L’ONU À NUE

«Il est dangereux d’être ennemi de l’Amérique, mais il est deux fois plus dangereux d’être son ami». Dicton Arabe

Les infos vont vite même en été, les unes chassent les autres comme les vagues sur les plages. Dans notre avant propos du blog, nous avons évoqué le rôle de l’ONU dans la marche du monde, que les 5 membres permanents du CS ne veulent jamais modifier leur statut de privilégiés qui ont la haute main sur le sort du monde, qu’ils ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Une gifle à la figure des Irakiens

Fin juin, début juillet trois faits ont particulièrement retenu notre attention :

– l’ONU enterre le rapport sur la guerre d’Irak, et décrète qu’il doit rester secret pendant 60 ans, motion votée précipitamment à minuit par les 15 membres du CS. Le rapport enfermé dans un coffre fort dont seul le secrétaire général possède le code confidentiel ;

– l’ONU censure la publication d’un autre rapport commandé deux ans plus tôt par elle-même sur le monde arabe;

– 122 sur 141 États ont voté l’adoption d’un traité interdisant les armes nucléaires. Qui n’ont pas pris par au vote ? Tous les pays qui possèdent l’arme nucléaire dont les 5 membres permanents du CS (France, Royaume-Uni, Russie, Chine, USA), et l’Inde, le Pakistan, la Corée du Nord, Israël, le Japon et la plupart des pays de l’OTAN.

Ces nouvelles ont l’effet d’une bombe à la figure des peuples du monde, du moins d’une gifre à la figure d’abord des Irakiens en ce qui concerne la guerre d’Irak : « Va te faire … (mettez ce que vous voulez, à la convenance de chacun), c’est moi qui commande ici … bandit, terroriste ! »

Ce rapport a été commandé pour faire la lumière sur la deuxième guerre faite à l’Irak à partir de 2003 avec des scandales d’Abu-Graïb qu’on connaît. Non, non, les GI apportent aux Irakiens du chocolat et la démocratie en les aidant à se débarrasser du dictateur sans qu’ils n’aient à demander. Depuis quand les militaires US torturent ses ennemis, les humilient, les violent ? Des mensonges ! De la propagande ! Allez passez, il n’y a rien à voir. Ils prennent le monde pour des imbéciles. Dans un des manuels des Marines, lors des entrainements, ils doivent crier « kill, fuck, kill, fuck ! » pour rythmer leurs efforts. Simple conditionnement à tuer et à violer en temps de guerre.

Rafraichissons notre mémoire. Avant le déclenchement de la guerre, on assistait à une propagande du guerre inouïe faisant du président irakien Saddam Hussein – dans la main duquel les pontes des USA s’étaient pourtant venus picorer les graines -, un dictateur le plus barbare du monde, qui a gazé son peuple, etc. Les médias français étaient obligés de tempérer car le gouvernement français mené par président Chirac s’était opposé à cette invasion illégale 1. À la tribune de l’ONU, le secrétaire d’État US en la personnes de Colins Powell, un parvenu qui a oublié ses frères de couleurs, montrait la fiole censée contenir du produit chimique toxique provenant d’usines de fabrication irakienne : l’Irak possède des armes de destruction massive ! Le monde est en danger surtout les États-Unis. On accusait aussi l’Irak de soutenir le terrorisme qui ont détruit les symboles des States (les tours jumelles, le Pentagone) le 11 septembre. Deux accusation graves prétextes à l’invasion menée par les USA suivie d’une trentaine de pays satellites dans une coalition. Finalement la possession des armes de destruction massive fut la seule accusation retenue, suffisamment grave pour déclencher la guerre unilatéralement. Le mouvement de la paix s’est mobilisé à travers le monde entier, de l’Amérique du Sud en Asie en passant par Europe. Dans toutes les grandes capitales les gens descendaient dans la rue pour protester contre cette sale guerre décidée unilatéralement par les USA sans fondements, sans justifications, sans preuves de leurs accusations, pour dénoncer cette tromperie, cette guerre au pétrole. Signalons au passage que c’était les derniers sursauts du mouvement de la paix, du moins en France. Depuis, ce mouvement s’est évaporé dans les nuages de l’insaisissable. Ni la guerre contre la Libye ni celle en Syrie n’a rencontré une protestation de masse aussi importante. Toujours guidés par la bonne conscience, certains groupuscules d’extrême-gauche appelaient au contraire au bombardement de la Libye et de la Syrie, en raison du massacre des peuples par leurs dictateurs, ils se sont retrouvés dans le camp de l’impérialiste. Bonjour la rhétorique. Le mouvement de la paix est bien mort et enterré au bonheur des va-t-en-guerre comme BHL, des néocons (français et US), des fabricants d’armes.

Quinze ans après, qu’est devenu l’Irak ? Un champ de ruines, plus d’un millions de morts, des blessés, des réfugiés par centaines de milliers, des malformations par milliers à cause de l’uranium appauvri, des terroristes qui poussent aussi vite que les mensonges d’hommes politiques, etc. Rien que du bonheur pur estampillé USA. A-t-on retrouvé l’arme du crime, les armes chimiques dites de destruction massive ? En 15 ans ça n’a rien donné. Le rapport commandé par l’ONU n’en a pas parlé. Puisqu’on n’a pas retrouvé l’arme du crime exhibée à la tribune de l’ONU, l’accusation tombait d’elle même, la guerre était illégale comme le monde entier avait dit avant son déclenchement. Même celui qui a exhibé la fiole censé contenir des produits chimiques mortels a reconnu d’avoir menti, alors… ? N’empêche, on ne voulait pas que le monde sache que le rapport de l’ONU n’a pas mentionné l’existence des armes de destruction massive, c’est un secret auquel seuls certains ont accès. On décrète ainsi que le rapport doit rester muet, inaccessible pendant 60 ans, quand les responsables de cette tuerie menée par une bande de barbares de l’Ouest auront trouvé leur sommeil éternel pour ne pas les déranger avant. Quelle humanité ! Ce secret de cette nature est criminel, il doit être dénoncé comme tel et ceux qui le soutiennent doivent être considérés comme des complices qui essaient de cacher l’arme du crime.

Si tous les membres du conseil de sécurité de l’ONU ont voté comme un seul homme pour geler ce rapport pendant 60 ans, cela veut dire aussi que la Chine et la Russie ont aussi voté pour, chose obscure et difficile à comprendre, ces deux pays ne sont pas impliqués dans cette guerre, alors pourquoi ont-ils voté pour ? Y-a-t-il eu marchandages, pressions, etc. ? Ainsi nous constatons que les intérêts d’État sont au-dessus de la vérité, piétinée par tout le monde sans état d’âme. Dans un monde où la vérité est à ce point malmenée on ne s’étonnera plus de le voir pourrir de l’intérieur.

C’est grâce au courageux et l’estimable ambassadeur de la Syrie à l’ONU, Bachar al-Jaafari que nous avons pu accéder à cette info contenue dans sa conférence donnée à l’Institut Schiller à New York le 10 septembre 2016, nous lui témoignons la reconnaissance. Voilà un homme qui respecte la vérité et qui n’a pas peur de la proclamer.

Conférence de Bachar al-Jaafari, l’ambassadeur de la Syrie à l’ONU, à l’Institut Schiller à New York le 10 septembre 2016 :

L’information reprise par kla.tv :

La Palestine, une incarnation de l’injustice subie par un peuple

Le deuxième rapport, censuré, est aussi scandaleux, car il concerne une région en proie à des guerres et de l’instabilité depuis 1948 avec l’installation d’un État créé de toutes pièces qui a mis le monde arabe à feu et à sang depuis 60 ans.

Il y a deux ans la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale (ESCWA-CESEAO) a confié au Secrétaire exécutive avec rang de secrétaire générale adjointe, Mme Rima Khalaf, réputée pour son intégrité et sa compétence, de mener une étude sur « L’injustice dans le Monde arabe et le chemin vers la justice ». Ayant accepté la charge elle constitua une équipe de 31 chercheurs de haut vol formée d’hommes et de femmes, d’experts, de professeurs, de représentants politiques de tous les courants nationalistes arabes dans sa diversité. L’équipe a mené une enquête pendant deux ans en cherchant des documents, en vérifiant les faits, en les analysant avant de rédiger la version finale. Signalons aussi que l’équipe de Mme Rima Khalaf était en concertation avec le commanditaire du rapport à toutes les étapes d’avancement.

La Palestine constitue une partie importante du rapport dans lequel les rapporteurs pointent :

– « une parfaite incarnation de l’injustice subie par son peuple et de l’injustice qui plane sur le fonctionnement de ses éléments constitutifs» :

– «L’injustice d’origine externe remonte au siècle dernier lorsque le colonialisme a procédé au démembrement de la zone en micro-états, faisant don d’une portion du Monde arabe à des étrangers, qui ont éradiqué sa population et dispersé sa majeure partie. Cette injustice se perpétue de nos jours.»

– «Les Palestiniens subissent le joug de l’occupation, leurs droits spoliés y compris leur droit à l’autodétermination et le droit au retour des réfugiés dans leurs foyers. Les épreuves des Palestiniens se doublent du racisme dont font preuve à leur égard les autorités d’occupation qui croient en la suprématie d’un groupe religieux sur un autre, s’autorisant, par ce biais, à s’affranchir de la légalité internationale, en établissant un État fondé sur la discrimination. »

Mme Rima Khalaf dénonce une «stratégie de fragmentation du peuple palestinien», constitué de quatre groupes à savoir les Palestiniens citoyens d’Israël, ceux de Jérusalem-Est; ceux de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, et enfin les réfugiés et exilés hors de Palestine.

En conséquence de quoi, en tant que responsable du rapport elle recommande « la comparution d’Israël devant la Cour Pénale Internationale », elle a appelé au boycottage d’Israël en écho avec un autre appel signé par 70 personnalités paru dans New York Review Books courant octobre 2016, pour protester contre l’accélération de la colonisation de Jérusalem et de sa périphérie. En se fondant sur les définitions de l’apartheid telles qu’elles apparaissent dans le droit international, elle a qualifié Israël d’apartheid.

Quant au volet sur l’injustice subie par le Monde arabe, le rapport est sans concession sur les responsabilités des leaders politiques de la situation actuelle où le Monde arabe est en proie à des démembrements. Quelques extraits nous donnent la teneur et la gravité de la situation :

– «En dépit des dégâts infligés par les forces étrangères en Palestine et en Irak, les élites dirigeantes du Monde arabe continuent de solliciter leurs interventions, alors qu’il est de notoriété publique que les forces étrangères ne protègent que leurs propres intérêts et ne tranchent une bataille qu’en leur faveur.

– « La répression et la corruption constituent les fondements du pouvoir arabe en ce que la majorité des gouvernements arabes ne tire pas sa légitimité de la volonté populaire, mais d’un appui extérieur; un fait qui les conduit à mener une politique conforme aux intérêts de leurs protecteurs.

– « Du fait de l’arbitraire, le citoyen arabe ploie sous l’effet de la violence matérielle et morale. Et du fait d’une économie compradore, la pauvreté s’est accentuée et la richesse des riches s’est amplifiée.

– « Le nombre de sanctions infligées par les États-Unis et l’Union Européenne à des pays tiers a surpassé en nombre la totalité des sanctions imposées par la totalité des autres pays et de l’ONU aux pays coupables (page 186)… La justice pénale internationale : une justice exclusivement au détriment des faibles (page 181), mettant en relief la politique d’humiliation et de punition menée par les pays occidentaux du temps de leur hégémonie.

– « Une boule de feu consume le Monde arabe en proie à des guerres civiles et des conflits religieux qui délitent son tissu social, contraignant les états à abdiquer leur souveraineté, sous la pression des puissances étrangères, plaçant la population face à un douloureux dilemme: le choix entre le mauvais et le pire, le choix de l’injustice subi dans son propre pays ou l’injustice dans un pays d’exil. Le choix entre l’humiliation et la mort.

« Le Monde arabe est l’unique zone du Monde où subsiste un fait colonial classique (Palestine), la première zone du XXIe siècle, théâtre d’une occupation officielle étrangère (invasion américaine de l’Irak en 2003).

« Bon nombre de pays arabes ont été forgés par le colonialisme et pâtissent de ce fait d’un défaut de légitimité structurelle. Les pays arabes ne jouissent pas d’une réelle indépendance. Bien au contraire, leur dépendance vis à vis de l’extérieur s’est accentuée.

– « L’injustice est à la base de la destruction du Monde arabe; tant l’injustice subie par sa population que l’injustice infligée par l’élite dirigeante des pays arabes et les forces étrangères qui se sont arrogées la liberté d’abuser de la zone et de sa population et plus récemment par des groupements criminels surgis à la faveur de l’injustice infligée tant par les États que par les interventions extérieures.

– « Si la tolérance a généré la démocratie en Europe, l’entraide a servi de tremplin à l’Afrique pour se dégager de sa servitude, la justice sera le fondement de la prise de conscience dans le Monde arabe, prélude à son développement. La justice est la voie la meilleure pour finir avec la régression, la violence, l’extrémisme, l’occupation et la dictature.
« L’amplification de la violence dans le Monde arabe, de même que la montée en puissance des idéologies éradicatrices et frappant d’apostasie quiconque prône la diversité, parallèlement, à l’accentuation dans le tiers des pays arabes ont été générées par l’injustice dans toutes ses déclinaisons.

– « Les pays en développement enregistrent une perte annuelle de 100 milliards de dollars, soit 4,4 pour cent de leurs recettes fiscales du fait des manipulations des cours opérées par les Multinationales, souligne le rapport qui déplore «l’instrumentalisation des crimes contre l’humanité» à des fins politiques, de même que la course aux armements. »

Un rapport pour le moins incendière et explosif et à juste titre car il ne contient que la vérité. Or les dirigeants de ce monde n’aiment pas la vérité qui les salît et les incrimine, qui les démasque et qui les mette à nue. C’en est trop. Les accusés (devinez qui donc ? Israël et des États du Golfe) se sont mobilisés pour dénoncer celle qui a osé dire haut et fort ce qu’elle pense et faire pression sur elle pour empêcher que le rapport soit publié. Pourtant ce rapport n’est purement consultatif car il n’a aucune valeur contraignante. S’ils ont obtenu sa tête puisqu’elle s’est retirée dans sa dignité en déclarant : « Je démissionne pour laisser la place à d’autres de faire ce que ma conscience m’interdit de faire». En solidarité avec elle, son équipe a refusé de se soumettre à la censure en rendant public le fameux rapport accessible au téléchargement libre (version anglaise).

Combien d’autres rapports de valeur, d’autres vérités qu’on a dû enterrer pour sauver sa face hideuse de ce monde ? Combien de hauts fonctionnaires qui ont accepté de la boucler pour garder sa place de prestige au lieu de garder sa conscience intacte ? Connaissant la marche du monde et les hommes qui le font tourner, nous sommes autorisés à penser qu’ils représentent une infime minorité qui place la dignité, la vérité et la justice au-dessus des intérêts ou du pouvoir personnels, Mme Rima Khalaf est de ceux-là.

Le dernier volet de notre propos dit aussi noir sur blanc ce que les uns et les autres pensent de notre monde et veulent en faire. Nous sommes dans un double rapport de forces :

– d’un côté une écrasante majorité d’États souhaite l’interdiction des armes nucléaires pour toujours contre une poignée d’États qui ne veulent rien savoir. Les signataires ont avec eux la force morale portée par une vision à longue terme compte tenu du désastre causé par les deux bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki en 1945. Ils portent sur eux les responsabilités d’une génération à l’égard de celles qui vont venir. Ils représentent sans aucun doute l’écrasant point de vue de tous les peuples du monde entier d’Amérique en Asie en passant par l’Afrique et l’Europe.

– de l’autre la balance penche de tout son poids du côté des États possédant ces armes qui sont ultra minoritaires. C’est le rapport de force brute, brutale et animale qui dit son dernier mot. La morale ou autres considérations n’a aucune place, aucune chance de s’y intégrer.

Cette situation pour le moins paradoxale est tout à fait conforme aux société humaines, aux humains habitués les uns à se courber et les autres à tyranniser, c’est vieux comme le monde qui tourne au rythme de la baguette d’une poignée de gens. Un cas plus énigmatique qu’est le Japon qui est le seul pays qui a jusqu’à présent subi les horreurs causées par ces armes de destruction massive : il n’a pas jugé utile, comme les pays possesseurs de ces armes, de participer à ces négociations. Quant au rôle de trouble-fête que joue Israël en matière de paix et de désarmements, il n’étonne personne, c’est connu depuis longtemps, ne perdons pas notre temps à l’analyser.

Malgré l’espoir qu’il suscite ce traité fait penser à un marché de dupes : les dupés continuent à croire qu’ils sont maîtres de la situation sans en avoir les moyens et les dupeurs ne se donnent même pas la peine de faire semblant, eux qui sont les vrais maîtres du jeu sans avoir ni popularité ni légitimité. Ainsi va le monde.

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Sources :

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1Il a vite changé d’avis après le déclenchement de la campagne anti-française sur le sol états-unien par la suite.

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Pythagore

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Quiconque tranche avec un couteau la gorge d’un boeuf et reste sourd aux meuglements d’effroi, quiconque est capable d’abattre de sang-froid le chevreau hurlant et mange l’oiseau qu’il a lui-même nourri, est-il encore très éloigné du crime ? Pythagore ~ (580 – 495), mathématicien, philosophe, sage grec. *

La religion des mystères inspira toute la philosophie Grecque depuis Pythagore. Ses dogmes se propagèrent dans la Sicile et l’Italie et jusqu’en Gaule où ils furent vraisemblablement apportés d’Égypte par les Phéniciens. Selon Jean Reynaud, les Druides empruntèrent beaucoup aux Perses, notamment la doctrine de la transmigration des âmes que César leur attribue dans ses commentaires.

Ainsi s’étendait partout la lutte plus ou moins ouverte entre le naturalisme ou polythéisme d’une part, et de l’autre la doctrine de la délivrance, de l’affranchissement graduel dès âmes individuelles et immortelles.

Le massacre des mages par Darius fils d’Hystape fut le triomphe de Zoroastre sur le Démonisme et la Magie; mais le polythéisme grec, ennobli par l’art, résista, bien que miné par la philosophie et ne céda qu’au Christianisme. Lire la suite

Parcours des anciens initiés de l’Inde

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« O vous tous de Paris, de Padoue, de Montpellier, de Salerne, de Vienne et de Leipzig ! vous n’êtes pas des instructeurs de la vérité, mais des confesseurs de l’erreur. Votre philosophie est un mensonge. Si vous voulez savoir ce qu’est réellement la MAGIE, cherchez-le dans l’Apocalypse de saint Jean… Puisque vous ne pouvez pas prouver vous-mêmes vos enseignements au moyen de la Bible et de la Révélation, mettez un terme à vos farces. La Bible est la clé et le véritable interprète. Saint Jean, de même que Moïse, Elie, Enoch, David, Salomon, Daniel, Jérémie et tous les autres prophètes, était un magicien, un cabaliste et un devin. Si aujourd’hui un de ceux que je viens d’énumérer, ou même eux tous, étaient encore de ce monde, je ne doute pas que vous en feriez un exemple dans votre infâme abattoir ; vous les immoleriez sur place, et si cela vous était possible, le Créateur de toutes choses aussi !!! » Paracelse (1493 – 1541), médecin, alchimiste.

Délimitons bien, pour arriver à la plus grande clarté possible dans cette exposition, les attributs des différentes classes d’initiés.
Il résulte des études que nous venons de faire :
1. Que les initiés du premier degré, étaient soumis à un traitement qui avait pour but de comprimer leur volonté et leur intelligence, et par des jeûnes, des macérations, des privations de toutes espèces, des exercices violents dans le même cercle, de changer pour ainsi dire la direction de leurs forces physiologiques. Celte classe de brahmes, ne s’élevait jamais au-dessus des manifestations extérieures de la puissance occulte ;
2° Que les initiés du second degré ne faisaient qu’un pas de plus dans la voie des évocations et des phénomènes, et tout en résumant en eux l’expression la plus élevée de la puissance manifestée, n’arrivaient pas à l’initiation philosophique;
3° Que seuls les initiés du troisième degré, sannyassis-nirvanys et yoguys, soulevaient le voile des formules qui cachaient les hautes spéculations métaphysiques.
Le principal devoir de cette classe d’hommes est d’arriver à l’oubli complet des choses de ce monde.
Les sages de l’Inde, comparent les passions à ces nuages épais qui, jusqu’à ce qu’ils se dissipent, dérobent la vue du soleil et obscurcissent l’éclat de sa lumière ; à un vent violent qui en agitant la surface de l’eau, l’empêche de réfléchir les splendeurs de la voûte céleste ; à l’enveloppe des chrysalides qui les prive de liberté ; à la coque de certains fruits qui empêche leurs parfums de se répandre au dehors.
Cependant, ajoutent-ils, la chrysalide ronge son enveloppe, s’ouvre un passage, et s’envole dans l’espace, conquérant l’air, la lumière et la liberté.
« Il en est de même de l’âme, dit l’Agrouchada. Sa prison dans le corps, où la tiennent séquestrée les embarras du monde et le tumulte des passions, ne sera pas éternelle ; après une longue suite de renaissances, l’étincelle de sagesse qui est en elle venant à s’allumer, elle réussira enfin par la pratique longtemps continuée de la pénitence et de la contemplation, à rompre à peu près tous les liens qui l’attachaient au monde, et redoublera de vertu jusqu’à ce qu’elle ait atteint le degré de sagesse et de spiritualité qui doit l’identifier avec la divinité ; alors quittant son corps qui la retient captive, elle prendra librement son essor et ira s’unir pour toujours au premier principe dont elle est émanée. »
Parvenu au troisième degré d’initiation, le brahme doit se perfectionner, se spiritualiser par la contemplation; il passe alors par les quatre états suivants :
Salokiam,
Samipiam,
Souaroupiam,
Sayodjyam.
Salokiam signifie unité de lien. Dans cet état, l’âme s’efforce, par la pensée, de s’élever jusqu’à la céleste demeure, et de se placer en face de la Divinité, elle converse avec les pitris qui l’ont précédée dans les espaces immortels, et elle se sert de son corps comme d’une machine inconsciente, pour transcrire sous la forme durable de l’écriture, les sublimes enseignements qu’elle reçoit des mânes des ancêtres.

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Éléphant sculpté. Inde

Samipiam signifie proximité. Par l’exercice de la contemplation et l’éloignement des objets terrestres, la connaissance et la pensée de Dieu deviennent plus familières; l’âme semble se rapprocher de lui, elle devient voyante et commence à entrevoir des merveilles qui ne sont plus de la terre.
Souaroupiam signifie ressemblance. Dans ce troisième état, l’âme acquiert peu à peu une parfaite ressemblance avec la Divinité, et acquiert une parcelle de tous ses attributs ; elle lit dans l’avenir et l’univers n’a plus de secrets pour elle.
Sayodjyam signifie identité. L’âme s’unit alors intimement à la grande Âme. Cette dernière transformation n’a lieu que par la mort, c’est-à-dire le dégagement complet de tous les liens matériels.
L’ouvrage que nous analysons explique le passage de l’âme dans ces quatre états par la comparaison suivante :
« Si l’on veut extraire d’une masse composée de quatre métaux, l’or qui s’y trouve incorporé, on n’en viendra pas à bout en la soumettant une seule fois à la fusion ; ce n’est qu’en faisant passer à plusieurs reprises cet alliage par la coupelle, qu’on divisera en définitive les parties hétérogènes qui le composent, et que l’or en sera départi dans toute sa pureté. »
Les deux modes de contemplation les plus en usage portent les noms de Sabda-Brahma et de Sabda-Vischnou, ou entretien avec Brahma et Vischnou.
C’est par le jeûne et les prières dans les forêts, dans les jungles, au milieu des bêtes fauves qu’ils dominent par la puissance du fluide pur -agasa– sur les bords déserts des torrents, que les nirvanys— nus—et les yoguys — contemplatifs — se préparent à ces méditations supérieures.
A toutes les époques de grandes crises dans l’histoire de l’Inde, et lorsque la caste sacerdotale s’apprêtait à frapper un coup décisif pour faire rentrer les populations dans la soumission et le devoir, on les a vus quitter leurs réduits dans les déserts, ou leurs sombres retraites de l’intérieur des temples, pour venir prêcher aux masses l’obéissance et l’abnégation.
Ils arrivaient, entourés de tigres et de panthères, aussi doux sous leurs mains que des agneaux, et accomplissaient les phénomènes les plus extraordinaires, faisant déborder les fleuves, pâlir la lumière du soleil, ou encore faisant inscrire par une puissance inconnue, sur les murailles de leurs palais, la sentence de condamnation des Rajahs persécuteurs des brahmes.
L’étude des vérités philosophiques, ne supprime pas pour les contemplatifs les tapassas ou macérations corporelles. On dirait, au contraire, que ces derniers se sont appliqués à les exagérer.
Il en est qui, une fois par semaine, se tiennent nus au centre d’un cercle entouré par quatre feux ardents, sans cesse alimentés par les novices.
D’autres se font enterrer jusqu’au cou dans le sable brûlant, laissant leur crâne exposé à toutes les ardeurs du soleil.
D’autres encore se tiennent debout sur un pied jusqu’à ce que la jambe enfle et se couvre d’ulcères.
Tout ce qui atteint le corps, le ronge, tend à l’anéantir sans le supprimer d’une manière immédiate, est méritoire.
Chaque soir nirvanys et yoguys interrompent leurs exercices et leurs études pour aller méditer dans la campagne, au soleil couchant. Cependant ces macérations corporelles prirent, quelques siècles avant notre ère, un extraordinaire caractère de sauvagerie.
Aux premiers contemplatifs de l’Inde, qui donnaient tout leur temps à la méditation et ne livraient leur corps à la souffrance physique qu’une fois la semaine, succédèrent des fanatiques qui ne mirent plus de bornes à l’exagération d’un fol enthousiasme, et s’imposèrent les plus atroces supplices.
Les initiés supérieurs abandonnèrent alors, par une réaction plus spiritualiste, tous les anciens tapassas —punitions corporelles, — il ne s’appliquèrent plus à captiver l’admiration populaire par des austérités excessives, contraires aux lois de la nature ; une humilité profonde, un ardent désir de vivre inconnus du monde, de n’avoir que la divinité pour témoin de la pureté de leurs mœurs, s’emparèrent d’eux, et s’ils conservèrent la pratique des jeûnes excessifs, ce fut peut être pour ne pas se mettre en contradiction avec les préceptes formels de l’Écriture sacrée.
Aujourd’hui, ce genre d’austérités est le seul qui soit imposé à toutes les classes des initiés.
Par contre, les fakirs se sont peu à peu attribué tous les anciens supplices, et en les exagérant encore, ils se les imposent en public, aux jours de grandes fêtes, avec un indomptable fanatisme.

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Kissing rock. Quelque part en Californie sur le rivage de Pacific Grove.

Depuis la chute du pouvoir temporel des brahmes, les initiés supérieurs ne sont plus, en résumé, que des cénobites qui, soit dans le désert, soit dans les cryptes souterraines des temples, partagent leur vie entre la contemplation, la prière, les sacrifices, l’étude des problèmes philosophiques les plus élevés, et l’évocation des pitris, qu’ils considèrent comme les intermédiaires entre la divinité et les hommes.
Ces esprits, mânes des saints personnages qui ont abandonné le monde, après une vie de privations, de bonnes œuvres et d’illustres exemples, reçoivent un culte régulier et sont invoqués comme les directeurs de leurs frères, retenus encore par les liens de l’existence terrestre.
Les premiers chrétiens, avec leurs apparitions, leurs apôtres qui recevaient le don des langues, leurs thaumaturges, leurs exorcistes, ne furent que les continuateurs d’une tradition qui ne s’est jamais interrompue dans l’antiquité ; il n’y a aucune différence entre les disciples de Pierre et de Paul et les initiés de l’Inde, entre les saints du christianisme des catacombes et les pitris des brahmes.
Plus tard, les chefs, dans l’intérêt de leur domination temporelle et religieuse, firent déroger la pratique et les croyances, et peu à peu le vieux culte de l’antiquité a revêtu les formes modernes que l’on connaît…
C’est seulement après avoir franchi les trois premiers des quatre états contemplatifs que nous venons de signaler, que les nyrvanis et yoguys étaient introduits aux suprêmes études philosophiques, qui leur livraient les secrets du présent et de l’avenir des destinées humaines. Lorsque l’initié du troisième degré, dépassait l’âge de quatre vingts ans, et qu’il ne faisait pas partie du conseil suprême, dont les membres restaient dans la vie militante jusqu’à leur mort, il était tenu d’abandonner la pagode ou l’ermitage qu’il habitait, de renoncer à toutes les pratiques pieuses, cérémonies, sacrifices et évocations, et de se retirer dans quelque lieu inhabité pour y attendre la mort; il ne recevait plus sa nourriture que du hasard, il devait s’éteindre dans la contemplation de l’infini.

« Se désistant alors de tous ses devoirs, dit Manou, abandonnant la direction des sacrifices et l’accomplissement des cinq ablutions, ayant effacé toutes ses fautes par les purifications prescrites, réprimé ses organes et compris toute l’étendue du Véda, qu’il s’en remette à son fils pour toutes les cérémonies et l’offrande du repas funéraire.
« Après avoir ainsi abandonné toute pratique pieuse, tout acte de dévotion austère, appliquant son esprit à la contemplation unique de la grande cause première, exempt de tout désir mauvais, son âme est déjà sur le seuil du swarga, alors que son enveloppe mortelle habite encore, comme les dernières lueurs d’une lampe qui s’éteint. »

Extrait de :

Louis Jacolliot, Le spiritisme dans le monde : l’initiation et les sciences occultes dans l’Inde et chez tous les peuples de l’antiquité, E. Flammarion, 1892, pp. 99 – 105

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Les initiés des temps anciens

vignette« Souviens-toi, mon fils, disaient les brahmes indous au néophyte, qu’il n’y a qu’un seul Dieu, maître souverain et principe de toutes choses, et que tout brahme doit l’adorer en secret. Mais sache aussi que c’est un mystère qui ne doit jamais être révélé au stupide vulgaire. Si tu le faisais, il t’arriverait de grands malheurs. »

Ce n’est pas dans les ouvrages religieux de l’antiquité, tels que les Védas, le Zend-Avesta, la Bible, qu’il faut aller chercher l’expression exacte des croyances élevées de leur époque. Écrits pour être lus, ou plutôt chantés dans les temples, aux jours de grandes fêtes, ces Livres de la loi, conçus dans un but de domination sacerdotale, n’avaient point mission de livrer au vulgaire, le secret des sciences, dont les prêtres et les initiés occupaient leurs loisirs.
« Souviens-toi, mon fils, disaient les brahmes indous au néophyte, qu’il n’y a qu’un seul Dieu, maître souverain et principe de toutes choses, et que tout brahme doit l’adorer en secret. Mais sache aussi que c’est un mystère qui ne doit jamais être révélé au stupide vulgaire. Si tu le faisais, il t’arriverait de grands malheurs. »
La même prohibition se montre à chaque pas dans Manou.
«  La Sainte Syllabe primitive, composée de trois lettres A – U – M, dans laquelle la Trinité védique est comprise, doit être gardée secrète... »
(Manou, liv. XI, sloca 205.)
Ces trois lettres symbolisaient tous les secrets de l’initiation aux sciences occultes. Lire la suite

Les fakirs – suite

vignette« Les jouissances temporelles passent comme un songe; la beauté se flétrit comme une fleur; la vie la plus longue disparaît comme un éclair; notre existence est comparable à une de ces bulles qui se forment sur la Surface de l’eau. » Sagesse indienne

Il fut exact au rendez-vous.

Nous recommençâmes la même série d’expériences, qui réussirent aussi bien que la veille.

Mon émotion première, parfaitement compréhensible dans le milieu où elle s’était produite, avait disparu ; mais je n’avais pas fait un seul pas vers les croyances au merveilleux et aux évocations. Je me bornai à formuler en moi-même cette supposition:

« Si ce n’est pas charlatanisme pur, influence magnétique ou hallucination, qui doivent surtout être regardés comme les causes de ces faits…, peut-être y-a-t-il là une force naturelle dont les lois sont encore inconnues, qui permet à celui qui la possède d’agir sur des objets inanimés et de traduire votre pensée comme le télégraphe qui met en communication deux volontés sur deux points opposés du globe. » Lire la suite

Les preuves par les votes

« Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence; leur unique objectif est le gain. » Napoléon Bonaparte (1769-1821).

Les Français ont voté, d’ailleurs les sondages ont tout prévu. Tout a été dit : « Les Français sont las de la politique, ils veulent voir de nouvelles têtes, ils veulent que ça change, ils vont se révolter, ils vont sanctionner les politiques qui ne pensent qu’à leurs privilèges, etc. etc.. »
Attention, les urnes vont parler, on aura des surprises comme en Angleterre avec le Brexit et aux États-Unis avec Trump qui ont envoyé paître dans les champs d’OGM les sondages et leurs têtes pensantes. Les zélites tremblent. Lire la suite

Les fakirs

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« De même que l’âme est enfermée dans le corps ;
« Que l’amande est cachée par son enveloppe ;
« Que les nuages voilent le soleil ;
« Que les vêtements dérobent la vue du corps;
« Que l’œuf est comprimé par sa coque ;
« Et que le germe se repose dans l’intérieur de la graine,
« De même la loi sacrée, a son corps, son enveloppe, ses
nuages, ses vêtements, sa coque, qui la dérobent à la connaissance
de la foule.
« Tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera, tout ce qui a été dit, se trouve dans les védas. Mais les védas n’expliquent pas les védas, et ils ne peuvent être compris, que quand la main du gourou les a dépouillés de leurs vêtements, a dissipé les nuages qui voilent leur céleste lumière. »
Agrouchada-Parikchai
(compendium philosophique des spirites indous).


Juste un mot sur les fakirs avant de laisser la parole à notre auteur indianiste Louis Jacolliot qui présente le parcours et la vie d’un brahmane de la naissance à la mort dans la première partie de l’ouvrage dont nous avons extrait les passages ci-dessous. Les fakirs sont dans la tradition des brahmanes les initiés du premier degré « après avoir passé vingt ans de leur vie, macérant leur corps par le jeune et les privations de toute nature, assouplissant son intelligence par les prières, les invocations et les sacrifices» mais qui ne seront pas initiés du second degré. Il faut vingt ans pour passer d’un degré à un autre quand on réussit, et il y en a trois sans parler des vingt ans après.
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Les terroristes ont frappé !


Tous ceux qui ont voté pour Trump doivent-ils faire le deuil de ses promesses engageant les États-Unis à se préoccuper d’abord de leurs problèmes intérieurs, ceux de leur propre peuple (chômage, délocalisation, pauvreté, violence, racisme, infrastructures délabrées, déshérité, désespoir, etc.) pour laisser de côté les relations conflictuelles à l’extérieur – les guerres et la terreur semées aux quatre coins du monde pour punir les insoumis ? Ou bien il est temps de se mettre dans la tête les paroles cyniques d’un Pasqua qui disait que les promesses n’engagent que celui qui écoute ? Tout le monde se rappelle encore les paroles de Trump durant sa campagne comme celles répétés le soir de son élection et le jour de son investiture : l’Amérique ne veut plus faire la guerre, l’Amérique ne veut plus déstabiliser les États, l’Amérique veut s’occuper de ses propres enfants, l’Amérique veut la paix avec tous les pays (et cela sous-entend y compris avec la Corée du Nord), l’Amérique veut un pacte de paix avec la Russie, etc., etc. Lire la suite

Lettre de Théodore Tiffereau aux députés de la Seine – suite

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« Le lion vert dans son cœur caché
Sortira de la pierre tachée
Et la lune maintenant libérée
Laissera voir l’ultime vérité. » Patrick Burensteinas, La pierre des sages

Maintenant que vous me connaissez plus particulièrement par l’exposé véridique et très succinct que je viens de faire, j’ose espérer que vous daignerez vous intéresser à mes travaux et que vous me faciliterez les moyens d’arriver promptement au but pour lequel je travaille depuis 46 ans, à travers les vicissitudes de mon existence sans avoir perdu un seul instant courage, persuadé que je suis dans la route du vrai et que la réussite est près. S’il m’était donné un instant de stabilité dans mes recherches, le succès ne se ferait pas attendre et je pourrais rembourser au centuple les capitaux dont j’ai aujourd’hui besoin et ceux que j’ai déjà mis; il n’y a là rien d’exagéré.
Si on se rapporte au fait de ma découverte où tout l’argent et le cuivre ont été transformés en or pur, que de grandes choses ne pourrait-on pas réaliser au profit de notre nation. Lire la suite