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Ouvrages anciens numérisés de la BNF

7th mars 2013, 12:03

Ouvrages anciens numérisés

Un aperçu sur La Bibliothèque numérique de la BNF riche déjà de plus de deux millions de documents, et qui ne cesse d’évoluer, car chaque semaine deux milliers de nouveaux documents viennent s’y ajouter.
Ces documents numérisés, des ebooks, viennent des ouvrages tombés dans le domaine public, sont mis à la disposition du public sous conditions (usage personnel ou commercial), et ils sont téléchargeables en format pdf). Il est inutile de préciser que ces ouvrages sont rares ou introuvables ailleurs, certains d’entre eux que nous relayons remontent au XVIIe siècle.

  • Dictionarium annamiticum lusitanum et latinum ope Sacrae Congregationis de Propaganda Fide in
    lucem editum ab d’Alexandre de Rhodes, Rome 1651. (Dictionnaire annamite, portugais, et latin, avec le soutien
    de La Sacrée congrégation pour la propagation de la foi, d’Alexandre de Rhodes.)

 

  • Lettre d’un philosophe sur le secret du Grand Oeuvre écrite au sujet des instructions qu’Aristée a laissées à son fils touchant le Magistèrte Philosophique. Paris, 1688, avec Privilège du Roi.

 

  • Défense de l’antiquité des tems, où l’on soutient la tradition des Pères et des Églises, contre
    celle du Talmud; et où l’on fait voir la corruption de l’hébreu des juifs, par le P. Dom Paul Pezron,
    Paris, 1691, avec Privilège du Roi. 

 

  • Les oeuvres magiques de Henri-Corneille Agrippa par Pierre d’Aban. Latin et français. Avec des secrets occultes. Liège 1788

 

  • Le secret de l’État ou le dernier cri du patriote. 1796

 

  • L’Alchimie et les Alchimistes. Essai historique et critique sur la philosophie hermétique, par Louis Figuier, Paris, 1860

 

  • Voyage au centre de la Terre, Jules Vernes, Paris, 1867.
  • La controverse
  • sur le Talmud sous Saint Louis, par Isodore Loeb, Paris 1881.

 

  • Diamant et pierres précieuses. Cristallographie, description, emplois, évaluation, commerce, Paris, 1881.

 

  • Les origines de l’Alchimie, par Marcellin Berthelot, membre de l’Institut, Paris, 1885

 

  • Les endormeurs de W. de Fonvielle, La vérité sur les hypnotisants…, Paris, 1887.

 

  • La chèvre d’or, roman inédit de Paul Arène, Paris 1888.
  • L’esprit juif
  • , ou les juifs peints par eux-mêmes d’après le Talmud, par Goré O’Thouma, 1888

 

  • Le secret de l’Absolu, par E.-J Coulomb (Amaravella), préface de M.E. Burnouf, Paris 1892.

 

  • Essai sur l’histoire et la géographie de la Palestine d’après les Talmuds et les sources rabbaniques, par J. Derenbourg, Pris, 1867

 

  • Le chariot de la terre cuite. Cinq actes d’après la pièce du théâtre indien attribué au roi Soudraka, par Victor Barrukand, 1895.
  •  

  • Mémoires de Saint Simon, nouvelle édition collationnée sur la manuscrit autographe, Paris, 1897
  •  

  • Le vieil Aix. Album de gravure, par A. M. de la Tour-Keyrié, Aix, 1896
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  • Souvenirs de Seoul, Corée par Maurice Courant, 1900.
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  • Pauvre et douce Corée, par Georges Ducrocq, Paris, 1904.
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  • La doctrine secrète, 1er volume, par Mme H.-P. Blavatsky, Paris, 1906
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  • La doctrine secrète, 2e volume, par Mme H.-P. Blavatsky, Paris, 1907
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  • La doctrine secrète, 4e volume, par Mme H.-P. Blavatsky, Paris, 1925
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  • Cinquante merveilleux secrets d’Alchimie, par G. Phanag, avec une préface-étude de Papus, Paris, 1912.
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  • Dans le jungle. À travers l’Indo-Chine anglaise et les Indes néerlandaises, Paris, 1913.
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  • Les gloses françaises dans les commentaires talmudiques de Rashi. Tome premier, Paris, 1929
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  • L’abominable vénalité de la presse, d’après les documents de la Russie (1897-1917), Paris, 1931.
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  • Hokusai. Tôto shôkei ichiran, vol. 1
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  • Hokusai. Tôto shôkei ichiran, vol. 2
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Photos de femmes en luttes

3rd avril 2012, 04:03

Sont rassemblées ici en vrac des photos de femmes en luttes dans différents domaines (démocratie, droit, justice, égalité, social, politique…). Les activistes ukrainiennes du groupe FEMEN sont sans doute sur-représentées mais ce ne n’est pas un choix anodin. Comme elles sont très bien organisées et passent les frontières d’un pays à un autre comme on traverse le seuil de la porte, bref elles sont comme des poissons dans l’eau là où elles vont, bien des questions nous viennent à l’esprit. Présentes sur plusieurs fronts selon les circonstances, elles sont devenues des « icônes » pour un temps des femmes en luttes.

Mais la réalité est-elle aussi belle que leurs corps exposés lors des manifs coup de poing ? Nous l’espérons. La cause des femmes en sort-elle glorifiée ou est-elle devenue un simple objet de marketing comme tout autre objet de consommation ? De simples questions provocatrices à un mouvement qui utilise la provocation corporelle pour ne pas dire sexuelle comme moyen d’action.

Voici les images.

 

Turquie – Istanbul – 8 mars 2012 - Activiste ukrainienne du groupe FEMEN manifeste contre la violence domestique subie par les femmes.

 

Turquie – Istanbul – 8 mars 2012 - Activistes ukrainiennes du groupe FEMEN protestent contre la violence domestique subie par les femmes.

 

Yemen - Sanaa - 25 juin 2011. Les femmes yéménites assistent à une manifestation pour exiger la démission du président Ali Abdallah Saleh. Sur leur bandeau c'est écrit en arabe "femmes au foyer".

 

Yemen - 26 novembre 2011. Les femmes protestent contre le gouvernement

 

Birmanie – Rangoon - 26 septembre 2011. Hommage aux prisonniers politiques et aux disparus pour avoir lutté en faveur de la démocratie.

 

Suisse – Davos – 28 janvier 2012 - Activiste ukrainienne du groupe FEMEN manifeste contre le Forum économique mondial

 

Guatemala - 23 novembre 2011 - Une femme bloque l'entrée au Congrès gardée par la police anti-émeute, pour exiger l'application de la loi sur le logement permettant aux autochtones d'être propriétaires de leur terre sur laquelle ils ont construit leur maison.

 

Inde - New-Delhi - 23 novembre 2011 - Manifestation demandant au gouvernement de respecter les droits des travailleurs en période de réformes et de crises économiques

 

Inde – New-Delhi – 14 mars 2012 - Membres du Centre socialiste uni protestent contre la vie chère et la corruption

 

Italie – Milan – 24 février 2012 - Activistes ukrainiennes du mouvement FEMEN à l'entrée du salon d'hiver 2012-2013, durant la semaine de la mode féminine

 

Ukraine – Kiev - 2 décembre 2011 - Les activistes manifestent contre la tenue de l'UEFA en Ukraine en 2012

 

France – Paris – Théâtre du Rond-Point - 8 décembre 2011 - Catholiques fondamentalistes manifestent contre la représentation de la pièce Golgotha Picnic, jugée blasphématoire.

 

Salvador - Saint Salvador – 1er mai 2011 - Des femmes protestent à la Fête du Travail contre la vie chère .

 

Inde – Bhopal – 3 décembre 2011 - Les survivants de la catastrophe manifestent pour demander plus de dédommagements.

 

Philippines - Manille - 25 novembre 2011, aux alentours de la résidence présidentielle. Des femmes manifestent en faveur des droits de l'homme et contre la violence faite aux femmes.

 

Syrie – Damas - 24 novembre 2011. Manifestation pro-Bashar el-Assad contre la Ligue arabe.

 

Pérou - Cajamarca - 3 janvier 2012 - Les autochtones manifestent contre le projet Conga de mine d'or et d'argent qui risque de polluer leur eau. Cette mine est détenue en majorité par la société états-unienne Newmont Mining Corp.

 

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Roumanie - Bucarest - 21 janvier 2012. Une manifestante anti-gouvernement devant une unité de la police anti-émeute. Sur le panneau est écrit : J'aime la Démocratie


Italie - Rome - 5 novembre 2011. Les activistes ukrainiennes du mouvement FEMEN peintes aux couleurs de l'Italie protestent contre le président du Conseil, Silvio Berlusconi.


Vatican - 6 novembre 2011. Activiste ukrainienne proteste pendant la messe du dimanche dite par le pape Benoit XVI, devant la basilique de Saint-Pierre, en faveur de la liberté pour les femmes.

 

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Crédits photos

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Interview de Jimmy Walter

4th mars 2012, 06:57

Le 09 avril 2007, lors de son passage à Paris, Jimmy Walter, initiateur du mouvement pour la réouverture de l’enquête sur le 11/09 grâce à son site reopen911.org et son DVD Confronting the Evidence, a été interviewé par Atmoh de Reopen911.org.
C’est une interview qui date mais nous la relayons en la mettant en ligne car vers la fin (à partir de 10:40) de l’interview quand Jimmy Walter évoque le Mossad, Sharon, Begin qui sont considérés comme des criminels de guerre, l’intervieweur n’est pas très à l’aise, il se contente de dire « yes, yes » et il coupe court à cette évocation en changeant de sujet de conversation.

http://www.dailymotion.com/videox2mocb

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Category: 11 septembre, Documentation, Vidéo  |  Commentaire

Rapport de la Commission des Affaires étrangères sur l’eau

5th février 2012, 09:16

L’eau, un élément si familier et tellement banal de notre vie quotidienne qu’on oublie son importance. Sans elle il n’y aurait pas eu de vie possible sur Terre, plus d’eau plus de vie simplement.

La mission d’information sur la géopolitique de l’eau 1 créée le 5 octobre 2010 par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale vient de déposer son rapport qui est une mine d’informations intéressant le public. Nous en profitons pour publier quelques extraits, vu la longueur du rapport qui fait plus de 300 pages en version pdf nous ne pouvons pas le mettre en ligne intégralement. Mais un lien sera pointé vers ce rapport en fin des extraits.

Dix chiffres clés sur l’eau

  • 3,2 millions de personnes meurent chaque année par manque d’accès à l’eau potable (soit 6 % des décès). Un enfant meurt toutes les 3 secondes, 20 toutes les minutes par manque d’eau ou à cause d’une eau de mauvaise qualité.

C’est plus de 10 fois les dégâts provoqués par le Syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA).

  • 900 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable

La majorité de ces populations se trouvent dans les pays pauvres ou en développement, ce qui est un facteur aggravant de pauvreté et se rajoute à d’autres facteurs sanitaires (choléra, paludisme, etc.)

  • 2,9 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau courante chez eux, et se fournissent à un puit…

En moyenne, la distance du puit aux habitations est de 3 kilomètres, mais dans certaines zones arides, les habitants parcourent parfois jusqu’à 10 km pour puiser de l’eau, et ce de manière quotidienne. Le taux de connexion à l’eau potable à domicile est de 100 % dans les pays du Nord, 44 % dans les pays en voie de développement, 16 % en Afrique subsaharienne

  • Plus d’un tiers de l’humanité vit dans un environnement insalubre, sans évacuation des eaux usées.

Cet environnement propice aux maladies est responsable de la mort de 3 900 personnes par jour. C’est dix fois plus que les conflits armés.

  • En moyenne, chaque être humain dispose de 5 000 mètres cubes d’eau douce par an, tous usages confondus

Cependant, ce chiffre masque une réalité toute autre : la répartition est très inégale. Un Islandais disposera de 630 000 mètres cubes par an, alors qu’un Gazaoui seulement de 59 mètres cubes

  • 70 % de l’eau prélevée et 93 % de l’eau consommée l’est … par l’agriculture

Il faut en moyenne 13 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de boeuf

  • Il faut de 2 000 à 5000 litres d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’une personne, contre 2 à 5 litres pour boire et 25 à 100 litres pour les usages domestiques.
  • On compte 280 millions d’hectares irrigués dans le monde, contre 190 en 1980
  • En 2025, la demande d’eau sera de 56 % supérieure à ce qu’elle est actuellement
  • Il existe 276 bassins transfrontaliers dans le monde, qui couvrent 45 % des terres émergées et correspondent à 60 % des eaux douces superficielles

Ils regroupent 40 % de la population mondiale. Près de 40 Etats dépendent pour plus de la moitié de leurs ressources en eau de pays voisins. En haut de l’échelle on trouve l’Égypte et le Turkménistan (97 %), la Mauritanie (96 %), le Niger (90 %), la Syrie (80 %), le Pakistan et l’Ouzbékistan (77%).

Volumes globaux et cycle de l’eau

L’eau est une ressource naturelle que l’on trouve en abondance sur notre bien nommée « Planète bleue » : 75 % de sa surface est recouverte d’eau. Cependant, la proportion d’eau douce, s’entendant de l’eau renfermant moins d’un gramme de matières solides dissoutes par litre, est très faible, puisque les océans et mers représentent plus de 97,5 % des stocks d’eau. Près de 70 % de l’eau douce sont prisonniers des glaces, soit 2 % du stock total d’eau. Les deux énormes glaciers (inlandsis) de l’Antarctique et du Groenland stockent à eux deux 65 % de l’eau douce. En outre, 30 % des eaux douces sont souterraines, stockées dans les aquifères 2, le reste se trouvant dans les lacs, les cours d’eau, l’atmosphère et la biosphère. La part de l’eau douce effectivement accessible représente nettement moins d’1 % des stocks totaux d’eau, soit une infime quantité. Selon la FAO, sur les 1,4 milliard de km3 d’eau présents sur la planète, seuls 45 000 kilomètres cubes sont de l’eau consommable et 9 000 à 14 000 km3 d’eau sont accessibles.

Cette quantité d’eau est stable car renouvelable. C’est le cycle hydrologique, communément appelé le « grand cycle de l’eau » par opposition au « petit cycle de l’eau » qui correspond à celui des usages agricoles, industriels et domestiques de l’eau. Chaque année, il s’évapore plus d’eau qu’il n’en tombe sur les océans, mais il tombe plus d’eau qu’il ne s’en évapore sur les continents. Chaque année 500 000 km3 s’évaporent au-dessus des océans et 8 %, près de 40 000 km3, sont transférés sur les continents sous forme de précipitations (les autres retombent sous forme de pluie sur les océans). La vapeur océanique se transforme donc en pluie sur les continents, ce qui permet d’approvisionner les cours d’eau et les réserves souterraines.

Le climat influe sur la répartition géographique de la ressource hydrique en créant des conditions variées d’évaporation et de pluviométrie qui, combinées, affectent la répartition de la ressource hydrique. Concernant l’évaporation, les zones géographiques connaissant des températures très chaudes et un ensoleillement important voient leurs réserves d’eau s’amenuiser plus rapidement que les régions au climat tempéré ou froid, pour qui le renouvellement de l’eau est naturellement plus facile, et la ressource disponible en plus grande quantité. Concernant la pluviométrie, l’eau évaporée est restituée sous forme de précipitations, dont la quantité varie sensiblement en fonction des régions. Certains pays connaissent ainsi une pluviométrie plus importante que d’autres, et peuvent ainsi plus facilement régénérer leurs réserves en eau douce, notamment souterraines, par les processus d’infiltration ou de percolation 3. Si l’on ajoute la disposition et le relief des continents, les différences sont encore plus marquées : les contreforts de l’Himalaya reçoivent parfois plus de 10 mètres d’eau par an.

La répartition de l’eau douce à l’échelle de la planète : des inégalités « naturelles »

Neuf pays concentrent 60 % des réserves d’eau douce mondiales : le Brésil, le Canada, la Chine, la Colombie, les États-Unis, l’Inde, l’Indonésie, le Pérou et la Russie. Le Canada dispose ainsi de 86 177 m3 d’eau par habitant et par an. Les inégalités face à l’eau tiennent à la répartition géographique de la quantité d’eau disponible, mais aussi à la population présente sur un territoire donné. Tandis que l’Asie concentre près de 60 % de la population mondiale, elle ne dispose que de 30 % des ressources mondiales disponibles en eau douce. À l’opposé, l’Amazonie, qui ne compte que 0,3 % de la population du globe, possède 15 % de ces ressources.

Prise dans sa globalité, la ressource hydrique est suffisamment abondante pour satisfaire les besoins d’une population mondiale de près de 7 milliards d’individus. Chaque être humain dispose en effet en moyenne de 5 000 m3 d’eau par an. Naturellement, il ne s’agit que d’une moyenne et nombreuses sont les régions où la quantité d’eau brute disponible par habitant, exprimée par le ratio du mètre cube par habitant, est grandement inférieure, alors que certaines régions bénéficient d’une surabondance. Entre la bande de Gaza, en Palestine, très pauvre en eau douce (59 mètres cubes par habitant et par an) et l’Islande, où la ressource est pléthorique (538 000 mètres cubes par habitant et par an), le rapport est d’un à dix mille.

Des seuils ont été fixés par convention pour qualifier les degrés d’adéquation ou d’inadéquation de la quantité d’eau et du nombre d’habitants. En deçà d’un seuil de 2500m3 d’eau par habitant et par an, un pays est considéré en situation de vulnérabilité. Le seuil de pénurie en eau ou « stress » est fixé à 1700 m3 d’eau par habitant et par an. La pénurie est considérée comme chronique en dessous du seuil de 1 000 m3 d’eau par habitant et par an et la situation est qualifiée de critique en dessous de 500m3.

Environ un tiers de la population mondiale, plus de 2 milliards de personnes, vivrait en dessous du seuil de stress hydrique. 20 pays dans le monde seraient en état de pénurie : douze sur le continent africain (Afrique du Sud, Algérie, Burundi, Égypte, Éthiopie, Kenya, Libye, Malawi, Maroc, Rwanda, Somalie et Tunisie) et sept au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Iran, Israël, Jordanie, Koweït, Yémen et Territoires palestiniens). En réalité, des millions de personnes vivent avec moins de 500 m3 d’eau par an, situation obérant toute perspective de développement et de croissance. Le manque d’eau est structurel dans le vaste triangle qui s’étend de la Tunisie au Soudan et au Pakistan, c’est dire dans plus de vingt pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient, qui présentent une situation de pénurie chronique (moins de 1 000 m3 d’eau douce par an).

Les usages de l’eau, ressource multidimensionnelle au cœur de l’organisation sociale

Une pénurie relative d’eau s’instaure lorsque la structure de consommation induit des tensions dans le partage de la ressource. Si l’on se réfère au cycle de l’eau 4, il est possible de dissocier quatre usages de l’eau. Les deux premiers se rattachent à l’eau « verte » : elle est d’une part utilisée directement par l’agriculture pluviale et l’élevage et d’autre part utilisée indirectement pour le maintien des écosystèmes terrestres et de la biomasse. Les deux autres usages se rattachent à l’eau bleue, généralement utilisée pour déterminer la ressource mobilisable. Elle est d’une part utilisée par les écosystèmes, aquatiques mais pas seulement, pour le maintien de la biodiversité 5 et est, d’autre part, utilisée au moyen de prélèvements pour l’agriculture, l’industrie et les activités domestiques. C’est ce volume d’eau qui est généralement utilisé pour déterminer la ressource mobilisée et pour quantifier la répartition des usages de l’eau.

L’eau prélevée dans les cours d’eau et les aquifères est affectée à trois usages principaux : l’agriculture, la production industrielle et la consommation domestique. Il convient à cet égard de distinguer l’eau prélevée et l’eau consommée, c’est-à-dire qui ne retourne pas au cycle de l’eau. Le volume total d’eau prélevée est de 3 830 km3 selon la FAO, soit 571 m3 par habitant et par an ou 8,8 % des ressources renouvelables.

D’après les données de la FAO, les usages de l’eau se répartissent à 70 % pour l’agriculture, 20 % pour la production industrielle (utilisant l’eau comme fluide de procédés ou comme intrants dans des produits) et énergétique (hydroélectricité, énergie thermique et nucléaire), et 10 % pour la consommation domestique. L’eau sert donc d’abord à nourrir les hommes. Ceci s’explique en premier lieu par le fait qu’il faut de 2000 à 5000 litres d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’une personne, contre 2 à 5 litres pour boire et 25 à 100 litres pour les usages domestiques. Si l’on s’attache à la consommation d’eau et non aux prélèvements, l’agriculture consomme même 93 % de l’eau douce, contre 4 % pour les industries et 3 % pour les collectivités. L’agriculture est donc de très loin le secteur qui prélève et qui consomme le plus d’eau dans le monde avec 2 844 km3 par an. Les aquifères, qui représentent un volume 100 fois supérieur à l’eau douce de surface, assurent eux aussi une bonne part de nos besoins et l’augmentation de la demande en eau s’est traduite depuis la deuxième moitié du XXème siècle par un recours croissant à ces bassins souterrains. A l’échelle mondiale, cette ressource est utilisée à 65% pour l’irrigation, 25% pour l’alimentation en eau potable et 10% pour l’industrie. Dans de nombreux pays, les systèmes d’irrigation reposent très largement sur les nappes souterraines (90 % en Libye, 89 % en Inde, 84 % en Afrique du Sud, 80 % en Espagne).

Cette répartition masque de réelles différences entre régions du monde. La part de l’agriculture dans les prélèvements s’établit ainsi en moyenne à 32,4 % en Europe, 38,7 % en Amérique du nord, 70,7% en Amérique du sud et Caraïbes, 81,3 % en Asie-Pacifique, 84,1 en Afrique et 87,6 % au Moyen Orient. Cependant, même en Europe, l’agriculture reste le principal consommateur d’eau. Ces écarts s’expliquent d’abord par le poids du secteur industriel dans les pays développés.

Les États qui prélèvent le plus d’eau sont ceux où l’agriculture irriguée est très importante. On compte actuellement 280 millions d’hectares irrigués dans le monde, contre 190 en 1980. L’agriculture irriguée est responsable de 95 % des prélèvements d’eau douce dans certains pays en développement.

Si l’on observe la part des ressources renouvelables prélevée pour l’agriculture, on constate des différences très nettes. Dans certaines régions, la ressource est peu mobilisée, y compris lorsque l’usage agricole est très largement dominant, soit du fait d’une densité de population faible, soit d’une mauvaise gestion de la ressource. Dans d’autres, le pourcentage de ressources renouvelables utilisées à des fins agricoles excède 40 %. Ces régions sont situées sur l’axe de stress hydrique, autant dire que leurs marges de mobilisation de la ressource sont faibles pour faire face à une augmentation des besoins.

La crise sanitaire : un scandale mondial

La crise sanitaire et sociale liée à l’eau résulte directement des problèmes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement d’une partie de la population mondiale, et des pollutions qui rendent l’eau consommée de plus en plus insalubre. À titre d’exemple, selon l’OMS, le Gange reçoit 1,1 million de litres par minute d’eaux d’égout à l’état brut, chiffre alarmant quand on sait qu’un gramme d’excréments peut contenir 10 millions de virus, 1 million de bactéries, 1000 kystes parasitaires et 100œufs de vers intestinaux.

La crise sanitaire est aujourd’hui telle que, comme le souligne le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), « L’ampleur de l’eau polluée fait que plus de gens meurent d’eau contaminée et polluée que de toutes autres formes de violence, y compris les guerres ». Bien entendu, il est difficile de donner des chiffres exacts. Ceux que les agences onusiennes publient – qui apparaissent les plus fiables – permettent cependant de prendre la mesure du drame :

– 3,2 millions de personnes meurent chaque année par manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, soit environ 6% des décès, et un enfant toutes les trois secondes 6;

– 80 % des maladies mortelles en Afrique sont dues à des problèmes d’épuration et plus d’un tiers des décès dans les pays en développement sont dus à la consommation d’eau contaminée ;

– 4000 personnes meurent chaque jour de maladies associées au mauvais assainissement de l’eau 7;

– 1,5 million d’enfants meurent chaque année de diarrhée. Un tiers de ces morts pourraient être évitées grâce à la mise en place de services adéquats d’assainissement. La diarrhée est la deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans après la pneumonie. Le simple lavage des mains divise le risque de diarrhée par deux ;

– plus de la moitié des lits d’hôpitaux dans le monde sont occupés par des personnes développant des maladies liées à l’usage d’une eau insalubre ;

– 100 millions de personnes souffrent en permanence de gastro-entérites hydriques ;

– les maladies liées à l’eau empêchent en moyenne chaque individu de travailler pendant un dixième de sa vie active ;

– 443 millions de jours d’école sont perdus chaque année du fait de maladies d’origine hydrique ou liées à l’absence de services d’assainissement ;

– 260 millions de personnes sont atteintes de bilharziose, près de 2 millions de décès sont observés chaque année parmi les personnes impaludées et 30 millions d’onchocercose sont dénombrées.

Ces chiffres sont imputables à la pauvreté, mais l’absence d’accès à l’eau potable et l’absence d’assainissement y participent, tout comme des soins insuffisants.

Eau utilisée pour la production

Production Volume d’eau utilisé (en litres)
1 tee-shirt coton 4 100
1 kilo de blé 1 300
1 kilo de graines de soja 1 800
1 kilo de riz 1 900
1 kilo de pommes 700
1 kilo de pommes de terre 900
1 paire de chaussure 1 800
1 kilo de fromage 5 000
1 kilo de poulet 3 900
1 kilo de bœuf 15 500
1 kilo de café torréfié 20 686
1 feuille de papier A4 10
1 kilo de fromage 4 914

L’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen Orient

Mise en place en 1948 par le premier ministre F. Malan, l’apartheid a vu le développement différencié des groupes ethniques en Afrique du Sud pendant un demi siècle. Cette politique consistait à la fois en une ségrégation raciale et spatiale (cloisonnement des populations noires et « coloured » dans des espaces confinés appelés bantoustans) mais aussi en une ségrégation citoyenne, les libertés d’une partie de la population (restriction du droit d’aller et venir, du droit de se rassembler dans les lieux publics, violences policières) étant bafouées. L’odieux régime de l’apartheid a pris fin en Afrique du Sud au début des années 90, avec la libération de Nelson Mandela et des prisonniers politiques, le compromis courageux entre M. de Klerk et Mandela et les premières élections libres de 1994 confiant massivement le pouvoir à l’ANC African National Congress, le parti de Mandela.

Bien sûr, comparaison n’est pas forcément raison : la Palestine n’est pas l’Afrique du Sud, et les années 2010 ne sont pas celles d’avant 1990. Pourtant, il est des mots et des symboles qui par leur force peuvent avoir une vertu pédagogique.

Or, tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen-Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid.

La ségrégation y est raciale mais comme on n’ose pas le dire, on dira pudiquement « religieuse ». Pourtant, la revendication d’un état « Juif » ne serait-elle que religieuse ?

La ségrégation est spatiale également : le mur élevé pour séparer les deux communautés en est le meilleur symbole. La division de la Cisjordanie en trois zones, A, B et C en est une autre illustration :

L’armée israélienne a transféré à l’Autorité palestinienne la responsabilité des affaires civiles, c’est-à-dire la fourniture de services à la population, dans les zones A et B. Ces deux zones, qui contiennent près de 95 % de la population palestinienne de Cisjordanie, ne représentent que 40 % du territoire. La zone C reste entièrement placée sous l’autorité de l’armée israélienne. Cette zone représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, avec toutes les réserves foncières et l’accès aux ressources aquifères, ainsi que toutes les routes principales.

La ségrégation est aussi hautaine et méprisante (« ces gens-là ne sont pas responsables »…répètent à l’envie certains responsables israéliens), vexatrice et humiliante (les passages aux check point sont restreints ou relâchés sans prévenir) voire violentes (la répression des manifestations fait régulièrement des morts…).

C’est donc bien d’un « nouvel apartheid » qu’il s’agit.

Et dans cette situation, l’eau est ainsi un élément particulier du conflit entre Palestiniens et Israéliens, au point qu’elle constitue le « 5ème volet » des accords d’Oslo. La Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993 reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie. L’accord intérimaire de Taba du 28 septembre 1995 prévoit un partage des eaux jusqu’à la signature d’un accord permanent. Mais ce partage est incomplet : il ne porte que sur les aquifères ; le Jourdain en est exclu, les Palestiniens n’y ayant plus accès. Ensuite il gèle les utilisations antérieures et ne répartit que la quantité d’eau encore disponible, c’est dire 78 mètres cubes de l’aquifère oriental. Il est donc très défavorable aux Palestiniens qui n’exploitent que 18 % des aquifères ; soit 10 % de l’eau disponible sur le territoire.

C’est pourquoi sans règlement politique global, on voit mal comment ce qui est devenu un véritable « conflit de l’eau » pourrait trouver une solution.

Israël ou la conquête de l’eau

Analyser le partage du Jourdain, c’est d’abord relater l’histoire de l’Etat d’Israël, qui se caractérise notamment par une conquête de l’eau : maîtrise de l’eau pour assurer sa distribution et rendre la terre fertile, conquête des territoires lui assurant la sécurité de l’approvisionnement, création d’eau par les procédés les plus innovants.

Le premier sommet des chefs d’États arabes en 1964 avait pour objet de réunir les Arabes contre le détournement des eaux du Jourdain par Israël. La maîtrise des ressources en eau n’est pas nouvelle dans l’histoire d’Israël. La nécessité de disposer des sources d’eau sur le territoire du futur Etat figurait déjà dans l’esprit de l’Organisation sioniste. Les limites du futur Etat étaient pensées comme devant inclure une partie du Liban, plus précisément le Litani. Il est difficile dans ces conditions de ne pas voir dans les conquêtes territoriales qui suivirent une conquête de l’eau. À l’issue de la guerre des Six jours, Israël s’emparait de territoires riches en eau : le Golan (les sources du Banias), qui fournit 20 % de l’eau « naturelle » d’Israël, et la Cisjordanie (Jourdain, Yarmouk et aquifères). Le 14 mars 1978, l’opération « Litani » se traduira par une occupation du sud-Liban à nouveau occupé après l’opération « Paix en Galilée » lancée en février 1982. Le barrage de Karaoun est pris, qui représente un réservoir de 220 millions de m3. Au total, l’eau « naturelle » d’Israël provient pour plus de la moitié de ses frontières d’avant 1967 et un quart des territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie. Voilà pour la conquête des sources d’approvisionnement, sans que ce facteur de conflit l’emporte sur les autres.

Les droits à l’eau des Palestiniens : des droits reconnus dans le cadre d’un partage provisoire et inégal des ressources des seuls aquifères

En Cisjordanie, la nappe phréatique dite « des montagnes » est la principale ressource hydraulique partagée. Elle se divise en trois bassins. Le bassin ouest, dont 70 % de la surface se situe du côté palestinien, est le plus productif avec une capacité de renouvellement de 362 millions de mètres cubes (MCM) par an. La capacité estimée du bassin nord est de 142 MCM par an et celle du bassin de 172 MCM. Bien que ce dernier bassin se situe quasi exclusivement en Cisjordanie, l’exploitation israélienne représente 60 % des quantités extraites annuellement. En outre, la Cisjordanie borde la rivière du Jourdain mais les Palestiniens n’y ont pas accès. Cette ressource hydraulique est exploitée à 60 % par les Israéliens et à 40 % par les pays arabes.

Dans la Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993, « Israël reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie » (article 1-3). Le volet « eau » de l’accord intérimaire de Taba signé le 28 septembre 1995 entre l’Autorité Palestinienne et l’État d’Israël (Oslo II) prévoit un partage des eaux qui s’applique jusqu’à la signature d’un accord permanent.

Les clauses de 1995 des accords d’Oslo II ne concernent que les eaux souterraines. Son article 40 traite des principes de partage selon les quantités utilisées à l’époque de l’accord, plus une quantité supplémentaire que la partie Palestinienne pourrait exploiter à partir de l’aquifère Oriental. Les négociations à l’époque ne pouvaient en effet porter que sur le partage de cet aquifère qui offrait 78 millions de m3 non utilisés. Les aquifères du nord et de l’ouest étaient déjà totalement utilisés. La répartition a donc été gelée.

Ainsi, le développement des ressources hydrauliques est limité, premièrement par les dispositions de l’article 40 des accords d’Oslo II (1995) qui accordent aux Palestiniens le droit d’exploiter 18 % seulement de la nappe des montagnes. La part allouée aux Palestiniens a été définie en fonction du niveau de consommation à la date de la signature de l’accord (118 MCM/an). En outre, le développement des ressources hydrauliques palestiniennes est limité, géographiquement, au bassin Est et, en quantité, aux besoins futurs estimés sur la base d’une évolution de la population à 5 ans (+ 70 à 80 MCM/an). Or, la population a doublé depuis 1995.

Dans l’annexe III de l’accord d’Oslo II, il est précisé que 28,6 millions de m3 d’eau supplémentaire doivent être fournis pendant la période transitoire, 5 millions à Gaza, d’une part, et 23,6 millions en Cisjordanie, dont 4,5 millions à la charge des Israéliens, d’autre part.

Vu son importance, nous ne résistons pas à l’envie de signaler les dimensions ignorées encore par beaucoup de monde de notre eau si familière. À cet égard, les travaux et découvertes du chercheur japonais, Masaru Emoto, ont ouvert une voie pleine de perspectives et promesses pour l’humanité. Voici le documentaire sur les messages secrets de l’eau pour terminer ce papier :

Les messages secrets de l’eau

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Sources : RAPPORT D’INFORMATION, DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES en conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 5 octobre 2010 sur « La géopolitique de l’eau ».
Président : M. lionnel LUCA
Rapporteur : M. Jean GLAVANY, Députés

Rapport intégral

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Notes :

1 La mission d’information « Géopolitique de l’eau » est composée de : M. Lionnel Luca, président, M. Jean Glavany, rapporteur, Mme Nicole Ameline, MM. Jacques Bascou, Claude Birraux, Alain Bocquet, Gilles Cocquempot, Jean-Claude Guibal, Jean-Pierre Kucheida, Renaud Muselier et Jean-Marc Nesme. 

2 Un aquifère est une formation perméable d’un point de vue lithologique où s’accumule l’eau et qui peut contenir celle-ci en quantité exploitable. Une nappe phréatique ou nappe souterraine est une nappe d’eau imprégnant les roches, formée par l’infiltration des eaux de pluie et alimentant les sources et les puits. 

3 La percolation consiste pour l’eau de pluie à migrer lentement dans les sols pour alimenter notamment les nappes phréatiques. Elle se distingue ainsi du phénomène d’infiltration, où l’eau s’infiltre dans les fissures naturelles des roches et sols.

 

4 David Blanchon, L’eau, une ressource menacée ? Dossier N.8078), La Documentation française, 2010.
5 L’écoulement des eaux facilite notamment la dilution des polluants et le transport des nutriments.

 

6 Chiffres donnés par le représentant de la Bolivie lors de la présentation de la résolution sur le droit à l’eau de 2010. Les derniers chiffres de l’OMS font état d’un enfant mourant toutes les vingt secondes.. Les autres chiffres sont ceux qui figurent dans les bases de données publiques (OMS, PNUE, UNESCO). Naturellement, il est possible de trouver des estimations différentes, ces chiffres n’étant que des estimations.

 

7 Chiffre du rapport Une approche de l’eau et de la sécurité alimentaire et basée sur les services écosystémiques, publié lundi 22 août par le Programme des Nations-Unies pour l’environnement (Pnue) et l’Institut international de gestion de l’eau (Iwmi).
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La dernière lettre de Patrice Lumumba

21st novembre 2011, 12:26

vignetteLe hasard de la navigation sur le web nous a amené à faire la connaissance de cette lettre que Patrice Lumumba a adressée à son épouse quelques jours avant son assassinat. Nous la partageons avec les internautes sans avoir besoin d’ajouter quoi que ce soit comme commentaires.
 
 

Ma chère Pauline,

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrais-je dire d’autre ?

Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi-même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de Congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au Nord et au Sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique ! »

Patrice Lumumba

 

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Sources :

http://www.intal.be

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Les rabbins orthodoxes contre le sionisme

1st novembre 2011, 10:00

vignetteDes rabbins orthodoxes venus rendre un dernier hommage à Yasser Arafat à Paris. Dieudonné leur a donné la parole dans son théâtre pour qu’ils puissent s’exprimer. C’est la seule occasion où ils ont pu dire ce qu’ils pensent en public devant une assistance initiée. Les médias les ignorent tout simplement comme à chaque fois ils doivent affronter ceux qui ont une autre opinion que la leur. Et s’il le faut la machine se met en branle pour dénigrer, discréditer et diaboliser leurs ennemis.

http://www.dailymotion.com/videoxb5nf6

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Petit dossier sur les néoconsevateurs français

3rd octobre 2011, 06:23

vignetteDepuis le 11 septembre ceux qui s’intéressent aux actualités d’ordre stratégique ne peuvent pas passer à côté de l’existence du PNAC (Project for a New American Century), un think tank néoconservateur regroupant des membres influents du monde politique états-unien. Parmi ces grosses têtes on peut signaler : William Kristol, Robert Kagan, Daniel Blumenthal, R. James Woolsey, Paul Wolfowitz, Gary Schmitt, Roger Barnett, etc. Par contre le public français connait moins leurs congénères dans l’Hexagone.
Déjà les deux rives du Pacifique sont en contact permanent à travers la French American Foundation (FAF) qui regroupe les atlantistes. Cette fondation signale que bien des membres du gouvernement français, des « hauts responsables de la presse écrite ou parlée, des présidents d’entreprises cotées au CAC 40 ou des secteurs de services et de haute technologie, mais aussi des artistes, écrivains, scientifiques…français » sont des anciens Young leaders dans les rangs de la FAF.
Par conséquent, l’idéologie néoconservatrice ne peut pas ne pas exister en France. Même si leurs activités ont régressé ces derniers temps, gardons en mémoire qu’ils sont toujours présents et interviennent quand ils jugent utile en faisant du lobbying, en noircissant leurs idées dans la presse sous contrôle, en vociférant dans des émissions audio-visuelles, et en mobilisant le public pour qu’il adhère à leur projet.
Au lendemain de l’accession de Nicolas Sarkozy à la suprême magistrature, les néoconservateurs français ont essayé de « vendre la guerre » contre l’Iran comme ils avaient fait quelques années auparavant contre l’Irak, mais cette guerre contre l’Iran dont ils ont tant rêvé a été jusqu’à présent écartée par une partie des Bilderbergers, la branche européenne.
Ces va-t-en-guerre (oui, ils poussent les autres à aller à la guerre mais eux-mêmes, ils ne sont pas si bêtes pour aller se faire tuer, ils préfèrent de loin faire la guerre avec leur bouche…) sont d’abord regroupés autour du Cercle de l’Oratoire, un think tank créé au lendemain des attentats  du 11 septembre pour soutenir la politique des États-Unis, puis au sein de la revue Le meilleur du Monde créé en 2006, dont le comité de rédaction est composé entre autres de : Olivier Rubinstein, Stéphane Courtois, Brice Couturier, Michel Taubmann, Pascal Bruckner, Philippe Val, Thérèse Delpech, Frédéric Encel, André Glucksmann, Romain Goupil, Pierre-André Taguieff, Antoine Basbous, Jacques Tarnero, Florence Taubmann, Bruno Tertrais, Antoine Vitkine, Marc Weitzmann, Ilios Yannakakis. Que du beau monde !
Même s’ils ont fait leur mea-culpa en 2008, les choses peuvent encore changer et on n’est pas à l’abri d’une guerre régionale voire mondiale. Il convient dans ces conditions de pouvoir identifier ceux qui pourraient la provoquer.
Voici les principales pièces du dossier :

  • Nous, les néoconservateurs français
  • Le cercle de l’Oratoire
  • Le meilleur des mondes
  • La revue Le meilleur des mondes
  • Le mea-culpa des intellectuels français pro-Bush

Documents vidéos :

  • Propagande néoconservatrices sur Arte, 1ère partie :
http://www.dailymotion.com/videox9jo0k
  • Propagande néoconservatrice sur Arte, seconde partie :
http://www.dailymotion.com/videox9jo66

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Petit dossier sur la FrançAfrique

26th septembre 2011, 11:16

De toutes les colonies qui ont obtenu leur indépendance du moins formelle, l’Afrique semble souffrir le plus des retours de bâtons néocoloniaux. Plus les pays occidentaux « aident » l’Afrique à se développer plus celle-ci sombre dans le désastre. Notez aussi que les pays occidentaux sont capables d’ »aider » les pays pauvres d’Afrique et d’ailleurs pendant ce temps-là leurs citoyens déclassés par le libéralisme se retrouvent rejetés, désœuvrés par milliers sinon par millions, n’ont plus que les trottoirs des grandes villes, ou le métro de Paris pour se poser le derrière, on les appelle pudiquement les SDF, ils errent dans l’indifférence totale comme des zombis à la recherche d’une lueur d’espoir. Quelle générosité et quelle humanité de la part des pays donateurs ! Mais revenons à nos misères : quelle est la cause du désastre africain ? Les dictateurs, dit-on. Mais on ne nous dit pas qui les ont installés, qui continuent à garder des relations, intimes parfois, avec ces dictateurs, qui profitent du pétrole et des richesses minières immenses de ce continent, qui ont fait disparaitre des leaders démocrates, des patriotes qui ne se sont pas laissés corrompre, pour les remplacer par des hommes de paille, despotes, tyrans ou dictateurs.
Force est de constater que tous ceux qui se sont dressés pour dénoncer la main mise de l’Occident sur la l’Afrique, sur leur pays et leur richesse, pour essayer de mettre en place un autre modèle plus respectueux de l’humain, de l’environnement, de la liberté, de la démocratie véritable, tous ceux qui ont essayé de se soustraire de la tutelle néocoloniale ont trouvé des assassins sur leur chemin, ou bien ce positionnement a fourni des prétextes aux anciens coloniaux d’intervenir directement ou indirectement avec leurs forces militaires, et si besoin des mercenaires de tout poil, pour rétablir l’ordre colonial. Plus pernicieux encore : pendant qu’on assassine, fomente des coups d’État, on fait courir la rumeur qui fait des Africains des enfants, des incapables de se gouverner seuls sans l’aide de leurs protecteurs coloniaux. Dans les années 1980 on entendait dire aussi la litanie : « Le seul pays d’Afrique qui marche c’est l’Afrique du Sud », sous-entendu qu’elle était dirigée par des Blancs, et on gomme dans son discours l’Apartheid. Un hasard ? Pensons à :

  • Nasser qui nationalisa le Canal de Suez en 1956 et l’intervention anglo-française qui s’en suivit ;
  • Mulumba qui affirma l’indépendance du Congo face aux forces colonialistes belges et leurs alliés, et qui finit par être assassiné par elles ;
  • Thomas Sankara avec sa volonté de construire un Burkina-Faso véritablement démocratique en mettant sur pied une politique de redressement national pour éliminer les causes de soumission et retrouver la dignité. Il a été abattu par une rafale de mitraillette crachée par un commando [1].
  • le Dr. Outel Bono du Tchad, homme de gauche très populaire et apprécié des siens finit par se faire assassiner en France au profit des dictateurs soutenus par la FRAAAAANCE ;
  • Sylvanus Olympio qui a été assassiné deux jours avant « la signature des accords qui doivent sceller la rupture entre la Banque de France et son homologue togolaise ». Olympio voulait que son pays, indépendant, pût jouir d’une souveraineté monétaire; [2].
  • Kadhafi avec l’intervention de l’OTAN à l’heure actuelle.

La liste serait longue si on doit aligner toutes les victimes d’Afrique du néocolonialisme maléfique et corrupteur. Notons simplement que ce schéma s’appliquait aussi à l’Amérique latine et ailleurs, seule différence, celle-ci constituait la chasse gardée des États-Unis : on éliminait les dirigeants intègres tels que l’argentin Che Guevara, le Chilien Salvador Allende, le Guatémaltèque Jacobo Arbenz pour ne citer que les plus connus, au profit des dictateurs plus accommodants, plus dociles, plus maniables donc plus corrompus. Pour les pays développés d’Occident, il va de soi qu’il est préférable, plus confortable de traiter les affaires avec des dictateurs corrompus ou des hommes de paille qu’avec les dirigeants intègres. Pensons également à Evo Morales et Hugo Chavez à l’heure actuelle, qui veulent se défaire des liens d’exploitation avec les États-Unis, et les calomnies déversées à leur encontre, les tentatives d’assassinat qui les prennent pour cibles, etc. On en est toujours là.

Il est grand temps d’appeler un chien un chien, de dénoncer ces emprises sur les anciennes colonies maintenues en dépendance par bien des méthodes honteuses. C’est dans cette optique que nous mettons en ligne un petit dossier sur les relations entre l’Afrique et l’Occident dont celles avec la France qui ont défrayé les chroniques : la FrançAfrique.

On en est encore loin du compte mais il faut bien un début à tout. Ce dossier sera mis à jour régulièrement au fur et à mesure et en fonction des sources disponibles pour pallier les lacunes.

  • Comment l’Europe tue l’Afrique sournoisement en volant ses ressources (reportage, 9′ 21) : http://www.internationalnews.fr/article-comment-l-europe-tue-l-afrique-sournoisement-reportage-59600435.html
  • Françafrique l’envers de la dette : une conférence de François-Xavier Verschave en 5 séquences :
  • 1ère séquence : http://www.dailymotion.com/videoxbzm7y
  • 2è séquence : http://www.dailymotion.com/videoxbznl7
  • 3è séquence : http://www.dailymotion.com/videoxbzorp
  • 4è séquence : http://www.dailymotion.com/videoxbzpga
  • 5è séquence : http://www.dailymotion.com/videoxbzpww
  • Niger, Moussa Tchangari : « Difficile d’accepter la présence de soldats français » :  http://survie.org/billets-d-afrique/2010/196-novembre-2010/article/niger-moussa-tchangari-difficile-d

Quelques ouvrages de François-Xavier Verschave :

  • La Françafrique. Le plus long scandale de la République, Stock, 2003
  • L’Envers de la dette. Criminalité politique et économique au Congo-Brazza et en Angola, Éd, Agone, 2002.
  • De la Françafrique à la Mafiafrique, Éd. Tribord, 2004.
  • Noir Chirac – Secret et impunité, Éd. Les Arènes, 2002
  • Petit guide de la Françafrique. Un voyage au coeur du scandale :http://survie.org/publications/brochures/article/petit-guide-de-la-francafrique

On peut compléter cette liste avec l’ouvrage de :

  • Patrick Pesnot, Les dessous de la Françafrique. Les dossiers secrets de Monsieur X, Éditions Nouveau monde, 2010, 511 p.

Autres pièces du dossier :

  • Nouveau dossier : Lumumba, 50 après son assassinat
  • Il y a cinquante ans, ils assassinaient Lumumba, premier ministre de la République du Congo.
  • J’ai découpé et dissous dans l’acide le corps de Lumumba
  • La première guerre de l’après-Guerre froide
  • Des rhétoriques coloniales à celles du développement : archéologie discursive d’une dominance (Il s’agit d’une thèse de Françoise Dufour soutenue à Université Paul Valéry, Montpellier III, on peut la télécharger en suivant le lien indiqué.)

Dans ce reportage exclusif qui suit, vous verrez comment l’Afrique Centrale a été dévalisée de son uranium, son or, son ivoire et ses diamants par… Par qui ? La France sous Giscard d’Estaing avec l’aide de la Suisse. Ce documentaire, interdit dans les grands média, témoigne à quel point l’Afrique n’est qu’une « ressource » exploitable… C’est l’une de ces histoires qui ont émaillé la politique africaine, à la seule différence qu’elle est racontée ici, par l’un de ses principaux acteurs.

Incroyables Révélations de Bokassa – (Entrevue interdite). Merci à Polycarpe Kalembwe d’Atlanta qui nous a signalé ce documentaire) Image de prévisualisation YouTube

* * * * *

Note :
[1]. Les comploteurs ont même trouvé un médecin pour attester que Thomas Sankara est mort de mort naturelle. Incroyable mais vrai. Ces gens-là n’ont pas peur du ridicule. Voir : Patrick Pesnot, Les dessous de la Françafrique, Éditions Nouveau Monde, 2010, p. 56.
[2]. op.cit., p. 133.

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Marine Le Pen & Israël

15th septembre 2011, 12:35

vignetteLes élections présidentielles s’approchent. Les candidats se bousculent au portillon. Puisque les partis politiques se comportent aussi comme des machines à produire des candidats, tâche qui absorbe plus d’énergies et de moyens que celle qui consiste à remettre la société sur des fondations saines, à s’inquiéter de l’avenir de générations futures, etc. Nous versons ainsi au fur et à mesure des pièces au dossier des candidats. Nous commençons avec la candidate du FN, Marine Le Pen en nous posant des questions sur ses relations avec Israël. Non, ce n’est pas des questions incongrues ou absurdes car cela relèverait simplement de la « Realpolitik » :

  • les questionnements de Paul-Éric Blanrue, auteur de Sarkozy, Israël et les Juifs, Éditions Oser dire, 2009, 205 p. ;
  • La fiche personnelle de Marine Le Pen, députée européen, membre de la Délégation pour les relations avec Israël de 2003 à 2009;
  • les propos de Farid Smahi, ancien membre du bureau politique du Front National et compagnon de longue date de Jean Marie Le Pen.

Il va de soi que le fait d’être membre d’une délégation pour les relations avec un pays ne prouve pas qu’on est financé par ce pays, mais quand on représente un parti dont les idées sont diamétralement opposées à celles du pays en question, la question reste ouverte, c’est ce que Paul-Éric Blanrue se demande.

D’un autre côté, à travers les déclaration de Marine Le Pen sur Israël et le fait d’être juif en France, sur l’immigration, cause de tous les maux de France, on ne peut que se poser de grosses questions. On dirait que la fille a pris son père à contre-pied sur cette question en rendant le FN plus fréquentable : il n’est plus désormais antisémite mais seulement islamophobe, ce qui convient bien à nombre d’électeurs et de représentations communautaires dont le CRIF. Rappelons qu’entre les deux tours des élections présidentielles de 2002, lorsque Jacques Chirac allait affronter Jean-Marie Le Pen, le président du CRIF de l’époque, Roger Cukierman, a déclaré que « c’est un message aux musulmans leur indiquant de se tenir tranquille« . Propos sans ambigüité. Quand plus d’un million de Parisiens sont descendus dans la rue pour barrer la route à l’extrême-droite, le philosophe inconditionnel de la cause d’Israël s’est indigné dans son émission hebdomadaire de France Culture le samedi matin, en qualifiant cette vague d’indignation populaire de manifestation de la pensée unique. Rien que ça ! Le sionisme et l’extrême-droite peuvent apparemment trouver des terrains d’entente sur le dos des Arabes, bien entendu. Cette alliance de nature opportuniste d’anciens ennemis contre un ennemi commun, les immigrés arabes, catalogués islamistes, n’est pas tout à fait incompréhensible. On se retrouve comme dans un vulgaire western qui met en scène ce genre de situation tripartite dont l’issue n’est pas connue d’avance.

On peut mettre en doute les propos de Farid Smahi en se disant que ce sont des accusations non fondées d’un homme blessé, car excommunié, qui se venge. Mais c’est souvent quand la maison a brûlé qu’on s’aperçoit qu’il y avait des rats dedans, selon un proverbe extrême-oriental. En ce qui concerne le chapitre des financements du FN, signalons aussi les propos sans équivoque de François Asselineau, Président de l’UPR, qui affirme que dans la période 1985-1992, le FN a été financé par la CIA :

Image de prévisualisation YouTube

Pour ceux qui sont « maniaques » de preuves, on leur souhaite bon courage dans la recherche des preuves matérielles de ce mariage de raison. On sait par ailleurs que dans la vie politique tout ne passe pas par les banques et les chèques, mais les billets de banque, les valises chargés sont de très utiles moyens pour tout le monde.

Bonne campagne !

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PNAC, The Project for a New American Century

11th septembre 2011, 01:46

vignetteVous trouverez dans sur cette page une traduction du chapitre « RECONSTRUIRE LA DÉFENSE DE L’AMÉRIQUE » du PNAC. Cette traduction a été faite par Jean-François Goulon, traducteur des « Secrets de la Réserve Fédérale« , qui l’a mise en ligne sur son site. D’autres traductions existent sur le web notamment celle qui a été faite par Pierre-Henri Bunel et qui est accessible via le site de Reopen911.

Voici la traduction de Jean-François Goulon : PNAC.pdf

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