Impossibilité de la vie du Christ telle que l’ont écrite les Évangiles

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« L’âme est le principe de vie dont la souveraine sagesse s’est servie pour animer les corps. La matière est inerte et périssable, l’âme pense et agit, et elle est immortelle. De sa pensée naît la volonté, et de la volonté naît l’action. (…) L’âme est immortelle, et elle doit retourner dans la grande âme dont elle est descendue ; mais comme elle a été donnée à l’homme pure de toute souillure, elle ne peut remonter au séjour céleste qu’après s’être purifiée de toutes les fautes que son union avec la matière lui a fait commettre. » (Enseignement de Christna)

La vie du grand philosophe chrétien, telle que les évangélistes, ses apôtres, nous l’ont transmise, n’est qu’un tissu d’inventions apocryphes destinées à frapper l’imagination des peuples et à établir solidement les bases de la religion nouvelle qu’ils fondaient.
Il faut convenir, du reste, que le terrain était merveilleusement préparé, et que ces hommes eurent peu de peine à rencontrer des adeptes qui mirent leur fortune et leur vie au service de la réforme.
De toutes parts, le paganisme râlait; Jupiter, malgré ses autels, n’avait plus de croyants; Pythagore, Aristote, Socrate et Platon l’avaient depuis longtemps rejeté de leur conscience. Cicéron disait que deux prêtres ne pouvaient se regarder sans rire ; depuis deux siècles, Pyrrhon, Cimon, Sextus Empiricus, Enésidème ne croyaient plus à rien. Lucrèce venait d’écrire son livre sur la nature, et tous les grands esprits du siècle d’Auguste, trop corrompus pour revenir aux lumières primordiales et aux principes simples, mais rigides de la raison, en étaient arrivés au scepticisme le plus complet, menant une vie de plaisir au milieu de l’oubli de Dieu et des futures destinées de l’homme. Lire la suite

Transfiguration de Christna – Ses disciples lui donnent le nom de Iezeus (la pure essence)

vignette« Quelques services que l’on rende aux esprits pervers, le bien qu’on leur fait ressemble à des caractères écrits sur l’eau, qui s’effacent à mesure qu’on les trace. Mais le bien doit être accompli pour le bien, car ce n’est point sur la terre que l’on doit attendre sa récompense. » Maxime  de Christna

Or, un jour que le tyran de Madura avait envoyé une nombreuse armée contre Christna et ses disciples, ces derniers, saisis de frayeur, voulurent se soustraire par la fuite au danger qui les menaçait.
La foi d’Ardjouna lui-même paraissait ébranlée. Christna, qui priait à quelques pas de là, ayant entendu leurs plaintes, s’avança au milieu d’eux, et leur dit :
« Pourquoi une peur insensée s’empare-t-elle de vos esprits ? Ignorez-vous donc quel est celui qui est avec vous? »
Et alors, abandonnant la forme mortelle, il parut à leurs yeux dans tout l’éclat de sa majesté divine et le front environné d’une telle lumière, qu’Ardjouna et ses compagnons, n’en pouvant supporter la vue, se jetèrent le visage dans la poussière, et prièrent le Seigneur de leur pardonner leur indigne faiblesse. Lire la suite

Christna commence à prêcher la loi nouvelle… Ses disciples… Ardjouna… Conversion de Sarawasta

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« L’honnête homme doit tomber sous les coups des méchants, comme l’arbre sandal, qui, lorsqu’on l’abat, parfume la hache qui l’a frappé. » Christna

A peine âgé de seize ans, Christna quitta sa mère et son parent Nanda, et il se mit à parcourir l’Inde en préchant la doctrine nouvelle.
Dans cette seconde partie de sa vie, la poésie indoue le représente comme luttant sans cesse contre l’esprit pervers, non-seulement du peuple, mais encore des princes; il surmonte des dangers extraordinaires , lutte à lui seul contre des armées entières envoyées pour le tuer, sème les miracles sous ses pas, ressuscitant les morts, guérissant les lépreux, rendant l’ouïe aux sourds et la vue aux aveugles, partout soutenant le faible contre le fort, l’opprimé contre le puissant et déclarant hautement à tous qu’il est la seconde personne de la trinité, c’est-à-dire Vischnou, venu sur la terre pour racheter l’homme de la faute originelle, chasser l’esprit mauvais et ramener le règne du bien. Lire la suite

Naissance de la vierge Devanaguy – Naissance de Christna

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« De ce que l’Europe ne comprend pas nos mystères, qui ne sont la plupart du temps que des symboles mnémo-techniques d‘astronomie, il ne faudrait pas qu’elle prit son ignorance pour un argument de la nôtre. » Brahma Tamasatchari, Discours à l’Institut de Trichnopoli.

Naissance de la vierge Devanaguy d’après la Bagaveda-Gita et  les traditions brahmaniques

Nous voici arrivé à cette merveilleuse incarnation indoue, la première en date parmi toutes les incarnations religieuses du globe, la première également qui soit venue rappeler aux hommes les vérités immortelles déposées par Dieu dans la conscience humaine, et que les luttes du despotisme et de l’intolérance parviennent trop souvent à voiler.
Nous allons raconter simplement, d’après les autorités indoues les plus incontestables, la vie de la vierge Devanaguy et celle de son divin fils, en réservant pour plus tard tout commentaire et toute comparaison.
Environ l’an 3500 avant l’ère moderne, dans le palais du rajah de Madura, petite province de l’Inde orientale, une fille vint au monde, dont la naissance fut entourée d’étranges événements et de merveilleux présages.
La soeur du rajah, mère de l’enfant, quelques jours avant sa délivrance, eut un songe dans lequel Vischnou, lui apparaissant dans tout l’éclat de sa splendeur, vint lui révéler les destinées futures de celle qui allait naître.
« Vous appellerez l’enfant Devanaguy (en sanscrit formée par ou pour Dieu), dit-il à la mère, car c’est par elle que les desseins de Dieu doivent s’accomplir. Qu’aucune nourriture animale n’approche jamais de ses lèvres : le riz, le miel et le lait doivent seuls concourir à sa subsistance. Surtout gardez-vous qu’un homme s’unisse à elle par le mariage, il mourrait, et tous ceux qui l’auraient aidé dans cet acte, avant de l’avoir accompli. » Lire la suite

Le déluge d’après le Maha-Baharata et les traditions brahmaniques

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« Toutes les créatures qui m’ont offensé seront détruites dans sept jours, mais toi tu seras sauvé dans un vaisseau miraculeusement construit ; prends par conséquent… avec sept saints hommes , vos femmes respectives, et des couples de toutes espèces d’animaux, et entrez sans crainte dans l’arche ; tu connaîtras alors Dieu face à face, et tu auras réponse à toutes tes questions » Bhagavata Puruna

Ici nous n’avons que l’embarras du choix; il n’est pas un livre de l’Inde ancienne, traité de théologie ou poème, qui ne tienne à donner sa version sur le grand cataclysme dont tous les peuples ont gardé le souvenir.
Voici un abrégé du récit des Védas sur cet événement :
« Suivant la prédiction du Seigneur, la terre se peupla, et les fils d’Adima et d’Héva devinrent bientôt si nombreux et si mauvais qu’ils ne purent plus s’accorder entre eux. Ils oublièrent Dieu et ses promesses, et finirent par le lasser du bruit de leurs sanglantes querelles.
« Un jour même, le roi Daytha eut l’audace de lancer ses imprécations contre la foudre, la menaçant, si elle ne se taisait, d’aller conquérir le ciel à la tête de ses guerriers.
« Le Seigneur résolut alors d’imposer à ses créatures un châtiment terrible, qui pût servir de leçon à ceux qui survivraient et à leur descendance. » (Ainsi qu’on peut le voir, Brahma ne regrette point, comme le Jéhovah de la Bible, d’avoir créé le monde, faiblesse qui s’accorderait mal avec sa prescience.)
Brahma ayant jeté les yeux sur ce monde, pour savoir quel était entre tous l’homme qui méritait d’être sauvé et de conserver la race humaine, il choisit Vaiwasvata à cause de ses vertus, et voici comment il lui fit connaître sa volonté et ce qui en arriva.
Vaiwasvata était arrivé à cet âge de la vie où les fervents serviteurs de Dieu doivent quitter leur famille, leurs amis, pour se retirer dans le désert et dans les forêts, pour y finir leurs jours au milieu d’austérités de toute nature, dans la perpétuelle contemplation de la pure essence divine.
Un jour, comme il était à faire ses ablutions sur les bords sacrés de la Viriny, un petit poisson orné des plus brillantes couleurs vint s’échouer sur le sable.
— Sauve-moi, dit ce dernier au saint personnage; si tu n’écoutes ma prière, je vais être infailliblement dévoré par les poissons plus gros que moi qui habitent cette rivière.
Ému de pitié, Vaiwasvata le plaça dans le vase de cuivre qui lui servait à puiser dans la rivière et l’emporta dans sa demeure ; il se mit à grossir avec une telle rapidité que bientôt un vase plus grand ne pouvant le contenir, Vaiwasvata fut obligé de le transporter dans un étang, où sa croissance continuant avec la même rapidité, il demanda à son sauveur à être porté dans le Gange.
— Cela est au-dessus de mes forces, répondit le saint ermite, il faudrait être Brahma lui-même pour te tirer de là maintenant.
— Essaye toujours, répondit le poisson.
Et Vaiwasvata, l’ayant saisi, le souleva avec la plus grande facilité et s’en fut le déposer dans le fleuve sacré, et non-seulement l’énorme poisson était léger comme un fétu de paille, mais encore il répandait autour de lui les parfums les plus suaves.
Vaiwasvata comprit qu’il accomplissait la volonté du Seigneur, et fut dans l’attente de merveilleux événements.
Le poisson ne tarda pas à le rappeler, et cette fois il demanda à être conduit dans l’Océan, ce qui fut accompli avec le même empressement, il dit alors à son sauveur :
« — Écoute, ô homme sage et bienfaisant, le globe va être submergé et tous ceux qui l’habitent seront anéantis, car voici que la colère du Seigneur va souffler sur les nuages et sur les mers, pour les charger du châtiment de cette race mauvaise et corrompue, qui oublie son origine et la loi de Dieu. Tes semblables ne savent plus contenir leur orgueil et ils osent braver leur Créateur, mais leurs menaces sont arrivées jusqu’au pied du trône de Brahma, et Brahma va faire connaître sa puissance.

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Un poisson gigantesque vient guider la famille de Vaiwasvata pour la protéger du déluge

« Hâte-toi donc de construire un vaisseau dans lequel tu t’enfermeras avec toute ta famille.
« Tu prendras aussi des graines de chaque plante et un couple de toutes les espèces d’animaux, en laissant tous ceux qui naissent de la pourriture et des vapeurs, parce que leur principe de vie n’est pas émané de la grande âme.
« Et tu attendras avec confiance. »
Vaiwasvata se hâta de suivre cette recommandation, et ayant construit ce navire il s’y enferma avec toute sa famille, les graines des plantes et un couple de tous les animaux, ainsi qu’il avait été dit.
Dès que la pluie commença à tomber et les mers à déborder, un poisson monstrueux, muni d’une corne gigantesque, vint se placer à la tête du navire, et Vaiwasvata, ayant attaché un câble à cette corne, le poisson s’élança au milieu de tous les éléments déchaînés et se mit à guider le navire.
Et ceux qui le montaient virent que la main de Dieu les protégeait, car l’impétuosité de la tempête et la violence des vagues ne purent rien contre eux.
Cela dura ainsi des jours, des mois, des années, jusqu’au moment où l’oeuvre de destruction fut entièrement accomplie. Les éléments s’étant calmés, les voyageurs, toujours guidés par leur mystérieux conducteur, purent aborder au sommet de l’Himalaya.
« C’est Vischnou qui vous a sauvés de la mort, leur dit le poisson en les quittant; c’est à sa prière que Brahma a fait grâce à l’humanité ; allez maintenant accomplir l’oeuvre de Dieu, et repeuplez la terre. »

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Le prophète Noé et son arche dans le Coran

Suivant la tradition, c’est en rappelant à Brahma qu’il avait jadis promis de l’envoyer sur la terre pour ramener les hommes à la foi primitive et racheter leurs fautes, que Vischnou obtint que Vaiwasvata serait sauvé, afin que la promesse de Dieu put s’accomplir plus tard.
Cette légende, pensons-nous, peut se passer de tout commentaire, et le lecteur saura aisément apercevoir toutes les conséquences qui en découlent.
Selon les uns, Vaiwasvata fut le père par sa descendance des peuples nouveaux.
Selon les autres, il n’eut qu’à jeter des pierres dans la boue causée par les eaux, pour faire naître des hommes en aussi grand nombre qu’il le voulut.
C’est, d’un côté, le mythe retrouvé et adopté par le judaïsme et le dogme chrétien.
De l’autre, c’est la tradition de Deucalion et Pyrrha, apportée en Grèce par les chants poétiques des émigrants.

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Extrait de La Bible dans l’Inde. Vie de Iezeus Christna de Louis Jacolliot, A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie. Éditeurs, Paris, pp. 248-251.

Illustrations:

– Un poisson gigantesque vient guider la famille de Vaiwasvata pour la protéger du déluge:
https://kathakhyana.wordpress.com/
– Le prophète Noé et son arche : https://fr.wikipedia.org/

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Naissance de l’homme : Adima – Héva – L’île de Ceylan (Srilanka)

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« Nulle part ici-bas on ne voit une action quelconque (accomplie) par un homme sans désir : car tout ce qu’on fait a pour mobile le désir. » (Les lois de Manou)

Promenez-vous dans toute la pointe orientale de l’Inde et dans l’île de Ceylan, où la tradition s’est conservée, dans toute sa pureté, interrogez l’Indou dans son humble paillote, ou le brahme dans le temple, tous vous rediront cette légende de la création de l’homme, telle que nous allons la relater ici d’après le Véda. Dans le Bagaveda-Gita, Christna la rappelle en quelques paroles à son disciple et fidèle collaborateur Ardjouna, et à peu près dans les mêmes termes que les Livres sacrés.
Les passages entre guillemets sont de simples traductions du texte.
La terre était couverte de fleurs, les arbres ployaient sous les fruits, des milliers d’animaux prenaient, leurs ébats dans les plaines et dans les airs, les éléphants blancs se promenaient paisiblement sous l’ombrage des forêts gigantesques, et Brahma comprit que le moment était venu de créer l’homme qui devait habiter ce séjour.
Il tira de la grande âme, de la pure essence un germe de vie, dont il anima deux corps qu’il fit mâle et femelle, c’est-à-dire propre à la reproduction, comme les plantes et les animaux, et il leur donna l’ahancara, c’est-à-dire la conscience et la parole, ce qui les rendit supérieurs à tout ce qui avait déjà été créé, mais inférieurs aux Devas et à Dieu.
Il distingua l’homme par la force, la taille et la majesté, et le nomma Adima (en sanscrit le premier homme). Lire la suite

Zeus – Iezeus – Isis – Jésus

vignette« Poussé par le désir de créer (qui est en Brahmâ), l’Esprit opère la création et produit l’éther auquel on reconnaît la propriété du son. L’éther en se transformant donne naissance à l’air, pur, puissant, véhicule de toutes les odeurs, auquel on attribue la propriété de la tangibilité. Puis l’air en se transformant donne naissance à la lumière brillante, qui éclaire et dissipe les ténèbres : on lui reconnaît la propriété de la couleur. La lumière en se transformant (donne naissance à) l’eau qui a pour propriété la saveur; de l’eau (provient) la terre qui a pour propriété l’odeur : telle est la création à l’origine. » (Les lois de Manou)

De même que les quatre législateurs dont nous avons parlé, Manou, Manès, Minos et Moses, dominent la société antique tout entière, de même ces quatre noms, Zeus, Iezeus, Isis, Jésus, sont à la tête de toutes les traditions religieuses des temps anciens et modernes.
Zeus, en sanscrit, signifie le Dieu par excellence; c’est l’épithète de Brahma, non agissant, irrévélé avant la création. Ce nom renferme en lui tous les attributs de l’Être suprême : Brahma-Vischnou-Siva.
Cette expression de Zeus fut admise sans le moindre changement par les Grecs; pour eux elle représente également Dieu dans sa pure essence, dans son existence mystique ; quand il sort de son repos et se révèle par l’action, l’Être suprême reçoit de la mythologie grecque le nom de Zeus-pater, c’est-à-dire Jupiter, Dieu père, créateur, maître du ciel et des hommes.
Le latin, adoptant ce mot sanscrit et grec de Zeus, ne lui fit subir qu’une légère modification d’écriture, et ce nom de Zeus devint Deus, d’où nous avons tiré nous-mêmes notre expression de Dieu, avec une signification identique à celle adoptée par les anciens.
Dieu est, en effet, dans l’idée chrétienne, le nom de l’Être symbolique, réunissant en lui tous les attributs des trois personnes de la Trinité : le Père, le Fils, le Saint-Esprit.
Ainsi, ce nom de Dieu, dans son origine grammaticale, c’est-à-dire dans son étymologie, aussi bien que dans le sens figuré qu’on y attache, n’est qu’un legs du sanscrit, qu’une tradition indoue. De Zeus, les Grecs firent aussi Théos. Cette seconde expression s’éloignait peu de la première, car si nous avons rendu par notre ‘th’ le ‘z’ un peu aspiré du sanscrit et le ‘thêta’ du grec, en suivant les règles de prononciation de ces deux langues, nous lirions Zéos, plutôt que Théos. Le ‘th’ grec n’est qu’un ‘z’ fort et aspiré.
Du Zeus sanscrit est né également le Jéhova des Hébreux, qui signifie celui qui existe par lui-même, copie évidente de la définition de l’Être suprême par Manou, livre Ier, sloca 6 : « Le Seigneur existant par lui-même, et qui n’est pas à la portée des sens externes. » Lire la suite

Quelques preuves particulières de l’influence indoue par l’Égypte sur la société hébraïque

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« Toi seul en effet, ô Seigneur, tu connais les effets, la vraie nature et le but de cet ordre universel (établi par) l’Être existant de lui-même, inconcevable et insondable. » (Les lois de Manou)

Les mœurs et coutumes de la Judée rappellent tellement celles de l’Inde qu’elles suffiraient à elles seules pour soulever tous les doutes que l’on pourrait conserver sur la colonisation du monde ancien par des émigrations venues de l’Indoustan.
Nous avons vu les grands principes de cette vieille civilisation dominer la Perse, l’Égypte, la Grèce et Rome : la Judée va nous montrer la même influence jusque dans les moindres détails de son organisation sociale. Nous cueillerons au hasard et sans ordre parmi ces nombreux points de contact et ces ressemblances, si frappantes qu’il est impossible de ne pas affirmer plus vigoureusement encore cette unité d’origine de tous les peuples de l’antiquité, que nous avons, dès les premières pages de ce livre, posée presque comme un axiome. Lire la suite

Impossibilité de l’influence biblique sur le monde ancien

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« Nous saurons un jour que toutes les traditions antiques, défigurées par l’émigration et la légende, appartiennent à l’histoire de l’Inde. » Eugène Burnouf (1801-1852)

Quelques écrivains catholiques, dans un enthousiasme que je comprends, ont voulu faire de Moïse l’initiateur des peuples anciens.
On pourrait, je crois, sans grand danger, ne pas faire à cette opinion l’honneur d’une discussion ; les hommes sérieux et nourris de l’antiquité seront de cet avis. Cependant, un semblant d’objection peut naître de cette prétention.
Voyons donc ce qu’elle vaut.
Je comprends qu’une grande nation, l’empire romain, par exemple, puisse faire accepter son influence aux peuples qu’elle soumet à ses lois par la conquête. Je comprends qu’un petit peuple, les Athéniens, par exemple, arrive, par le développement extraordinaire de son génie artistique, de son génie littéraire, philosophique et moral, à servir de modèle à ses successeurs dans cette grande voie du progrès qui sillonne le monde et ne connaît pas de nationalités. En effet, on n’effacera pas de la scène du monde civilisé les siècles de Périclès et d’Auguste. Lire la suite