Meilleurs voeux pour 2013
Bonne année
Chúc mừng năm mới
Pour une bonne partie du monde, la nouvelle année du serpent va commencer si ce n’est pas déjà commencée depuis quelques heures si on se trouve en Asie orientale ou en Asie du sud-est. Alors bonne année à toutes et à tous pour la nouvelle année qui pointe son nez. Que le serpent nous apporte paix et sérénité, lucidité et générosité.
Bon vent au serpent.
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La fin du monde étant passée, nous présentons nos meilleurs voeux aux rescapés & rescapées pour ne pas dire les chanceux & chanceuses (sans être les élus car la place est déjà prise depuis la création du monde…).
Nous adressons nos voeux de santé, de paix et de lucidité aux abonnés à notre liste de diffusion et aux internautes qui ont croisé notre chemin ainsi qu’à tous ceux et toutes celles qui ont rêvé et qui continuent à rêver d’un monde meilleur.

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Si on regarde de plus près le signalement des sectes élaboré par l’UNADFI, voici les perles rares :








À notre époque on est loin de ces considérations primaires : à l’approche de la guerre faite à l’Afghanistan et à l’Irak, certains esprits naïfs pensaient qu’il suffit de livrer Ben Laden puis Saddam Hussein aux autorités états-uniennes pour éviter la guerre, puisqu’elles les réclamaient et les accusaient de représenter une menace pour leur sécurité. Cette éventualité a pourtant été proposée lors des préparatifs de guerre et les autorités états-uniennes ont fait savoir, d’une part que même si Saddam Hussein se rendait, la guerre aurait quand même lieu, et d’autre part, elles ne voulaient rien savoir quand le Mollah Omar se proposa de leur livrer Ben Laden si elles apportaient la preuve de son implication dans les attentats du 11 septembre, ce qui trahit les objectifs déclarés de la guerre : arrêter Ben Laden et se débarrasser d’un dictateur pour le bonheur du peuple irakien. Après l’arrestation du dudit dictateur, on a mis en place une justice digne du vaudeville pour le juger : on l’a fait pendre le jour de l’Aïd, le jour saint pour les musulmans du monde entier, c’est bien un message de haine et qui provoque la haine dans le monde musulman, car la coalition anglo-saxonne voulait faire croire au public que le clash de civilisations vient de commencer.
Certes sur le plan militaire les États-Unis n’ont pas perdu la guerre mais sur le plan politique et diplomatique ils ne savaient plus où se terrer pour garder la face le 30 avril 1975 : une superpuissance avec des armes les plus sophistiquées de l’époque n’a pas réussi à faire plier un petit pays, pire elle était contrainte de fuir comme de pauvres réfugiés à l’approche de l’armée ennemie. Certes d’un autre côté le Vietnam en sort exsangue. Après bien des années de brouille entre ces deux ex-belligérants, quand celui-ci évoqua la question des réparations et des dommages de guerre, les États-Unis eurent le culot de dire qu’il n’y avait pas vraiment de guerre puisqu’ils ne l’ont pas déclarée.
La destruction de Bagdad par des bombes a couvert le pillage en règle des trésors archéologiques, l’anéantissement de la mémoire du pays victime. Dans le même temps, au lieu de braquer les caméras sur ce pillage d’une valeur inestimable, la télévision préféra montrer au monde entier des pilleurs minables de canapés et de frigidaires ! Quelques semaines avant le début de la guerre faite à l’Irak, de mauvaises langues ont signalé la pression exercée par des professionnels du marché d’antiquités international sur leurs pays respectifs afin d’obtenir un assouplissent des règles en la matière. Quelle coïncidence ! Quelle chance pour les collectionneurs !
Sur un autre plan concernant les Talibans, quoiqu’on en dise, en quelques années à la tête d’un pays comme l’Afghanistan, ils ont tout de même éradiqué la culture du pavot, source du trafic de drogue fabriquée à partir de l’opium. Après l’invasion par les troupes de l’OTAN en 2001, la culture du pavot y fleurit de plus belle : désormais c’est la CIA qui contrôle le trafic des drogues par l’intermédiaire des seigneurs de guerre. Les faits parlent d’eux-mêmes mais bien sûr, la machine de désinformation fait tout pour dire le contraire.
Ce passé récent n’est hélas pas entièrement passé car il se perpétue selon des circonstances analogues dans notre présent. Mais la guerre du XXIè siècle a aussi pour but de détruire, raser un État, le ramener à l’âge de la Pierre », expression cynique employée par l’ex-Secrétaire à la Défense des États-Unis Donald Rumsfeld avant l’attaque de l’Afghanistan en 2001. Et l’innovation en matière de guerre moderne réside aussi dans l’acte d’accaparer les richesses de l’ennemi pour faire reconstruire le pays dévasté par des entreprises du pays envahisseur. On gagne donc sur tous les tableaux : on trouve un ennemi facile à vaincre par les armes, et de préférence riche en matières premières par exemple, on l’accuse de tous les maux, on porte l’affaire aux Nations-Unies, on fait voter une décision permettant d’intervenir pour légitimer la guerre, on détruit le pays, on bloque ses avoirs dans les banques étrangères, on met en place un gouvernement fantoche, on révise les contrats d’avant-guerre, on fait de nouveaux contrats d’exploitation des richesses du sous-sol au profit de nouveaux maîtres, on fait venir des entreprises de Travaux publics de son choix aux frais du pays conquis. Puisqu’on a tout détruit il faut reconstruire pas pour le bien des gens du pays conquis mais aux profits des entreprises amies. L’argent du pétrole en Irak coulait à flots, à tel point que des milliards de dollars ont disparu sans que personne ne le sache, dit-on.
La guerre reste donc le dernier moyen pour soumettre des régimes récalcitrants face à la volonté de l’impérialisme quand celui-ci n’a pas pu trouver d’autres moyens (endettement, corruption…) et l’OTAN n’a pas hésité à montrer sa puissance de feu et de destruction. L’humanité a bien progressé dans la voie de la barbarie qui n’a jamais disparu… Alors les tenants de la force brutale, les brutes en somme, ne chantez plus les refrains mettant en avant la démocratie ou les droits de l’homme puisque vous êtes les premiers à les violer quand cela vous arrange. Bas les masques ! On a vu votre vrai visage de barbares modernes décomplexés.




Il fait chaud, l’eau rafraîchit. Dans les rues des pick-up circulent à petite vitesse; à l’arrière on a installé un fût rempli d’eau autour duquel les fêtard(e)s se tiennent debout pour pouvoir arroser les passants à l’aide d’une épuisette ou d’une pompe. On chante à tue-tête, on fait du bruit en tapant sur le fût. Puis tout le monde se retrouve dans l’île de sable du Mékong en prenant une pirogue motorisée : chaque groupe construit son stûpa aussi beau et aussi grand que possible.
Quand c’est fini, on pique au sommet du stûpa le petit fanion aux signes du zodiaque acheté le matin au marché, on se met tout autour pour réciter ensemble une prière, formuler des vœux pour l’année qui vient. Puis on déambule ou on s’arrête au gré de ce qui se passe : ici un orchestre traditionnel accompagne des chanteurs et chanteuses dans leurs joutes amoureuses ou taquines sur l’air du khapthum, véritable fond culturel de Luang Prabang qu’il faut faire classer patrimoine immatériel de l’humanité de même que le mode de chant du Sud du pays, le Lam Saravan que la gracieuse Latsami Phudindong interprète avec virtuosité.
Là-bas une échoppe qui propose aux passants de la bière lao avec des accompagnements comme de la viande grillée à la braise. Une partie de la foule se dirige vers l’autre rive du Mékong pour atteindre les grottes, lieux de pèlerinage qui attirent particulièrement les jeunes dans leurs aventures sentimentales. La visite des grottes est une vieille institution lors des fêtes chez les peuples d’origine thai dont les Lao font partie. La ville s’anime de nouveau en fin d’après-midi quand la foule revient de l’île avant de laisser la place aux réceptions diverses, officielles ou chez les particuliers.

Les touristes occidentaux ne sont pas ignorés mais incités à rejoindre la foule en délire. Il est difficile de trouver encore des fêtes de cette nature dans les pays industrialisés où pour s’amuser il faut sortir son porte-monnaie : un tour de manège quelconque ça vaut tant, les autos tamponneuses ça coûte tant, voir l’enfer n’est pas gratuit, etc. À côté de ces fêtes, la Foire du Trône est d’une tristesse humiliante. Dans les années 1970, 1980 il y avait encore de timides carnavals à Paris puis petit à petit, ils ont disparu. Celui de Venise est un rescapé mais tout le monde ne peut pas s’y introduire. La société moderne a détruit toutes les fêtes anciennes sur l’autel du profit matériel dressé par quelques-uns. La fête de la Musique a potentiellement un bel avenir si on se donnait les moyens de la faire vivre à l’écart de la consommation, mais pour l’instant elle n’est même pas un jour de congé, ce qui révèle aussi l’esprit de ceux qui régissent la société : les fêtes avec toutes leurs composantes émotionnelles et sociales passent après d’autres prérogatives. Même ceux qui essaient d’inventer des fêtes en faisant appel au passé, ne sont pas parvenus à créer une ambiance libre de toute marchandisation : quand on regarde le programme de Autrefois le Couserans, qui passe pour une grande fête en Ariège et qui essaie de renouer avec les traditions, on s’aperçoit que les 6 pages imprimées sur du papier glacé au format A4 en couleurs sont remplies, chargées de publicités que les commerçants du coin y ont fait paraître, puisqu’ils sont aussi les subventionneurs de cette fête. Voilà comment le commerce s’introduit dans les fêtes modernes. On cherche en vain dans ce programme riche en couleurs, un encart expliquant l’origine de cette fête, de certaines traditions, ce qu’elle est censée véhiculer, son esprit en somme. Les touristes sont invités à admirer et applaudir en tant que spectateur le défilé qui retrace la vie d’autrefois, à regarder les scènes de vie champêtre, les activités du passé, etc. Et à côté de ces spectacles qui sont loin d’être insignifiants, des stands de commerçants vous proposent toutes sortes de produits et d’objets consommables ou non, utiles ou inutiles. Pourrait-on imaginer les fêtes de Noël sans le commerce ? Acteurs et participants dans les fêtes traditionnelles on est réduits à être spectateurs et consommateurs dans la société moderne.
Comment oublier celui qu’on avait rencontré la veille dans une fête et qu’on retrouva par un pur hasard le lendemain dans une autre fête et qui vous dit qu’il serait très content de vous recevoir dans la fête de son village ? Comment oublier le moment où un vieux copain vous a reconnu et où vous essayez avec honte de fouiller en vain dans la mémoire pour retrouver son nom? Comment oublier une compagne de route désargentée mais qui avait dans ses affaires pour la route tout ce qu’il fallait pour sa petite fille de 3 ans (riz, viande de buffle séchée et grillée, tisane en bouteille), quand les autres allaient manger dans des échoppes en buvant du coca ou autres boissons gazeuses bien colorées? Comment oublier le visage rayonnant d’un chanteur amateur à qui on adresse un compliment ? Comment rester insensible aux sourires d’enfants quand on leur a jeté des regards complices ? Oui dans ces contrées lointaines on peut encore avoir des moments de complicité avec des enfants sans être fusillés du regard par leurs mères protectrices et possessives, sans avoir à entendre le rappel à l’ordre ˝Toto, viens ici˝ ! Comment oublier la posture cambrée, le corps incliné à moitié caché sous une couverture humide, le regard hagard d’un vieux copain atteint de folie que la famille enferme dans un petit bâtiment à l’écart de la maison familiale ? Comment cacher ses émotions et exprimer sa reconnaissance quand de vieux amis qu’on n’avait pas revus depuis plus de trente ans vous accueillent à bras ouverts, facilitent votre vie, vous promènent partout pour vous présenter à leurs amis, à leurs familles ? Ces retrouvailles permettent par la même occasion de constater que les traditions sont encore bien vivantes au Laos même à l’échelle familiale, en tête desquelles le baci ou soukhouan, cérémonie qui s’impose à toute grande occasion d’une vie telle que mariage, naissance, maladie, guérison, voyage, retour de voyage, promotion sociale, fêtes …
Pour lui, la vie c’est la musique, sans la musique la vie n’aurait plus de sens. Dès sa tendre jeunesse, il s’est passionné pour la musique en s’initiant à plusieurs instruments à la fois. Comme Luang Prabang était une petite ville sans école de musique pour les passionnés, il est allé chercher ses maîtres à la capitale, Vientiane. Là il a croisé des guitaristes venant d’ailleurs pour gagner leur vie dans des night-clubs huppés : Philippins, Vietnamiens, Chinois, etc. Dans les années 1960, on a fait appel à lui pour diriger l’orchestre de l’armée installée à Luang Prabang, il jouait de tout, de la guitare bien sûr mais aussi de l’accordéon, de la trompette, du trombone, de la batterie. Comme il est d’origine vietnamienne, il donnait un coup de main en tant que musicien à la communauté vietnamienne qui organisait des fêtes chaque année (à la mi-automne, à la fin de l’année scolaire), plus précisément aux jeunes amateurs qui se formaient. Le vent des changements survenus en 1975 l’a appelé à d’autres responsabilités : instituteur à l’école de la communauté vietnamienne, enseignant de langues, du lao aux Vietnamiens venant du Vietnam et du vietnamien aux Lao. Il a aussi rempli deux mandats de maire de son village/quartier. Malgré ses diverses activités qui absorbaient beaucoup de son temps il n’a jamais lâché sa passion pour la musique.
Son studio installé dans une petite pièce attenante à la maison sert aussi de salle de cours quand il donne des leçons de musique aux jeunes. Il y a là-dedans de vieilles guitares électriques et guitares sèches, accrochées pèle-mêle au mur, des claviers, la table de mixage, la sono. En tant que compositeur, il a envoyé à la communauté lao des États-Unis un certain nombre de chansons lao qu’il avait composées contre des droits d’auteur avec cependant une restriction : ces chansons ne pouvaient revenir au Laos sous forme arrangées et chantées, ailleurs libres à eux de faire ce que bon leur semble. À Luang Prabang même, certaines institutions font aussi appel à lui pour avoir de nouvelles chansons afin de faire passer leurs idées. Au moment où nous l’avons vu il venait de finir une chanson pour le Trésor que nous avons eu le plaisir d’écouter. Bref un artiste riche d’expériences et d’amitié.
D’après notre musicien de Luang Prabang, les traditions et coutumes lao sont préservées à 90%, sujet fort intéressant mais qui n’a pu être approfondi à cause de la situation transitoire du voyageur, mais qui le mérite bien entendu. Les femmes lao s’habillent globalement encore à la laotienne alors que les hommes ont depuis longtemps troqué leurs habits traditionnels contre la tenue moderne occidentale sauf à de rares occasions près. Ici aussi et à ce niveau, les femmes demeurent les dépositaires et conservatrices de la tradition bien plus que les hommes. Alors qu’au Vietnam, il faut vraiment chercher pour trouver une femme en tunique traditionnelle, la fameuse ao dài, que la publicité met tant en avant. Si les traditions sont globalement conservées au Laos, on constate tout de même un léger écart entre la ville et la campagne où elles sont mieux ancrées dans la vie et dans les esprits. À Huê 

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