Kervran a rejoint le club des « Savants maudits et chercheurs exclus » chers à Pierre Lance [3]. Quant aux inventeurs du procédé appelé désormais « fusion froide », Martin Fleischmann et Stanley Pons, ils ont été neutralisés et mis hors d’état de nuire par l’omnipotent directeur de la revue Nature John Maddox, le même qui a détruit Jacques Benveniste, le découvreur de la mémoire de l’eau.
Après la mémoire de l’eau maintenant la fusion froide ! Mais ça va foutre en l’air :
– toutes les centrales nucléaires à coûts des milliards et des millions dans la poche de certains, les centrales thermiques et hydrauliques qui sont des catastrophes en puissance ;
– BIG OIL qui domine le marché mondial des énergies fossiles ;
– les fabricants de voitures, d’avions et de tous les moyens de transports consommateurs de pétrole, et leurs productions ;
– la civilisation bâtie sur les énergies fossiles, le mode de vie, de consommation, etc.,
Qui est-ce qui font obstacle à cette nouvelle ère ? Qui est-ce qui ont intérêt à garder le statu-quo ? Poser la question c’est y répondre.
Ce n’est pas simplement un enjeu énergétique mais aussi civilisationnel dont la plèbe n’a aucun moyen de contrôle, même dans les États qui se disent encore démocratiques de l’Occident triomphant en marche vers la catastrophe planétaire résultant de ses choix de société actuels.
On ne répète jamais assez que des solutions existent et ce dans tous les domaines mais si l’espèce humaine se retrouve demain dans un cataclysme fatal en entraînant avec elle toutes les autres espèces et l’environnement bienfaisant depuis des lustres, elle ne pourra pas accuser les extra-terrestres d’être à l’origine de ses malheurs, à moins que ceux-là soient à l’œuvre dans l’ombre pour pousser les humains vers cette destinée funeste.

Une académie de science citoyenne et ouverte ?

Persécutés et bâtisseurs des lendemains de tous pays, unissez-vous !
Les choses sont claires ! « Déjà en 1997, le bureau américain des brevets avait jugé secrets plus de 3.000 appareils brevetés ou demandes de brevets » [4]. Dès qu’il y a une solution géniale aux problèmes de notre société et ce dans les domaines aussi bien de la santé que de la consommation, de l’énergie que l’éducation, de la production que de la politique, etc., les oligarques cherchent à l’ignorer à défaut de la détruire ou de la marginaliser.
Au lieu de recevoir des coups, et subir la marginalisation, la mort sociale voire la mort physique qui frappa bien des inventeurs, il est peut-être temps d’ignorer l’adversaire pour continuer son propre chemin, celui de l’équité, du partage, du bon sens, qui mettra fin au modèle de société fondé sur la domination, la force brute, irresponsable envers les générations futures. Nous attendons que les persécutés d’hier et d’aujourd’hui se rejoignent dans la ronde de la fraternité responsable devant les générations futures, respectueux de l’environnement et des espèces vivantes qui nous ont toujours accompagnés. Pourrait-on rêver à une Académie des sciences citoyennes et ouvertes formée des Jacques Benveniste, Mirko Beljanski, Hulda Clark, Martin Fleischmann, Peter Gariaev, Jean-Pierre Garnier-Mallet, Grigori Grabavoï [5], Jacques Grimault, Louis Kervran, Sergej Kolzov, Ghislaine Lanctôt, Stefen Marinov [6], Stanley Meyer, Eugene Mallove [7] , Edgar Nazare, Gaston Naessens, Linus Pauling, Jean-Pierre Petit, Stanley Pons, Mathias Rath, Loïc Le Ribault [8], John Searl [9], Joël Sternheimer, Jean Solomidès, et nous en passons car la liste est longue, laquelle académie aura ses propres revues et publications qui n’auront rien à envier sur le plan scientifique à Nature ou Science qui sont au service de BIG Oil, BIG Pharma, BIG Bank et Cie, mais auront la confiance des gens à la recherche d’un modèle de société plus juste, plus équitable et plus responsable ? Une science au service de l’homme et de la société et non pas contre lui ou qui le prend pour un simple consommateur écervelé. Une véritable science qui se réconcilie avec la tradition en quête de sens et de connaissance.

Quelques sites qui traitent de l’énergie libre, alternative, renouvelable :
http://fusion-froide.com/
http://quanthomme.free.fr/
http://jnaudin.free.fr/index.htm
http://secrets-energie-libre.com/
http://www.alternative-energy-news.info/
http://www.magnetosynergie.com/
http://omael.com/!_HydroPlasmol/index.htm

Enfin un documentaire qui explique le parcours de la fusion froide, une fenêtre ouverte sur le monde scientifique et ses pratiques honteuses :

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Notes:

[1]. G. Lakhovsky, Le Grand problème, Librairie Félix Alcan, 1935, pp. 27-28.
[2]. Voir d’autres exemples dans le même ouvrage cité.
[3]. Tome 2, Guy Trédaniel-Éditeurs, 2010, pp. 309-333.
[4]. David Wilcock, Investigations sur le champ de conscience unitaire, Tome 1, Ed. Ariane, 2012, p. 42.
[5]. Ce scientifique de haut niveau membre de presque toutes les académies scientifiques de Russie et décoré de nombreuses médailles est inclassable car il est aussi clairvoyant, guérisseur et prophète. C’est aussi une des rares personnes que la doyenne bulgare des clairvoyants Vanga a accepté de voir en 1995 vers la fin de sa vie car elle le jugeait méritant. Accusé de charlatanisme, Grigori Grabovoï a aussi connu la prison.
[6]. Le Dr. Stefen Marinov, dirigeant du mouvement pour l’énergie libre en Europe, aurait été suicidé par la fenêtre du 10e étage de la Bibliothèque de l’Université de Graz en Autriche, David Wilcock, Ibid. p. 42.
[7]. Matraqué à mort près du domicile de ses parents la veille de sa démonstration aux membres du Congrès d’un appareil qui fonctionne sur le principe de la fusion froide. Cette rencontre devrait aboutir à l’annonce officielle au public et à l’étude de la commercialisation. David Wilcock, Ibid. p. 44.
[8]. Les autorités britanniques ont confisqué son appareil à moteur magnétique antigravitationnel et l’a accusé de vol d’électricité. Emprisonné pour refus de payer une amende, il retrouva sa maison incendiée, ses dossiers détruits. Il a dû recommencer sa vie à zéro.
[9]. Loïc Le Ribault a aussi connu la prison pour avoir trop bien soigné des malades qui venaient le voir et sans que personne n’a porté plainte contre lui.

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Illustrations :

Pons & Fleischmann
Corentin-Louis Kervran

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Une preuve mathématique

vignette« Chaque pagode a ses brahmes, ses pundits, qui après avoir pâli trente ans sur leurs livres, sont encore arrêtés par une foule d’abréviations et de textes presque indéchiffrables… Êtes-vous donc à même de refaire ce passé, de dire le dernier mot sur cette civilisation sans vous être initié aux sources?… alors que vous ne pouvez même pas vous mettre d’accord sur les origines de votre propre pays, et que pas un de vous n’est capable de faire une histoire sérieuse des rois de France de la première race. » (Louis Jacolliot, Les fils de Dieu)

Nous terminons cette semaine la longue série d’extraits d’ouvrages de Louis Jacolliot. Des extraits allant de la version indienne de la création, du déluge, des ressemblances troublantes entre le Christ et Christna, de  l’origine étymologique de « Dieu », de « Jésus », en passant par les débats théologiques entre un brahmane et un missionnaire, la filiation entre Manou, Manès, Minos, Moïse, aux sources du cantique des cantiques, pour montrer à quel point la civilisation de l’Inde ancienne était avancée comparée à un Occident qui n’existait pas encore il y a une dizaine de milliers d’années, ou inculte mais prétentieux et arrogant par la suite. Nous saluons ainsi chaleureusement l’érudition, le courage, la générosité et l’impartialité de Jacolliot, – pour un magistrat, l’impartialité inspire confiance. Bien sûr que nous ne le suivons pas sur tout, par-ci par-là, nos chemins divergent. Lire la suite

Quelques mots sur la chronologie des Indous

vignette« La Fontaine a copié Phèdre, Phèdre a copié Babrias, Babrias a copié Esope, Esope a copié le fabuliste indou Pilpay de l’époque royale, Pilpay a copié Bamsamyayer de l’époque brahmanique, et Bamsamyayer a copié Casyappa de l’époque patriarcale. Voilà une généalogie indiscutable, car les œuvres de ces différents fabulistes nous sont restées et il suffît de les interroger pour se convaincre qu’aucun d’eux n’a pris la peine de dissimuler son imitation. » Louis Jacolliot, Les fils de Dieu.

Nous ne pouvions commencer ce chapitre par une citation mieux appropriée au sujet, que cette phrase d’un discours du savant brahme Tamasatchari, qui fut notre professeur de samscrit dans l’Inde…
S’il est un reproche que notre époque mérite qu’on lui fasse, c’est celui d’étudier l’Inde avec les préjugés de la chronologie biblique, et de faire de la science avec un système religieux. Il s’établit peu à peu, en matière d’orientalisme, une science officielle qui si on n’y prend garde sera la ruine des études ethnologiques, et remplacera la vérité historique par des inventions d’école. Lire la suite

Yavana & Nourvady ou la source des cantiques

vignette« C’est la vierge du lac de Pindhawar, qui fidèle à sa promesse vient ce soir te visiter, et sur ta natte couverte de fleurs se reposer, sa bouche sur ta bouche et son coeur sur ton coeur. » Yavana et Nourvady– Nikâra.

Il est une vérité qui ne saurait être mise en doute aujourd’hui, c’est que l’Inde ait été l’initiatrice des peuples anciens.
Tous se rattachent à elle par leur langage, leurs mœurs, leur littérature, leurs souvenirs religieux. On sait qu’il n’est pas une expression grecque ou latine, qui ne soit dérivée du samscrit; qu’Homére n’est qu’un écho du Ramayana; que la tragédie grecque a copié la tragédie indoue, comme Racine et Corneille ont à leur tour copié Escher et Sophocle (nous publierons bientôt, dans son entier, la tragédie samscrite de Phèdre); que le panthéon mythologique de l’antiquité est issu du panthéon brahmanique; que le livre de la loi de Manou a engendré celui de Manès en Égypte, de Minos en Grèce, et que Mosés, lui a emprunté les rares préceptes moraux qui ça et là émergent de son livre de sang.
Quand les études samcrites auront complètement dégagé le passé, on verra qu’Hippocrate ne fut qu’un vulgarisateur de la médecine ancienne des temples de l’Orient, qu’Euclide et Archimède, élèves d’Alexandrie, se formèrent en Égypte, à l’étude des sciences mathématiques léguées par l’antiquité indoue. Lire la suite

La race des Aryas – Aryens ?

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« Je remplis de joie tout l’univers, semblable à un nuage qui verse [partout] une eau homogène, toujours également bien disposé pour les Âryas comme pour les hommes les plus bas [1], pour les hommes vertueux comme pour les méchants. » (parole de Bouddha)

ARYAS — ARIOI — ARII — ARIA  — ARIMAN

Avant d’aborder l’histoire des cérémonies, des mystères, des incarnations indous, de présenter dans son ensemble ce symbole religieux que les différentes émigrations parties des plateaux de la haute Asie ont emporté. en le transformant, sur les terres nouvelles qu’elles venaient coloniser, que l’Égypte conserva dans le sanctuaire de ses temples, que les compagnons d’Iodha abritèrent dans les sombres forêts du nord, que la Grèce honora dans les mystères d’Ephèse et de Delphes, et dont le christianisme ne fut qu’une rénovation aussi complète que possible:
Qu’on nous permette d’emprunter à la philologie une des plus extraordinaires preuves qu’elle puisse fournir, que tous les peuples du globe, hors ceux appartenant à la race noire, ont eu pour berceau les plateaux de l’Hymalaya et les plaines de l’Inde; et que les émigrations successives qui se sont répandues jusque dans les contrées les plus éloignées, n’ont commencé qu’à une époque où la langue était déjà fixée, la domination brahmanique bien établie, et par conséquent ont dû emporter avec elles, tous les préjugés, idées, mœurs et coutumes d‘une civilisation déjà Vieille. Lire la suite

Impossibilité de la vie du Christ telle que l’ont écrite les Évangiles

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« L’âme est le principe de vie dont la souveraine sagesse s’est servie pour animer les corps. La matière est inerte et périssable, l’âme pense et agit, et elle est immortelle. De sa pensée naît la volonté, et de la volonté naît l’action. (…) L’âme est immortelle, et elle doit retourner dans la grande âme dont elle est descendue ; mais comme elle a été donnée à l’homme pure de toute souillure, elle ne peut remonter au séjour céleste qu’après s’être purifiée de toutes les fautes que son union avec la matière lui a fait commettre. » (Enseignement de Christna)

La vie du grand philosophe chrétien, telle que les évangélistes, ses apôtres, nous l’ont transmise, n’est qu’un tissu d’inventions apocryphes destinées à frapper l’imagination des peuples et à établir solidement les bases de la religion nouvelle qu’ils fondaient.
Il faut convenir, du reste, que le terrain était merveilleusement préparé, et que ces hommes eurent peu de peine à rencontrer des adeptes qui mirent leur fortune et leur vie au service de la réforme.
De toutes parts, le paganisme râlait; Jupiter, malgré ses autels, n’avait plus de croyants; Pythagore, Aristote, Socrate et Platon l’avaient depuis longtemps rejeté de leur conscience. Cicéron disait que deux prêtres ne pouvaient se regarder sans rire ; depuis deux siècles, Pyrrhon, Cimon, Sextus Empiricus, Enésidème ne croyaient plus à rien. Lucrèce venait d’écrire son livre sur la nature, et tous les grands esprits du siècle d’Auguste, trop corrompus pour revenir aux lumières primordiales et aux principes simples, mais rigides de la raison, en étaient arrivés au scepticisme le plus complet, menant une vie de plaisir au milieu de l’oubli de Dieu et des futures destinées de l’homme. Lire la suite

Transfiguration de Christna – Ses disciples lui donnent le nom de Iezeus (la pure essence)

vignette« Quelques services que l’on rende aux esprits pervers, le bien qu’on leur fait ressemble à des caractères écrits sur l’eau, qui s’effacent à mesure qu’on les trace. Mais le bien doit être accompli pour le bien, car ce n’est point sur la terre que l’on doit attendre sa récompense. » Maxime  de Christna

Or, un jour que le tyran de Madura avait envoyé une nombreuse armée contre Christna et ses disciples, ces derniers, saisis de frayeur, voulurent se soustraire par la fuite au danger qui les menaçait.
La foi d’Ardjouna lui-même paraissait ébranlée. Christna, qui priait à quelques pas de là, ayant entendu leurs plaintes, s’avança au milieu d’eux, et leur dit :
« Pourquoi une peur insensée s’empare-t-elle de vos esprits ? Ignorez-vous donc quel est celui qui est avec vous? »
Et alors, abandonnant la forme mortelle, il parut à leurs yeux dans tout l’éclat de sa majesté divine et le front environné d’une telle lumière, qu’Ardjouna et ses compagnons, n’en pouvant supporter la vue, se jetèrent le visage dans la poussière, et prièrent le Seigneur de leur pardonner leur indigne faiblesse. Lire la suite

Christna commence à prêcher la loi nouvelle… Ses disciples… Ardjouna… Conversion de Sarawasta

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« L’honnête homme doit tomber sous les coups des méchants, comme l’arbre sandal, qui, lorsqu’on l’abat, parfume la hache qui l’a frappé. » Christna

A peine âgé de seize ans, Christna quitta sa mère et son parent Nanda, et il se mit à parcourir l’Inde en préchant la doctrine nouvelle.
Dans cette seconde partie de sa vie, la poésie indoue le représente comme luttant sans cesse contre l’esprit pervers, non-seulement du peuple, mais encore des princes; il surmonte des dangers extraordinaires , lutte à lui seul contre des armées entières envoyées pour le tuer, sème les miracles sous ses pas, ressuscitant les morts, guérissant les lépreux, rendant l’ouïe aux sourds et la vue aux aveugles, partout soutenant le faible contre le fort, l’opprimé contre le puissant et déclarant hautement à tous qu’il est la seconde personne de la trinité, c’est-à-dire Vischnou, venu sur la terre pour racheter l’homme de la faute originelle, chasser l’esprit mauvais et ramener le règne du bien. Lire la suite

Naissance de la vierge Devanaguy – Naissance de Christna

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« De ce que l’Europe ne comprend pas nos mystères, qui ne sont la plupart du temps que des symboles mnémo-techniques d‘astronomie, il ne faudrait pas qu’elle prit son ignorance pour un argument de la nôtre. » Brahma Tamasatchari, Discours à l’Institut de Trichnopoli.

Naissance de la vierge Devanaguy d’après la Bagaveda-Gita et  les traditions brahmaniques

Nous voici arrivé à cette merveilleuse incarnation indoue, la première en date parmi toutes les incarnations religieuses du globe, la première également qui soit venue rappeler aux hommes les vérités immortelles déposées par Dieu dans la conscience humaine, et que les luttes du despotisme et de l’intolérance parviennent trop souvent à voiler.
Nous allons raconter simplement, d’après les autorités indoues les plus incontestables, la vie de la vierge Devanaguy et celle de son divin fils, en réservant pour plus tard tout commentaire et toute comparaison.
Environ l’an 3500 avant l’ère moderne, dans le palais du rajah de Madura, petite province de l’Inde orientale, une fille vint au monde, dont la naissance fut entourée d’étranges événements et de merveilleux présages.
La soeur du rajah, mère de l’enfant, quelques jours avant sa délivrance, eut un songe dans lequel Vischnou, lui apparaissant dans tout l’éclat de sa splendeur, vint lui révéler les destinées futures de celle qui allait naître.
« Vous appellerez l’enfant Devanaguy (en sanscrit formée par ou pour Dieu), dit-il à la mère, car c’est par elle que les desseins de Dieu doivent s’accomplir. Qu’aucune nourriture animale n’approche jamais de ses lèvres : le riz, le miel et le lait doivent seuls concourir à sa subsistance. Surtout gardez-vous qu’un homme s’unisse à elle par le mariage, il mourrait, et tous ceux qui l’auraient aidé dans cet acte, avant de l’avoir accompli. » Lire la suite