Les fakirs – suite

vignette« Les jouissances temporelles passent comme un songe; la beauté se flétrit comme une fleur; la vie la plus longue disparaît comme un éclair; notre existence est comparable à une de ces bulles qui se forment sur la Surface de l’eau. » Sagesse indienne

Il fut exact au rendez-vous.

Nous recommençâmes la même série d’expériences, qui réussirent aussi bien que la veille.

Mon émotion première, parfaitement compréhensible dans le milieu où elle s’était produite, avait disparu ; mais je n’avais pas fait un seul pas vers les croyances au merveilleux et aux évocations. Je me bornai à formuler en moi-même cette supposition:

« Si ce n’est pas charlatanisme pur, influence magnétique ou hallucination, qui doivent surtout être regardés comme les causes de ces faits…, peut-être y-a-t-il là une force naturelle dont les lois sont encore inconnues, qui permet à celui qui la possède d’agir sur des objets inanimés et de traduire votre pensée comme le télégraphe qui met en communication deux volontés sur deux points opposés du globe. » Lire la suite

Les preuves par les votes

« Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence; leur unique objectif est le gain. » Napoléon Bonaparte (1769-1821).

Les Français ont voté, d’ailleurs les sondages ont tout prévu. Tout a été dit : « Les Français sont las de la politique, ils veulent voir de nouvelles têtes, ils veulent que ça change, ils vont se révolter, ils vont sanctionner les politiques qui ne pensent qu’à leurs privilèges, etc. etc.. »
Attention, les urnes vont parler, on aura des surprises comme en Angleterre avec le Brexit et aux États-Unis avec Trump qui ont envoyé paître dans les champs d’OGM les sondages et leurs têtes pensantes. Les zélites tremblent. Lire la suite

Les fakirs

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« De même que l’âme est enfermée dans le corps ;
« Que l’amande est cachée par son enveloppe ;
« Que les nuages voilent le soleil ;
« Que les vêtements dérobent la vue du corps;
« Que l’œuf est comprimé par sa coque ;
« Et que le germe se repose dans l’intérieur de la graine,
« De même la loi sacrée, a son corps, son enveloppe, ses
nuages, ses vêtements, sa coque, qui la dérobent à la connaissance
de la foule.
« Tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera, tout ce qui a été dit, se trouve dans les védas. Mais les védas n’expliquent pas les védas, et ils ne peuvent être compris, que quand la main du gourou les a dépouillés de leurs vêtements, a dissipé les nuages qui voilent leur céleste lumière. »
Agrouchada-Parikchai
(compendium philosophique des spirites indous).


Juste un mot sur les fakirs avant de laisser la parole à notre auteur indianiste Louis Jacolliot qui présente le parcours et la vie d’un brahmane de la naissance à la mort dans la première partie de l’ouvrage dont nous avons extrait les passages ci-dessous. Les fakirs sont dans la tradition des brahmanes les initiés du premier degré « après avoir passé vingt ans de leur vie, macérant leur corps par le jeune et les privations de toute nature, assouplissant son intelligence par les prières, les invocations et les sacrifices» mais qui ne seront pas initiés du second degré. Il faut vingt ans pour passer d’un degré à un autre quand on réussit, et il y en a trois sans parler des vingt ans après.
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Les terroristes ont frappé !


Tous ceux qui ont voté pour Trump doivent-ils faire le deuil de ses promesses engageant les États-Unis à se préoccuper d’abord de leurs problèmes intérieurs, ceux de leur propre peuple (chômage, délocalisation, pauvreté, violence, racisme, infrastructures délabrées, déshérité, désespoir, etc.) pour laisser de côté les relations conflictuelles à l’extérieur – les guerres et la terreur semées aux quatre coins du monde pour punir les insoumis ? Ou bien il est temps de se mettre dans la tête les paroles cyniques d’un Pasqua qui disait que les promesses n’engagent que celui qui écoute ? Tout le monde se rappelle encore les paroles de Trump durant sa campagne comme celles répétés le soir de son élection et le jour de son investiture : l’Amérique ne veut plus faire la guerre, l’Amérique ne veut plus déstabiliser les États, l’Amérique veut s’occuper de ses propres enfants, l’Amérique veut la paix avec tous les pays (et cela sous-entend y compris avec la Corée du Nord), l’Amérique veut un pacte de paix avec la Russie, etc., etc. Lire la suite

Lettre de Théodore Tiffereau aux députés de la Seine – suite

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« Le lion vert dans son cœur caché
Sortira de la pierre tachée
Et la lune maintenant libérée
Laissera voir l’ultime vérité. » Patrick Burensteinas, La pierre des sages

Maintenant que vous me connaissez plus particulièrement par l’exposé véridique et très succinct que je viens de faire, j’ose espérer que vous daignerez vous intéresser à mes travaux et que vous me faciliterez les moyens d’arriver promptement au but pour lequel je travaille depuis 46 ans, à travers les vicissitudes de mon existence sans avoir perdu un seul instant courage, persuadé que je suis dans la route du vrai et que la réussite est près. S’il m’était donné un instant de stabilité dans mes recherches, le succès ne se ferait pas attendre et je pourrais rembourser au centuple les capitaux dont j’ai aujourd’hui besoin et ceux que j’ai déjà mis; il n’y a là rien d’exagéré.
Si on se rapporte au fait de ma découverte où tout l’argent et le cuivre ont été transformés en or pur, que de grandes choses ne pourrait-on pas réaliser au profit de notre nation. Lire la suite

Lettre de Théodore Tiffereau aux députés de la Seine

vignette« Le véritable adepte doit être indépendant. L’Alchimie ne te donnera pas la fortune corporelle; elle te donnera une fortune plus durable, une fortune que les malheurs ne peuvent ébranler, la fortune spirituelle. » Jollivet Castello, Comment on devient alchimiste


En 1888, un patriote français nommé Ciprien-Théodore Tiffereau adressa un courrier d’une quarantaine de pages aux députés de la Seine après avoir écrit, en vain, aux sénateurs en début de l’année et aux membres de la Commission du budget en juin. En mars 1885 il s’était permis d’écrire à Marcellin Berthelot de l’Institut, qui n’a pas non plus daigné lui répondre.
Ce Tiffereau n’était pas pourtant un inconnu du monde scientifique puisqu’il avait présenté en tout six mémoires à l’Académie des sciences entre 1853 et 1854. Les 4 premiers portent sur l‘idée que « les métaux sont des corps composés », et les deux derniers sur la transmutation des métaux. Ces mémoires ont par la suite été publiés en 1857. Tiffereau était aussi membre dans la catégorie « Maîtres chargés de la direction active des travaux des élèves » de l’Association alchimique de France dont Jollivet Castello [1], était l’un des membre fondateurs et le secrétaire général. Lire la suite

La fusion froide, un enjeu énergétique ? Oui mais pas que ça…

« Je crois qu’un jour l’eau sera employée comme combustible, que l‘hydrogène et l’oxygène qui la constituent, utilisés isolément ou simultanément fourniront une source de chaleur et de lumière inépuisable.» Jules Verne, L’île mystérieuse.

En matière d’énergie nucléaire, les scientifiques se servent jusqu’à présent de deux technologies pour fabriquer des bombes nucléaires : la fission et la fusion qui sont toutes les deux des procédés qui fonctionnent dans les conditions de très hautes températures de l’ordre des millions de degrés.
La fission consiste à casser au moyen d’un neutron un gros noyau de la matière en deux libérant ainsi deux autres neutrons qui vont casser d’autres noyaux provoquant ainsi la réaction en chaîne qui libère une énorme quantité d’énergie calculable grâce à la célèbre formule d’Einstein E=MC² (E : énergie, M : la masse et C la vitesse de la lumière). Il suffit avec ce procédé de très peu de matière pour obtenir une énergie gigantesque : les deux bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945 en sont les preuves calamiteuses. Lire la suite

Une preuve mathématique

vignette« Chaque pagode a ses brahmes, ses pundits, qui après avoir pâli trente ans sur leurs livres, sont encore arrêtés par une foule d’abréviations et de textes presque indéchiffrables… Êtes-vous donc à même de refaire ce passé, de dire le dernier mot sur cette civilisation sans vous être initié aux sources?… alors que vous ne pouvez même pas vous mettre d’accord sur les origines de votre propre pays, et que pas un de vous n’est capable de faire une histoire sérieuse des rois de France de la première race. » (Louis Jacolliot, Les fils de Dieu)

Afin de rendre la lecture plus fluide, nous insérons au début de chaque article des liens de cette série inédite d’une vingtaine d’extraits de plusieurs ouvrages sur l’origine du christianisme et ses rapports avec les anciennes religions de l’Inde, bref une comparaison de la Bible avec les anciens textes sanscrits. C’était l’oeuvre de Louis Jacolliot (1837 – 1890), magistrat français aux Indes au temps de la colonisation.

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Nous terminons cette semaine la longue série d’extraits d’ouvrages de Louis Jacolliot. Des extraits allant de la version indienne de la création, du déluge, des ressemblances troublantes entre le Christ et Christna, de  l’origine étymologique de « Dieu », de « Jésus », en passant par les débats théologiques entre un brahmane et un missionnaire, la filiation entre Manou, Manès, Minos, Moïse, aux sources du cantique des cantiques, pour montrer à quel point la civilisation de l’Inde ancienne était avancée comparée à un Occident qui n’existait pas encore il y a une dizaine de milliers d’années, ou inculte mais prétentieux et arrogant par la suite. Nous saluons ainsi chaleureusement l’érudition, le courage, la générosité et l’impartialité de Jacolliot, – pour un magistrat, l’impartialité inspire confiance. Bien sûr que nous ne le suivons pas sur tout, par-ci par-là, nos chemins divergent. Lire la suite

Quelques mots sur la chronologie des Indous

vignette« La Fontaine a copié Phèdre, Phèdre a copié Babrias, Babrias a copié Esope, Esope a copié le fabuliste indou Pilpay de l’époque royale, Pilpay a copié Bamsamyayer de l’époque brahmanique, et Bamsamyayer a copié Casyappa de l’époque patriarcale. Voilà une généalogie indiscutable, car les œuvres de ces différents fabulistes nous sont restées et il suffît de les interroger pour se convaincre qu’aucun d’eux n’a pris la peine de dissimuler son imitation. » Louis Jacolliot, Les fils de Dieu.

Afin de rendre la lecture plus fluide, nous insérons au début de chaque article des liens de cette série inédite d’une vingtaine d’extraits de plusieurs ouvrages sur l’origine du christianisme et ses rapports avec les anciennes religions de l’Inde, bref une comparaison de la Bible avec les anciens textes sanscrits. C’était l’oeuvre de Louis Jacolliot (1837 – 1890), magistrat français aux Indes au temps de la colonisation.

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Nous ne pouvions commencer ce chapitre par une citation mieux appropriée au sujet, que cette phrase d’un discours du savant brahme Tamasatchari, qui fut notre professeur de samscrit dans l’Inde…
S’il est un reproche que notre époque mérite qu’on lui fasse, c’est celui d’étudier l’Inde avec les préjugés de la chronologie biblique, et de faire de la science avec un système religieux. Il s’établit peu à peu, en matière d’orientalisme, une science officielle qui si on n’y prend garde sera la ruine des études ethnologiques, et remplacera la vérité historique par des inventions d’école. Lire la suite