Archives pour la catégorie Documentation

Ouvrages anciens numérisés de la BNF

Ouvrages anciens numérisés

Un aperçu sur La Bibliothèque numérique de la BNF riche déjà de plus de deux millions de documents, et qui ne cesse d’évoluer, car chaque semaine deux milliers de nouveaux documents viennent s’y ajouter.
Ces documents numérisés, des ebooks, viennent des ouvrages tombés dans le domaine public, sont mis à la disposition du public sous conditions (usage personnel ou commercial), et ils sont téléchargeables en format pdf). Il est inutile de préciser que ces ouvrages sont rares ou introuvables ailleurs, certains d’entre eux que nous relayons remontent au XVIIe siècle.

  • Dictionarium annamiticum lusitanum et latinum ope Sacrae Congregationis de Propaganda Fide in
    lucem editum ab d’Alexandre de Rhodes, Rome 1651. (Dictionnaire annamite, portugais, et latin, avec le soutien
    de La Sacrée congrégation pour la propagation de la foi, d’Alexandre de Rhodes.)

 

  • Lettre d’un philosophe sur le secret du Grand Oeuvre écrite au sujet des instructions qu’Aristée a laissées à son fils touchant le Magistèrte Philosophique. Paris, 1688, avec Privilège du Roi.

 

  • Défense de l’antiquité des tems, où l’on soutient la tradition des Pères et des Églises, contre
    celle du Talmud; et où l’on fait voir la corruption de l’hébreu des juifs, par le P. Dom Paul Pezron,
    Paris, 1691, avec Privilège du Roi. 

 

  • Les oeuvres magiques de Henri-Corneille Agrippa par Pierre d’Aban. Latin et français. Avec des secrets occultes. Liège 1788

 

  • Le secret de l’État ou le dernier cri du patriote. 1796

 

  • L’Alchimie et les Alchimistes. Essai historique et critique sur la philosophie hermétique, par Louis Figuier, Paris, 1860

 

  • Voyage au centre de la Terre, Jules Vernes, Paris, 1867.
  • La controverse
  • sur le Talmud sous Saint Louis, par Isodore Loeb, Paris 1881.

 

  • Diamant et pierres précieuses. Cristallographie, description, emplois, évaluation, commerce, Paris, 1881.

 

  • Les origines de l’Alchimie, par Marcellin Berthelot, membre de l’Institut, Paris, 1885

 

  • Les endormeurs de W. de Fonvielle, La vérité sur les hypnotisants…, Paris, 1887.

 

  • La chèvre d’or, roman inédit de Paul Arène, Paris 1888.
  • L’esprit juif
  • , ou les juifs peints par eux-mêmes d’après le Talmud, par Goré O’Thouma, 1888

 

  • Le secret de l’Absolu, par E.-J Coulomb (Amaravella), préface de M.E. Burnouf, Paris 1892.

 

  • Essai sur l’histoire et la géographie de la Palestine d’après les Talmuds et les sources rabbaniques, par J. Derenbourg, Pris, 1867

 

  • Le chariot de la terre cuite. Cinq actes d’après la pièce du théâtre indien attribué au roi Soudraka, par Victor Barrukand, 1895.
  •  

  • Mémoires de Saint Simon, nouvelle édition collationnée sur la manuscrit autographe, Paris, 1897
  •  

  • Le vieil Aix. Album de gravure, par A. M. de la Tour-Keyrié, Aix, 1896
  •  

  • Souvenirs de Seoul, Corée par Maurice Courant, 1900.
  •  

  • Pauvre et douce Corée, par Georges Ducrocq, Paris, 1904.
  •  

  • La doctrine secrète, 1er volume, par Mme H.-P. Blavatsky, Paris, 1906
  •  

  • La doctrine secrète, 2e volume, par Mme H.-P. Blavatsky, Paris, 1907
  •  

  • La doctrine secrète, 4e volume, par Mme H.-P. Blavatsky, Paris, 1925
  •  

  • Cinquante merveilleux secrets d’Alchimie, par G. Phanag, avec une préface-étude de Papus, Paris, 1912.
  •  

  • Dans le jungle. À travers l’Indo-Chine anglaise et les Indes néerlandaises, Paris, 1913.
  •  

  • Les gloses françaises dans les commentaires talmudiques de Rashi. Tome premier, Paris, 1929
  •  

  • L’abominable vénalité de la presse, d’après les documents de la Russie (1897-1917), Paris, 1931.
  •  

  • Hokusai. Tôto shôkei ichiran, vol. 1
  •  

  • Hokusai. Tôto shôkei ichiran, vol. 2
  •  

* * * * *

Photos de femmes en luttes

Sont rassemblées ici en vrac des photos de femmes en luttes dans différents domaines (démocratie, droit, justice, égalité, social, politique…). Les activistes ukrainiennes du groupe FEMEN sont sans doute sur-représentées mais ce ne n’est pas un choix anodin. Comme elles sont très bien organisées et passent les frontières d’un pays à un autre comme on traverse le seuil de la porte, bref elles sont comme des poissons dans l’eau là où elles vont, bien des questions nous viennent à l’esprit. Présentes sur plusieurs fronts selon les circonstances, elles sont devenues des « icônes » pour un temps des femmes en luttes.

Mais la réalité est-elle aussi belle que leurs corps exposés lors des manifs coup de poing ? Nous l’espérons. La cause des femmes en sort-elle glorifiée ou est-elle devenue un simple objet de marketing comme tout autre objet de consommation ? De simples questions provocatrices à un mouvement qui utilise la provocation corporelle pour ne pas dire sexuelle comme moyen d’action.

Voici les images.

 

Turquie – Istanbul – 8 mars 2012 - Activiste ukrainienne du groupe FEMEN manifeste contre la violence domestique subie par les femmes.

 

Turquie – Istanbul – 8 mars 2012 - Activistes ukrainiennes du groupe FEMEN protestent contre la violence domestique subie par les femmes.

 

Yemen - Sanaa - 25 juin 2011. Les femmes yéménites assistent à une manifestation pour exiger la démission du président Ali Abdallah Saleh. Sur leur bandeau c'est écrit en arabe "femmes au foyer".

 

Yemen - 26 novembre 2011. Les femmes protestent contre le gouvernement

 

Birmanie – Rangoon - 26 septembre 2011. Hommage aux prisonniers politiques et aux disparus pour avoir lutté en faveur de la démocratie.

 

Suisse – Davos – 28 janvier 2012 - Activiste ukrainienne du groupe FEMEN manifeste contre le Forum économique mondial

 

Guatemala - 23 novembre 2011 - Une femme bloque l'entrée au Congrès gardée par la police anti-émeute, pour exiger l'application de la loi sur le logement permettant aux autochtones d'être propriétaires de leur terre sur laquelle ils ont construit leur maison.

 

Inde - New-Delhi - 23 novembre 2011 - Manifestation demandant au gouvernement de respecter les droits des travailleurs en période de réformes et de crises économiques

 

Inde – New-Delhi – 14 mars 2012 - Membres du Centre socialiste uni protestent contre la vie chère et la corruption

 

Italie – Milan – 24 février 2012 - Activistes ukrainiennes du mouvement FEMEN à l'entrée du salon d'hiver 2012-2013, durant la semaine de la mode féminine

 

Ukraine – Kiev - 2 décembre 2011 - Les activistes manifestent contre la tenue de l'UEFA en Ukraine en 2012

 

France – Paris – Théâtre du Rond-Point - 8 décembre 2011 - Catholiques fondamentalistes manifestent contre la représentation de la pièce Golgotha Picnic, jugée blasphématoire.

 

Salvador - Saint Salvador – 1er mai 2011 - Des femmes protestent à la Fête du Travail contre la vie chère .

 

Inde – Bhopal – 3 décembre 2011 - Les survivants de la catastrophe manifestent pour demander plus de dédommagements.

 

Philippines - Manille - 25 novembre 2011, aux alentours de la résidence présidentielle. Des femmes manifestent en faveur des droits de l'homme et contre la violence faite aux femmes.

 

Syrie – Damas - 24 novembre 2011. Manifestation pro-Bashar el-Assad contre la Ligue arabe.

 

Pérou - Cajamarca - 3 janvier 2012 - Les autochtones manifestent contre le projet Conga de mine d'or et d'argent qui risque de polluer leur eau. Cette mine est détenue en majorité par la société états-unienne Newmont Mining Corp.

 

<strong/>

Roumanie - Bucarest - 21 janvier 2012. Une manifestante anti-gouvernement devant une unité de la police anti-émeute. Sur le panneau est écrit : J'aime la Démocratie


Italie - Rome - 5 novembre 2011. Les activistes ukrainiennes du mouvement FEMEN peintes aux couleurs de l'Italie protestent contre le président du Conseil, Silvio Berlusconi.


Vatican - 6 novembre 2011. Activiste ukrainienne proteste pendant la messe du dimanche dite par le pape Benoit XVI, devant la basilique de Saint-Pierre, en faveur de la liberté pour les femmes.

 

* * * * *

Crédits photos

http://cryptome.org/
http://cryptome.org
http://cryptome.org/
http://cryptome.org/
http://cryptome.org/
http://cryptome.org/
http://cryptome.org/
http://cryptome.org/
http://cryptome.org/
http://cryptome.org/

* * * * *

Interview de Jimmy Walter

Le 09 avril 2007, lors de son passage à Paris, Jimmy Walter, initiateur du mouvement pour la réouverture de l’enquête sur le 11/09 grâce à son site reopen911.org et son DVD Confronting the Evidence, a été interviewé par Atmoh de Reopen911.org.
C’est une interview qui date mais nous la relayons en la mettant en ligne car vers la fin (à partir de 10:40) de l’interview quand Jimmy Walter évoque le Mossad, Sharon, Begin qui sont considérés comme des criminels de guerre, l’intervieweur n’est pas très à l’aise, il se contente de dire « yes, yes » et il coupe court à cette évocation en changeant de sujet de conversation.

http://www.dailymotion.com/video/x2mocb

* * * * *

Rapport de la Commission des Affaires étrangères sur l’eau

L’eau, un élément si familier et tellement banal de notre vie quotidienne qu’on oublie son importance. Sans elle il n’y aurait pas eu de vie possible sur Terre, plus d’eau plus de vie simplement.

La mission d’information sur la géopolitique de l’eau 1 créée le 5 octobre 2010 par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale vient de déposer son rapport qui est une mine d’informations intéressant le public. Nous en profitons pour publier quelques extraits, vu la longueur du rapport qui fait plus de 300 pages en version pdf nous ne pouvons pas le mettre en ligne intégralement. Mais un lien sera pointé vers ce rapport en fin des extraits.

Dix chiffres clés sur l’eau

  • 3,2 millions de personnes meurent chaque année par manque d’accès à l’eau potable (soit 6 % des décès). Un enfant meurt toutes les 3 secondes, 20 toutes les minutes par manque d’eau ou à cause d’une eau de mauvaise qualité.

C’est plus de 10 fois les dégâts provoqués par le Syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA).

  • 900 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable

La majorité de ces populations se trouvent dans les pays pauvres ou en développement, ce qui est un facteur aggravant de pauvreté et se rajoute à d’autres facteurs sanitaires (choléra, paludisme, etc.)

  • 2,9 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau courante chez eux, et se fournissent à un puit…

En moyenne, la distance du puit aux habitations est de 3 kilomètres, mais dans certaines zones arides, les habitants parcourent parfois jusqu’à 10 km pour puiser de l’eau, et ce de manière quotidienne. Le taux de connexion à l’eau potable à domicile est de 100 % dans les pays du Nord, 44 % dans les pays en voie de développement, 16 % en Afrique subsaharienne

  • Plus d’un tiers de l’humanité vit dans un environnement insalubre, sans évacuation des eaux usées.

Cet environnement propice aux maladies est responsable de la mort de 3 900 personnes par jour. C’est dix fois plus que les conflits armés.

  • En moyenne, chaque être humain dispose de 5 000 mètres cubes d’eau douce par an, tous usages confondus

Cependant, ce chiffre masque une réalité toute autre : la répartition est très inégale. Un Islandais disposera de 630 000 mètres cubes par an, alors qu’un Gazaoui seulement de 59 mètres cubes

  • 70 % de l’eau prélevée et 93 % de l’eau consommée l’est … par l’agriculture

Il faut en moyenne 13 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de boeuf

  • Il faut de 2 000 à 5000 litres d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’une personne, contre 2 à 5 litres pour boire et 25 à 100 litres pour les usages domestiques.
  • On compte 280 millions d’hectares irrigués dans le monde, contre 190 en 1980
  • En 2025, la demande d’eau sera de 56 % supérieure à ce qu’elle est actuellement
  • Il existe 276 bassins transfrontaliers dans le monde, qui couvrent 45 % des terres émergées et correspondent à 60 % des eaux douces superficielles

Ils regroupent 40 % de la population mondiale. Près de 40 Etats dépendent pour plus de la moitié de leurs ressources en eau de pays voisins. En haut de l’échelle on trouve l’Égypte et le Turkménistan (97 %), la Mauritanie (96 %), le Niger (90 %), la Syrie (80 %), le Pakistan et l’Ouzbékistan (77%).

Volumes globaux et cycle de l’eau

L’eau est une ressource naturelle que l’on trouve en abondance sur notre bien nommée « Planète bleue » : 75 % de sa surface est recouverte d’eau. Cependant, la proportion d’eau douce, s’entendant de l’eau renfermant moins d’un gramme de matières solides dissoutes par litre, est très faible, puisque les océans et mers représentent plus de 97,5 % des stocks d’eau. Près de 70 % de l’eau douce sont prisonniers des glaces, soit 2 % du stock total d’eau. Les deux énormes glaciers (inlandsis) de l’Antarctique et du Groenland stockent à eux deux 65 % de l’eau douce. En outre, 30 % des eaux douces sont souterraines, stockées dans les aquifères 2, le reste se trouvant dans les lacs, les cours d’eau, l’atmosphère et la biosphère. La part de l’eau douce effectivement accessible représente nettement moins d’1 % des stocks totaux d’eau, soit une infime quantité. Selon la FAO, sur les 1,4 milliard de km3 d’eau présents sur la planète, seuls 45 000 kilomètres cubes sont de l’eau consommable et 9 000 à 14 000 km3 d’eau sont accessibles.

Cette quantité d’eau est stable car renouvelable. C’est le cycle hydrologique, communément appelé le « grand cycle de l’eau » par opposition au « petit cycle de l’eau » qui correspond à celui des usages agricoles, industriels et domestiques de l’eau. Chaque année, il s’évapore plus d’eau qu’il n’en tombe sur les océans, mais il tombe plus d’eau qu’il ne s’en évapore sur les continents. Chaque année 500 000 km3 s’évaporent au-dessus des océans et 8 %, près de 40 000 km3, sont transférés sur les continents sous forme de précipitations (les autres retombent sous forme de pluie sur les océans). La vapeur océanique se transforme donc en pluie sur les continents, ce qui permet d’approvisionner les cours d’eau et les réserves souterraines.

Le climat influe sur la répartition géographique de la ressource hydrique en créant des conditions variées d’évaporation et de pluviométrie qui, combinées, affectent la répartition de la ressource hydrique. Concernant l’évaporation, les zones géographiques connaissant des températures très chaudes et un ensoleillement important voient leurs réserves d’eau s’amenuiser plus rapidement que les régions au climat tempéré ou froid, pour qui le renouvellement de l’eau est naturellement plus facile, et la ressource disponible en plus grande quantité. Concernant la pluviométrie, l’eau évaporée est restituée sous forme de précipitations, dont la quantité varie sensiblement en fonction des régions. Certains pays connaissent ainsi une pluviométrie plus importante que d’autres, et peuvent ainsi plus facilement régénérer leurs réserves en eau douce, notamment souterraines, par les processus d’infiltration ou de percolation 3. Si l’on ajoute la disposition et le relief des continents, les différences sont encore plus marquées : les contreforts de l’Himalaya reçoivent parfois plus de 10 mètres d’eau par an.

La répartition de l’eau douce à l’échelle de la planète : des inégalités « naturelles »

Neuf pays concentrent 60 % des réserves d’eau douce mondiales : le Brésil, le Canada, la Chine, la Colombie, les États-Unis, l’Inde, l’Indonésie, le Pérou et la Russie. Le Canada dispose ainsi de 86 177 m3 d’eau par habitant et par an. Les inégalités face à l’eau tiennent à la répartition géographique de la quantité d’eau disponible, mais aussi à la population présente sur un territoire donné. Tandis que l’Asie concentre près de 60 % de la population mondiale, elle ne dispose que de 30 % des ressources mondiales disponibles en eau douce. À l’opposé, l’Amazonie, qui ne compte que 0,3 % de la population du globe, possède 15 % de ces ressources.

Prise dans sa globalité, la ressource hydrique est suffisamment abondante pour satisfaire les besoins d’une population mondiale de près de 7 milliards d’individus. Chaque être humain dispose en effet en moyenne de 5 000 m3 d’eau par an. Naturellement, il ne s’agit que d’une moyenne et nombreuses sont les régions où la quantité d’eau brute disponible par habitant, exprimée par le ratio du mètre cube par habitant, est grandement inférieure, alors que certaines régions bénéficient d’une surabondance. Entre la bande de Gaza, en Palestine, très pauvre en eau douce (59 mètres cubes par habitant et par an) et l’Islande, où la ressource est pléthorique (538 000 mètres cubes par habitant et par an), le rapport est d’un à dix mille.

Des seuils ont été fixés par convention pour qualifier les degrés d’adéquation ou d’inadéquation de la quantité d’eau et du nombre d’habitants. En deçà d’un seuil de 2500m3 d’eau par habitant et par an, un pays est considéré en situation de vulnérabilité. Le seuil de pénurie en eau ou « stress » est fixé à 1700 m3 d’eau par habitant et par an. La pénurie est considérée comme chronique en dessous du seuil de 1 000 m3 d’eau par habitant et par an et la situation est qualifiée de critique en dessous de 500m3.

Environ un tiers de la population mondiale, plus de 2 milliards de personnes, vivrait en dessous du seuil de stress hydrique. 20 pays dans le monde seraient en état de pénurie : douze sur le continent africain (Afrique du Sud, Algérie, Burundi, Égypte, Éthiopie, Kenya, Libye, Malawi, Maroc, Rwanda, Somalie et Tunisie) et sept au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Iran, Israël, Jordanie, Koweït, Yémen et Territoires palestiniens). En réalité, des millions de personnes vivent avec moins de 500 m3 d’eau par an, situation obérant toute perspective de développement et de croissance. Le manque d’eau est structurel dans le vaste triangle qui s’étend de la Tunisie au Soudan et au Pakistan, c’est dire dans plus de vingt pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient, qui présentent une situation de pénurie chronique (moins de 1 000 m3 d’eau douce par an).

Les usages de l’eau, ressource multidimensionnelle au cœur de l’organisation sociale

Une pénurie relative d’eau s’instaure lorsque la structure de consommation induit des tensions dans le partage de la ressource. Si l’on se réfère au cycle de l’eau 4, il est possible de dissocier quatre usages de l’eau. Les deux premiers se rattachent à l’eau « verte » : elle est d’une part utilisée directement par l’agriculture pluviale et l’élevage et d’autre part utilisée indirectement pour le maintien des écosystèmes terrestres et de la biomasse. Les deux autres usages se rattachent à l’eau bleue, généralement utilisée pour déterminer la ressource mobilisable. Elle est d’une part utilisée par les écosystèmes, aquatiques mais pas seulement, pour le maintien de la biodiversité 5 et est, d’autre part, utilisée au moyen de prélèvements pour l’agriculture, l’industrie et les activités domestiques. C’est ce volume d’eau qui est généralement utilisé pour déterminer la ressource mobilisée et pour quantifier la répartition des usages de l’eau.

L’eau prélevée dans les cours d’eau et les aquifères est affectée à trois usages principaux : l’agriculture, la production industrielle et la consommation domestique. Il convient à cet égard de distinguer l’eau prélevée et l’eau consommée, c’est-à-dire qui ne retourne pas au cycle de l’eau. Le volume total d’eau prélevée est de 3 830 km3 selon la FAO, soit 571 m3 par habitant et par an ou 8,8 % des ressources renouvelables.

D’après les données de la FAO, les usages de l’eau se répartissent à 70 % pour l’agriculture, 20 % pour la production industrielle (utilisant l’eau comme fluide de procédés ou comme intrants dans des produits) et énergétique (hydroélectricité, énergie thermique et nucléaire), et 10 % pour la consommation domestique. L’eau sert donc d’abord à nourrir les hommes. Ceci s’explique en premier lieu par le fait qu’il faut de 2000 à 5000 litres d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’une personne, contre 2 à 5 litres pour boire et 25 à 100 litres pour les usages domestiques. Si l’on s’attache à la consommation d’eau et non aux prélèvements, l’agriculture consomme même 93 % de l’eau douce, contre 4 % pour les industries et 3 % pour les collectivités. L’agriculture est donc de très loin le secteur qui prélève et qui consomme le plus d’eau dans le monde avec 2 844 km3 par an. Les aquifères, qui représentent un volume 100 fois supérieur à l’eau douce de surface, assurent eux aussi une bonne part de nos besoins et l’augmentation de la demande en eau s’est traduite depuis la deuxième moitié du XXème siècle par un recours croissant à ces bassins souterrains. A l’échelle mondiale, cette ressource est utilisée à 65% pour l’irrigation, 25% pour l’alimentation en eau potable et 10% pour l’industrie. Dans de nombreux pays, les systèmes d’irrigation reposent très largement sur les nappes souterraines (90 % en Libye, 89 % en Inde, 84 % en Afrique du Sud, 80 % en Espagne).

Cette répartition masque de réelles différences entre régions du monde. La part de l’agriculture dans les prélèvements s’établit ainsi en moyenne à 32,4 % en Europe, 38,7 % en Amérique du nord, 70,7% en Amérique du sud et Caraïbes, 81,3 % en Asie-Pacifique, 84,1 en Afrique et 87,6 % au Moyen Orient. Cependant, même en Europe, l’agriculture reste le principal consommateur d’eau. Ces écarts s’expliquent d’abord par le poids du secteur industriel dans les pays développés.

Les États qui prélèvent le plus d’eau sont ceux où l’agriculture irriguée est très importante. On compte actuellement 280 millions d’hectares irrigués dans le monde, contre 190 en 1980. L’agriculture irriguée est responsable de 95 % des prélèvements d’eau douce dans certains pays en développement.

Si l’on observe la part des ressources renouvelables prélevée pour l’agriculture, on constate des différences très nettes. Dans certaines régions, la ressource est peu mobilisée, y compris lorsque l’usage agricole est très largement dominant, soit du fait d’une densité de population faible, soit d’une mauvaise gestion de la ressource. Dans d’autres, le pourcentage de ressources renouvelables utilisées à des fins agricoles excède 40 %. Ces régions sont situées sur l’axe de stress hydrique, autant dire que leurs marges de mobilisation de la ressource sont faibles pour faire face à une augmentation des besoins.

La crise sanitaire : un scandale mondial

La crise sanitaire et sociale liée à l’eau résulte directement des problèmes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement d’une partie de la population mondiale, et des pollutions qui rendent l’eau consommée de plus en plus insalubre. À titre d’exemple, selon l’OMS, le Gange reçoit 1,1 million de litres par minute d’eaux d’égout à l’état brut, chiffre alarmant quand on sait qu’un gramme d’excréments peut contenir 10 millions de virus, 1 million de bactéries, 1000 kystes parasitaires et 100œufs de vers intestinaux.

La crise sanitaire est aujourd’hui telle que, comme le souligne le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), « L’ampleur de l’eau polluée fait que plus de gens meurent d’eau contaminée et polluée que de toutes autres formes de violence, y compris les guerres ». Bien entendu, il est difficile de donner des chiffres exacts. Ceux que les agences onusiennes publient – qui apparaissent les plus fiables – permettent cependant de prendre la mesure du drame :

– 3,2 millions de personnes meurent chaque année par manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, soit environ 6% des décès, et un enfant toutes les trois secondes 6;

– 80 % des maladies mortelles en Afrique sont dues à des problèmes d’épuration et plus d’un tiers des décès dans les pays en développement sont dus à la consommation d’eau contaminée ;

– 4000 personnes meurent chaque jour de maladies associées au mauvais assainissement de l’eau 7;

– 1,5 million d’enfants meurent chaque année de diarrhée. Un tiers de ces morts pourraient être évitées grâce à la mise en place de services adéquats d’assainissement. La diarrhée est la deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans après la pneumonie. Le simple lavage des mains divise le risque de diarrhée par deux ;

– plus de la moitié des lits d’hôpitaux dans le monde sont occupés par des personnes développant des maladies liées à l’usage d’une eau insalubre ;

– 100 millions de personnes souffrent en permanence de gastro-entérites hydriques ;

– les maladies liées à l’eau empêchent en moyenne chaque individu de travailler pendant un dixième de sa vie active ;

– 443 millions de jours d’école sont perdus chaque année du fait de maladies d’origine hydrique ou liées à l’absence de services d’assainissement ;

– 260 millions de personnes sont atteintes de bilharziose, près de 2 millions de décès sont observés chaque année parmi les personnes impaludées et 30 millions d’onchocercose sont dénombrées.

Ces chiffres sont imputables à la pauvreté, mais l’absence d’accès à l’eau potable et l’absence d’assainissement y participent, tout comme des soins insuffisants.

Eau utilisée pour la production

Production Volume d’eau utilisé (en litres)
1 tee-shirt coton 4 100
1 kilo de blé 1 300
1 kilo de graines de soja 1 800
1 kilo de riz 1 900
1 kilo de pommes 700
1 kilo de pommes de terre 900
1 paire de chaussure 1 800
1 kilo de fromage 5 000
1 kilo de poulet 3 900
1 kilo de bœuf 15 500
1 kilo de café torréfié 20 686
1 feuille de papier A4 10
1 kilo de fromage 4 914

L’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen Orient

Mise en place en 1948 par le premier ministre F. Malan, l’apartheid a vu le développement différencié des groupes ethniques en Afrique du Sud pendant un demi siècle. Cette politique consistait à la fois en une ségrégation raciale et spatiale (cloisonnement des populations noires et « coloured » dans des espaces confinés appelés bantoustans) mais aussi en une ségrégation citoyenne, les libertés d’une partie de la population (restriction du droit d’aller et venir, du droit de se rassembler dans les lieux publics, violences policières) étant bafouées. L’odieux régime de l’apartheid a pris fin en Afrique du Sud au début des années 90, avec la libération de Nelson Mandela et des prisonniers politiques, le compromis courageux entre M. de Klerk et Mandela et les premières élections libres de 1994 confiant massivement le pouvoir à l’ANC African National Congress, le parti de Mandela.

Bien sûr, comparaison n’est pas forcément raison : la Palestine n’est pas l’Afrique du Sud, et les années 2010 ne sont pas celles d’avant 1990. Pourtant, il est des mots et des symboles qui par leur force peuvent avoir une vertu pédagogique.

Or, tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen-Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid.

La ségrégation y est raciale mais comme on n’ose pas le dire, on dira pudiquement « religieuse ». Pourtant, la revendication d’un état « Juif » ne serait-elle que religieuse ?

La ségrégation est spatiale également : le mur élevé pour séparer les deux communautés en est le meilleur symbole. La division de la Cisjordanie en trois zones, A, B et C en est une autre illustration :

L’armée israélienne a transféré à l’Autorité palestinienne la responsabilité des affaires civiles, c’est-à-dire la fourniture de services à la population, dans les zones A et B. Ces deux zones, qui contiennent près de 95 % de la population palestinienne de Cisjordanie, ne représentent que 40 % du territoire. La zone C reste entièrement placée sous l’autorité de l’armée israélienne. Cette zone représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, avec toutes les réserves foncières et l’accès aux ressources aquifères, ainsi que toutes les routes principales.

La ségrégation est aussi hautaine et méprisante (« ces gens-là ne sont pas responsables »…répètent à l’envie certains responsables israéliens), vexatrice et humiliante (les passages aux check point sont restreints ou relâchés sans prévenir) voire violentes (la répression des manifestations fait régulièrement des morts…).

C’est donc bien d’un « nouvel apartheid » qu’il s’agit.

Et dans cette situation, l’eau est ainsi un élément particulier du conflit entre Palestiniens et Israéliens, au point qu’elle constitue le « 5ème volet » des accords d’Oslo. La Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993 reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie. L’accord intérimaire de Taba du 28 septembre 1995 prévoit un partage des eaux jusqu’à la signature d’un accord permanent. Mais ce partage est incomplet : il ne porte que sur les aquifères ; le Jourdain en est exclu, les Palestiniens n’y ayant plus accès. Ensuite il gèle les utilisations antérieures et ne répartit que la quantité d’eau encore disponible, c’est dire 78 mètres cubes de l’aquifère oriental. Il est donc très défavorable aux Palestiniens qui n’exploitent que 18 % des aquifères ; soit 10 % de l’eau disponible sur le territoire.

C’est pourquoi sans règlement politique global, on voit mal comment ce qui est devenu un véritable « conflit de l’eau » pourrait trouver une solution.

Israël ou la conquête de l’eau

Analyser le partage du Jourdain, c’est d’abord relater l’histoire de l’Etat d’Israël, qui se caractérise notamment par une conquête de l’eau : maîtrise de l’eau pour assurer sa distribution et rendre la terre fertile, conquête des territoires lui assurant la sécurité de l’approvisionnement, création d’eau par les procédés les plus innovants.

Le premier sommet des chefs d’États arabes en 1964 avait pour objet de réunir les Arabes contre le détournement des eaux du Jourdain par Israël. La maîtrise des ressources en eau n’est pas nouvelle dans l’histoire d’Israël. La nécessité de disposer des sources d’eau sur le territoire du futur Etat figurait déjà dans l’esprit de l’Organisation sioniste. Les limites du futur Etat étaient pensées comme devant inclure une partie du Liban, plus précisément le Litani. Il est difficile dans ces conditions de ne pas voir dans les conquêtes territoriales qui suivirent une conquête de l’eau. À l’issue de la guerre des Six jours, Israël s’emparait de territoires riches en eau : le Golan (les sources du Banias), qui fournit 20 % de l’eau « naturelle » d’Israël, et la Cisjordanie (Jourdain, Yarmouk et aquifères). Le 14 mars 1978, l’opération « Litani » se traduira par une occupation du sud-Liban à nouveau occupé après l’opération « Paix en Galilée » lancée en février 1982. Le barrage de Karaoun est pris, qui représente un réservoir de 220 millions de m3. Au total, l’eau « naturelle » d’Israël provient pour plus de la moitié de ses frontières d’avant 1967 et un quart des territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie. Voilà pour la conquête des sources d’approvisionnement, sans que ce facteur de conflit l’emporte sur les autres.

Les droits à l’eau des Palestiniens : des droits reconnus dans le cadre d’un partage provisoire et inégal des ressources des seuls aquifères

En Cisjordanie, la nappe phréatique dite « des montagnes » est la principale ressource hydraulique partagée. Elle se divise en trois bassins. Le bassin ouest, dont 70 % de la surface se situe du côté palestinien, est le plus productif avec une capacité de renouvellement de 362 millions de mètres cubes (MCM) par an. La capacité estimée du bassin nord est de 142 MCM par an et celle du bassin de 172 MCM. Bien que ce dernier bassin se situe quasi exclusivement en Cisjordanie, l’exploitation israélienne représente 60 % des quantités extraites annuellement. En outre, la Cisjordanie borde la rivière du Jourdain mais les Palestiniens n’y ont pas accès. Cette ressource hydraulique est exploitée à 60 % par les Israéliens et à 40 % par les pays arabes.

Dans la Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993, « Israël reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie » (article 1-3). Le volet « eau » de l’accord intérimaire de Taba signé le 28 septembre 1995 entre l’Autorité Palestinienne et l’État d’Israël (Oslo II) prévoit un partage des eaux qui s’applique jusqu’à la signature d’un accord permanent.

Les clauses de 1995 des accords d’Oslo II ne concernent que les eaux souterraines. Son article 40 traite des principes de partage selon les quantités utilisées à l’époque de l’accord, plus une quantité supplémentaire que la partie Palestinienne pourrait exploiter à partir de l’aquifère Oriental. Les négociations à l’époque ne pouvaient en effet porter que sur le partage de cet aquifère qui offrait 78 millions de m3 non utilisés. Les aquifères du nord et de l’ouest étaient déjà totalement utilisés. La répartition a donc été gelée.

Ainsi, le développement des ressources hydrauliques est limité, premièrement par les dispositions de l’article 40 des accords d’Oslo II (1995) qui accordent aux Palestiniens le droit d’exploiter 18 % seulement de la nappe des montagnes. La part allouée aux Palestiniens a été définie en fonction du niveau de consommation à la date de la signature de l’accord (118 MCM/an). En outre, le développement des ressources hydrauliques palestiniennes est limité, géographiquement, au bassin Est et, en quantité, aux besoins futurs estimés sur la base d’une évolution de la population à 5 ans (+ 70 à 80 MCM/an). Or, la population a doublé depuis 1995.

Dans l’annexe III de l’accord d’Oslo II, il est précisé que 28,6 millions de m3 d’eau supplémentaire doivent être fournis pendant la période transitoire, 5 millions à Gaza, d’une part, et 23,6 millions en Cisjordanie, dont 4,5 millions à la charge des Israéliens, d’autre part.

Vu son importance, nous ne résistons pas à l’envie de signaler les dimensions ignorées encore par beaucoup de monde de notre eau si familière. À cet égard, les travaux et découvertes du chercheur japonais, Masaru Emoto, ont ouvert une voie pleine de perspectives et promesses pour l’humanité. Voici le documentaire sur les messages secrets de l’eau pour terminer ce papier :

Les messages secrets de l’eau

* * * * *

Sources : RAPPORT D’INFORMATION, DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES en conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 5 octobre 2010 sur « La géopolitique de l’eau ».
Président : M. lionnel LUCA
Rapporteur : M. Jean GLAVANY, Députés

Rapport intégral

* * * * *

Notes :

1 La mission d’information « Géopolitique de l’eau » est composée de : M. Lionnel Luca, président, M. Jean Glavany, rapporteur, Mme Nicole Ameline, MM. Jacques Bascou, Claude Birraux, Alain Bocquet, Gilles Cocquempot, Jean-Claude Guibal, Jean-Pierre Kucheida, Renaud Muselier et Jean-Marc Nesme. 

2 Un aquifère est une formation perméable d’un point de vue lithologique où s’accumule l’eau et qui peut contenir celle-ci en quantité exploitable. Une nappe phréatique ou nappe souterraine est une nappe d’eau imprégnant les roches, formée par l’infiltration des eaux de pluie et alimentant les sources et les puits. 

3 La percolation consiste pour l’eau de pluie à migrer lentement dans les sols pour alimenter notamment les nappes phréatiques. Elle se distingue ainsi du phénomène d’infiltration, où l’eau s’infiltre dans les fissures naturelles des roches et sols.

 

4 David Blanchon, L’eau, une ressource menacée ? Dossier N.8078), La Documentation française, 2010.
5 L’écoulement des eaux facilite notamment la dilution des polluants et le transport des nutriments.

 

6 Chiffres donnés par le représentant de la Bolivie lors de la présentation de la résolution sur le droit à l’eau de 2010. Les derniers chiffres de l’OMS font état d’un enfant mourant toutes les vingt secondes.. Les autres chiffres sont ceux qui figurent dans les bases de données publiques (OMS, PNUE, UNESCO). Naturellement, il est possible de trouver des estimations différentes, ces chiffres n’étant que des estimations.

 

7 Chiffre du rapport Une approche de l’eau et de la sécurité alimentaire et basée sur les services écosystémiques, publié lundi 22 août par le Programme des Nations-Unies pour l’environnement (Pnue) et l’Institut international de gestion de l’eau (Iwmi).
* * * * *

La dernière lettre de Patrice Lumumba

vignetteLe hasard de la navigation sur le web nous a amené à faire la connaissance de cette lettre que Patrice Lumumba a adressée à son épouse quelques jours avant son assassinat. Nous la partageons avec les internautes sans avoir besoin d’ajouter quoi que ce soit comme commentaires.
 
 

Ma chère Pauline,

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrais-je dire d’autre ?

Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi-même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de Congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au Nord et au Sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique ! »

Patrice Lumumba

 

* * * * *

Sources :

http://www.intal.be

Les rabbins orthodoxes contre le sionisme

vignetteDes rabbins orthodoxes venus rendre un dernier hommage à Yasser Arafat à Paris. Dieudonné leur a donné la parole dans son théâtre pour qu’ils puissent s’exprimer. C’est la seule occasion où ils ont pu dire ce qu’ils pensent en public devant une assistance initiée. Les médias les ignorent tout simplement comme à chaque fois ils doivent affronter ceux qui ont une autre opinion que la leur. Et s’il le faut la machine se met en branle pour dénigrer, discréditer et diaboliser leurs ennemis.

http://www.dailymotion.com/video/xb5nf6

* * * * *

Petit dossier sur les néoconsevateurs français

vignetteDepuis le 11 septembre ceux qui s’intéressent aux actualités d’ordre stratégique ne peuvent pas passer à côté de l’existence du PNAC (Project for a New American Century), un think tank néoconservateur regroupant des membres influents du monde politique états-unien. Parmi ces grosses têtes on peut signaler : William Kristol, Robert Kagan, Daniel Blumenthal, R. James Woolsey, Paul Wolfowitz, Gary Schmitt, Roger Barnett, etc. Par contre le public français connait moins leurs congénères dans l’Hexagone.
Déjà les deux rives du Pacifique sont en contact permanent à travers la French American Foundation (FAF) qui regroupe les atlantistes. Cette fondation signale que bien des membres du gouvernement français, des « hauts responsables de la presse écrite ou parlée, des présidents d’entreprises cotées au CAC 40 ou des secteurs de services et de haute technologie, mais aussi des artistes, écrivains, scientifiques…français » sont des anciens Young leaders dans les rangs de la FAF.
Par conséquent, l’idéologie néoconservatrice ne peut pas ne pas exister en France. Même si leurs activités ont régressé ces derniers temps, gardons en mémoire qu’ils sont toujours présents et interviennent quand ils jugent utile en faisant du lobbying, en noircissant leurs idées dans la presse sous contrôle, en vociférant dans des émissions audio-visuelles, et en mobilisant le public pour qu’il adhère à leur projet.
Au lendemain de l’accession de Nicolas Sarkozy à la suprême magistrature, les néoconservateurs français ont essayé de « vendre la guerre » contre l’Iran comme ils avaient fait quelques années auparavant contre l’Irak, mais cette guerre contre l’Iran dont ils ont tant rêvé a été jusqu’à présent écartée par une partie des Bilderbergers, la branche européenne.
Ces va-t-en-guerre (oui, ils poussent les autres à aller à la guerre mais eux-mêmes, ils ne sont pas si bêtes pour aller se faire tuer, ils préfèrent de loin faire la guerre avec leur bouche…) sont d’abord regroupés autour du Cercle de l’Oratoire, un think tank créé au lendemain des attentats  du 11 septembre pour soutenir la politique des États-Unis, puis au sein de la revue Le meilleur du Monde créé en 2006, dont le comité de rédaction est composé entre autres de : Olivier Rubinstein, Stéphane Courtois, Brice Couturier, Michel Taubmann, Pascal Bruckner, Philippe Val, Thérèse Delpech, Frédéric Encel, André Glucksmann, Romain Goupil, Pierre-André Taguieff, Antoine Basbous, Jacques Tarnero, Florence Taubmann, Bruno Tertrais, Antoine Vitkine, Marc Weitzmann, Ilios Yannakakis. Que du beau monde !
Même s’ils ont fait leur mea-culpa en 2008, les choses peuvent encore changer et on n’est pas à l’abri d’une guerre régionale voire mondiale. Il convient dans ces conditions de pouvoir identifier ceux qui pourraient la provoquer.
Voici les principales pièces du dossier :

Documents vidéos :

  • Propagande néoconservatrices sur Arte, 1ère partie :
http://www.dailymotion.com/video/x9jo0k
  • Propagande néoconservatrice sur Arte, seconde partie :
http://www.dailymotion.com/video/x9jo66

* * * * *

Petit dossier sur la FrançAfrique

De toutes les colonies qui ont obtenu leur indépendance du moins formelle, l’Afrique semble souffrir le plus des retours de bâtons néocoloniaux. Plus les pays occidentaux « aident » l’Afrique à se développer plus celle-ci sombre dans le désastre. Notez aussi que les pays occidentaux sont capables d’ »aider » les pays pauvres d’Afrique et d’ailleurs pendant ce temps-là leurs citoyens déclassés par le libéralisme se retrouvent rejetés, désœuvrés par milliers sinon par millions, n’ont plus que les trottoirs des grandes villes, ou le métro de Paris pour se poser le derrière, on les appelle pudiquement les SDF, ils errent dans l’indifférence totale comme des zombis à la recherche d’une lueur d’espoir. Quelle générosité et quelle humanité de la part des pays donateurs ! Mais revenons à nos misères : quelle est la cause du désastre africain ? Les dictateurs, dit-on. Mais on ne nous dit pas qui les ont installés, qui continuent à garder des relations, intimes parfois, avec ces dictateurs, qui profitent du pétrole et des richesses minières immenses de ce continent, qui ont fait disparaitre des leaders démocrates, des patriotes qui ne se sont pas laissés corrompre, pour les remplacer par des hommes de paille, despotes, tyrans ou dictateurs.
Force est de constater que tous ceux qui se sont dressés pour dénoncer la main mise de l’Occident sur la l’Afrique, sur leur pays et leur richesse, pour essayer de mettre en place un autre modèle plus respectueux de l’humain, de l’environnement, de la liberté, de la démocratie véritable, tous ceux qui ont essayé de se soustraire de la tutelle néocoloniale ont trouvé des assassins sur leur chemin, ou bien ce positionnement a fourni des prétextes aux anciens coloniaux d’intervenir directement ou indirectement avec leurs forces militaires, et si besoin des mercenaires de tout poil, pour rétablir l’ordre colonial. Plus pernicieux encore : pendant qu’on assassine, fomente des coups d’État, on fait courir la rumeur qui fait des Africains des enfants, des incapables de se gouverner seuls sans l’aide de leurs protecteurs coloniaux. Dans les années 1980 on entendait dire aussi la litanie : « Le seul pays d’Afrique qui marche c’est l’Afrique du Sud », sous-entendu qu’elle était dirigée par des Blancs, et on gomme dans son discours l’Apartheid. Un hasard ? Pensons à :

  • Nasser qui nationalisa le Canal de Suez en 1956 et l’intervention anglo-française qui s’en suivit ;
  • Mulumba qui affirma l’indépendance du Congo face aux forces colonialistes belges et leurs alliés, et qui finit par être assassiné par elles ;
  • Thomas Sankara avec sa volonté de construire un Burkina-Faso véritablement démocratique en mettant sur pied une politique de redressement national pour éliminer les causes de soumission et retrouver la dignité. Il a été abattu par une rafale de mitraillette crachée par un commando [1].
  • le Dr. Outel Bono du Tchad, homme de gauche très populaire et apprécié des siens finit par se faire assassiner en France au profit des dictateurs soutenus par la FRAAAAANCE ;
  • Sylvanus Olympio qui a été assassiné deux jours avant « la signature des accords qui doivent sceller la rupture entre la Banque de France et son homologue togolaise ». Olympio voulait que son pays, indépendant, pût jouir d’une souveraineté monétaire; [2].
  • Kadhafi avec l’intervention de l’OTAN à l’heure actuelle.

La liste serait longue si on doit aligner toutes les victimes d’Afrique du néocolonialisme maléfique et corrupteur. Notons simplement que ce schéma s’appliquait aussi à l’Amérique latine et ailleurs, seule différence, celle-ci constituait la chasse gardée des États-Unis : on éliminait les dirigeants intègres tels que l’argentin Che Guevara, le Chilien Salvador Allende, le Guatémaltèque Jacobo Arbenz pour ne citer que les plus connus, au profit des dictateurs plus accommodants, plus dociles, plus maniables donc plus corrompus. Pour les pays développés d’Occident, il va de soi qu’il est préférable, plus confortable de traiter les affaires avec des dictateurs corrompus ou des hommes de paille qu’avec les dirigeants intègres. Pensons également à Evo Morales et Hugo Chavez à l’heure actuelle, qui veulent se défaire des liens d’exploitation avec les États-Unis, et les calomnies déversées à leur encontre, les tentatives d’assassinat qui les prennent pour cibles, etc. On en est toujours là.

Il est grand temps d’appeler un chien un chien, de dénoncer ces emprises sur les anciennes colonies maintenues en dépendance par bien des méthodes honteuses. C’est dans cette optique que nous mettons en ligne un petit dossier sur les relations entre l’Afrique et l’Occident dont celles avec la France qui ont défrayé les chroniques : la FrançAfrique.

On en est encore loin du compte mais il faut bien un début à tout. Ce dossier sera mis à jour régulièrement au fur et à mesure et en fonction des sources disponibles pour pallier les lacunes.

  • Françafrique l’envers de la dette : une conférence de François-Xavier Verschave en 5 séquences :

Quelques ouvrages de François-Xavier Verschave :

  • La Françafrique. Le plus long scandale de la République, Stock, 2003
  • L’Envers de la dette. Criminalité politique et économique au Congo-Brazza et en Angola, Éd, Agone, 2002.
  • De la Françafrique à la Mafiafrique, Éd. Tribord, 2004.
  • Noir Chirac – Secret et impunité, Éd. Les Arènes, 2002
  • Petit guide de la Françafrique. Un voyage au coeur du scandale :http://survie.org/publications/brochures/article/petit-guide-de-la-francafrique

On peut compléter cette liste avec l’ouvrage de :

  • Patrick Pesnot, Les dessous de la Françafrique. Les dossiers secrets de Monsieur X, Éditions Nouveau monde, 2010, 511 p.

Autres pièces du dossier :

Dans ce reportage exclusif qui suit, vous verrez comment l’Afrique Centrale a été dévalisée de son uranium, son or, son ivoire et ses diamants par… Par qui ? La France sous Giscard d’Estaing avec l’aide de la Suisse. Ce documentaire, interdit dans les grands média, témoigne à quel point l’Afrique n’est qu’une « ressource » exploitable… C’est l’une de ces histoires qui ont émaillé la politique africaine, à la seule différence qu’elle est racontée ici, par l’un de ses principaux acteurs.

Incroyables Révélations de Bokassa – (Entrevue interdite). Merci à Polycarpe Kalembwe d’Atlanta qui nous a signalé ce documentaire) Image de prévisualisation YouTube

* * * * *

Note :
[1]. Les comploteurs ont même trouvé un médecin pour attester que Thomas Sankara est mort de mort naturelle. Incroyable mais vrai. Ces gens-là n’ont pas peur du ridicule. Voir : Patrick Pesnot, Les dessous de la Françafrique, Éditions Nouveau Monde, 2010, p. 56.
[2]. op.cit., p. 133.

* * * * *

Marine Le Pen & Israël

vignetteLes élections présidentielles s’approchent. Les candidats se bousculent au portillon. Puisque les partis politiques se comportent aussi comme des machines à produire des candidats, tâche qui absorbe plus d’énergies et de moyens que celle qui consiste à remettre la société sur des fondations saines, à s’inquiéter de l’avenir de générations futures, etc. Nous versons ainsi au fur et à mesure des pièces au dossier des candidats. Nous commençons avec la candidate du FN, Marine Le Pen en nous posant des questions sur ses relations avec Israël. Non, ce n’est pas des questions incongrues ou absurdes car cela relèverait simplement de la « Realpolitik » :

Il va de soi que le fait d’être membre d’une délégation pour les relations avec un pays ne prouve pas qu’on est financé par ce pays, mais quand on représente un parti dont les idées sont diamétralement opposées à celles du pays en question, la question reste ouverte, c’est ce que Paul-Éric Blanrue se demande.

D’un autre côté, à travers les déclaration de Marine Le Pen sur Israël et le fait d’être juif en France, sur l’immigration, cause de tous les maux de France, on ne peut que se poser de grosses questions. On dirait que la fille a pris son père à contre-pied sur cette question en rendant le FN plus fréquentable : il n’est plus désormais antisémite mais seulement islamophobe, ce qui convient bien à nombre d’électeurs et de représentations communautaires dont le CRIF. Rappelons qu’entre les deux tours des élections présidentielles de 2002, lorsque Jacques Chirac allait affronter Jean-Marie Le Pen, le président du CRIF de l’époque, Roger Cukierman, a déclaré que « c’est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquille« . Propos sans ambigüité. Quand plus d’un million de Parisiens sont descendus dans la rue pour barrer la route à l’extrême-droite, le philosophe inconditionnel de la cause d’Israël s’est indigné dans son émission hebdomadaire de France Culture le samedi matin, en qualifiant cette vague d’indignation populaire de manifestation de la pensée unique. Rien que ça ! Le sionisme et l’extrême-droite peuvent apparemment trouver des terrains d’entente sur le dos des Arabes, bien entendu. Cette alliance de nature opportuniste d’anciens ennemis contre un ennemi commun, les immigrés arabes, catalogués islamistes, n’est pas tout à fait incompréhensible. On se retrouve comme dans un vulgaire western qui met en scène ce genre de situation tripartite dont l’issue n’est pas connue d’avance.

On peut mettre en doute les propos de Farid Smahi en se disant que ce sont des accusations non fondées d’un homme blessé, car excommunié, qui se venge. Mais c’est souvent quand la maison a brûlé qu’on s’aperçoit qu’il y avait des rats dedans, selon un proverbe extrême-oriental. En ce qui concerne le chapitre des financements du FN, signalons aussi les propos sans équivoque de François Asselineau, Président de l’UPR, qui affirme que dans la période 1985-1992, le FN a été financé par la CIA :

Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui sont « maniaques » de preuves, on leur souhaite bon courage dans la recherche des preuves matérielles de ce mariage de raison. On sait par ailleurs que dans la vie politique tout ne passe pas par les banques et les chèques, mais les billets de banque, les valises chargés sont de très utiles moyens pour tout le monde.

Bonne campagne !

* * * * *

 

 

 

PNAC, The Project for a New American Century

vignetteVous trouverez dans sur cette page une traduction du chapitre « RECONSTRUIRE LA DÉFENSE DE L’AMÉRIQUE » du PNAC. Cette traduction a été faite par Jean-François Goulon, traducteur des « Secrets de la Réserve Fédérale« , qui l’a mise en ligne sur son site. D’autres traductions existent sur le web notamment celle qui a été faite par Pierre-Henri Bunel et qui est accessible via le site de Reopen911.

Voici la traduction de Jean-François Goulon : PNAC.pdf

De la nano-thermite dans les décombres du WTC

vignetteDes scientifiques ont trouvé de la nano-thermite dans les décombres du WTC : l’interview du chimiste Niels Harrit le 6 avril 2009 par TV2, l’une des deux chaînes danoises les plus respectées, apporte une preuve matérielle de plus de la démolition contrôlée des Tours Jumelles lors des attentats du 11 septembre.

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x92lw5

Sources :

http://www.reopen911.info/video/n-harrit-interviewe-sur-tv2-danoise-nano-thermite-au-wtc.html

Les secrets de la Réserve Fédérale

vignetteUn documentaire en deux parties sur le Système de la Réserve Fédérale, une institution qui n’a rien de fédéral à part son nom, pensée et conçue dès 1910 par un groupe de cinq banquiers les plus puissants des États-Unis et un sénateur qui se sont retirés dans l’Ile de Jekill en Géorgie pendant 9 neufs jour à l’abri des regards indiscrets, leur projet a par la suite été adopté par le Congrès en 1913 après l’élection du président Woodrow Wilson. Deux hommes-clefs qui ont facilité cette réussite financière que d’aucuns n’a pas hésité à la qualifier de « coup d’État financier », le Colonel Edward Mandell House, ami intime du président Woodrow Wilson, et le financier Paul Warburg, concepteur du projet, devenu par la suite premier Gouverneur de la Réserve Fédérale.

Ce documentaire s’inspire de l’ouvrage de Eustace Mullins intiulé Les secrets de la Réserve Fédérale. La London connection, paru aux États-Unis en 1952. Dix ans plus tard 10,000 exemplaires de la version allemande parue en 1955 ont été brulés par les agents du gouvernement sous les auspices du juge Israël Katz de la Cour suprême de Bavière avec le consentement de l’Ambassadeur des États-Unis.

L’auteur qui explique entre autres, les liens entre la création de la Réserve Fédérale, la Fed en 1913 et la crise de 1929, les deux guerres mondiales, les dettes publiques, etc., n’a complètement terminé son œuvre qu’en 1991. Il n’a pas hésité à taxer ceux qui ont mis en place ce système de « syndicat du crime ». Inutile de dire que le lecteur y découvre « des secrets plus explosifs les uns que les autre ». Un ouvrage capital pour décrypter les événements survenus dans la première moitié du XXe siècle, pour comprendre l’état de notre monde.

Mais en attendant vous pouvez visionner ce documentaire en deux séquences :

Première partie :
Image de prévisualisation YouTube

Seconde partie :
Image de prévisualisation YouTube

Lettre de Pierre Laval, chef du gouvernement, adressée à Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, 12 mai 1942

vignette« Excellence,

j’ai pris, à un moment difficile, la responsabilité de la direction de la politique française, sous la haute autorité du Maréchal Pétain. Vous connaissez mes vues sur les relations que je désire voir s’établir entre nos deux pays. Elles ont besoin d’une base de loyauté et de confiance.

Les Français savent que je veux rechercher et épuiser tous les moyens, afin d’arriver à une réconciliation et une entente étroite avec l’Allemagne. Les Français savent que la paix future est sauvegardée par notre entente, et, dans ces conditions, je suis certain que la France trouvera, dans la nouvelle Europe, une place digne de son passé. Afin de protéger l’Europe d’une bolchevisation qui détruirait notre culture jusque dans ses bases, l’Allemagne s’est préparée à une lutte gigantesque. Le sang de sa jeunesse va couler. Je voudrais que vous sachiez que le gouvernement français ne reste pas indifférent devant l’ampleur immense des sacrifices, auxquels votre pays consent volontairement, et dans notre malheur, je voudrais vous dire, spontanément et simplement, que la France est disposée, selon ses possibilités et sans aucun ajournement, à contribuer pour sa part à vos efforts. (Souligné par nous)

L’Allemagne a mobilisé, en vue de la plus grande bataille de l’histoire, les éléments les plus jeunes et les plus actifs de son peuple, elle a, par conséquent, besoin d’hommes. Je comprends ces nécessités et je suis prêt à mettre mon aide à votre disposition. J’ai le désir, en conséquence, que des Français, aussi nombreux que possible, prennent dans vos usines la place de ceux qui partent sur le front de l’Est.

Les Français sont liés à leur sol, mais je sais qu’ils seraient prêts à le quitter pour une tâche dont la signification historique et nationale leur a été exposée. Je ferai de mon mieux dans ce sens et je vous prie de m’aider en vue de créer un terrain psychologique qui pourrait faciliter mon action. La France est représentée, de façon symbolique, sur le front de l’Est par la Légion antibolchevique. Il serait possible d’en augmenter les effectifs, et le gouvernement français a décidé de donner, à tous les anciens et futurs volontaires, l’assurance que leurs intérêts personnels et ceux des membres de leurs familles seront sauvegardés avec équité.

Je prie Votre Excellence de bien vouloir soumettre cette lettre au Führer comme témoignage de la sincérité du gouvernement français. Veuillez agréer, Excellence, l’assurance de ma très haute considération et de la sincérité de mes sentiments. »

Sources

Le Matin, 23 juin 1942

Histoire 1ère, Nathan (Coll. J. Marseille), 1994, p. 341

Des ouvrages qui changent le regard sur monde

vignetteSont regroupés ici des ouvrages dont on tait l’existence ou qu’on salit car ils révèlent des faits troubles, ou des vérités dérangeantes. Cette pratique recouvre plusieurs domaines de connaissance : politique, stratégie, finance, économie, académie, etc. Pour ne pas faire double emploi avec ce qui existe déjà sur notre site (http://www.danco.org/), nous redirigeons nos lecteurs vers ces pages. Il suffit de cliquer sur le lien suivant :
http://www.danco.org/doc/lecture.html

Bonne lecture

La famille Bush et l’Allemagne nazie (partie II)

vignette10.000 criminels nazis dans l’industrie de guerre américaine

 

En 1942, Allen Dulles, avocat et ami intime de la famille Bush, est chargé d’empêcher la presse de citer le nom de la famille après le constat officiel que «de grandes parties de l’empire Prescott-Bush ont opéré pour l’Allemagne nazie et ont contribué à l’effort de guerre allemand».(1) L’année suivante, il est nommé à la tête de l’OSS (service secret prédécesseur de la CIA). Il rencontre, en Suisse, l’adjoint de Himmler, Karl Wolff.(2) Ils élaborent trois projets pour faire passer des nazis aux USA.

Peter Mertens
16-10-2002

Le premier projet de la CIA est le Displaced Persons Act, une campagne d’immigration qui fait entrer un demi-million d’Européens de l’Est aux USA entre 1948 et 1952. Parmi eux, 10.000 criminels de guerre nazis3: des officiers supérieurs de la Croix de Fer hongroise, de la Légion bulgare, de l’Organisation des Nationalistes ukrainiens de Stephan Bandera, de la Légion lithuanienne et de la Brigade blanc-russe. La plupart ont créé des divisions de Waffen-SS et sauvagement massacré des communistes, des juifs et d’autres citoyens.4 Le Hongrois Laszlo Pasztor représentait le gouvernement du fasciste hongrois Ferenc Szalasi à Berlin pendant la guerre. En 1972, George H.W. Bush sr., alors président du conseil national des Républicains, le nomme président du Conseil républicain des Nationalités.5 Pasztor ouvre la porte aux criminels nazis est-européens. Comme Nicolas Nazarenko, officier des Waffen-SS en Roumanie et spécialiste des «interrogatoires» de prisonniers politiques.6 Ou Radi Slavoff, porte-parole d’Ivan Docheff, fondateur de la Légion bulgare. Ou Florian Galdau, aumônier de la Garde de Fer roumaine, qui se vante d’avoir aidé des milliers de criminels de guerre roumains à entrer aux USA. Walter Melianovich représente l’Association américano-belarusse, qui chante les louanges des bourreaux de la Brigade blanc-russe, une unité des Waffen-SS.7 Ce petit club devient en 1988 l’âme de la campagne électorale de George H.W. Bush pour les présidentielles. Slavoff est président des «Bulgares pour Bush», Galdau des «Roumains pour Bush» et Melianovich des «Ukrainiens pour Bush».8

Projet Paperclip: guerre biologique et destruction massive

Dulles et ses amis du ministère de la Guerre mettent aussi au point un deuxième programme top-secret: le projet «Overcast», rebaptisé plus tard projet «Paperclip». Le but est de rechercher et de recruter pour l’industrie de guerre américaine des scientifiques nazis, spécialistes en aéronautique, en guerre biologique et chimique, en recherche nucléaire et en traitement de l’uranium.

Un document du 2 juin 1953 montre qu’à ce moment, au moins 820 nazis sont entrés aux USA via l’opération Paperclip. Parmi eux, le général-major nazi Walter Emil Schreiber, l’homme qui a expérimenté sur des prisonniers le gaz-gangrène, le virus du typhus, certaines drogues, l’eau glacée, les chambres de basse pression. Il est affecté à l’école de médecine de la Force aérienne au Texas. Le général-major Kurt Blome, spécialiste de la guerre biologique et des expériences avec le vaccin de la peste est embauché au département chimie de l’armée US.9

Werner Von Braun (à dr.) à Fort Bliss, Texas. Avec Walter Dornberger, il a bricolé les fusées V2 allemandes à Peenemunde. 20.000 prisonniers de guerre des camps de concentration de Dora et Nordhausen y ont perdu la vie. L’avocat de la famille Bush, Allen Dulles les embauche dans l’industrie de guerre américaine, ainsi que des milliers d’autres criminels nazis. Dornberger travaille chez Bell Aircraft (Bell Textron), Von Braun devient directeur du Marshall Space Flight Center de la Nasa. (Photo archives)

Werner Von Braun a travaillé à Peenemunde au projet des fusées V2 allemandes, dirigé par le général Walter Dornberger. On estime que la fabrication de ces fusées est responsable de la mort de 20.000 prisonniers des camps de concentration de Dora et Nordhausen. L’armée américaine fait venir aux Etats-Unis des tonnes de V2, des documents techniques et 1.200 spécialistes allemands en la matière. Dornberger travaille chez Bell Aircraft (Bell Textron) et collabore aux programmes de l’armée américaine. Von Braun devient même directeur du Marshall Space Flight Center de la Nasa.10

Le ministère de la Guerre fait ainsi entrer aux USA des experts en guerre biologique et en armes de destruction massive, qui avaient testé leur «spécialité» au service d’Hitler, sur des millions de gens. Ils collaborent au développement d’armes biologiques que les USA utiliseront contre la Grèce, la Corée et le Vietnam. Le club des amis de George H.W. Bush est également actif dans ces milieux. Pasztor, Nazarenko et Melianovich font partie du lobby de l’armement «Coalition pour la Paix par la Force» du Conseil de Sécurité américain (ASC). L’ASC est une initiative militaro-industrielle lancée entre autres par Aircraft Industries Association, Standard Oil, Honeywell, U.S. Steel et United Fruit. L’ASC milite ouvertement pour «une offensive nucléaire surprise contre l’Union soviétique».11 Après le 11 septembre, ils atteignent enfin leur but: la chambre et le sénat américains approuvent l’usage premier et unilatéral de l’arme nucléaire comme politique officielle.

Opération Sunshine: spécialistes de la guerre contre le terrorisme

La pièce maîtresse d’Allen Dulles est l’Opération Sunshine. Reinhard Gehlen était le chef du réseau d’espionnage allemand en Union soviétique (Fremde Heere Ost) et donc le plus haut officier de renseignements d’Hitler sur le Front de l’Est. Il obtenait ses informations en interrogeant férocement les prisonniers de guerre. Tortures, mauvais traitements et meurtres ordonnés par Gehlen ont coûté la vie à 4 millions de prisonniers de guerre soviétiques.12 Il a proposé aux Américains une alliance contre le communisme et leur a remis une liste d’agents nazis. Le 22 août 1945, l’avion personnel du général Smith l’amène aux Etats-Unis. Pendant dix ans, la CIA a dépensé au moins 200 millions de dollars et a payé 4.000 agents clandestins à plein temps pour faire tourner le réseau Gehlen au profit des Américains.13

Le SS Sturmbannführer Aloïs Brunner était un expert en déportation de «terroristes»: communistes, dirigeants syndicaux et juifs. Il était l’architecte des ghettos et des convois vers les camps de concentration. On le considère comme directement responsable de la mort de 128.500 personnes.14

La CIA met ces experts de la «lutte contre le terrorisme» au travail à Fort Bragg. C’est de là que George H.W. Bush dirige lui-même toutes les opérations secrètes de la CIA, sous le nom de «contre-terrorisme».15 Pendant un demi-siècle, ces nazis ont dû travailler en secret à Fort Bragg, dans la Nasa, dans le complexe militaro-industriel, dans le lobby de l’armement et dans la CIA. Ils ont développé des concepts comme la «guerre contre le terrorisme» et la «lutte de libération contre les Etats-voyous». Après la chute de l’Union soviétique en 1989, ils ont crié victoire une première fois. Et une deuxième fois après le 11 septembre 2001.

Car c’est à ce moment que leurs amis Bush, Cheney et Rumsfeld ont décidé de faire de la «guerre préventive», de «l’offensive nucléaire» et de la «répression du terrorisme intérieur» la politique officielle des USA.

* * * * *

Notes :

1 Carla Binion, Nazis and Bush family history, Online Journal, 21.12.00.

2 Andreas von Bülow, In Namen des Staates. Piper Verlag, 2002, blz. 377.

3 Christopher Simpson, Blowback: America’s recruitment of nazis and its effects on the Cold War. Collier Books, 1989, pp. 201-202, 215-216 ·

4 Russ Bellant, Old Nazis, the New Right and the Reagan Administration. Political Research Associates, 1989, pp. 10-11. Ook op www.skepticfiles.org ·

5 John Loftus, Mark Aarons. The Secret War Against the Jews. St Martin’s Press, 1997.

6 Christopher Simpson, o.c., pp. 273-274 ·

7 Russ Bellant, o.c., pp. 10-17 ·

8 Carla Binion, Nazis and the Republican Party, Online Journal, 28.01.00.

9 Covert Action, Special: nazis, the Vatican, and CIA, 25/’86., pp. 23-26 ·

10 Simpson, o.c., pp. 27-31. Robert Sherill, www.texas.observer.org ·

11 Russ Bellant, o.c., Part II, p. 4 ·

12 Simpson, o.c., p. 44 ·

13 Simpson, o.c., p. 53 ·

14 Simpson, o.c., p. 248 ·

15 Simpson, George Bush Takes Charge. Covert Action Quarterly, nr. 58.

Sources :

http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAAGBB&obid=15819

 

La famille Bush et l’Allemagne nazie (partie I)

vignetteComment les financiers Thyssen et Bush ont armé Hitler

La famille Bush a joué un rôle central dans le financement et l’armement d’Adolf Hitler avant son accession au pouvoir en Allemagne. Elle a aidé les fabricants de canons à construire la machine de guerre nazie. Durant les premières années de guerre, la famille Bush a empoché les bénéfices du travail forcé dans les mines d’Auschwitz. Elle a aidé à développer la théorie de la «race pure». Premier article d’une série de trois sur les liens de la famille Bush avec l’Allemagne nazie.

Peter Mertens
09-10-2002
A la fin de la première mondiale, August Thyssen, le plus grand producteur militaire d’Allemagne, craint l’effondrement de son empire sidérurgique. Il fonde à Rotterdam aux Pays-Bas, pays «neutre», la Banque du Commerce et de la Navigation. Il y transfère le butin de guerre de l’August Thyssen Bank à Berlin pour ne pas payer les dédommagements exigés par le traité de Versailles. Le vieil August offre 100 millions de dollars à son fils Fritz, ainsi que son empire industriel dans la région de la Ruhr. En 1923, Fritz Thyssen est conquis par Adolf Hitler, l’homme qui peut sauver l’industrie allemande des révoltes de la classe ouvrière.1 Le baron de l’acier rencontre Hitler et le général Erich Ludendorff et décide de verser 100.000 marks-or au jeune parti nazi, le NSDAP.

Mais le parti de Hitler a besoin de beaucoup plus de fonds pour vaincre le mouvement communiste. Le butin de guerre planqué à Rotterdam ne suffit pas. Thyssen souhaite donc créer une branche américaine. En 1922, il rencontre à Berlin Averell Harriman, patron de la société d’investissement W.A. Harriman & Co. Un rapport d’enquête officiel datant de 1942 relate: «Harriman et Thyssen ont convenu de créer une banque pour Thyssen à New York. Des amis d’affaires de Harriman se chargeraient de la direction, avec l’envoyé de Thyssen, H.J. Kouwenhoven, arrivé spécialement aux Etats-Unis à cet effet.»2

La direction de Brown Brothers & Harriman. Le deuxième à partir de la gauche est Prescott Bush, grand-père de George W. Bush. La firme travaille avec le géant de l’acier allemand Fritz Thyssen, pour porter Hitler au pouvoir. L’argent des crimes nazis atterrit aux USA et George Bush père s’en servira plus tard pour se lancer dans le secteur pétrolier. (Photo archives )

Les fabricants de canons allemands s’adressent à la famille Bush

Ainsi, après Berlin et Rotterdam, Thyssen s’installe aux Etats-Unis. Début 1924, Kouwenhoven, directeur de la Banque du Commerce et de la Navigation, se rend à New York pour y créer, avec l’aide d’Averell Harriman et George ‘Bert’ Walker, l’Union Banking Corporation (UBC) à Broadway, à la même adresse que Harriman & Co. En réalité, l’Union Banking Corporation est la propriété de la Rotterdamse Bank, à son tour propriété de Fritz Thyssen.3

Le 10 janvier 1925, la August Thyssen Hütte obtient un prêt de 12 millions de dollars d’une autre banque américaine, la Dillon, Read & Co et 5 millions de dollars un an et demi plus tard. Dillon est un vieil ami de Sam Bush, l’arrière-grand-père de l’actuel président américain. Sa banque est utilisée par Standard Oil, Ford, General Electric, Du Pont et ITT pour financier Hitler. Grâce aux dollars américains, toute l’industrie sidérurgique allemande se fond, sous la direction de Fritz Thyssen et de Friedrich Flick, dans les Vereinigte Stahlwerke (les Aciéries réunies).4 «Les tâches étaient réparties: les comptes personnels et confidentiels de Thyssen à des fins politiques et connexes sont dirigés par l’organisation de Walker-Bush; alors que les Vereinigte Stahlwerke effectuaient leurs opérations bancaires via Dillon Read.»5

Le 1er mai 1926, George Walker confie la vice-présidence de Harriman & Co à son beau-fils, Prescott Bush, grand-père de George W. Bush. En 1931, Harriman & Co fusionne avec une société d’investissement britannique. Brown Brothers & Harriman obtient une part importante dans l’industrie minière polonaise, la Consolidated Silesian Steel Corporation. Les deux tiers de cette compagnie sont aux mains de Friedrich Flick,6 qui appartient au «cercle d’amis» de Heinrich Himmler. Il utilise une partie de ses bénéfices pour financer l’organisation terroriste Schutzstaffel (S.S.).

Prescott Bush se voit confier la supervision des Vereinigte Stahlwerke de Thyssen et Flick. Ceux-ci financent Hitler jusqu’à son accession au pouvoir. En 1932, Thyssen organise une rencontre avec Hitler au Park Hotel de Düsseldorf. Il parvient à convaincre les bonzes de l’industrie de la Ruhr de soutenir Hitler. Les magnats de l’acier seront le cur de l’industrie de guerre allemande: les Vereinigte Stahlwerke produisent 50,8% du fer, 41,4% des tôles d’acier, 35% des explosifs et 22,1% du fil d’acier de toute l’Allemagne nazie.7

L’arrière-grand-père et le grand-père Bush avaient intelligemment placé leurs billes. Via la banque Brown Brothers & Harriman ils investissent dans l’Allemagne nazie. Via la banque UBC de Thyssen ils récoltent aux USA les bénéfices de l’armement. Ceux-ci se chiffrent en 1934 à des centaines de millions. A New York, Prescott Bush est devenu entre-temps le managing director d’UBC. «La famille Bush savait très bien que Brown Brothers était le canal qui acheminait l’argent vers l’Allemagne nazie et que l’Union Bank était le pipeline secret qui amenait l’agent nazi aux Etats-Unis, via les Pays-Bas», écrit John Loftus, ancien procureur du département US contre les crimes de guerre nazis.8

Esclavage dans les mines polonaises au profit de Prescott Bush

La Consolidated Silesian Steel Corporation est établie près de la ville d’Oswiecim en Pologne, dans l’une des régions les plus riches en minerais. En 1934, la société de Flick et Bush est accusée par le gouvernement polonais de fraude, de comptabilité fictive et d’évasion fiscale. L’année suivante, l’arrière-grand-père Bush conclut un compromis avec le gouvernement polonais. Mais la Consolidated Steel continue à piller les minerais de Pologne pour la fabrication de chars, d’avions et d’explosifs, qui serviront à l’Allemagne pour envahir la Pologne cinq ans plus tard.

C’est à Oswiecim que Hitler fera construire en 1939 le premier camp de concentration qui entrera dans l’histoire sous le nom allemand de la petite ville: Auschwitz. Dès la fin de 1941, le camp sera également utilisé pour le travail forcé sous l’autorité des SS de Himmler.9 Les prisonniers «valides» travaillent comme des esclaves dans les mines et dans les usines d’IG Farben et de la Consolidated Steel. Pendant la guerre, Thyssen et Flick revendent la Consolidated Steel à UBC. La société est rebaptisée Silesian American Corporation, totalement contrôlée par Harriman et le manager Prescott Bush. Le grand-père Bush et Harriman empocheront l’argent du travail fourni dans les mines par les milliers d’esclaves en provenance d’Auschwitz.10

Après l’attaque de Pearl Harbour en 1941, le gouvernement américain interdit le commerce avec l’ennemi (Trading with the Enemy Act). Le 22 octobre 1942, les actions de l’Union Banking Corporation sont saisies, y compris celles de Harriman et Prescott Bush. Le gouvernement constate que la banque de Bush «gère les bénéfices de la famille Thyssen et appartient à des ressortissants d’une certaine nation ennemie».11 Harriman et Bush sont dénoncés comme collaborateurs. Un mois plus tard, le gouvernement reprend aussi la Silesian American Corporation. Mais la société peut continuer à travailler et Prescott Bush conserve sa fonction jusqu’en 1943 grâce au soutien de l’avocat Allen Dulles, l’homme qui créera plus tard la CIA.12 A la mort de Fritz Thyssen, en 1951, les actionnaires de Brown Brothers & Harriman récupèrent leur argent sale. Prescott Bush reçoit 1,5 million de dollars pour sa part dans UBC, qu’il donne à son fils, George Herbert Walker Bush, pour se lancer dans le secteur du pétrole.13 Avec ces fonds, George Bush senior fonde la Bush-Overby Development Company, active dans le commerce du pétrole et dans les brevets pétroliers. Deux ans plus tard, il crée la Zapata Offshore Oil Company, la firme qui exploitera les premiers puits de pétrole au large du Koweït et qui plus tard, comme Pennzoil Company, obtiendra des intérêts au Qatar et en Egypte.14 C’est avec l’argent des crimes nazis que la famille Bush s’est lancée dans le secteur pétrolier, qu’elle s’est liée à la famille royale du Koweït et qu’elle a déclenché la première guerre du Golfe contre l’Irak.15

1 Tony Rogers, Heir to the Holocaust. Prescott Bush, 1.5 Million Dollars, and Auschwitz: How the Bush Family Wealth is Linked to the Jewish Holocaust. In: Clamor Magazine, 6 mai 2002. http://www.clamormagazine.org/features/issue14.3_feature.html ·
2 Memorandum to the Executive Committe of the Office of Alien Custodian, 5 octobre 1942. Cité dans: Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. George Bush: The Unauthorized Biografy. Chapitre 2, p 3. http://www.tarpley.net/bushb.htm ·
3 John Loftus, The Dutch Connection, How a famous American family made its fortune from the Nazi’s. http://www.baltech.org/lederman/bush-nazi-fortune-2-09-02.html ·
4 K.E. Von Schnitzler, Der Rote Kanal. Ed. Nautilus, 1992, p 291. ·
5 Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. George Bush: The Unauthorized Biografy. http://www.tarpley.net/bushb.htm ·
6 Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. o.c. ·
7 Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. o.c. ·
8 John Loftus, o.c. ·
9 Arno J. Mayer, De hakenkruistocht tegen rood en jood. Berchem, EPO, 1999. pp 210-215. ·
10 Tony Rogers, o.c. ·
11 Tony Rogers, o.c. ·
12 Tony Rogers, o.c. ·
13 Tony Rogers, o.c. ·
14 Eric V Thompson, Major Oil Companies in the Gulf Region. University of Virginia, Petroleum Archives Project, Arabian Peninsula and Gulf Studies Program. Prepared with support from The Kuwait Foundation for the Advancement of Sciences. http://www.virginia.edu/igpr/apagoilhistory.html ·
15 Chris Floyd, Blood Simple. In: Metropolis, The Moscow Times, 13 septembre 2002. http://www.tmtmetropolis.ru/stories/2002/09/13/120.html

Sources :
http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAAB&obid=15696

 

L’énergie libre

« Je ne fais pas ça pour l’argent  » dit Minato, mais je souhaite apporter une contribution à la société, aider les fabricants des bas quartiers d’ici et d’ailleurs. Je souhaite inverser les tendances causées par les grandes multinationales. Il y a de la place pour les entreprises. Mais comme nous l’avons appris avec l’industrie pétrolière, l’énergie est un domaine où une invention qui fait une percée telle que celle-ci ne peut pas être confiée à de grosses sociétés. »

Monsieur Minato

Des investisseurs arrivent, la société commence à recevoir des fonds. Les banques ne considèrent plus M. Minato comme un excentrique. Le jour de la visite de John Dodd, un banquier d’Osaka a annoncé sa participation à hauteur de 100 millions.

La société de Minato préfère que la commercialisation soit lancée au Japon, car Minato n’a pas eu de bonnes expériences avec les USA et la Chine, et il pense ainsi s’assurer que les choses seront bien faites, grâce à de petites sociétés munies d’un excellent savoir faire.

Déjà des ventilateurs et climatiseurs de voiture sont en fabrication. 40.000 appareils ont déjà été vendus. On imagine mal qu’un japonais achète un appareil qui n’est pas valable. Les applications prévues concernent par exemple les appareils domestiques, les ordinateurs, les téléphones (un micro générateur est en cours de fabrication)…et même les véhicules.

L’étonnant Moteur de Minato



LES ENERGIE LIBRES EXISTENT
envoyé par SECRET-REALITE
Un moteur révolutionnaire alimenté par des aimants permanents, mis au point par un inventeur japonais est aujourd’hui mis en production.
Une économie d’énergie de 80 %, absence de chaleur et de bruit… de quoi séduire plus d’un investisseur ! Kuhai Minato veut toutefois privilégier une fabrication locale par de petites unités indépendantes.

Alertés par un collègue en émoi qui venait de voir une invention incroyable – un moteur magnétique qui ne consommait presque pas d’électricité – notre scepticisme nous fît d’abord décliner l’invitation. Si cette technologie était si géniale, comment se faisait-il qu’il n’y avait point encore de clients ?
Nous oubliâmes l’invitation et la société productrice, jusqu’à ce que notre ami revienne à la charge.
« Eh oui », annonça-t-il, « ils viennent d’en vendre 40000 exemplaires à une chaîne de supermarchés de bricolage locale. Alors, voulez-vous le voir ? »
Au Japon, personne n’achète 40000 ventilateurs de grande surface sans être à peu près sûr qu’ils vont fonctionner.

Le techno-maestro

Les rues de Shinjuku Est sont jonchées des rebuts des nombreuses petites manufactures et ateliers, qui s’y trouvent encore, pas vraiment l’image de marque d’une société de haute technologie mondiale ! Mais c’est là que Nobue Minato, la femme de Kohei Minato, cogérante de la firme familiale, nous accueille à l’extérieur de l’atelier de l’inventeur.
L’atelier ressemble au garage d’un géo trouvé-tout, version Hollywood. Machines électriques, câbles, instruments de mesure, batteries, encombrent les lieux. Perceuses, râteliers de rouleaux de câbles, panneaux de Perspex et autre bric-à-brac longent les murs tapissés de diagrammes. Au fond, tête penchée, plongé dans une profonde réflexion, siège le techno-maestro de 58 ans en personne.
Minato n’est pas inconnu au bataillon. Il a consacré la plus grande partie de sa vie à faire de l’animation, de la musique et à promouvoir la carrière de chanteuse de sa fille aux USA. Il impose par sa prestance, une voix de stentor et une queue de cheval. Bref, on le verrait mieux sur un podium ou au volant d’une décapotable, sillonnant la côte californienne plutôt que penché sur un tas de fils et bobines dans une rue encombrée des bas quartiers de Tokyo.
Nous sommes rejoints par un banquier d’Osaka d’une cinquantaine d’années accompagné de sa suite et du conseiller financier et comptable Yukio Funai. Le banquier se soucie d’un projet d’investissement, tandis que les autres ont simplement envie de voir fonctionner les moteurs magnétiques de Minato.
Notre attention est attirée par un prototype de conditionneur un d’air, posé sur un établi, qui semblerait bien s’adapter à une Toyota Corolla.

Voir c’est croire

Commençant par une explication simple des lois du magnétisme et de la répulsion, Nobue nous montre le fonctionnement et l’utilité de chacune des machines, puis à l’aide d’une tige magnétique, elle met en mouvement la Roue Minato.
En examinant de près le rotor, nous constatons qu’il est incrusté de 16 aimants disposés en oblique. Il semble bien que la position et l’angle des aimants constituent la clef du fonctionnement des machines de Minato. Une fois démarrée, la roue continue à tourner, ce qui prouva au moins que le concept ne génère pas de verrouillage magnétique.
La machine suivante vers laquelle nous mène Nobue est assez lourde et connectée à une petite pile. Elle entraîne un tambour de 35 1% qui serait parfaitement capable de faire fonctionner un lave-linge.
On bascule le commutateur et le gros rotor tourne à 1550 t/mn sans effort et silencieusement.
Des cadrans indiquent la puissance d’entrée et celle de sortie. Et nous constatons qu’une source de quelques 16 watts anime un ensemble que devrait en consommer au moins 200 ou 300.
Nobue nous explique que, comme celle-ci, toutes les machines n’utilisent l’énergie électrique que pour animer deux démarreurs électromagnétiques placés de part et d’autre et qui n’ont pour fonction que de sortir le rotor du verrouillage magnétique jusqu’à l’arc aimanté suivant.
L’angle et l’écartement des aimants sont tels qu’une fois le rotor en mouvement, la répulsion entre les stators et les pôles du rotor maintient celui-ci en mouvement uniforme dans le sens antihorlogique; c’est impressionnant !
Nous nous dirigeons ensuite vers un ensemble connecté à un générateur et en sommes abasourdis. Les compteurs indiquent un flux d’entrée vers les électro-aimants du stator d’environ 1,8 volts et 150 mA, tandis que le générateur produit 9,144 volts et 192 mA à la sortie; faisons le calcul :
1,8 x 0,15 x 2 = 0,54 W à l’entrée et 9,144 x 0,192 = 1,755 W à la sortie [Ndt : soit 3,25 fois plus].
Cependant les lois de la physique interdisent qu’un système produise plus qu’il ne reçoit. Tandis que nous en parlons à Kohei Minato, nous jetons un coup d’oeil sous l’établi pour nous assurer qu’il n’y a pas de fils dissimulés.
Minato nous assure qu’il n’a pas transgressé les lois de la physique, la puissance supplémentaire inattendue est générée par la force magnétique des aimants permanents du rotor. « Je ne fais qu’exploiter une des quatre forces de la nature », dit-il.
Nous avons appris à l’école que les aimants sont toujours bipolaires et que par conséquent un mouvement d’induction magnétique finissait toujours par se verrouiller en état d’équilibre. Mais Minato nous explique qu’en ajustant avec soin la position des aimants et la synchronisation des pulsions vers le rotor on peut atteindre le point ou la répulsion entre rotor et stator (l’anneau magnétique extérieur fixe) est transitoire. Ce déséquilibre engendre une continuité du mouvement, au lieu d’un blocage. [Pour plus d'explications, voyez le dernier chapitre : comment marchent les aimants en mouvement ?

Les vrais produits

Nobue Minato nous montre deux appareils susceptibles de convaincre des investisseurs potentiels que tout cela fonctionne vraiment.
D'abord un prototype de ventilateur destiné aux 14000 bouches d'aération d'une chaîne de supermarchés, (à raison de trois ventilateurs par bouche). Cet ensemble est presque identique au ventilateur posé juste à côté, fabriqué par Mitsubishi, actuellement en service partout. Les essais ont montré que le flux d'air est le même pour les deux.
L'autre prototype est celui du climatiseur pour voiture que nous avons remarqué en entrant. Il est destiné à Nippon Denso, le plus gros fabriquant japonais dé ce type d'appareil. L'ensemble est remarquablement compacte et offre le même profil et encombrement qu'un appareil conventionnel. Manifestement, l'habileté créatrice de Minato s'améliore.

Le banquier et son investissement

Minato se plaint avec raison de l'uniformité culturelle et sociale du Japon. Pendant des années il fut considéré comme un excentrique parce qu'il gagnait sa vie en jouant du piano, et les banquiers et investisseurs l'évitaient à cause de sa manie de clamer qu'il avait trouvé, tout seul et sans formation, une technologie révolutionnaire.
Cependant, après la démonstration, le banquier d'Osaka se leva et déclara avant de s'en aller qu'il allait accorder 100 millions de yens au fond d'investissement.
Minato nous regarde en souriant. Nous lui avons porté chance car il s'agit du troisième investisseur depuis des semaines à lui consacrer de l'intérêt.

Mettre la technologie sur le marché

Une fois les autres partis, nous demandons à Minato comment il compte commercialiser sa technologie. Son plan est clair et simple. Il entend garder le contrôle et ne commercialiser qu'au Japon pour commencer afin de s'assurer que les choses se fassent comme il le souhaite. Il renonce aux USA et à la Chine, où ses expériences ont été négatives. "Les premières étapes sont déterminantes pour affiner la technologie et garantir de bons produits. Durant cette période, je n'ai pas envie de m'encombrer de problèmes légaux et de protection de propriété intellectuelle."
Minato envisage cependant de faire breveter et d'exporter ses inventions et est en relation avec des partenaires potentiels à l'étranger à cet effet.
Alors que d'autres à sa place seraient tentés de confier le tout à une compagnie plus puissante, Minato est aussi animé d'un souci de justice sociale et de responsabilité. Les 40000 moteurs pour la chaîne de magasins sont fabriqués par un groupe de petites usines à Ohta-ku et Bunkyo-ku, a la périphérie nord de Tokyo, une zone en déclin.
Dans les années 1980, ces petits ateliers constituèrent le fondement du miracle économique et productif du Japon et Minato est habité par l'idée de les réhabiliter. Leur expérience est une garantie que la qualité des moteurs sera aussi bonne que s'ils étaient fabriqués dans une grosse usine.

Préparation internationale

Nonobstant sa détermination de commencer à l'échelle domestique, Minato est prêt pour le marché international. À son actif, il a six années de vie et d'activités commerciales à Los Angeles et détient des brevets dans 48 pays.
C'est en jouant du piano pendant 15 ans qu'il acquit son expérience aux USA, et c'est en pratiquant l'instrument que l'inspiration lui vint d'un projet de moteur magnétique, invention sur laquelle il commença ses recherches dès les années 1970.
Mais en 1990, il suspendit toute activité pour aider sa fille de 20 ans, Hiroko, à réaliser une carrière de star du rythm and blues aux USA. Minato a un sens aigu de la cohésion familiale, puisque Hiroko cherchait notoriété et fortune, il fallait que papa soit présent pour la guider. Cette entreprise réussit en 1995 lorsque Hiroko parvint au hit-parade de la dance.
Minato revint au Japon en 1996 et reprit son projet de moteur magnétique. L'année suivante il exposa ses prototypes à des fournisseurs d'énergie, des officiels gouvernementaux et quelques autres lors d'une conférence de cinq jours à Mexico. Il suscita l'intérêt et réalisa que son invention pouvait satisfaire le besoin mondial d'économie d'énergie.
Sa décision de mener à bien son invention se renforça après d'autres exposés et discours en Corée et à Singapour et il reçut l'appui des premiers investisseurs.
Il consacra la fin des années 1990 à perfectionner ses prototypes et demeura en contact avec son avocat pour obtenir des brevets dans les principaux pays. Son expérience américaine l'avait convaincu que la protection légale était essentielle, quitte à retarder de quelques années la publication de la technologie.
Ironie du sort, alors qu'il avait obtenu des brevets dans 47 pays, l'office japonais des brevets rejeta sous prétexte que son invention "n'avait aucune chance de fonctionner" et qu'il avait falsifié ses démonstrations. Mais quelques mois plus tard, cet organisme dut revenir sur sa décision, ayant constaté que le bureau américain des brevets lui en avait accordé deux (voir US Patent n° 5.394289).
Minato remarqua : "Voilà qui est typique de l'étroitesse d'esprit des bureaucrates japonais : il leur a fallu l'exemple américain pour reconnaître la validité de mon invention".
Dès 2001, les Minato avaient perfectionné les moteurs et contacté suffisamment d'investisseurs pour entamer des négociations de niveau international, à commencer par une compagnie saoudienne, suivie d'autres aux USA et ailleurs. Ces avancées reçurent cependant un malheureux coup d'arrêt lors de l'attaque contre les tours du Word Trade Center à New York le 11 septembre 2001. Les Saoudiens se rétractèrent et Minato se retrouva à la case départ.
Mais aujourd'hui il est à nouveau prêt à poursuivre. Les premières commandes étant en route et d'autres programmées pour des prototypes qui fonctionnent. Il s'est rendu compte que la participation d'affairistes n'était pas essentielle. Il accueille les enquêtes de sociétés d'investissement susceptibles de lui apporter des avantages stratégiques et de la crédibilité.
La compagnie des Minato Japan Magnetic Fan envisage de conclure une série d'accords commerciaux au cours de la première moitié de 2004.

Ce qu'implique cette technologie

À puissance et couple égaux, les moteurs Minato ne consomment que 20 % et même moins, de l'énergie nécessaire aux moteurs conventionnels.
Ils restent froids au toucher et ne font aucun bruit mécanique ni électrique.
Ils sont donc non seulement plus économiques, mais plus sûrs et respectueux de l'environnement.
Les implications sont énormes, rien qu'aux USA, les moteurs électriques consomment à eux seuls près de 55 % de l'énergie électrique.
Alors que la plupart des gestionnaires d'usines s'équipent de moteurs les moins chers possible, ils sont régulièrement informés, par des organismes tels que la NEMA (National Electrical Manufacturer! Association), du coût de fonctionnement d'un moteur sur une période de 20 années : sur un total de 100 %, l'achat du moteur ne représente que 3 %, les 97 % restant étant la consommation électrique. Il n'est pas rare qu'un moteur qui coûte 2000 dollars US à l'achat consomme pour 80000 dollars d'électricité (à 0,06 cents le Kwh).
En 1992, une législation sur l'efficacité entra en vigueur au niveau fédéral aux USA, les moteurs étant particulièrement concernés, et ceux qui peuvent réaliser une économie de l'ordre de 20 % sont considérés comme hautement efficaces.
Voilà que Minato est sur le point de lancer un moteur qui économise 80 %, ce qui le place dans une catégorie entièrement inédite. Le coût de fonctionnement de 80000 dollars US va descendre à 16000 dollars. Multipliée par les millions de moteurs utilisés aux USA, au Japon et partout dans le monde, c'est une économie considérable.

Efficacité des moteurs Minato

Les qualités remarquables de l'invention de Minato, économie d'énergie, pas d'émission de chaleur ni de bruit, en font un complément parfait aux applications domestiques : ordinateurs personnels, téléphones cellulaires, (un générateur miniature est à l'étude), entre autres.
Le moteur magnétique coûtera moins cher à la fabrication qu'un moteur conventionnel parce que, n'émettant presque pas de chaleur, rotor et stator pourront être montés dans des bâtis en plastique.
En outre, sa sobriété énergétique lui ouvre les champs d'application où la fourniture d'énergie est limitée. Pour le moment la fabrication est surtout destinée au remplacement d'installations existantes, mais, déclare Minato, le moteur a suffisamment de couple pour propulser un véhicule.
Il est possible d'accoupler un générateur à la propulsion magnétique et de produire plus de puissance électrique qu'il n'en aura été injecté à l'entrée. Selon Minato l'efficience moyenne est de 33%.
Dans la plupart des milieux scientifiques le seul fait d'évoquer des systèmes "surunitaires" provoque un scepticisme glacé. Mais si l'on peut se faire à l'idée que l'appareil de Minato peut produire mouvement et couple grâce à son principe unique et durable de propulsion par aimants permanents, alors il est clair que la puissance électrique produite puisse être supérieure à celle consommée. En fait, si le système peut fournir en permanence un excédent de puissance, tous les ménages du monde vont en demander.
"Je ne cours pas après l'argent", déclare Minato," j'ai bien réussi ma carrière de musicien, mais je veux apporter ma contribution à la société, je veux aider les petites fabriques de seconde zone ici au Japon et ailleurs. Je veux inverser la tendance induite par les multinationales. Il y a un espace pour les trusts, mais comme nous l'a montré l'industrie du pétrole, l'énergie est un domaine où une innovation comme celle-ci ne peut pas être confiée aux multinationales."
Minato a été à deux doigts de conclure un contrat avec ENRON [Ndt : en faillite frauduleuse, remplacée par OPCO], Mais aujourd’hui il est engagé dans une mission : soutenir les petits et les indépendants et couvrir avec eux le monde de son incroyable machine.
« Notre projet est de rassembler les petites compagnies, d’unir leurs compétences et de produire un jour une technologie couvrant un large éventail d’applications. »

Comment marchent les aimants en mouvement ?

Le moteur magnétique de Minato diffère complètement des quatre autres principaux types de moteurs répandus aujourd’hui. Les systèmes les plus modernes, AC [courant alternatif], DC [courant continu], servo ou pas à pas, utilisent tous fondamentalement le même principe de force électromagnétique d’attraction qui fut découvert il y a près de 200 ans. Leur conception implique des pertes considérables dues aux bobinages aux noyaux et aux courants vagabonds, qui se transforment en chaleur.
Le moteur de Minato utilise la répulsion comme source d’énergie du noyau. Il subit très peu de pertes, ne chauffe pratiquement pas et a un rendement de 330 %, incomparablement supérieur aux moteurs conventionnels.
La plupart des ensembles d’essai de Minato comprennent un rotor non magnétique en trois couches garni de puissants aimants Sumitomo Neomax (néodyme/ fer/bore) placés tous les 175 degrés et couvrant 5 degrés d’angle de la circonférence du rotor [Ndt : soit 5° de passage à chaque demi-tour]. Les aimants ont une force de 5000 gauss et interagissent par répulsion avec deux stators électromagnétiques diamétralement opposés.
Les électroaimants du stator repoussent les aimants permanents de rotor, et comme ceux-ci sont placés en oblique, la répulsion est tangentielle et provoque la rotation. Les électroaimants reçoivent des impulsions à des intervalles et pendant des durées spécifiques, (environ 10 millisecondes au démarrage, diminuant à 2 ms lorsque le rotor atteint sa vitesse de croisière), de manière à assurer qu’ils ne sont actifs que lorsqu’ils sont en face d’un aimant de rotor en fuite.
De nombreux inventeurs ont précédemment essayé de construire des moteurs magnétiques, mais Minato est le seul à avoir trouvé les solutions à certains problèmes.
La première est le recours à la répulsion et non à l’attraction, ce qui réduit l’énergie d’entrée nécessaire. Ensuite, l’angle de positionnement des aimants sur le rotor, calculé exactement pour produire un effet de ricochet entre les champs respectifs du rotor et du stator, de sorte que l’un « rebondit » sur l’autre, produisant la force motrice. Enfin la puissance des aimants; et il a fallu l’apparition, dans les années 1980, des aimants au néodyme pour rendre la chose possible.
La structure nord-sud de n’importe quel aimant peut être conservée en construisant le rotor en trois couches : dans la couche supérieure les aimants Neomax ont le pôle nord vers l’extérieur, suit une couche non magnétique, et dans la troisième les aimants ont le pôle sud vers l’extérieur (c.à.d. vers le centre du rotor). Ces couches sont alignées sur les pôles opposés nord-sud des deux électroaimants. Le temps d’excitation des électroaimants constitue la clef qui permet d’obtenir le « point sensible » produisant la répulsion entre stator et rotor.
La cadence est assurée par des détecteurs qui reçoivent les signaux de balises juste avant que se présente chaque aimant du rotor. Le rotor est démarré et stoppé en appliquant et en interrompant l’énergie aux deux électroaimants du stator. Après un temps de décélération, le rotor s’arrête en alignant ses aimants sur les noyaux de fer des deux électroaimants du stator.Q

(Sources : John Dodd avec autorisation de réimpression de Japon, inc.magazine, édition de mars 2004
page web : http://www.japan.com/technology/index.php )

Traduction : André Dufour

Extrait du magazine Nexus n°34 page 54 à 59 sept-oct 2004

Minato a compris que la protection légale par brevets et licences était importante même si elle occasionnait des délais de deux ans pour rendre publique la technologie.

En 2001, Minato était prêt, les moteurs perfectionnés, et il pouvait avoir suffisamment d’investisseurs pour être en relation avec une grande multinationale, d’abord Saoudienne, puis d’autres sociétés auraient suivi aux USA et ailleurs, mais l’attentat du World Trade Center a fait sombrer ses plans et les Saoudiens ont battu en retraite.

Actuellement c’est à Ohta-ku et Bunkyo-ku, en passe de devenir la zone délaissée de Tokyo Nord, qu’un groupe de petits fabricants très expérimentés construisent les 40.000 moteurs commandés par une chaîne de magasins. Minato compte redonner de la vigueur à ces petits ateliers qui ont été jusque dans les années 80 le solide fondement du miracle économique et industriel japonais.

Aujourd’hui, Minato est prêt, la première commande est en cours, d’autres commandes en attente sur d’autres prototypes. Il travaille en particulier sur un prototype ultra compact de climatiseur automobile pour Nippon Denso le plus grand fabricant japonais dans ce domaine.
14.000 magasins ont commandé chacun 3 ventilateurs dont la présentation et l’efficacité est identique à celle des Mitsubishi largement utilisés à ce jour.

Alors pourquoi préférer un ventilateur Minato ?

Un moteur Minato pour le même couple et la même puissance ne consomme que 20 % de l’énergie consommée par un moteur traditionnel, et peut même faire encore mieux. Il ne chauffe pas, n’a pas de nuisances électriques ni acoustiques. Il est vraiment plus sûr et il est de fait meilleur pour l’environnement. De plus, le moteur magnétique de Minato a un coût de fabrication inférieur au moteur classique, car le bâti est en plastique puisque le moteur ne chauffe pas.
Si on songe que, pour les seuls USA, 55 % de l’électricité du pays sont dévorés par les moteurs électriques…L’économie serait formidable !

En prenant seulement comme exemple les ventilateurs :

- le coût à l’achat ne représente que 3 % du coût global de l’appareil sur une durée de vie de 20 ans – mais son coût en électricité représente les 97 % restants. Il est tout à fait courant pour un moteur de $2000 de consommer $80000 d’électricité (à 0,06 cents le kw/h).

Depuis les nouvelles législations en vigueur aux USA, on considère qu’une économie de 20 % est très efficace ; l’utilisation de moteurs de Minato induirait, elle, une économie de 80 %. Le coût précédemment cité de $80000 chuterait alors à $16000. Imaginez l’économie fantastique sur toute l’Amérique, le Japon et ailleurs dans le monde !

Les moteurs de Monsieur Minato

Comme pour de nombreux autres moteurs dont le signalement est donné dans nos pages, le moteur de Minato a comme caractéristiques une disposition judicieuse des aimants pour tourner sans se bloquer.

Dans l’atelier de la société Minato, se trouvent de nombreux moteurs. L’un d’eux est muni d’un gros rotor de 35 kg qui pourrait faire tourner une machine à laver.

On presse le bouton commutateur et le gros rotor tourne à plus de 1500 tours / mn sans effort et silencieusement. On peut lire sur les appareils de mesure l’énergie entrante et sortante. Que voit-on ? Une source d’énergie de 16 watts peut entraîner un moteur qui aurait besoin d’au moins 200 à 300 watts !

Madame Minato explique que ce moteur comme tous les autres utilise seulement l’électricité pour les deux stators électromagnétiques de chaque côté de chaque rotor : ils servent à donner un bon élan au rotor passé son point d’immobilisation et ensuite sur l’arc d’aimants suivant.

Les angles et les espaces que les aimants font entre eux sont tels qu’une fois le rotor en mouvement, la répulsion entre les stators et les pôles du rotor le maintient en mouvement dans le sens anti horaire et ce, sans à coups.

Un autre moteur relié à un générateur affiche des résultats impressionnants :

Environ 1,8 volts et 150mA d’entrée sur les électroaimants du stator ;

Et en sortie au générateur 9,144 volts et 192 mA.
1,8 x 0,15 x 2 = 540mW d’entrée
9,144 x 0,192 = 1,755W de sortie.

Minato affirme qu’il ne transgresse pas de lois physiques, simplement, avec la force magnétique des aimants incorporés au rotor, il maîtrise une des quatre forces fondamentales de la nature. Certes, il a du régler avec précision le positionnement des aimants et le « timing » des impulsions aux stators jusqu’au point où la répulsion entre le stator (l’anneau magnétique externe) est de courte durée, c’est ce qui crée le mouvement suivant plutôt que l’immobilisation.

Sources :

http://quanthomme.free.fr/nouvelles2004/nouvelle07042004.htm

Voir aussi:

http://www.onpeutlefaire.com/forum/index.php?showtopic=4263

http://alter.over-blog.net/article-870663.html

http://jnaudin.free.fr

 

La main mise du sionisme sur les médias, un fantasme ?

vignetteUn extrait de l’entretien avec Jacob Cohen, écrivain français de confession juive, auteur de « Le printemps des sayanim (les informateurs juifs) », Ed. l’Harmattan, 2011, 172 p. On comprendra mieux le rôle joué par les BHL, Prasquier, Sarkozy, Kouchner, Lellouche, Finekelkraut et tous les sionistes du CRIF, etc). Mais la main du Mossad va au-delà du secteur des médias puisqu’il dispose d’une réserve de « sayanim » discrète et dévouée dans tous les domaines d’activité. Il serait plus de « 3000 sayanim » en France.
Lecture complémentaire :

http://blog.danco.org/wp-content/uploads/2011/08/Printemps_sayanim.flv

* * * * *

Des milliards pour l’extinction des puits de pétrole

C’est bientôt les présidentielles en France. La presse abreuve ses lecteurs avec un personnage pressenti comme le successeur de Sire Nicolas Sarkozy. Voici une révélation : une affaire de plusieurs de dizaines de milliards, d’usurpation de nom en rapport avec un contrat d’extinctions des puits de pétrole au Koweït qui remonte aux débuts des années 1990. : DSK est mis en cause.

Assignation

Sources :

http://www.politiquedevie.net/

La NED, vitrine légale de la CIA

vignetteDepuis 30 ans, la National Endowment for Democracy (NED) sous-traite la partie légale des opérations illégales de la CIA. Sans éveiller de soupçons, elle a mis en place le plus vaste réseau de corruption du monde, achetant syndicats ouvriers et patronaux, partis politiques de gauche et de droite, pour qu’ils défendent les intérêts des Etats-Unis au lieu de ceux de leurs membres. Thierry Meyssan décrit ici l’étendue de ce dispositif.

En 2006, le Kremlin dénonçait la prolifération d’associations étrangères en Russie, dont certaines auraient participé à un plan secret de déstabilisation du pays orchestré par la Fondation américaine pour la démocratie (National Endowment for Democracy – NED). Pour prévenir une « révolution colorée », Vladislav Surkov élaborait une stricte réglementation de ces « organisations non-gouvernementales (ONG) ». A l’Ouest, cet encadrement administratif était décrit comme une nouvelle attaque du « dictateur » Poutine et de son conseiller contre la liberté d’association.

Cette politique a été suivie par d’autres Etats qui, à leur tour, ont été présentés par la presse internationale comme des « dictatures ».

Le gouvernement des Etats-Unis assure qu’il s’emploie à « la promotion de la démocratie dans le monde ». Il revendique que le Congrès puisse subventionner la NED et que celle-ci puisse, à son tour et en toute indépendance, aider directement ou indirectement des associations, des partis politiques ou des syndicats, oeuvrant en ce sens n’importe où dans le monde. Les ONG étant, comme leur dénomination l’indique, « non-gouvernementales » peuvent prendre des initiatives politiques que les ambassades ne pourraient assumer sans violer la souveraineté des Etats qui les reçoivent. Toute la question réside donc là : la NED et le réseau d’ONG qu’elle finance sont-elles des initiatives de la société civile injustement réprimées par le Kremlin ou des paravents des services secrets US pris en flagrant délit d’ingérence ?

Pour répondre à cette question, nous allons revenir sur l’origine et le fonctionnement de la National Endowment for Democracy. Mais avant toute chose, nous devons analyser ce que signifie le projet officiel des Etats-Unis d’« exportation de la démocratie ».

Les puritains qui fondèrent les Etats-Unis voulaient en faire une « cité radieuse » éclairant le monde. Ils se pensèrent comme les missionnaires d’un modèle politique.
Quelle démocratie ?

Les Etats-uniens, en tant que peuple, adhèrent à l’idéologie de leurs pères fondateurs. Ils se pensent comme une colonie venue d’Europe pour fonder une cité obéissante à Dieu. Ils conçoivent leur pays comme « une lumière sur la montagne », selon l’expression de Saint Mathieu reprise durant deux siècles par la plupart de leurs présidents dans leurs discours politiques. Les Etats-Unis seraient une nation modèle, brillant en haut d’une colline, éclairant le monde. Et tous les autres peuples de la terre espéreraient copier ce modèle pour atteindre leur salut.

Pour les Etats-uniens, cette croyance naïve implique comme allant de soi que leur pays est une démocratie exemplaire et qu’ils ont un devoir messianique de l’étendre au reste du monde. Alors que Saint Mathieu envisageait la propagation de la foi par le seul exemple d’une vie juste, les pères fondateurs des Etats-Unis pensaient l’allumage de leur feu et sa propagation comme un changement de régime. Les puritains anglais décapitèrent Charles Ier avant de fuir vers les Pays-Bas et les Amériques, puis les patriotes du Nouveau monde rejetèrent l’autorité du roi George III d’Angleterre et proclamèrent l’indépendance des Etats-Unis.

Imprégnés de cette mythologie nationale, les Etats-Uniens ne perçoivent pas la politique extérieure de leur gouvernement comme un impérialisme. A leurs yeux, il est d’autant plus légitime de renverser un gouvernement que celui-ci ambitionne d’incarner un modèle différent du leur, donc maléfique. De même, sont-ils persuadés qu’investis de leur mission messianique, ils sont parvenus à imposer par la force la démocratie dans des pays qu’ils ont occupé. Ils apprennent par exemple dans leurs écoles que les GI’s ont apporté la démocratie en Allemagne. Ils ignorent que l’histoire est exactement inverse : leur gouvernement aida Hitler à renverser la République de Weimar et à instaurer un régime militaire pour combattre les Soviets.

Cette idéologie irrationnelle les empêche de s’interroger sur la nature de leurs institutions et sur l’absurdité du concept de « démocratie forcée ».

Or, selon la formule du président Abraham Lincoln, « la démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

De ce point de vue, les Etats-Unis ne sont pas une démocratie, mais un système hybride, dans lequel le pouvoir exécutif revient à une oligarchie, tandis que le peuple en limite l’arbitraire grâce aux contre-pouvoirs législatif et judiciaire. En effet, si le peuple élit le Congrès et certains juges, ce sont les Etats fédérés qui élisent le pouvoir exécutif et ce dernier qui désigne les hauts magistrats. Bien que les citoyens soient appelés à se prononcer sur le choix de leur président, leur vote en la matière n’est que consultatif, comme l’a rappelé la Cour suprême en 2000 dans l’affaire Gore contre Bush. La Constitution des Etats-Unis ne reconnaît pas la souveraineté du peuple, car le pouvoir est partagé entre lui et les Etats fédérés, c’est-à-dire les notables locaux.

Au passage, on observera que la Constitution de la Fédération de Russie est au contraire démocratique — sur le papier tout au moins — en ce qu’elle affirme : « Le détenteur de la souveraineté et l’unique source du pouvoir dans la Fédération de Russie est son peuple multinational » (Titre I, Ch. 1, art.3).

Ce contexte intellectuel explique que les Etats-Uniens soutiennent leur gouvernement lorsqu’il annonce vouloir « exporter la démocratie », alors même que leur pays n’en est pas une constitutionnellement. Mais, on ne voit pas comment ils pourraient exporter ce qu’ils n’ont pas et ne veulent pas avoir chez eux.

Au cours des trente dernières années, cette contradiction a été portée par la NED et s’est concrétisée par la déstabilisation de nombreux Etats. Des milliers de militants et d’ONG crédules ont violé la souveraineté des peuples avec le sourire béat de la bonne conscience.

Une Fondation pluraliste et indépendante

Dans son célèbre discours du 8 juin 1982 devant le Parlement britannique, le président Reagan dénonça l’Union soviétique comme « l’Empire du Mal » et proposa de venir en aide aux dissidents là-bas et ailleurs. « Il s’agit de contribuer à créer l’infrastructure nécessaire à la démocratie : la liberté de la presse, des syndicats, des partis politiques, des universités : ainsi les peuples seront-ils libres de choisir telle voie qui leur conviendra pour développer leur culture et régler leurs différents par des moyens pacifiques », déclara t-il.

Sur cette base consensuelle de lutte contre la tyrannie, une commission de réflexion bipartisane préconisa à Washington la création de la Fondation nationale pour la démocratie (NED). Celle-ci fut instituée par le Congrès en novembre 1983 et immédiatement financée.

La Fondation subventionne quatre structures autonomes qui redistribuent à l’étranger l’argent disponible à des associations, des syndicats ouvriers et patronaux, et des partis de droite et de gauche. Il s’agit de :
L’Institut des syndicats libres (Free Trade Union Institute – FTUI), aujourd’hui renommé Centre américain pour la solidarité des travailleurs (American Center for International Labor Solidarity – ACILS), géré par le syndicat ouvrier AFL-CIO ;
Le Centre pour l’entreprise privée internationale (Center for International Private Entreprise – CIPE), géré par la Chambre de commerce des Etats-Unis ;
L’Institut républicain international (International Republican Institute – IRI), géré par le Parti républicain ;
Et l’Institut national démocratique pour les affaires internationales (National Democratic Institute for International Affairs – NDI), géré par le Parti démocrate.

Présenté de cette manière, la NED et ses quatre pseudopodes paraissent basés sur la société civile dont ils reflètent la diversité sociale et le pluralisme politique. Financés par le peuple états-unien, via le Congrès, ils oeuvreraient à un idéal universel. Ils seraient complètement indépendants de l’administration présidentielle. Et leur action transparente ne pourrait pas masquer des opérations secrètes servant des intérêts nationaux inavoués.

La réalité est complètement différente.

En 1982, Ronald Reagan a créé la NED en partenariat avec le Royaume-Uni et l’Australie, pour renverser « l’Empire du Mal ».
Une mise en scène de la CIA, du MI6 et de l’ASIS

Le discours de Ronald Reagan à Londres prend place après les scandales entourant la révélation par des commissions d’enquête parlementaires des coups tordus de la CIA. Le Congrès interdit à l’Agence d’organiser de nouveaux coups d’Etat pour conquérir des marchés. A la Maison-Blanche, le Conseil de sécurité nationale cherche donc à mettre en place d’autres outils pour contourner cet interdit.

La Commission de réflexion bipartisane a été constituée avant le discours de Ronald Reagan, même si elle n’a officiellement reçu de mandat de la Maison-Blanche qu’après. Elle ne répond donc pas à la grandiloquente ambition présidentielle, mais la précède. Par conséquent, le discours n’est que l’habillage rhétorique de décisions déjà arrêtées dans leurs grandes lignes et destinées à être mises en scène par la commission bipartisane.

Celle-ci était présidée par le représentant spécial des Etats-Unis pour le Commerce, ce qui indique qu’elle n’envisageait pas la promotion de la démocratie, mais, selon une terminologie consacrée, de la « démocratie de marché ». Ce concept étrange correspond au modèle états-unien : une oligarchie économique et financière impose ses choix politiques via les marchés et l’Etat fédéral, tandis que les parlementaires et juges élus par le peuple protègent les individus de l’arbitraire de l’administration.

Trois des quatre organismes périphériques de la NED ont été formés pour la circonstance. Cependant il n’a pas été nécessaire de créer le quatrième, l’organisme syndical (ACILS). Celui-ci existait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, bien qu’il ait changé de nom en 1978 lorsqu’on dévoila sa subordination à la CIA. D’où l’on peut déduire que le CIPE, l’IRI et le NDI ne sont pas nés par génération spontanée, mais également sous la houlette de la CIA.

De plus, bien que la NED soit une association de droit états-unien, elle n’est pas un outil de la seule CIA, mais un dispositif commun avec les services britannique (ce pourquoi elle est annoncée par Reagan à Londres) et australien. Ce point central est toujours passé sous silence. Il est pourtant confirmé par les messages de félicitation adressés par les Premiers ministres Tony Blair et John Howard lors du XXe anniversaire de la soi-disante « ONG ». La NED et ses pseudopodes sont des organes du pacte militaire anglo-saxon liant Londres, Washington et Canberra au même titre que le réseau d’interception électronique Echelon. Ce dispositif peut être requis non seulement par la CIA, mais aussi par le MI6 britannique et l’ASIS australien.

Pour dissimuler cette réalité, la NED a suscité chez des alliés la création d’organisations analogues qui travaillent avec elle. En 1988, le Canada s’est doté d’un centre Droits & Démocratie, qui s’est surtout focalisé sur Haïti, puis sur l’Afghanistan. En 1991, le Royaume-Uni a institué la Westminster Foundation for Democracy (WFD). Le fonctionnement de cet organisme public est calqué sur celui de la NED : son administration est confiée aux partis politiques (huit délégués : trois pour le Parti conservateur, trois pour le Parti travailliste, un pour le Parti libéral, et un dernier pour les autres partis représentés au Parlement). La WFD a beaucoup travaillé en Europe orientale. Enfin, en 2001, l’Union européenne s’est dotée du European Instrument for Democracy and Human Rights (EIDHR), qui suscite moins de soupçons que ses homologues. Ce bureau relève d’EuropAid, dirigé par un haut fonctionnaire aussi puissant qu’inconnu, le Néerlandais Jacobus Richelle.

La directive présidentielle 77

En votant la fondation de la NED, le 22 novembre 1983, les parlementaires US ignoraient qu’elle existait déjà en secret, en vertu d’une directive présidentielle datée du 14 janvier.

Ce document, qui n’a été déclassifié que deux décennies plus tard, organise la « diplomatie publique », expression politiquement correcte pour désigner la propagande. Il institue à la Maison-Blanche des groupes de travail au sein du Conseil de sécurité nationale, dont un chargé de piloter la NED.

Henry Kissinger, administrateur de la NED. Un « représentant de la société civile » ?
Par conséquent, le conseil d’administration de la Fondation n’est qu’une courroie de transmission du Conseil de sécurité nationale. Pour maintenir les apparences, il a été convenu que, d’une manière générale, les agents et anciens agents de la CIA ne pourraient être nommés administrateurs.

Les choses sont néanmoins transparentes. La plupart des hauts fonctionnaires ayant joué un rôle central au Conseil de sécurité nationale ont été administrateurs de la NED. C’est par exemple le cas d’Henry Kissinger, Franck Carlucci, Zbigniew Brzezinski, ou encore Paul Wolfowitz ; des personnalités qui ne resteront pas dans l’Histoire comme des idéalistes de la démocratie, mais comme des stratèges cyniques de la violence.

Le budget de la Fondation ne peut être interprété isolément puisqu’elle reçoit ses instructions du Conseil de sécurité nationale pour mener des actions s’inscrivant dans de vastes opérations inter-agences. Des fonds, notamment lorsqu’ils proviennent de l’Agence d’aide internationale (USAID), transitent par la NED sans apparaître dans son budget, simplement pour les « non-gouvernementaliser ». En outre, la Fondation reçoit indirectement de l’argent de la CIA, après qu’il ait été blanchi par des intermédiaires privés comme la Smith Richardson Foundation, la John M. Olin Foundation ou encore la Lynde and Harry Bradley Foundation.

Pour évaluer l’ampleur de ce programme, il faudrait cumuler le budget de la NED avec les sous-budgets correspondants du département d’Etat, de l’USAID, de la CIA, et du département de la Défense. Une telle estimation est aujourd’hui impossible.

Certains éléments connus permettent néanmoins de disposer d’un ordre de grandeur. Les Etats-Unis ont dépensé au cours des cinq dernières années plus d’1 milliard de dollars pour des associations et partis au Liban, un petit Etat de 4 millions d’habitants. Globalement, la moitié de cette manne a été distribuée publiquement par le département d’Etat, l’USAID et la NED, l’autre moitié a été versée secrètement par la CIA et le département de la Défense. Cet exemple permet d’extrapoler que le budget général de corruption institutionnelle par les Etats-Unis se compte en dizaines de milliard de dollars annuels. Au demeurant, le programme équivalent de l’Union européenne, qui est entièrement public et fournit un appoint aux actions états-uniennes, est de 7 milliards d’euros annuels.

En définitive, la structure juridique de la NED et le volume de son budget officiel ne sont que des leurres. Par essence, elle n’est pas un organisme indépendant chargé d’actions légales autrefois dévolues à la CIA, mais elle est une vitrine que le Conseil de sécurité nationale charge de réaliser les éléments légaux d’opérations illégales.

La stratégie trotskiste

Au cours de sa phase de mise en place (1984), la NED a été présidée par Allen Weinstein, puis durant quatre ans par John Richardson (1984-88), enfin par Carl Gershman (depuis 1998).

Ces trois hommes ont trois points communs. Ils sont juifs, ont milité au sein du parti trotskiste Social Democrats USA, et ont travaillé à la Freedom House. Il y a une logique à cela : par haine du stalinisme, certains trotskistes ont rejoint la CIA pour lutter contre les Soviétiques. Ils ont apporté avec eux la théorie de la prise de pouvoir mondiale, en la transposant aux « révolutions colorées » et à la « démocratisation ». Ils ont simplement déplacé la vulgate trotskiste en l’appliquant au combat culturel analysé par Antonio Gramsci : le pouvoir s’exerce dans les esprits plus que par la force. Pour gouverner les masses, une élite doit d’abord leur inculquer une idéologie qui programme leur acceptation du pouvoir qui les domine.

Le Centre américain pour la solidarité des travailleurs (ACILS)

Connu sous le nom de Solidarity Center, l’ACILS, branche syndicale de la NED, est de très loin son principal canal. Il distribue plus de la moitié des dons de la Fondation. Il a pris la succession des organismes antérieurs qui ont servi tout au long de la Guerre froide à structurer les syndicats non-communistes dans le monde, du Vietnam à l’Angola, en passant par la France et le Chili.

Le fait de choisir des syndicalistes pour couvrir ce programme de la CIA est d’une rare perversité. Loin du slogan marxiste « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous », l’ACILS associe les syndicats ouvriers états-uniens à l’impérialisme qui écrase les travailleurs des autres pays.

Cette filière était dirigée par un personnage haut en couleurs, Irving Brown, de 1948 jusqu’à sa mort en 1989.

En 1981, Irving Brown place Jean-Claude Mailly comme assistant du secrétaire général de Force Ouvrière, André Bergeron. Ce dernier reconnaîtra financer son activité grâce à la CIA. Mailly devient secrétaire général de FO, en 2004.
Certains auteurs assurent que Brown était le fils d’un Russe blanc, compagnon d’Alexandre Kerensky. Ce qui est certain, c’est qu’il fut agent de l’OSS, le service de renseignement US durant la Seconde Guerre mondiale et participa à la création de la CIA et du réseau Gladio de l’OTAN. Il refusa d’en prendre la direction, préférant se concentrer sur sa spécialité, les syndicats. Il fut basé à Rome, puis à Paris, et non pas à Washington, de sorte qu’il eut une influence particulière sur la vie publique italienne et française. A la fin de sa vie, il se vantait ainsi de n’avoir cessé de diriger en sous-main le syndicat français Force Ouvrière, d’avoir tiré les ficelles du syndicat étudiant UNI (où militèrent Nicolas Sarkozy et ses ministres François Fillon, Xavier Darcos, Hervé Morin et Michèle Alliot-Marie, ainsi que le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer et le président du groupe parlementaire majoritaire Jean-François Copé), et d’avoir personnellement formé à gauche des membres d’un groupuscule trotskiste dont Jean-Christophe Cambadelis et le futur Premier ministre Lionel Jospin.

A la fin des années 90, les adhérents de la confédération AFL-CIO ont exigé des comptes sur les activités réelles de l’ACILS, alors que leur caractère criminel dans de nombreux pays avait été abondamment documenté. On aurait pu croire que les choses auraient changé après ce grand déballage. Il n’en est rien. En 2002 et 2004, l’ACILS a participé activement au coup d’Etat manqué au Venezuela contre le président Hugo Chavez et à celui, réussi, en Haïti, renversant le président Jean-Bertrand Aristide.

Aujourd’hui l’ACILS est dirigé par John Sweeney, ancien président de la confédération AFL-CIO, qui est lui aussi issu du parti trotskiste Social Democrats USA.

Le Centre pour l’entreprise privée internationale (CIPE)

Le Centre pour l’entreprise privée internationale (CIPE) se focalise sur la diffusion de l’idéologie capitaliste libérale et la lutte contre la corruption.

La première réussite du CIPE, c’est la transformation, en 1987, du European Management Forum —un club de grands patrons européens— en World Economic Forum —le club de la classe dirigeante transnationale—. Le grand rendez-vous annuel du gotha économique et politique global dans la station de ski suisse de Davos a contribué à forger une appartenance de classe au-delà des identités nationales.

Le CIPE veille à n’avoir aucun lien structurel avec le Forum de Davos, et il n’est pas possible —pour le moment— de prouver que le World Economic Forum est instrumenté par la CIA. A contrario, les responsables de Davos seraient bien en peine d’expliquer pourquoi certains leaders politiques ont choisi leur Forum économique pour y jouer des événements de la plus haute importance s’il ne s’agissait d’opérations planifiées par le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis. Par exemple, en 1988, c’est à Davos —et pas à l’ONU— que la Grèce et la Turquie font la paix. En 1989, c’est à Davos que les deux Corée d’une part et les deux Allemagne d’autre part, tiennent leur premier sommet à niveau ministériel pour les uns et leur premier sommet sur la réunification pour les autres. En 1992, c’est encore à Davos que Frederik de Klerk et Nelson Mandela libre viennent ensemble présenter pour la première fois à l’étranger leur projet commun pour l’Afrique du Sud. Toujours plus invraisemblable, c’est à Davos qu’en 1994, après l’Accord d’Oslo, que Shimon Peres et Yasser Arafat viennent négocier et signer son application à Gaza et Jéricho.

Le contact entre le Forum et Washington passe notoirement par Susan K. Reardon, l’ancienne directrice de l’association professionnelle des employés du département d’Etat devenue directrice de la Fondation de la Chambre de Commerce des Etats-Unis, qui gère le CIPE.

L’autre réussite du Centre pour l’entreprise privée internationale, c’est Transparency International. Cette « ONG » a officiellement été créée par un officier de renseignement militaire US, Michael J. Hershman, qui est par ailleurs administrateur du CIPE et aujourd’hui un des responsables du recrutement des informateurs du FBI aussi bien que le Pdg de l’agence de renseignement privée Fairfax Group.

Transparency International est avant tout une couverture pour les activités d’intelligence économique de la CIA. C’est aussi un outil de communication pour contraindre des Etats à modifier leurs législations dans le sens de l’ouverture de leurs marchés.

Pour masquer l’origine de Transparency International, le CIPE a fait appel au savoir-faire de l’ancien directeur de presse de la Banque mondiale, le néo-conservateur Frank Vogl. Ce dernier a mis en place un Comité de personnalités qui a contribué à donner l’impression d’une association issue de la société civile. Ce comité de façade est animé par Peter Eigen, ancien directeur de la Banque mondiale en Afrique de l’Est, dont l’épouse était en 2004 et 2009 la candidate du SPD à la présidence de la République fédérale allemande.

Le travail de Transparency International sert les intérêts US et n’est aucunement fiable. Ainsi, en 2008, la pseudo ONG dénonçait la corruption de PDVSA, la société publique des pétroles du Venezuela, et, sur la base d’informations falsifiées, la plaçait en dernière position dans son classement mondial des entreprises publiques. Le but était évidemment de saboter la réputation d’une entreprise qui constitue le socle économique de la politique anti-impérialiste du président Hugo Chavez. Prise en flagrant délit d’intoxication, Transparency International refusa de répondre aux questions de la presse latino-américaine et de corriger son rapport. Rien d’étonnant au demeurant lorsqu’on se souvient que le correspondant du CIPE au Venezuela, Pedro Carmona, avait brièvement été installé au pouvoir par les USA, lors du coup d’Etat manqué de 2002 contre Hugo Chavez.

D’une certaine manière, en focalisant l’attention des médias sur la corruption économique, Transparency International masque l’activité de la NED : la corruption politique des élites dirigeantes au profit des Anglo-Saxons.

L’Institut républicain international (IRI) et l’Institut national démocratique pour les affaires internationales (NDI)

L’Institut républicain international (IRI) a pour vocation de corrompre les partis de droite, tandis que l’Institut national démocratique pour les affaires internationales (NDI) traite les partis de gauche. Le premier est présidé par John McCain, le second par Madeleine Albright. Ces deux personnalités ne doivent donc pas être perçues comme des politiciens ordinaires, un leader d’opposition et une sage retraitée, mais comme des responsables actifs de programmes du Conseil de sécurité nationale.

Pour encadrer les principaux partis politiques dans le monde, l’IRI et le NDI ont renoncé à contrôler l’Internationale libérale et l’Internationale socialiste. Ils ont donc créé des organisations rivales, l’Union démocratique internationale (IDU) et l’Alliance des démocrates (AD). La première est présidée par l’Australien John Howard. Le Russe Leonid Gozman de Juste cause (Правое дело) en est vice-président. La seconde est dirigée par l’Italien Gianni Vernetti et co-présidée par le Français François Bayrou.

L’IRI et le NDI s’appuient aussi sur les fondations politiques liées aux grands partis européens (six en Allemagne, deux en France, une aux Pays-Bas et une autre encore en Suède). En outre, certaines opérations ont été sous-traitées à de mystérieuses sociétés privées, comme Democracy International Inc. qui a organisé les dernières élections truquées en Afghanistan.

Ancien adjoint de Rahm Emanuel et actuel responsable du NDI, Tom McMahon est venu en France organiser les primaires du Parti socialiste.
Tout cela laisse un goût amer. Les Etats-Unis ont corrompu la plupart des grands partis politiques et syndicats dans le monde. En définitive, la « démocratie » qu’ils promeuvent consiste à discuter de questions locales dans chaque pays –voire de questions sociétales comme les droits des femmes ou des gays– et à s’aligner sur Washington pour toutes les questions internationales. Les campagnes électorales sont devenues des spectacles dont la NED choisit le casting en fournissant à certains et pas à d’autres les moyens financiers dont ils ont besoin. Même la notion d’alternance a perdu son sens, puisque la NED promeut alternativement un camp ou un autre pourvu qu’il poursuive la même politique étrangère et de défense.

On se lamente aujourd’hui dans l’Union européenne et ailleurs sur la crise de la démocratie. Celle-ci a pour responsables évidents la NED et les Etats-Unis. Et comment qualifier un régime, comme celui des Etats-Unis, où le principal leader de l’opposition, John McCain, est en réalité un employé du Conseil de sécurité nationale ? Certainement pas comme une démocratie.

Le bilan d’un système

L’USAID, la NED, leurs instituts satellites et leurs fondations intermédiaires ont donné naissance au fil du temps à une vaste et gourmande bureaucratie. Chaque année le vote du budget de la NED par le Congrès donne lieu à de vifs débats sur l’inefficacité de ce système tentaculaire et les rumeurs de détournements de fonds au profit de personnalités politiques états-uniennes chargées de l’administrer.

Dans un souci de bonne gestion, de nombreuses études ont été commandées pour mesurer l’impact de ces flux financiers. Des experts ont comparé les sommes allouées dans chaque Etat et la notation démocratique de ces Etats par la Freedom House. Puis, ils ont calculé combien il fallait dépenser de dollars par habitant pour améliorer d’un point la note démocratique d’un Etat.

Tomicah Tillemann, conseiller d’Hillary Clinton pour la société civile et les démocraties émergentes, supervise le dispositif de la NED au départment d’Etat.
Bien sûr tout ceci n’est qu’une tentative d’auto-justification. L’idée d’établir une notation démocratique n’a rien de scientifique. De manière totalitaire, elle suppose qu’il n’existe qu’une forme d’institutions démocratiques. Et de manière infantile, elle établit une liste de critères disparates qu’elle pondère de coefficients imaginaires pour transformer la complexité sociale en un chiffre unique.

Au demeurant, la grande majorité de ces études concluent à l’échec : bien que le nombre de démocraties s’accroisse dans le monde, il n’y aurait aucun lien entre les progrès ou les régressions démocratiques d’une part, et les sommes dépensées par le Conseil de sécurité nationale. A contrario, cela confirme que les objectifs réels n’ont aucun rapport avec ceux qui sont affichés. Les responsables de l’USAID citent cependant une étude de l’université Vanderbilt selon laquelle, seules les opérations de la NED co-financées par l’USAID ont été efficaces, parce que l’USAID a une gestion rigoureuse de son budget. Sans surprise, cette étude singulière a été financée par… l’USAID.

Quoi qu’il en soit, en 2003, à l’occasion de son vingtième anniversaire, la NED dressa un bilan politique de son action d’où il ressort qu’elle finançait alors plus de 6 000 organisations politiques et sociales dans le monde, un chiffre qui n’a cessé de croître depuis. Elle revendiquait avoir entièrement créé le syndicat Solidarnoc en Pologne, la Charte des 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie. Elle se félicitait d’avoir créé de toutes pièces la radio B92 ou le quotidien Oslobodjenje en ex-Yougoslavie et une kyrielle de nouveaux médias indépendants en Irak « libéré ».

Changer de couverture

Après avoir connu un succès mondial, la rhétorique de la démocratisation ne convainc plus. En l’utilisant en toutes circonstances, le président George W. Bush l’a usée. Personne ne peut sérieusement soutenir que les subventions versées par la NED feront disparaître le terrorisme international. Pas plus qu’on ne peut prétendre a posteriori que les troupes US auraient renversé Saddam Hussein pour offrir la démocratie aux Irakiens.

De plus, les citoyens qui partout dans le monde militent pour la démocratie sont devenus méfiants. Ils ont compris que l’aide offerte par la NED et ses pseudopodes visait en réalité à les manipuler et à piéger leur pays. Ils refusent donc de plus en plus souvent les dons « désintéressés » qui leur sont proposés. Aussi les responsables états-uniens des différents canaux de corruption ont envisagé de faire muer le système une nouvelle fois. Après les coups fourrés de la CIA et la transparence de la NED, ils envisagent de créer une nouvelle structure qui prendrait le relais d’un ensemble discrédité. Elle ne serait plus gérée par les syndicats, le patronat et les deux grands partis, mais par des multinationales sur le modelée de l’Asia Foundation.

Dans les années 80, la presse révéla que cette organisation était une couverture de la CIA pour lutter contre le communisme en Asie. Elle fut alors réformée et sa gestion fut confiée à des multinationales (Boeing, Chevron, Coca-Cola, Levis Strauss etc…). Ce relookage fut suffisant pour donner une apparence non-gouvernementale et respectable à une structure qui n’a jamais cessé de servir la CIA. Après la dissolution de l’URSS, elle fut doublée d’une autre, l’Eurasia Foundation, chargée d’étendre l’action secrète dans les nouveaux Etats asiatiques.

Une autre question discutée est de savoir si les dons pour la « promotion de la démocratie » doivent prendre uniquement la forme de contrats pour réaliser des projets donnés ou celle de subventions sans obligation de résultat. La première formule offre une meilleure couverture juridique, mais la seconde est bien plus efficace pour corrompre.

Au vu de ce panorama, l’exigence de Vladimir Poutine et de Vladislav Surkov de réglementer le financement des ONG en Russie est légitime, même si la bureaucratie qu’ils ont élaborée pour cela est outrancière et tatillonne. Le dispositif de la NED, mis en place sous l’autorité du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis, non seulement ne favorise pas les efforts démocratiques dans le monde, mais les empoisonnent.

Thierry Meyssan

Sources
http://www.voltairenet.org/
Odnako (Fédération de Russie)
Hebdomadaire d’information générale. Rédacteur en chef : Mikhail Léontieff.

ONG : L’impérialisme humanitaire à l’œuvre

vignetteEntretien avec Julien Teil, qui collabore régulièrement à Mecanopolis, s’entretenait avec les rédacteurs de la revue Rébellion*, en mars dernier.

Rébellion : Vous avez travaillé dans le monde des Organisations Non-Gouvernementales ? Quels enseignements avez-vous tiré de leur mode de fonctionnement parfois opaque ?

Julien Teil : Je n’ai pas travaillé au sein d’ONG mais pour une société spécialisée dans la collecte de fonds pour de grandes ONG. Suite à cela, une réflexion sur l’essence des ONG et leur instrumentalisation m’apparut plus que nécessaire. Tout d’abord, il faut prendre le soin de préciser quelques éléments : Les ONG, accréditées auprès de l’ONU exercent ce qu’on appelle un soft power, c’est-à-dire qu’elles influencent des instances décisionnaires à l’échelle mondiale. Pour certains, c’est une nouvelle forme de démocratie. Pourtant, les ONG ne sont pas élues, et leurs propres modes de gouvernance ne sont pas toujours démocratiques. A cela il faut ajouter les liens qu’ont certaines grandes ONG avec des transnationales qui animent en parallèle de puissants lobbys. Par ailleurs, elles jouent parfois un rôle géopolitique, principalement par l’intermédiaire des grands bailleurs de fonds comme ECHO pour l’union européenne et USAID pour les Etats-Unis. Enfin, parmi les ONG accréditées par l’ONU, beaucoup sont en réalité des fondations. Celles-ci sont souvent issues des grandes familles philanthropes, de multinationales et de banques. On y trouve aussi des instituts, des think-tanks, etc. ; bref, tout ce qui peut être qualifié de « société civile ». Du fait de tous ces éléments, il est difficile de cataloguer les ONG en général, et l’étude de leur fonctionnement est souvent rude et complexe.

Leur financement est souvent difficile à établir. Les grandes multinationales interviennent-elles auprès des ONG ?

illustrationOui, elles interviennent, mais pas nécessairement sous forme de financements, bien que cela arrive ceux-ci sont en général peu importants par rapport au total des fonds levés par les ONG. Par contre, les partenariats entre ONG et multinationales sont courants. Les grandes multinationales aux pratiques contestées, notamment dans les PED, peuvent ainsi labelliser leur image. C’est une sorte de greenwashing. En règle générale, une multinationale agit souvent par intérêt, tout financement et partenariat pose donc des questions sur la légitimité d’une ONG, d’autant plus lorsque la multinationale en question a des intérêts dans les pays ou travaille l’ONG. Enfin, elles ont la possibilité d’intervenir indirectement au travers des personnes qui ont des postes importants au sein des ONG. Un bref aperçu de leurs parcours montre qu’elles ont parfois servi ces multinationales, aujourd’hui partenaires de leur ONG.

L’humanitaire est devenu un enjeu géopolitique. Pouvez-vous nous donner des exemples du détournement de cette idée dans des buts très éloignés de l’aide aux pays du Sud ?

Il y a un exemple très parlant au sujet de l’actualité. C’est avec prudence que je l’aborde, car encore une fois il s’agit de quelques ONG et fondations et qu’il est très difficile à saisir. Certaines ONG entendent proposer une « Robin Hood Tax » ; celle-ci étant la continuité des revendications associatives suite à « l’échec de Copenhague ».

Mais avant tout, quelques précisions sont nécessaires. Beaucoup d’ONG estiment que le réchauffement climatique anthropique aura des conséquences sur l’accélération de l’assèchement des terres africaines, et donc de l’appauvrissement des cultures vivrières. C’est en tout cas ce que prétend par exemple Action Contre la Faim.

En parallèle, comme je l’ai expliqué dans mon article » Les liaisons incestueuses des ONG avec les Etats et les transnationales », ces fondations et ONG participent à des programmes financés par la Howard Buffet Foundation , dont le Global Water Initiative est le pilier central. L’IIED, partenaire important du Global Water Initiative, a d’ailleurs publié les détails de l’opération sur son site internet.

Le site du journal Le Monde a quant à lui publié la liste des ONG impliquées dans la « Robin Hood Tax ». On y trouve Oxfam et Greenpeace, des organismes hautement impliqués dans le sommet de Copenhague, Oxfam étant aussi partenaire du Global Water Initiative. Notons que ces organismes n’ont jamais émis le moindre doute suite à l’affaire du Climatgate, suivie de la démission du président du CLU (Climat Research Unit), ni au sujet de l’inexistence d’un consensus sur la question de la théorie du réchauffement climatique anthropique.

Parmi les soutiens du projet de la « Robin Hood Tax », on retrouve aussi bien des politiques (Gordon Brown, Nicolas Sarkozy) que Warren Buffet. La famille Buffet est impliquée au travers de ses fondations dans de nombreux programmes de solidarité et a des intérêts dans les solutions dites « écologiques » : voitures électriques, bioéthanol, etc. ; mais aussi dans les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) et leur distribution.

Bien que la taxe proposée par ces ONG et représentants du pouvoir politique et économique propose de taxer les transactions financières, il faut s’interroger sur les secteurs dans lesquels les fonds seront afférés. Il est spécialement question selon Oxfam de « réduire la pauvreté à travers le monde et d’aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique ». C’est donc en toute prudence que je décide d’indiquer les instituts et organismes impliqués dans l’élaboration de cette taxe. Il est donc légitime, au vu de l’histoire et des implications de ces organismes, de s’interroger sur leur réelle ambition.

Par ailleurs, les réseaux occultes de solidarité de la Françafrique, tels ceux de Charles Pasqua avec Coopération 92, et ceux de Jacques Attali avec Planet Finance, ont montré que certains réseaux pouvaient interférer dans l’ambition humanitaire affichée, et en particulier en Afrique. C’est aussi ce que l’on constate dans le cas de la loi Oudin-Santini. Parfois ces organismes sont crées à des fins qui n’ont rien à voir avec la solidarité internationale, ou sont utilisés par exemple dans l’affaire de l’Angolagate à des fins criminelles.

Pour comprendre la situation actuelle, il convient de se référer au passé. Celui-ci comporte de nombreuses analogies avec la situation présente. Pour ce faire, la lecture du livre » Pétrole une guerre d’un siècle, l’ordre mondial anglo-américain « , de William Engdahl, (en particulier les pages 168-172) est particulièrement intéressante. Celui-ci montre comment, il y a déjà des décennies, ces problématiques de ressources énergétiques et vitales donnaient lieu aux accointances les plus douteuses. Ces réalités questionnent sur la nature du sommet de Copenhague, et invitent à s’interroger sur la voie dans laquelle s’engagent ses architectes. Il se pourrait que ce sommet mondial reflète également les combats pour la gouvernance du vivant et des futures énergies. Et, on ne peut nier que ces domaines sont en particulier importants pour les intérêts américains, qui du fait de la crise économique sont en perte de vitesse. D’ailleurs l’administration U.S est de longue date impliquée dans ces pratiques par l’intermédiaire de fondations, de think-tanks et d’ONG. C’est donc encore une fois, une réalité géopolitique qui pourrait, en partie, expliquer la voie dans laquelle s’engagent ces ONG, fondations, et gouvernements au nom de l’écologie.

Comment les ONG servent-elles les intérêts des Etats occidentaux ? L’ « impérialisme humanitaire » est-il une nouvelle forme de la domination des grandes puissances ?

Les ONG peuvent servir les intérêts des Etats occidentaux pour la simple raison qu’elles sont transnationales. Elles travaillent partout, et remontent une quantité d’information à travers leurs études et les bilans de leurs pratiques. Les Etats occidentaux, quant à eux, ont toujours cherché à faire perdurer le colonialisme, notamment par l’intermédiaire de leurs multinationales (comme Danone ou Lafarge par exemple). Il est évident que ces sources humanitaires sont pour eux du pain béni, et permettent de poursuivre les processus coloniaux en ayant nombre d’informations à disposition. En ce qui concerne le colonialisme, seules les formes changent, mais le but reste le même : privatiser les biens publics, les terres, les ressources. Les ONG assoient nécessairement l’hégémonie des pays occidentaux, tout comme le font le FMI et la Banque Mondiale.

La seule différence que l’on peut noter en comparaison avec le passé se résume par le fait que ces « grandes puissances » ont tendance à devenir privées, alors qu’auparavant elles étaient étatiques. Même si les pratiques des Etats occidentaux étaient auparavant faites au nom des peuples souverains, avec leur argent et sans leur accord, il s’agissait de renforcer l’hégémonie d’une Nation, aujourd’hui il s’agit de renforcer celle des multinationales. Ces deux pratiques doivent être condamnées mais ce constat n’est pas anodin. Ce phénomène va de pair avec la mutation des politiques nationales vers une gouvernance mondiale anti-démocratique. C’est d’ailleurs cette mutation que Francois Xavier Verschave décrivait dans son livre « de la Françafrique à la Mafiafrique » lorsqu’il expliquait que certains grands industriels n’ont plus besoin d’un Etat pour conduire leurs pratiques prédatrices en Afrique. Néanmoins, l’impérialisme humanitaire revêt aussi une forme géopolitique, lorsqu’il administre un pays pour les intérêts d’un autre pays par exemple, c’est notamment ce qu’on peut observer en Haïti. L’intervention des armées lors d’opérations humanitaires se généralise, ce mélange des genres est regrettable et en dit long sur les ambitions à long terme.

Que pensez-vous du modèle de l’aide au développement ? N’y a-t-il pas une volonté de rendre dépendant l’ensemble des pays de la planète, des Organisations Economiques Internationales (comme le FMI ) ?

Tout à fait. A ce sujet, je vous renvoie aux travaux du comité d’annulation de la dette du tiers monde. Il est certain que les programmes prodigués par la banque mondiale et le FMI entretiennent dans un premier temps le maintien de la pauvreté, la perte de la souveraineté alimentaire et de toute autonomie dans les PED. Dans un second temps, ces modèles de gouvernance nés sous prétexte de réajustement économique et au nom d’une soi-disant nécessaire croissance mondiale, vont être visiblement utilisés dans les pays dits développés qui souffrent actuellement de la crise économique. L’Allemagne a d’ailleurs appelé à la création d’un FME (Fonds Monétaire Européen). Que va-t-il se passer ? La Grèce va-t-elle être vendue aux multinationales comme ce fut le cas pour l’Argentine ?

L’aide au développement est, de plus, un concept hiérarchisant, qui mériterait quelques critiques. Les DSRP (documents stratégiques de réduction de la pauvreté) qui ont suivi les programmes d’ajustements structurels, prétendent intégrer les peuples dans les décisions. Mais ils ne font que permettre la pérennité d’un néocolonialisme en perpétuelle mutation, là est la dite stratégie. Cette stratégie ne pourrait exister sans le très contestable rayonnement de la culture occidentale, qui lui même est impérial et profondément ethnocentriste.

La mondialisation capitaliste se dirige vers la mise en place d’une gouvernance mondiale. Quelles furent les étapes de sa mise en place et quels objectifs vise-t-elle ?

Il est difficile de répondre à cette question. Le mondialisme n’est pas seulement une conséquence de la mondialisation mais aussi une idéologie. Pierre Hillard a récemment publié un article intitulé « histoire du nouvel ordre mondial » qui décrit l’ensemble des processus mis en place par les grands princes du mondialisme. Il y a de plus, une mystique mondialiste assumée par ses acteurs. Elle est difficile à interpréter, mais ses objectifs sont clairement énoncés. Les processus sont longs et peuvent prendre différentes formes.

Jacques Attali décrit dans « Une brève histoire de l’avenir » la perspective de cette gouvernance mondiale. Je ne pense pas qu’il se trompe, les ambitions qu’il révèle sont d’ailleurs en synchronicité avec ce à quoi nous assistons de nos jours.

Il serait donc question d’une gouvernance mondiale, au sein de laquelle chaque être humain consommerait, penserait et agirait de la même manière et uniformément sur le globe. Cela passe évidemment par l’abolition des souverainetés, pas seulement étatiques, mais aussi alimentaires, ce qui à mon sens représente un énorme danger. L’intervention des assurances semble également inéluctable pour aboutir à un tel système : chaque homme ayant droit selon des critères socio-économiques, à une alimentation de telle catégorie, une santé de telle catégorie, une éducation de telle catégorie, etc. ; le tout régi par des assurances mondiales sous le contrôle de divers ministères et organismes mondiaux. Nous vivons déjà dans un tel système mais il n’est pas encore totalement verrouillé. Le but est naturellement d’aboutir à un système profondément antidémocratique puisque calqué sur la gouvernance européenne, qui n’est autre que la gouvernance des lobbys. À ce propos, seul 40% des agences de lobbyistes sont inscrites sur le registre bruxellois.

L’opacité de la gouvernance européenne, pourrait certainement se retrouver dans une gouvernance mondiale institutionnalisée, et ses institutions ne seraient plus seulement interventionnistes mais exerceraient une primauté sur les droits nationaux et les constitutions. Cela s’accompagnera bien entendu, comme l’a montré Medvedev en présentant un prototype de pièce mondiale lors du sommet du G20 à l’Aquila, d’une monnaie mondiale. La crise actuelle sert en outre indiscutablement l’accélération de l’abolition des monnaies nationales au profit de l’émergence de nouvelles monnaies continentales qui convergeront vers la monnaie mondiale. C’est du moins ce qu’indiquent les écrits des laboratoires de pensée élitistes, notamment Foreign Affairs, la revue du CFR. Il faut noter que l’émission de cette monnaie se fera sans aucun doute par les banques privées, ce qui pourrait détruire le principe même de souveraineté, et de facto annoncer la fin de la démocratie. C’est d’ailleurs ce qu’a permis l’article 104 du traité de Maastricht en Europe: mettre une fin définitive à l’indépendance des peuples face aux banques privées, entretenir la dette des pays européens, pendant que le FMI et la Banque Mondiale construisaient celle des PED. Notons que ces dettes coloniales et antidémocratiques n’ont aucun sens et aucune légitimité au regard de nombreuses constitutions.

La question de la « FrançAfrique » est toujours d’actualité pour vous. Où en sont les rapports entre les gouvernements français et les Etats africains ? Les « réseaux africains » des partis politiques français de Gauche comme Droite existent-ils encore ?

Dresser un tableau d’actualité des relations franco-africaines serait un travail long et pénible. Je vous renvoie donc aux travaux de l’association Survie. Samuel Foutoyet a publié fin 2008 un parfait résumé de la situation dans son ouvrage « Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée ». Il faut bien comprendre que sous Sarkozy nous avons affaire à la branche affairiste de la Françafrique, des réseaux Pasqua et donc de ceux de la Corse. Les réseaux africains des partis politiques français subsistent, mais il est certain que des réseaux chinois, israéliens, américains, iraniens et libanais, etc., sont engagés dans la « conquête de l’Afrique ». De plus, comme l’a expliqué Verschave, les multinationales sont elles aussi de plus en plus présentes et n’agissent pas au nom d’un pays, mais simplement au nom du profit. Cela est à mettre en rapport avec la mutation des relations internationales vers une gouvernance mondiale dirigée par des multinationales et des banques privées.

La résistance à la mondialisation a pris diverses formes en Europe. Comment jugez-vous le bilan de l’altermondialisme ? La crise de ce mouvement, longtemps représenté par ATTAC, est-elle révélatrice de ses faiblesses initiales (mélange de réformisme et d’analyses dépassées) ?

Ce n’est que mon avis mais je vais rester général : ces organisations proposent de traiter les conséquences du système en place. Elles ne proposent aucunement de le démanteler en s’attaquant à sa base. Elles ne font finalement que rationaliser l’expression des maux de la société, lui ôtant toute sa charge vindicative. Elles se présentent pour la plupart en tant que société civile, mais elles ne sont pas élues. En somme, elles veulent sauver le système, l’économie, la démocratie ; en bref sauver des choses qui ont depuis longtemps fait l’aveu de leur propre inconsistance.

*Rébellion n°41 (mars/avril 2010)

Sources :
http://www.mecanopolis.org/?p=19323&type=1

La fameuse tarte aux cerises de Claude Bourguignon

Voici, la liste des produits chimiques utilisés pour la fabrication d’une tarte aux cerises de supermarché, depuis le champ de blé jusqu’à l’usine agroalimentaire.

Bon appétit!

Histoire de la Pâte

Pour obtenir la farine, les grains de blé ont été enrobés d’un fongicide avant semis.
Pendant sa culture, le blé a reçu de 2 à 6 traitements de pesticides  selon les années, 1 traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d’éviter la verse et 1 dose importante d’engrais: 240 kg d’azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l’hectare, tout de même ! Le blé moissonné, dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone, puis arrosés au chlopyriphosméthyl.

Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl, puis de l’acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l’amylase. Ensuite, il faut faire lever la pâte. La poudre levante est traitée au silicate de calcium et l’amidon est blanchi au permanganate de potassium. Pas de pâte sans corps gras. Ceux-ci reçoivent un antioxydant (pour éviter le  rancissement) comme l’hydroxytoluène de butyl et un émulsifiant type  lécithine.

Histoire de la Crème

La crème sur laquelle vont reposer les cerises se fait avec des oeufs, du lait, et même de l’huile. Les oeufs proviennent d’un élevage industriel où les poules sont nourries avec des granulés contenant des :
- antioxydants (E300 à E311),
- arômes,
- émulsifiants: alginate de calcium,
- conservateurs : acide formique,
- colorants : capsanthéine,
- agents liants: lignosulfate
- et enfin des appétants : glutamate de sodium, pour qu’elles puissent avaler tout ça.

Elles reçoivent aussi des antibiotiques, bien entendu, et surtout des anticoccidiens. Les oeufs, avant séchage, reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l’acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

Le lait provient d’un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques :
- antibiotiques : flavophospholipol (F712) ou monensin-sodium (F714)
- antioxydants : ascorbate de sodium (F301), alphatocophérol de synthèse (F307),        buthyl-hydrox-toluène (F321) ou éthoxyquine (E324),
- émulsifiants : alginate de propylène-glycol (F405) ou polyéthylène glycol (F496),
- conservateurs : acide acétique, acide tartrique (E334), acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284),
- composés azotés chimiques : urée (F801) ou diurédo-isobutane (F803),
- agents liants : stéarate de sodium,
- colorants : F131 ou F142
- et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout ça, comme le glutamate de sodium.

Les huiles, quant à elles, ont été :
- extraites par des solvants comme l’acétone,
- puis raffinées par action de l’acide sulfurique,
- puis lavage à chaud,
- neutralisées à la lessive de soude,
- décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium
- et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc.
- Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème de la tarte, une fois fabriquée, reçoit des arômes et des stabilisants comme l’acide alginique (E400).

Histoire des Cerises
(complété d’apres des éléments de « Aromatherapie » Jean Valnet 1990, Maloine)

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont :
- décolorées à l’anhydride sulfureux
- et recolorées de façon uniforme à l’acide carminique ou à l’érythrosine.
- Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d’aluminium
- et à la sortie, reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Elles sont enfin enduites d’un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur bonne dose d’engrais et de pesticides. Ce sucre est extrait par :
- défécation à la chaux et à l’anhydride sulfureux,
- puis décoloré au sulfoxylate de sodium,
- puis raffiné au norite et à l’alcool isopropylique.
- Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Par ces traitements, les cerises ayant donc perdu tout leur goût, il est nécessaire d’ajouter un parfum artificiel alimentaire. Ce parfum est une recréation synthétique du goût et de l’odeur à partir d’éléments artificiels issus de la chimie du pétrole aux prix de revient extrêmement faibles- par économie d’échelle – en comparaison du parfum naturel de fruit.

L’exemple développé est ici la cerise, mais de tels composés servent à recréer aussi bien des parfums artificiels de fraise, d’ananas, de framboise, de miel, de caramel, de muguet.. etc.

Le parfum artificiel de cerise se compose donc des molécules synthétiques (donc à la stéréochimie inversée) suivantes :
- acétate d’ethyle
- acéthyl méthylcarbinol
- butyrate d’isoamyle
- caproate d’ethyle
- caprylate d’isoamyle
- caprate d’éthyle
- butyrate de terpenyle
- geraniol
- butyrate de geranyl – acétylacétate d’ethyle
- heptanoate d’ethyle
- aldéhyde benzoique
- aldéhyde p-toluique
- vanilline
- essence artificielle d’amande amère SAP
- essence artificielle de girofle Bourbon
- essence artificielle de cannelle Ceylan
- essence de lie de vin.

Ce texte, consacré à « la tarte aux cerises de supermarché » a été rédigé par Claude Bourguignon, un ingénieur agronome qui travailla à l’INRA, avant de quitter l’honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols, c’est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d’engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement … morts. Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par l es produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l’érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie – en France, il n’ y a plus aucune chaire de microbiologie des sols, y compris à l’INRA! – Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d’analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

 

Sources :

http://danactu-resistance.over-blog.com/article-claude-bourguignon-la-recette-de-la-tarte-aux-cerises-d-un-supermarche-67710043.html

Young Leaders français depuis 1981, autrement dit les atlantistes

A titre d’exemple, à côté des personnalités de droite (Nicolas Bazire, Michel Bon, Jérôme Clément, Jean-Marie Colombani, Nicolas Dupont-Aignan, Sylvie Kauffmann, Alain Minc, Valérie Pecresse, Jacques Toubon ), on trouve aussi des gens dits de gauche tels que : François Hollande, Jean-Noël Jeanneney, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Alain Richard… la suite suivre le lien suivant :
http://www.french-american.org/leadership/young-leaders/alumni-francais.html

Les participants au débat sur le thème de « The Democratic Congress and the U.S. policies for Iraq and the Middle East » (janvier 2007)
avec :
- Samuel Wells, Directeur associé et Directeur du programme d’études sur Occidentale, Woodrow Wilson International Center for Scholars
- Alexandre Adler, Historien et Journaliste, Rédacteur éditorial au Figaro
- Bernard Guetta, Chroniqueur pour Le Temps, L’Express et France Inter
- Gilles Andréani, professeur associé à Paris II. Ancien Directeur du Centre d’Analyse et de prévision du Ministère des Affaires Étrangères :
http://www.french-american.org/publications/securitedefenseantiterrorisme.html

La liste des entreprises, sociétés, groupes… qui soutiennent la FAF (French-American Foundation) nous donnent une idée sur ce qui les rassemble :
http://www.french-american.org/adhesion/nos-membres.html

Chemtrails ? C’est quoi ce mot barbare ?

Malgré des efforts faits par des sites web à l’initiative des particuliers ou des associations, les chemtrails restent dans la case noire ignorée par la plupart des gens. Certains vont jusqu’à penser que ceux qui parlent des chemtrails ne sont que des illuminés qui voient tout de travers s’ils ne font pas partie d’une secte quelconque.

La vérité est toujours difficile à se faire admettre surtout si la réalité a des apparences anodines : un avion dans le ciel, rien de plus banal; un avion avec quelques trainées derrière lui, rien de plus normal, c’est la fumée ! Point.

Mais… quand on regarde un avion de ligne qui décolle ou qui atterrit, il ne laisse pas de trainée dans le ciel, tout au plus on aperçoit des traces de kérosène consumée en mouvement qui sont des trainées de condensation qui disparaissent très vite dans le ciel. Un avion de combat  non plus ne lâche pas plus de fumée sauf lors du 14  juillet dans le ciel de Paris. Alors les trainées blanches bien droites au départ de l’épandage puis qui se répandent dans le ciel pendant des heures et que les gens les confondent avec les nuages c’est quoi au juste ?

Ce sont justement des chemtrails. Chemtrail est un mot d’origine anglo-saxonne formée par contraction de « chemical » et trail qui veut dire trainée de produits chimiques dont l’épandage par des avions spéciaux ont lieu à des moments précis. Ce ballet d’avions font plusieurs fois des parcours dans le ciel pour la même sortie, ce qui n’est pas le cas des avions de lignes, eux ne font pas des allers-retours dans un coin de ciel en l’espace d’une demi-heure par exemple. Les données manquent mais dans le Sud-Ouest, les chemtrails sont souvent répandus par deux ou plusieurs avions en même temps et le résultat donne soit un quadrillage soit des lignes blanches plus ou moins parallèles. À Saint-Girons en Ariège, on a observé plusieurs fois que deux jours après le passage d’avions qui répandant des chemtrails la pluie tombe mais de petites pluies qu’on dirait forcées car elles ne ressemblent pas à des pluies naturelles en temps normal.

photo

Le ciel de Saint-Girons du 25 aout 2010 en fin d'après-midi

Nous essayons dans ce petit aperçu de rassembler des articles parus sur le web sur cette question afin qu’on puisse en faire une idée plus précise, étant donné que les informations sont inexistantes dans la presse officielle grand public. Le peu de choses qu’on connait sur la question n’est pas très rassurant : les chemtrails sont des trainées de produits chimiques dans lesquelles on trouve des traces de l’aluminium, du barym qui sont des métaux très nocifs pour la santé, du calcium, du magnésium et des polymères de silicium.

Une des hypothèses sur les chemtrails  est la modification du climat par provocation des pluies par exemple. On remarque par ailleurs qu’au Canada les pluies artificielles sont réglementées, autrement dit on peut agir sur le climat.

Certains qui découvrent le problème se posent bien des questions dont les plus fréquentes sont :

- Quel est, ou quels sont, le ou les buts, de ces chemtrails ?
- Est-ce d’avions de lignes régulières qu’ils sont émis ? Ou sont-ils épandus à partir d’avions « spéciaux » ?
- Qui acheminent, et par quels moyens, ces tonnes de produits vers les aéroports ?
- Vu la surveillance de ces aéroports, tout ceci ne peut se faire qu’avec l’accord des directeurs de ceux-ci. De quels aéroports ces avions décollent-ils ?
- Quels sont les pilotes qui acceptent d’empoisonner leur propre famille ?
- Comment croire que les dirigeants mondiaux, qui ont décidé de balancer ces produits toxiques, choisissent de respirer ces poisons et s’affaiblissent donc en conscience ainsi que leurs proches ?
- Quelles sont les usines qui fabriquent en si grande quantité ces produits ?
- Quels sont les chimistes qui y travaillent ? Qui a mis ces formules au point ? …
Où puis-je trouver des éléments de réponse à ces questions ?

Étant donné la rareté des informations sur ce sujet sans doute pour des raisons stratégiques, si des citoyens prennent les choses en main en formant des groupes de travail dont la tâche consiste à récolter le maximum de renseignements possibles par l’observation déjà. Bref constituer une base de données de phénomènes observés dans chaque région, c’est-à-dire des données quantifiables : les passages des avions, leurs durées, zones d’épandage, les trainées, leurs formes, le temps de dispersion, type de temps avant et après épandage, etc. La mise en commun des données recueillies permettrait d’avoir une opinion plus étayée.

Dans l’attente des groupes de travail qui se mettent en place, nous l’espérons, voici quelques liens utiles permettant de répondre aux questions les plus fréquemment posées :

Quelques infos trouvées sur le site de Jean-Pierre Petit :

http://www.jp-petit.org/Divers/Arme_meteorologique/chemtrails_temoignage_08.htm

Un petit aperçu :

http://www.dailymotion.com/video/x9tua6_empoisonnement-aux-chemtrails_news?start=0

Un documentaire en 9 épisodes :

http://www.dailymotion.com/video/xelxn2_chemtrails-crimes-aerosol-partie-1_webcam

Un diaporama :

http://blog.danco.org/bulletin/JP/Chemtrails.pps

L’étrange fiche des RG sur Hitler

L’étrange fiche des RG sur Hitler parue dans Sciences & Avenir, n° mars 2009, p. 17.

http://www.dailymotion.com/video/xd4txr

Version officielle :
Adolf Hitler, né le 20 avril 1889 à Braunau sur Inn en Autriche (alors en Autriche-Hongrie)
Version officieuse (RG français) :
Adolf, Jacob Hitler, né en 1880 à Passau en Allemagne.

Pour documentation :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Passau
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ludendorff
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sturmtruppen
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adolph_Hitler

A noter que son suicide est de plus en plus remis en cause…
Des tests ADN montrant que son présumé crâne était celui d’une femme…

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iwprX5T2JWWtB4_7jcUlzah1ly8g

http://www.eteignezvotreordinateur.com/hitler-ne-se-serait-pas-suicide-dans-son-bunker/

http://www.armees.com/Pour-le-FBI-Hitler-etait-vivant.

L’histoire du cartel pharmaceutique

15 mai 1911
La Cour suprême des États-Unis déclare John Rockefeller et son trust
coupable de corruption, de pratiques illégales et de racket. Par conséquent, la
totalité du trust Rockefeller Standard Oil, la plus grande entreprise du monde
à cette époque, est condamné à la dissolution. Mais Rockefeller était déjà audessus
de la Cour suprême et ne se souciait guère de cette décision.
1913
Pour dissiper la pression publique et politique qu’il subit avec ses barons,
Rockefeller trouve une nouvelle solution appelée « philanthropie » : il utilise les
revenus de ses pratiques illégales sur le marché du pétrole pour créer la
Fondation Rockefeller. Grâce à cette entité dont le statut équivaut à un
paradis fiscal, il organise le contrôle stratégique du secteur de la santé aux
États-Unis. La Fondation Rockefeller est la façade d’une nouvelle entreprise
globale gérée par Rockefeller et ses complices : les investissements dans le  commerce pharmaceutique. Les dons de la Fondation Rockefeller supportent
exclusivement des écoles médicales et des hôpitaux. Ces institutions sont
devenues les missionnaires d’une nouvelle race d’entreprises: les fabricants
de médicaments synthétiques brevetés.
C’est à cette époque que l’on découvre les vitamines. (La suite…)

Sources :

http://www4fr.dr-rath-foundation.org

http://www.noslibertes.org

 

Relations incestueuses entre certaines ONG & leurs financeurs

Il y a un gros travail à faire pour séparer le bon grain de l’ivraie dans ce domaine. On apprend que :

  • certaines ONG sont tout simplement des officines crées par des gouvernements pour influencer les institutions internationales dans le sens qu’ils souhaitent, c’est le cas de Reporters Sans Frontières ;
  • d’autres sont financées par des fondations dont l’objectif n’a rien à voir avec celui des ONG qu’elles financent. Ainsi les Amis de la Terre, le WWF, Greenpeace reçoivent des financements de la Fondation Rockefeller;
  • d’autres encore militent et font des actions en faveur des droits de l’homme mais d’une façon très sélective. C’est le cas de Reporters sans frontières qui ne savent que cogner sur la Chine, Cuba, l’Iran, le Vénézuela, bref les adversaires des États-Unis. Cette ONG n’a pas l’air de se soucier le moins du monde du sort du prisonnier politique le plus longtemps emprisonné à l’heure actuelle : un Chinois ? un Cubain ? Un Iranien ? Non, c’est un citoyen des États-Unis au nom de Léonard Peltier, incarcéré sans preuves d’inculpation depuis 1976.

Voici donc un petit panorama des ONG financées par des Institutions :
État des lieux :
- Les Rothschild & les Rockefeller jouent aux écolos

Greenpeace, le WWF, et « Les Amis de la Terre » financés par ceux qu’ils dénoncent!

- Les écolos-thermistes

- L’influence des lobbies sur la politique internationale

Robert Ménar et RSF :
http://www.voltairenet.org/+-Menard-Robert-+?lang=fr

Greenpeace & Fondation Rockefeller :

http://www.rbf.org/grant/10866/greenpeace-fund-3
http://www.rbf.org/grant/10866/greenpeace-fund-1