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Ouvrages anciens numérisés de la BNF

Ouvrages anciens numérisés

Un aperçu sur La Bibliothèque numérique de la BNF riche déjà de plus de deux millions de documents, et qui ne cesse d’évoluer, car chaque semaine deux milliers de nouveaux documents viennent s’y ajouter.
Ces documents numérisés, des ebooks, viennent des ouvrages tombés dans le domaine public, sont mis à la disposition du public sous conditions (usage personnel ou commercial), et ils sont téléchargeables en format pdf). Il est inutile de préciser que ces ouvrages sont rares ou introuvables ailleurs, certains d’entre eux que nous relayons remontent au XVIIe siècle.

  • Dictionarium annamiticum lusitanum et latinum ope Sacrae Congregationis de Propaganda Fide in
    lucem editum ab d’Alexandre de Rhodes, Rome 1651. (Dictionnaire annamite, portugais, et latin, avec le soutien
    de La Sacrée congrégation pour la propagation de la foi, d’Alexandre de Rhodes.)

 

  • Lettre d’un philosophe sur le secret du Grand Oeuvre écrite au sujet des instructions qu’Aristée a laissées à son fils touchant le Magistèrte Philosophique. Paris, 1688, avec Privilège du Roi.

 

  • Défense de l’antiquité des tems, où l’on soutient la tradition des Pères et des Églises, contre
    celle du Talmud; et où l’on fait voir la corruption de l’hébreu des juifs, par le P. Dom Paul Pezron,
    Paris, 1691, avec Privilège du Roi.

 

  • Les oeuvres magiques de Henri-Corneille Agrippa par Pierre d’Aban. Latin et français. Avec des secrets occultes. Liège 1788

 

  • Le secret de l’État ou le dernier cri du patriote. 1796

 

  • L’Alchimie et les Alchimistes. Essai historique et critique sur la philosophie hermétique, par Louis Figuier, Paris, 1860

 

  • Voyage au centre de la Terre, Jules Vernes, Paris, 1867.

  • La controverse

sur le Talmud sous Saint Louis, par Isodore Loeb, Paris 1881.

 

  • Diamant et pierres précieuses. Cristallographie, description, emplois, évaluation, commerce, Paris, 1881.

 

  • Les origines de l’Alchimie, par Marcellin Berthelot, membre de l’Institut, Paris, 1885

 

  • Les endormeurs de W. de Fonvielle, La vérité sur les hypnotisants…, Paris, 1887.

 

  • La chèvre d’or, roman inédit de Paul Arène, Paris 1888.

  • L’esprit juif

, ou les juifs peints par eux-mêmes d’après le Talmud, par Goré O’Thouma, 1888

 

  • Le secret de l’Absolu, par E.-J Coulomb (Amaravella), préface de M.E. Burnouf, Paris 1892.

 

  • Essai sur l’histoire et la géographie de la Palestine d’après les Talmuds et les sources rabbaniques, par J. Derenbourg, Pris, 1867

 

  • Le chariot de la terre cuite. Cinq actes d’après la pièce du théâtre indien attribué au roi Soudraka, par Victor Barrukand, 1895.

 

  • Mémoires de Saint Simon, nouvelle édition collationnée sur la manuscrit autographe, Paris, 1897

 

  • Le vieil Aix. Album de gravure, par A. M. de la Tour-Keyrié, Aix, 1896

 

  • Souvenirs de Seoul, Corée par Maurice Courant, 1900.

 

  • Pauvre et douce Corée, par Georges Ducrocq, Paris, 1904.

 

  • La doctrine secrète, 1er volume, par Mme H.-P. Blavatsky, Paris, 1906

 

  • La doctrine secrète, 2e volume, par Mme H.-P. Blavatsky, Paris, 1907

 

  • La doctrine secrète, 4e volume, par Mme H.-P. Blavatsky, Paris, 1925

 

  • Cinquante merveilleux secrets d’Alchimie, par G. Phanag, avec une préface-étude de Papus, Paris, 1912.

 

  • Dans le jungle. À travers l’Indo-Chine anglaise et les Indes néerlandaises, Paris, 1913.

 

  • Les gloses françaises dans les commentaires talmudiques de Rashi. Tome premier, Paris, 1929

 

  • L’abominable vénalité de la presse, d’après les documents de la Russie (1897-1917), Paris, 1931.

 

  • Hokusai. Tôto shôkei ichiran, vol. 1

 

  • Hokusai. Tôto shôkei ichiran, vol. 2

 

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Le discours de Thomas Sankara sur la dette des pays africains

Il y a 25 ans, le jeune président Thomas Sankara du jeune Burkina-Faso a fait ce discours dans le cadre africain, puisqu’il s’agit du sommet de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine). 25 ans c’est le temps de renouvellement d’une génération. Il n’est donc pas inutile de rappeler aux jeunes générations d’Afrique et d’ailleurs l’esprit de ce grand homme qui a défié, au péril de sa vie, les bailleurs de fonds, comme il aimait à appeler les créanciers qui ont endetté l’Afrique pour jusqu’à « 60 ans et plus ».

Ce sommet africain s’est tenu le 29 juillet 1987 et Thomas Sankara a été abattu le 15 octobre 1987 par un commando qui n’a eu aucun mal à s’approcher de lui puisqu’il refusait d’avoir une garde présidentielle comme d’autres qui pensaient d’abord à eux-mêmes.

Plusieurs remarques s’imposent, d’abord sur le délai entre son discours et son assassinat : moins de trois mois, le temps largement suffisant pour faire abattre un homme qui ne vit pas protégé derrière les murs d’une garde prétorienne. Ce n’était pas simplement un homme, fût-il président, qu’on a abattu mais tout ce qu’il représentait : la rébellion contre le néocolonialisme, la dignité, l’indépendance, la paix, l’espoir, le désarmement, un projet de société, un avenir, un idéal en dehors de ce qui est proposé par les grands de ce monde. Il représentait un autre monde, il préconisait un autre rapport avec les pays riches et développés d’Occident, un rapport de dignité et non de soumission. Ce nouveau rapport caressé par Thomas Sankara devait secouer les bases malsaines d’un monde construit sur l’exploitation, la duperie et la violence d’État, sur lequel les pays riches veillent comme on veille sur la prunelle de ses yeux. Comme on ne peut faire de « bonnes affaires » qu’avec des hommes corrompus, un homme intègre devient dans ce contexte un homme à abattre. Dans un monde de brigands, l’honnête homme passe pour un salaud. L’intégrité, la justice dérangent, car elles mettraient fin au modèle installé et dominé par l’Occident. C’est donc en valeur d’exemple qu’on a fait assassiner ce jeune président qui ne s’était laissé guider que par son intégrité, sa compassion pour les peuples asservis. On a éliminé celui qui a eu le courage de dénoncer les rouages de la dette immonde dont s’enrichit toujours l’Occident à travers des institutions internationales qu’il a mises sur pied depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et qu’il contrôle. Par cet assassinat politique dont les enjeux tournent autour du pouvoir de contrôle sur le monde, on visait à faire peur à tous ceux qui seraient tenté de se dresser contre le néocolonialisme, ils ont été prévenus du sort qui leur serait réservé.

L’assassinat de Thomas Sankara n’a pas soulevé la foule en Afrique et encore moins en France, pays ancien colonisateur pour ne pas dire colonialiste qui s’y cramponne pour mieux contrôler les vieilles colonies perdues. Si Thomas Sankara fut abattu avec une telle facilité c’est parce que c’était un homme seul, parce qu’il n’y pas eu d’unité africaine, parce qu’il n’a pas obtenu le soutien souhaité de ses pairs, les hommes d’État d’Afrique, du moins sa proposition d’annuler la dette n’a pas été adoptée à l’unanimité. Si dans cette conférence on voit des visages gênés pendant son discours, – ce ne sont pas les pires parce que ceux-là ont encore un sentiment de honte en l’écoutant -, par contre, il y avait sans aucun doute des hommes qui ne laissaient transparaître aucun sentiment mais qui devaient se dire au fond d’eux-mêmes à son égard : « Cause petit ! On verra bien qui rira le dernier ! » Il y a eu bien sûr des applaudissements mais ils obéissaient sans doute plus à la logique de spectacle qu’à celle de conviction. C’était donc facile de se faire assassiner individuellement comme il a prédit. Les hommes d’État d’Afrique présents à cette conférence sont donc responsables aussi de sa mort au moins par non assistance à une personne en danger. Certains d’entre eux ont sans doute souhaité sa disparition ? Qui c’est ce jeune-là qui nous montre le chemin, qui nous donne des leçons ? Espérons que la pétition lancée par le site http://www.thomassankara.net/ en son honneur aboutisse à faire éclater la vérité.

Même si Thomas Sankara s’en défend, à son honneur, en disant que la révolution au Burkina-Faso est une production locale qui n’a aucune prétention à s’exporter mais le modèle burkinabe pouvait se répandre malgré lui. C’est donc le risque de contagion de ce modèle qui inquiétait les prétendues démocraties occidentales qui tirent toutes les ficelles pour se maintenir en leadership. Elles s’attribuent le rôle de gendarmes avec leurs armes produites pour tuer tout en s’imposant comme interlocuteurs privilégiés, bref, elles s’autorisent à être juge et partie. Elles veillent à faire disparaître tout ce qui représente une alternative à leur modèle et ce dans tous les domaines (médecine, agriculture, élevage, consommation, arts, économie, politique, éducation, spiritualité, etc.) Plus les crises s’aggravent plus les masques tombent. Il n’y a pas d’alternative possible à l’intérieur de ce modèle occidental. Il faut chercher ailleurs, en dehors de ce monde marchand qui exploite et pénètre dans tous les domaines de la vie pour en tirer profits, sans avoir à se soucier du sort des humains, des dégâts en termes environnemental Le combat est donc inégal : d’un côté les puissants (en armes), de l’autre les faibles et pauvres. D’un côté on réclame la justice et la dignité, la fraternité, de l’autre on n’a que faire de ces notions bonnes à exiger des autres. Les gens qui ont une dignité ne se laissent pas chasser, or avec le [néo]colonialisme la chasse ne suffit pas. Un adage kazakh dit : « Quand on chasse un chien il s’en va. » Voilà la tâche qui attend tous ceux qui souhaitent bâtir un autre monde, en finir avec le monde dominé par le capital et les sangsues de l’humanité.

Il ne s’agit pas ici de faire des louanges à un personnage devenu aujourd’hui historique ni d’élever le respect à son égard au culte de la personnalité, ce serait trahir sa pensée. Nous souhaitons simplement mettre en regard, sans complaisance, ce qu’il a dit et ce qui s’est passé dans la réalité. Si son analyse sur l’ennemi commun des masses africaines et européennes est séduisante, est-ce que la réalité est aussi rose qu’on veut le croire ? Ce point de vue emprunté au marxisme était plus crédible à l’époque de Marx où les prolétaires européens vivaient à peu de choses près dans les mêmes conditions que les colonisées d’Afrique et d’ailleurs. Au XXe siècle, surtout depuis la deuxième guerre mondiale cette solidarité de classe s’étiole au fur et à mesure que le niveau de vie sépare les uns des autres. Il existe toujours une fraction de l’opinion européenne, du moins française, qui se sent solidaire, hier avec les colonies et aujourd’hui avec l’Afrique. Il s’agit plutôt d’intellectuels progressistes, de syndicalistes, de militants politiques ou associatifs que de masse populaire. Les masses européennes se sont-elles mises debout une seule fois en solidarité avec les masses africaines exploitées pendant la colonisation ? Le génocide au Rwanda dans les années 1990 n’ont pas empêché les masses européennes de dormir alors que la France comme ancienne puissance coloniale était fortement soupçonnée d’être impliquée d’une manière ou d’une autre. L’Afrique du Sud est un cas limite : il y eut effectivement des mouvements de masse en Europe occidentale, du moins en France, pour réclamer la fin de l’Apartheid ; la figure de Mandela marqua cette époque de luttes chez une franche de militants européens. Le régime d’Apartheid en Afrique du Sud était arrivé à un point où aucun État occidental ne pouvait s’afficher officiellement solidaire avec lui car cela discrédite son prestige. Aucun État occidental ne pouvait se permettre cette arrogance car ils ont besoin d’une apparence respectable. Au fond l’Afrique du Sud ne pouvait pas tenir si longtemps s’il n’était pas soutenu par ses frères européens et américains (comprendre États-uniens). Si l’Afrique du Sud fut lâché à la fin, ce n’est pas pour améliorer le sort des gens vivant à Soweto mais simplement pour redorer l’image des prétendues démocraties occidentales qui seraient desservie par le maintien de l’Apartheid. Plus près de nous, la mise à sac de la Libye n’a pas soulevé la foule européenne d’indignation. Cette réserve sur la solidarité internationale n’enlève rien au courage et la dignité d’un homme d’État qui voulait élever l’intégrité au sommet des principes de l’action publique.

En tout cas, même mort Thomas Sankara nous éclaire la route. C’est grâce à son combat, à des gens comme lui que nous comprenons mieux notre monde, la marche de ce monde. À cet égard nous pensons bien sûr à d’autres justes qui sont tombés sous les balles ou à cause des agissements de l’ordre établi, de l’autre monde qu’on peut appeler l’immonde. Citons rapidement les plus connus : Gandhi, Martin Luther King, Patrice Lumumba, Che Guevara, Salvador Allende, Jean-Marie Tjibaou. La liste serait très longue si on y intègre ceux dont l’histoire ne retient pas le nom car trop insignifiants sur l’échelle des valeurs marchandes.

Voici donc le discours prononcé, sans notes, il y a 25 ans par un orateur héritier des traditions africaines basées sur l’oral et qui manie le verbe avec perspicacité, conviction, humour et générosité.

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http://www.dailymotion.com/video/xg4e2h

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Transcription intégrale du discours de Thomas Sankara (*)

[…] C’est pourquoi je voudrais proposer Monsieur le Président, que nous établissions un barème de sanctions. Pour les chefs d’État qui ne répondent pas à l’appel. Faisons en sorte que par un ensemble de points de bonne conduite, ceux qui viennent régulièrement, comme nous par exemple, puissent être soutenus dans certains de leurs efforts, exemple les projets que nous soumettons à la BAD, la Banque africaine de développement, doivent être affectés d’un coefficient d’africanité : les moins africains seraient pénalisés. Comme cela tout le monde viendra aux réunions ici.

Le président du CNR et du Faso aborde maintenant le problème de la dette des pays africains.

Nous estimons que la dette s’analyse d’abord de par ses origines. Les origines de la dette remontent aux origines du colonialisme. Ceux qui nous ont prêté de l’argent ce sont ceux-là qui nous ont colonisés. Ce sont les mêmes, qui géraient nos États et nos économies. Ce sont les colonisateurs qui endettaient l’Afrique auprès des bailleurs de fonds leurs frères et cousins. Nous étions étrangers à cette dette, nous ne pouvons donc pas la payer. La dette c’est encore le néocolonialisme où les colonisateurs se sont transformés en assistants techniques, en fait nous devrions dire qu’ils se sont transformés en assassins techniques. Et ce sont eux qui nous ont proposé des sources de financement, des bailleurs de fonds, un terme que l’on emploie chaque jour comme s’il y avait des hommes dont le baillement suffisait à créer le développement chez les autres. Ces bailleurs de fonds nous ont été conseillés, recommandés. On nous a présenté des montages financiers alléchants. Des dossiers. Nous nous sommes endettés pour 50 ans, 60 ans, même plus. C’est à dire que l’on nous amenés à compromettre nos peuples pendant 50 ans et plus. Mais la dette, c’est sa forme actuelle, contrôlée, dominée par l’impérialisme, une reconquête savamment organisée pour que l’Afrique, sa croissance, son développement obéissent à des paliers, à des normes qui nous sont totalement étrangères. Faisant en sorte que chacun de nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer les fonds chez nous avec l’obligation de rembourser. On nous dit de rembourser la dette, ce n’est pas une question de morale, ce n’est point une question de ce prétendu honneur que de rembourser ou de ne pas rembourser.

Monsieur Président, nous avons écouté, applaudi le premier ministre de Norvège lorsqu’elle était venue ici même. Elle a dit, elle qui est européenne, que toute la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que, d’abord si nous ne payons pas les bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en sûrs. Par contre si nous payons c’est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs également. Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme dans un casino. Quand ils gagnaient, il n’y avait point de débats. Maintenant qu’ils ont perdu au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. Non, Monsieur le Président. Ils ont joué. Ils ont perdu. C’est la règle du jeu. La vie continue.

Nous ne pourrons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer.

Nous ne pourrons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette.

Nous ne pourrons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer. C’est-à-dire la dette de sang. C’est notre sang qui a été versé. On parle du plan Marshall qui a refait l’Europe économique mais on ne parle jamais du plan africain qui a permis à l’Europe de faire face aux hordes hitlériennes. Lorsque leur économie était menacée, leur stabilité était menacée, qui a sauvé l’Europe ? C’est l’Afrique. On en parle très peu. On en parle si peu que nous ne pourrons pas, nous, être complices de ces silences… ingrats. Si les autres ne peuvent pas chanter nos louanges, nous avons au moins ce devoir de dire que nos pères furent courageux et que nos anciens combattants ont sauvé l’Europe et finalement ont permis au monde de se débarrasser du nazisme.

La dette c’est aussi la conséquence des affrontements. Et lorsque l’on nous parle aujourd’hui de crise, économique, l’on oublie de nous dire que la crise n’est pas venue de façon subite. La crise existe de tout temps. Et elle ira en s’aggravant chaque fois que les masses populaires seront de plus en plus conscientes de leurs droits face aux exploiteurs. Il y a crise aujourd’hui parce que les masses refusent que les richesses soient concentrées entre les mains de quelques individus. Il y a crise parce que quelques individus déposent dans des banques à l’étranger des sommes colossales qui suffiraient à développer l’Afrique. Il y a crise parce que face à ces richesses individuelles que l’on peut nommer, les masses populaires refusent de vivre dans les ghettos, dans les bas quartiers. Il y a crise parce que les peuples partout refusent d’être dans Soweto face à Johannesburg. Il y a donc lutte, et l’exacerbation de cette lutte amène les tenants du pouvoir financier à s’inquiéter. On nous demande aujourd’hui d’être complices de la recherche d’un équilibre. Équilibre en faveur des tenants du pouvoir financier, équilibre au détriment de nos masses populaires. Non, nous ne pourrons pas être complices. Non, nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos peuples. Nous ne pouvons pas les accompagner dans leur démarche assassine.

Monsieur le Président, nous entendons parler de clubs, Club de Rome, Club de Paris, club de partout. Nous entendons parler du Groupe des 5, du Groupe des 7, du Groupe des 10, et peut-être du Groupe des 100, et que sais-je encore ? Il est normal que nous créons notre club et notre groupe. Faisons en sorte que dès aujourd’hui Addis Abeba devienne également le siège, le centre d’où partira le souffle nouveau, le Club d’Addis Abeba. Nous avons le devoir aujourd’hui de créer le Front uni d’Addis Abeba contre la dette. Ce n’est que de cette façon que nous pourrons dire aux autres : «En refusant de payer la dette nous ne venons pas dans une démarche belliqueuse, au contraire c’est dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est ». Du reste, les masses populaires en Europe ne sont pas opposés aux masses populaires en Afrique, mais ceux qui veulent exploiter l’Afrique ce sont les même qui exploitent l’Europe. Nous avons un ennemi commun. Donc, notre Club parti d’Addis Abeba devra également dire aux uns et aux autres que la dette ne saurait être payée. Et quand nous disons que la dette ne saurait être payée ce n’est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole, parce que nous estimons que nous n’avons pas la même morale que les autres. Entre le riche et le pauvre il n’y a pas la même morale. La Bible, le Coran ne peuvent pas servir de la même manière celui qui exploite le peuple et celui qui est exploité. Il faudra alors obtenir deux éditions de la Bible, et deux éditions du Coran. On ne peut pas accepter qu’on nous parle de dignité. Nous ne pouvons pas accepter qu’on nous parle du mérite de ceux qui payent et de perte de confiance vis-à-vis de ceux qui ne paieraient pas. Nous devons au contraire dire que c’est normal aujourd’hui, nous devons au contraire reconnaître que les plus grands voleurs sont les plus riches. Un pauvre quand il vole ne commet qu’un larcin ou une peccadille, tout juste pour survivre par nécessité. Les riches, les riches, ce sont eux qui volent le fisc, les douanes et qui exploitent le peuple.

Monsieur le Président, ma proposition ne vise pas simplement à provoquer, ou à faire du spectacle. Je voudrais dire ce que chacun de nous pense et souhaite. Qui ici ne souhaite pas que la dette soit purement et simplement effacée ? Celui qui ne le souhaite pas, il peut sortir, prendre son avion et aller tout de suite à la banque mondiale… payer. Tous nous souhaitons… Ma proposition n’est pas non plus … Je ne voudrais pas que l’on prenne la proposition du Burkina Faso comme celle qui viendrait de la part … de… de jeunes … sans maturité, sans expérience. Je ne voudrais pas non plus que l’on pense qu’il n’y a que les révolutionnaires à parler de cette façon. Je voudrais que l’on admette que c’est simplement l’objectivité, et l’obligation. Et je peux citer dans les exemples de ceux qui ont dit de ne pas payer la dette, des révolutionnaires comme des non révolutionnaires, des jeunes comme des vieux. Je citerai par exemple, Fidel Castro a déjà dit de ne pas payer. Il n’a pas mon âge, même s’il est révolutionnaire. Mais je pourrais citer également François Mitterrand qui a dit que les pays africains ne peuvent pas payer. Les pays pauvres ne peuvent pas. Je pourrais citer Madame Le premier ministre, je ne connais pas son âge et je m’en voudrais de le lui demander. Mais, c’est un exemple. Je voudrais citer également le président Félix Houphouët-Boigny, il n’a pas mon âge, cependant il a déclaré officiellement, publiquement, qu’au moins pour ce qui concerne son pays, la Côte d’Ivoire ne peut pas payer. Or la Côte d’Ivoire est classée parmi les pays les plus aisés d’Afrique au moins d’Afrique francophone, c’est pourquoi d’ailleurs il est normal qu’elle paye plus en contributions ici. Mais Monsieur le Président, ce n’est donc pas de la provocation, je voudrais que très sagement vous nous obteniez des solutions. Je voudrais que notre conférence adopte la nécessité de dire clairement que nous ne pouvons pas payer la dette. Non pas dans un esprit belliqueux, belliciste, ceci pour éviter que nous allions individuellement nous faire assassiner. Si le Burkina Faso refuse tout seul de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence. Par contre avec le soutien de tous, dont j’ai besoin, avec le soutien de tous nous pourrons éviter de payer. Et en évitant de payer, nous pourrons à notre développement. Et je voudrais terminer en disant que chaque fois qu’un pays Africain achète une arme c’est contre un Africain. Ce n’est pas contre un Européen, ce n’est pas contre un Asiatique. C’est contre un Africain. Par conséquent nous devons également dans la lancée de la résolution de la question de la dette trouver une solution aux problèmes de l’armement. Je suis militaire et je porte une arme, mais Monsieur le Président je voudrais que nous nous désarmions. Parce que moi je porte l’unique arme que je possède et d’autres camouflent les armes qu’ils ont. Alors chers frères avec le soutien de tous, avec le soutien de tous nous pourrons faire la paix chez nous. Nous pourrons également utiliser ses immenses potentialités pour développer l’Afrique parce que notre sol, notre sous-sol sont riches. Nous avons suffisamment de bras et nous avons un marché immense, très vaste du nord au sud, de l’est à l’ouest. Nous avons suffisamment de capacité intellectuelle pour créer ou tout au moins prendre la technologie et la science partout où nous pourrons les trouver.

Monsieur le Président, faisons en sorte que nous mettions au point ce front uni d’Addis Abeba contre la dette. Faisons en sorte que ce soit à partir d’Addis Abeba que nous décidions d’éliminer la course aux armements entre pays faibles et pauvres. Les gourdins et les coutelas que nous achetons sont inutiles. Faisons en sorte également que le marché africain soit le marché des Africains. Produire en Afrique, transformer en Afrique, et consommer en Afrique. Produisons ce dont nous avons besoin et consommons ce que nous, nous produisons au lieu d’importer. Le Burkina-Faso est venu vous exposer ici la cotonnade produite au Burkina-Faso, tissée au Burkina-Faso, cousue au Burkina-Faso pour habiller les Burkinabés. Ma délégation du Burkina-Faso et moi-même, nous sommes habillés par nos tisserands, nos paysans. Il n’y a pas un seul fil qui vienne de l’Europe, ou de l’Amérique. Je ne fais pas un défilé de mode mais, je voudrais simplement dire, je voudrais simplement dire que nous devons accepter de vivre africain, c’est la seule façon de vivre libre et de vivre digne.
Je vous remercie Monsieur le Président.
La patrie ou la mort, nous vaincrons.

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(*) Cette transcription a été faite par nos soins avec la participation de Gitano, qu’elle en soit remerciée.

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Rapport de la Commission des Affaires étrangères sur l’eau

L’eau, un élément si familier et tellement banal de notre vie quotidienne qu’on oublie son importance. Sans elle il n’y aurait pas eu de vie possible sur Terre, plus d’eau plus de vie simplement.

La mission d’information sur la géopolitique de l’eau 1 créée le 5 octobre 2010 par la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale vient de déposer son rapport qui est une mine d’informations intéressant le public. Nous en profitons pour publier quelques extraits, vu la longueur du rapport qui fait plus de 300 pages en version pdf nous ne pouvons pas le mettre en ligne intégralement. Mais un lien sera pointé vers ce rapport en fin des extraits.

Dix chiffres clés sur l’eau

  • 3,2 millions de personnes meurent chaque année par manque d’accès à l’eau potable (soit 6 % des décès). Un enfant meurt toutes les 3 secondes, 20 toutes les minutes par manque d’eau ou à cause d’une eau de mauvaise qualité.

C’est plus de 10 fois les dégâts provoqués par le Syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA).

  • 900 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable

La majorité de ces populations se trouvent dans les pays pauvres ou en développement, ce qui est un facteur aggravant de pauvreté et se rajoute à d’autres facteurs sanitaires (choléra, paludisme, etc.)

  • 2,9 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau courante chez eux, et se fournissent à un puit…

En moyenne, la distance du puit aux habitations est de 3 kilomètres, mais dans certaines zones arides, les habitants parcourent parfois jusqu’à 10 km pour puiser de l’eau, et ce de manière quotidienne. Le taux de connexion à l’eau potable à domicile est de 100 % dans les pays du Nord, 44 % dans les pays en voie de développement, 16 % en Afrique subsaharienne

  • Plus d’un tiers de l’humanité vit dans un environnement insalubre, sans évacuation des eaux usées.

Cet environnement propice aux maladies est responsable de la mort de 3 900 personnes par jour. C’est dix fois plus que les conflits armés.

  • En moyenne, chaque être humain dispose de 5 000 mètres cubes d’eau douce par an, tous usages confondus

Cependant, ce chiffre masque une réalité toute autre : la répartition est très inégale. Un Islandais disposera de 630 000 mètres cubes par an, alors qu’un Gazaoui seulement de 59 mètres cubes

  • 70 % de l’eau prélevée et 93 % de l’eau consommée l’est … par l’agriculture

Il faut en moyenne 13 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de boeuf

  • Il faut de 2 000 à 5000 litres d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’une personne, contre 2 à 5 litres pour boire et 25 à 100 litres pour les usages domestiques.
  • On compte 280 millions d’hectares irrigués dans le monde, contre 190 en 1980
  • En 2025, la demande d’eau sera de 56 % supérieure à ce qu’elle est actuellement
  • Il existe 276 bassins transfrontaliers dans le monde, qui couvrent 45 % des terres émergées et correspondent à 60 % des eaux douces superficielles

Ils regroupent 40 % de la population mondiale. Près de 40 Etats dépendent pour plus de la moitié de leurs ressources en eau de pays voisins. En haut de l’échelle on trouve l’Égypte et le Turkménistan (97 %), la Mauritanie (96 %), le Niger (90 %), la Syrie (80 %), le Pakistan et l’Ouzbékistan (77%).

Volumes globaux et cycle de l’eau

L’eau est une ressource naturelle que l’on trouve en abondance sur notre bien nommée « Planète bleue » : 75 % de sa surface est recouverte d’eau. Cependant, la proportion d’eau douce, s’entendant de l’eau renfermant moins d’un gramme de matières solides dissoutes par litre, est très faible, puisque les océans et mers représentent plus de 97,5 % des stocks d’eau. Près de 70 % de l’eau douce sont prisonniers des glaces, soit 2 % du stock total d’eau. Les deux énormes glaciers (inlandsis) de l’Antarctique et du Groenland stockent à eux deux 65 % de l’eau douce. En outre, 30 % des eaux douces sont souterraines, stockées dans les aquifères 2, le reste se trouvant dans les lacs, les cours d’eau, l’atmosphère et la biosphère. La part de l’eau douce effectivement accessible représente nettement moins d’1 % des stocks totaux d’eau, soit une infime quantité. Selon la FAO, sur les 1,4 milliard de km3 d’eau présents sur la planète, seuls 45 000 kilomètres cubes sont de l’eau consommable et 9 000 à 14 000 km3 d’eau sont accessibles.

Cette quantité d’eau est stable car renouvelable. C’est le cycle hydrologique, communément appelé le « grand cycle de l’eau » par opposition au « petit cycle de l’eau » qui correspond à celui des usages agricoles, industriels et domestiques de l’eau. Chaque année, il s’évapore plus d’eau qu’il n’en tombe sur les océans, mais il tombe plus d’eau qu’il ne s’en évapore sur les continents. Chaque année 500 000 km3 s’évaporent au-dessus des océans et 8 %, près de 40 000 km3, sont transférés sur les continents sous forme de précipitations (les autres retombent sous forme de pluie sur les océans). La vapeur océanique se transforme donc en pluie sur les continents, ce qui permet d’approvisionner les cours d’eau et les réserves souterraines.

Le climat influe sur la répartition géographique de la ressource hydrique en créant des conditions variées d’évaporation et de pluviométrie qui, combinées, affectent la répartition de la ressource hydrique. Concernant l’évaporation, les zones géographiques connaissant des températures très chaudes et un ensoleillement important voient leurs réserves d’eau s’amenuiser plus rapidement que les régions au climat tempéré ou froid, pour qui le renouvellement de l’eau est naturellement plus facile, et la ressource disponible en plus grande quantité. Concernant la pluviométrie, l’eau évaporée est restituée sous forme de précipitations, dont la quantité varie sensiblement en fonction des régions. Certains pays connaissent ainsi une pluviométrie plus importante que d’autres, et peuvent ainsi plus facilement régénérer leurs réserves en eau douce, notamment souterraines, par les processus d’infiltration ou de percolation 3. Si l’on ajoute la disposition et le relief des continents, les différences sont encore plus marquées : les contreforts de l’Himalaya reçoivent parfois plus de 10 mètres d’eau par an.

La répartition de l’eau douce à l’échelle de la planète : des inégalités « naturelles »

Neuf pays concentrent 60 % des réserves d’eau douce mondiales : le Brésil, le Canada, la Chine, la Colombie, les États-Unis, l’Inde, l’Indonésie, le Pérou et la Russie. Le Canada dispose ainsi de 86 177 m3 d’eau par habitant et par an. Les inégalités face à l’eau tiennent à la répartition géographique de la quantité d’eau disponible, mais aussi à la population présente sur un territoire donné. Tandis que l’Asie concentre près de 60 % de la population mondiale, elle ne dispose que de 30 % des ressources mondiales disponibles en eau douce. À l’opposé, l’Amazonie, qui ne compte que 0,3 % de la population du globe, possède 15 % de ces ressources.

Prise dans sa globalité, la ressource hydrique est suffisamment abondante pour satisfaire les besoins d’une population mondiale de près de 7 milliards d’individus. Chaque être humain dispose en effet en moyenne de 5 000 m3 d’eau par an. Naturellement, il ne s’agit que d’une moyenne et nombreuses sont les régions où la quantité d’eau brute disponible par habitant, exprimée par le ratio du mètre cube par habitant, est grandement inférieure, alors que certaines régions bénéficient d’une surabondance. Entre la bande de Gaza, en Palestine, très pauvre en eau douce (59 mètres cubes par habitant et par an) et l’Islande, où la ressource est pléthorique (538 000 mètres cubes par habitant et par an), le rapport est d’un à dix mille.

Des seuils ont été fixés par convention pour qualifier les degrés d’adéquation ou d’inadéquation de la quantité d’eau et du nombre d’habitants. En deçà d’un seuil de 2500m3 d’eau par habitant et par an, un pays est considéré en situation de vulnérabilité. Le seuil de pénurie en eau ou « stress » est fixé à 1700 m3 d’eau par habitant et par an. La pénurie est considérée comme chronique en dessous du seuil de 1 000 m3 d’eau par habitant et par an et la situation est qualifiée de critique en dessous de 500m3.

Environ un tiers de la population mondiale, plus de 2 milliards de personnes, vivrait en dessous du seuil de stress hydrique. 20 pays dans le monde seraient en état de pénurie : douze sur le continent africain (Afrique du Sud, Algérie, Burundi, Égypte, Éthiopie, Kenya, Libye, Malawi, Maroc, Rwanda, Somalie et Tunisie) et sept au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, Iran, Israël, Jordanie, Koweït, Yémen et Territoires palestiniens). En réalité, des millions de personnes vivent avec moins de 500 m3 d’eau par an, situation obérant toute perspective de développement et de croissance. Le manque d’eau est structurel dans le vaste triangle qui s’étend de la Tunisie au Soudan et au Pakistan, c’est dire dans plus de vingt pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient, qui présentent une situation de pénurie chronique (moins de 1 000 m3 d’eau douce par an).

Les usages de l’eau, ressource multidimensionnelle au cœur de l’organisation sociale

Une pénurie relative d’eau s’instaure lorsque la structure de consommation induit des tensions dans le partage de la ressource. Si l’on se réfère au cycle de l’eau 4, il est possible de dissocier quatre usages de l’eau. Les deux premiers se rattachent à l’eau « verte » : elle est d’une part utilisée directement par l’agriculture pluviale et l’élevage et d’autre part utilisée indirectement pour le maintien des écosystèmes terrestres et de la biomasse. Les deux autres usages se rattachent à l’eau bleue, généralement utilisée pour déterminer la ressource mobilisable. Elle est d’une part utilisée par les écosystèmes, aquatiques mais pas seulement, pour le maintien de la biodiversité 5 et est, d’autre part, utilisée au moyen de prélèvements pour l’agriculture, l’industrie et les activités domestiques. C’est ce volume d’eau qui est généralement utilisé pour déterminer la ressource mobilisée et pour quantifier la répartition des usages de l’eau.

L’eau prélevée dans les cours d’eau et les aquifères est affectée à trois usages principaux : l’agriculture, la production industrielle et la consommation domestique. Il convient à cet égard de distinguer l’eau prélevée et l’eau consommée, c’est-à-dire qui ne retourne pas au cycle de l’eau. Le volume total d’eau prélevée est de 3 830 km3 selon la FAO, soit 571 m3 par habitant et par an ou 8,8 % des ressources renouvelables.

D’après les données de la FAO, les usages de l’eau se répartissent à 70 % pour l’agriculture, 20 % pour la production industrielle (utilisant l’eau comme fluide de procédés ou comme intrants dans des produits) et énergétique (hydroélectricité, énergie thermique et nucléaire), et 10 % pour la consommation domestique. L’eau sert donc d’abord à nourrir les hommes. Ceci s’explique en premier lieu par le fait qu’il faut de 2000 à 5000 litres d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’une personne, contre 2 à 5 litres pour boire et 25 à 100 litres pour les usages domestiques. Si l’on s’attache à la consommation d’eau et non aux prélèvements, l’agriculture consomme même 93 % de l’eau douce, contre 4 % pour les industries et 3 % pour les collectivités. L’agriculture est donc de très loin le secteur qui prélève et qui consomme le plus d’eau dans le monde avec 2 844 km3 par an. Les aquifères, qui représentent un volume 100 fois supérieur à l’eau douce de surface, assurent eux aussi une bonne part de nos besoins et l’augmentation de la demande en eau s’est traduite depuis la deuxième moitié du XXème siècle par un recours croissant à ces bassins souterrains. A l’échelle mondiale, cette ressource est utilisée à 65% pour l’irrigation, 25% pour l’alimentation en eau potable et 10% pour l’industrie. Dans de nombreux pays, les systèmes d’irrigation reposent très largement sur les nappes souterraines (90 % en Libye, 89 % en Inde, 84 % en Afrique du Sud, 80 % en Espagne).

Cette répartition masque de réelles différences entre régions du monde. La part de l’agriculture dans les prélèvements s’établit ainsi en moyenne à 32,4 % en Europe, 38,7 % en Amérique du nord, 70,7% en Amérique du sud et Caraïbes, 81,3 % en Asie-Pacifique, 84,1 en Afrique et 87,6 % au Moyen Orient. Cependant, même en Europe, l’agriculture reste le principal consommateur d’eau. Ces écarts s’expliquent d’abord par le poids du secteur industriel dans les pays développés.

Les États qui prélèvent le plus d’eau sont ceux où l’agriculture irriguée est très importante. On compte actuellement 280 millions d’hectares irrigués dans le monde, contre 190 en 1980. L’agriculture irriguée est responsable de 95 % des prélèvements d’eau douce dans certains pays en développement.

Si l’on observe la part des ressources renouvelables prélevée pour l’agriculture, on constate des différences très nettes. Dans certaines régions, la ressource est peu mobilisée, y compris lorsque l’usage agricole est très largement dominant, soit du fait d’une densité de population faible, soit d’une mauvaise gestion de la ressource. Dans d’autres, le pourcentage de ressources renouvelables utilisées à des fins agricoles excède 40 %. Ces régions sont situées sur l’axe de stress hydrique, autant dire que leurs marges de mobilisation de la ressource sont faibles pour faire face à une augmentation des besoins.

La crise sanitaire : un scandale mondial

La crise sanitaire et sociale liée à l’eau résulte directement des problèmes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement d’une partie de la population mondiale, et des pollutions qui rendent l’eau consommée de plus en plus insalubre. À titre d’exemple, selon l’OMS, le Gange reçoit 1,1 million de litres par minute d’eaux d’égout à l’état brut, chiffre alarmant quand on sait qu’un gramme d’excréments peut contenir 10 millions de virus, 1 million de bactéries, 1000 kystes parasitaires et 100œufs de vers intestinaux.

La crise sanitaire est aujourd’hui telle que, comme le souligne le programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), « L’ampleur de l’eau polluée fait que plus de gens meurent d’eau contaminée et polluée que de toutes autres formes de violence, y compris les guerres ». Bien entendu, il est difficile de donner des chiffres exacts. Ceux que les agences onusiennes publient – qui apparaissent les plus fiables – permettent cependant de prendre la mesure du drame :

– 3,2 millions de personnes meurent chaque année par manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, soit environ 6% des décès, et un enfant toutes les trois secondes 6;

– 80 % des maladies mortelles en Afrique sont dues à des problèmes d’épuration et plus d’un tiers des décès dans les pays en développement sont dus à la consommation d’eau contaminée ;

– 4000 personnes meurent chaque jour de maladies associées au mauvais assainissement de l’eau 7;

– 1,5 million d’enfants meurent chaque année de diarrhée. Un tiers de ces morts pourraient être évitées grâce à la mise en place de services adéquats d’assainissement. La diarrhée est la deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans après la pneumonie. Le simple lavage des mains divise le risque de diarrhée par deux ;

– plus de la moitié des lits d’hôpitaux dans le monde sont occupés par des personnes développant des maladies liées à l’usage d’une eau insalubre ;

– 100 millions de personnes souffrent en permanence de gastro-entérites hydriques ;

– les maladies liées à l’eau empêchent en moyenne chaque individu de travailler pendant un dixième de sa vie active ;

– 443 millions de jours d’école sont perdus chaque année du fait de maladies d’origine hydrique ou liées à l’absence de services d’assainissement ;

– 260 millions de personnes sont atteintes de bilharziose, près de 2 millions de décès sont observés chaque année parmi les personnes impaludées et 30 millions d’onchocercose sont dénombrées.

Ces chiffres sont imputables à la pauvreté, mais l’absence d’accès à l’eau potable et l’absence d’assainissement y participent, tout comme des soins insuffisants.

Eau utilisée pour la production

Production Volume d’eau utilisé (en litres)
1 tee-shirt coton 4 100
1 kilo de blé 1 300
1 kilo de graines de soja 1 800
1 kilo de riz 1 900
1 kilo de pommes 700
1 kilo de pommes de terre 900
1 paire de chaussure 1 800
1 kilo de fromage 5 000
1 kilo de poulet 3 900
1 kilo de bœuf 15 500
1 kilo de café torréfié 20 686
1 feuille de papier A4 10
1 kilo de fromage 4 914

L’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen Orient

Mise en place en 1948 par le premier ministre F. Malan, l’apartheid a vu le développement différencié des groupes ethniques en Afrique du Sud pendant un demi siècle. Cette politique consistait à la fois en une ségrégation raciale et spatiale (cloisonnement des populations noires et « coloured » dans des espaces confinés appelés bantoustans) mais aussi en une ségrégation citoyenne, les libertés d’une partie de la population (restriction du droit d’aller et venir, du droit de se rassembler dans les lieux publics, violences policières) étant bafouées. L’odieux régime de l’apartheid a pris fin en Afrique du Sud au début des années 90, avec la libération de Nelson Mandela et des prisonniers politiques, le compromis courageux entre M. de Klerk et Mandela et les premières élections libres de 1994 confiant massivement le pouvoir à l’ANC African National Congress, le parti de Mandela.

Bien sûr, comparaison n’est pas forcément raison : la Palestine n’est pas l’Afrique du Sud, et les années 2010 ne sont pas celles d’avant 1990. Pourtant, il est des mots et des symboles qui par leur force peuvent avoir une vertu pédagogique.

Or, tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen-Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid.

La ségrégation y est raciale mais comme on n’ose pas le dire, on dira pudiquement « religieuse ». Pourtant, la revendication d’un état « Juif » ne serait-elle que religieuse ?

La ségrégation est spatiale également : le mur élevé pour séparer les deux communautés en est le meilleur symbole. La division de la Cisjordanie en trois zones, A, B et C en est une autre illustration :

L’armée israélienne a transféré à l’Autorité palestinienne la responsabilité des affaires civiles, c’est-à-dire la fourniture de services à la population, dans les zones A et B. Ces deux zones, qui contiennent près de 95 % de la population palestinienne de Cisjordanie, ne représentent que 40 % du territoire. La zone C reste entièrement placée sous l’autorité de l’armée israélienne. Cette zone représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, avec toutes les réserves foncières et l’accès aux ressources aquifères, ainsi que toutes les routes principales.

La ségrégation est aussi hautaine et méprisante (« ces gens-là ne sont pas responsables »…répètent à l’envie certains responsables israéliens), vexatrice et humiliante (les passages aux check point sont restreints ou relâchés sans prévenir) voire violentes (la répression des manifestations fait régulièrement des morts…).

C’est donc bien d’un « nouvel apartheid » qu’il s’agit.

Et dans cette situation, l’eau est ainsi un élément particulier du conflit entre Palestiniens et Israéliens, au point qu’elle constitue le « 5ème volet » des accords d’Oslo. La Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993 reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie. L’accord intérimaire de Taba du 28 septembre 1995 prévoit un partage des eaux jusqu’à la signature d’un accord permanent. Mais ce partage est incomplet : il ne porte que sur les aquifères ; le Jourdain en est exclu, les Palestiniens n’y ayant plus accès. Ensuite il gèle les utilisations antérieures et ne répartit que la quantité d’eau encore disponible, c’est dire 78 mètres cubes de l’aquifère oriental. Il est donc très défavorable aux Palestiniens qui n’exploitent que 18 % des aquifères ; soit 10 % de l’eau disponible sur le territoire.

C’est pourquoi sans règlement politique global, on voit mal comment ce qui est devenu un véritable « conflit de l’eau » pourrait trouver une solution.

Israël ou la conquête de l’eau

Analyser le partage du Jourdain, c’est d’abord relater l’histoire de l’Etat d’Israël, qui se caractérise notamment par une conquête de l’eau : maîtrise de l’eau pour assurer sa distribution et rendre la terre fertile, conquête des territoires lui assurant la sécurité de l’approvisionnement, création d’eau par les procédés les plus innovants.

Le premier sommet des chefs d’États arabes en 1964 avait pour objet de réunir les Arabes contre le détournement des eaux du Jourdain par Israël. La maîtrise des ressources en eau n’est pas nouvelle dans l’histoire d’Israël. La nécessité de disposer des sources d’eau sur le territoire du futur Etat figurait déjà dans l’esprit de l’Organisation sioniste. Les limites du futur Etat étaient pensées comme devant inclure une partie du Liban, plus précisément le Litani. Il est difficile dans ces conditions de ne pas voir dans les conquêtes territoriales qui suivirent une conquête de l’eau. À l’issue de la guerre des Six jours, Israël s’emparait de territoires riches en eau : le Golan (les sources du Banias), qui fournit 20 % de l’eau « naturelle » d’Israël, et la Cisjordanie (Jourdain, Yarmouk et aquifères). Le 14 mars 1978, l’opération « Litani » se traduira par une occupation du sud-Liban à nouveau occupé après l’opération « Paix en Galilée » lancée en février 1982. Le barrage de Karaoun est pris, qui représente un réservoir de 220 millions de m3. Au total, l’eau « naturelle » d’Israël provient pour plus de la moitié de ses frontières d’avant 1967 et un quart des territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie. Voilà pour la conquête des sources d’approvisionnement, sans que ce facteur de conflit l’emporte sur les autres.

Les droits à l’eau des Palestiniens : des droits reconnus dans le cadre d’un partage provisoire et inégal des ressources des seuls aquifères

En Cisjordanie, la nappe phréatique dite « des montagnes » est la principale ressource hydraulique partagée. Elle se divise en trois bassins. Le bassin ouest, dont 70 % de la surface se situe du côté palestinien, est le plus productif avec une capacité de renouvellement de 362 millions de mètres cubes (MCM) par an. La capacité estimée du bassin nord est de 142 MCM par an et celle du bassin de 172 MCM. Bien que ce dernier bassin se situe quasi exclusivement en Cisjordanie, l’exploitation israélienne représente 60 % des quantités extraites annuellement. En outre, la Cisjordanie borde la rivière du Jourdain mais les Palestiniens n’y ont pas accès. Cette ressource hydraulique est exploitée à 60 % par les Israéliens et à 40 % par les pays arabes.

Dans la Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993, « Israël reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie » (article 1-3). Le volet « eau » de l’accord intérimaire de Taba signé le 28 septembre 1995 entre l’Autorité Palestinienne et l’État d’Israël (Oslo II) prévoit un partage des eaux qui s’applique jusqu’à la signature d’un accord permanent.

Les clauses de 1995 des accords d’Oslo II ne concernent que les eaux souterraines. Son article 40 traite des principes de partage selon les quantités utilisées à l’époque de l’accord, plus une quantité supplémentaire que la partie Palestinienne pourrait exploiter à partir de l’aquifère Oriental. Les négociations à l’époque ne pouvaient en effet porter que sur le partage de cet aquifère qui offrait 78 millions de m3 non utilisés. Les aquifères du nord et de l’ouest étaient déjà totalement utilisés. La répartition a donc été gelée.

Ainsi, le développement des ressources hydrauliques est limité, premièrement par les dispositions de l’article 40 des accords d’Oslo II (1995) qui accordent aux Palestiniens le droit d’exploiter 18 % seulement de la nappe des montagnes. La part allouée aux Palestiniens a été définie en fonction du niveau de consommation à la date de la signature de l’accord (118 MCM/an). En outre, le développement des ressources hydrauliques palestiniennes est limité, géographiquement, au bassin Est et, en quantité, aux besoins futurs estimés sur la base d’une évolution de la population à 5 ans (+ 70 à 80 MCM/an). Or, la population a doublé depuis 1995.

Dans l’annexe III de l’accord d’Oslo II, il est précisé que 28,6 millions de m3 d’eau supplémentaire doivent être fournis pendant la période transitoire, 5 millions à Gaza, d’une part, et 23,6 millions en Cisjordanie, dont 4,5 millions à la charge des Israéliens, d’autre part.

Vu son importance, nous ne résistons pas à l’envie de signaler les dimensions ignorées encore par beaucoup de monde de notre eau si familière. À cet égard, les travaux et découvertes du chercheur japonais, Masaru Emoto, ont ouvert une voie pleine de perspectives et promesses pour l’humanité. Voici le documentaire sur les messages secrets de l’eau pour terminer ce papier :

Les messages secrets de l’eau

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Sources : RAPPORT D’INFORMATION, DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlement PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES en conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 5 octobre 2010 sur « La géopolitique de l’eau ».
Président : M. lionnel LUCA
Rapporteur : M. Jean GLAVANY, Députés

Rapport intégral

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Notes :

1 La mission d’information « Géopolitique de l’eau » est composée de : M. Lionnel Luca, président, M. Jean Glavany, rapporteur, Mme Nicole Ameline, MM. Jacques Bascou, Claude Birraux, Alain Bocquet, Gilles Cocquempot, Jean-Claude Guibal, Jean-Pierre Kucheida, Renaud Muselier et Jean-Marc Nesme.
2 Un aquifère est une formation perméable d’un point de vue lithologique où s’accumule l’eau et qui peut contenir celle-ci en quantité exploitable. Une nappe phréatique ou nappe souterraine est une nappe d’eau imprégnant les roches, formée par l’infiltration des eaux de pluie et alimentant les sources et les puits.
3 La percolation consiste pour l’eau de pluie à migrer lentement dans les sols pour alimenter notamment les nappes phréatiques. Elle se distingue ainsi du phénomène d’infiltration, où l’eau s’infiltre dans les fissures naturelles des roches et sols.
4 David Blanchon, L’eau, une ressource menacée ? Dossier N.8078), La Documentation française, 2010.
5 L’écoulement des eaux facilite notamment la dilution des polluants et le transport des nutriments.
6 Chiffres donnés par le représentant de la Bolivie lors de la présentation de la résolution sur le droit à l’eau de 2010. Les derniers chiffres de l’OMS font état d’un enfant mourant toutes les vingt secondes.. Les autres chiffres sont ceux qui figurent dans les bases de données publiques (OMS, PNUE, UNESCO). Naturellement, il est possible de trouver des estimations différentes, ces chiffres n’étant que des estimations.
7 Chiffre du rapport Une approche de l’eau et de la sécurité alimentaire et basée sur les services écosystémiques, publié lundi 22 août par le Programme des Nations-Unies pour l’environnement (Pnue) et l’Institut international de gestion de l’eau (Iwmi).
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Remise en question de l’évidence VIH=SIDA

vignetteAu vu des faits non exhaustifs énumérés ci-dessous, nous demandons que soit réétudié l’ensemble de l’histoire du SIDA ainsi que la théorie selon laquelle le virus du VIH engendrerait de façon fatidique le SIDA.

Sources : http://www.alterinfo.net

SIDA, la naissance d’un mythe :

Années 70 (1972 pour être précis) : Ricard Nixon investit des millions de dollar dans la recherche contre le cancer en s’axant uniquement sur l’étude des rétrovirus.

Fin 1970 : les recherches n’ont rien donné, Nixon risque gros vu l’importance des sommes mises en jeux. Aussi l’apparition du SIDA va être le prétexte de délaisser le cancer pour s’axer uniquement sur cette nouvelle maladie (et ainsi faire oublier son échec dans l’étude des rétrovirus).

Parallèlement les chercheurs du Center for Disease Control (CDC) risquent de perdre leurs subventions s’ils ne trouvent pas rapidement de nouvelles pistes à exploiter. Le SIDA tombe également à pic pour cet organisme.

Dans les faits :

A la fin des années 70 : apparaît la libération sexuelle des homosexuels. Ces derniers durant cette période auront une hygiène de vie déplorable, plusieurs partenaires sexuels, aucune protection, avec également l’utilisation de nombreuses drogues et notamment le Nitrite d’Amile (plus communément appelé Poppers).

Ce style de vie va provoquer l’apparition de 2 maladies principales :

  • Le Sarkome de Caposi, maladie des vaisseaux sanguins, comparable au cancer de la peau (il est intéressant de noter que cette maladie sera de moins en moins répandue avec la réglementation sur les Poppers)
  • La Pneumocystis C qui est une déficience du système immunitaire pulmonaire

Le CDC s’est saisi de ce phénomène afin de créer une nouvelle maladie qui lui permettra d’obtenir de nouveau des subventions.

Années 80 (1983 pour être précis) : le professeur Luc Montagnier pense avoir découvert le virus responsable du SIDA. Ceci dit il n’en est pas totalement certain. Au États Unis le Professeur Gallo le devance dans une conférence de presse et déclare qu’il a découvert le virus du SIDA. Le ministre de la Santé présent à la conférence déclare par la suite que « le virus du SIDA à probablement été découvert » . Le lendemain, l’ensemble des journaux et médias « oublient » le mot « probablement », ce qui conduit à l’évidence VIH=SIDA, tandis que le soir même le professeur Gallo brevette le test de dépistage du VIH et devient millionnaire.

Dans les faits :

Le VIH n’a jamais été isolé, ainsi il n’a jamais été observé dans un corps humain. Ce que Montagnier a découvert a été observé dans une culture microbienne. Aujourd’hui un prix de 100.000 dollars est offert par le professeur Alexander Russel à qui pourra prouver l’existence du virus ((lien)

En Afrique :

afrique du sud

Aujourd’hui le professeur Luc Montagnier le reconnaît : il suffit d’un bon système immunitaire pour se débarrasser du VIH. Prenez un Africain, donnez lui les bonnes mesure d’hygiène, de l’eau potable ainsi qu’une nourriture de qualité et son organisme se débarrassera du virus. (voir vidéo)

Il est à noter que 90 pour 100 des séropositifs se trouvent en Afrique du Sud, or il est étrange que pour un virus qui est censé pouvoir infecter tout le monde ce virus se cantonne uniquement à l’endroit le plus pauvre de la planète. Ainsi un lien évident peut être fait entre les mauvaises conditions de vie et un système immunitaire immunodéficient.

1985 : des scientifiques vont en Afrique étudier le SIDA afin de dresser une liste de symptômes qui indiquent ou non la présence de la maladie. Ses symptômes vont être au nombre de 4 :

Fièvre prolongée, toux persistante, diarrhée chronique et perte de poids importante . Ce sont les critères de Bangui. Néanmoins, de nombreuses autres maladies déjà présentes en Afrique avant l’ épidémie du SIDA procurent ces mêmes symptômes tel que la malaria ou bien la tuberculose. De plus, la population africaine en 1985 était de 547 millions de personnes et de 720 millions en 1995. Donc, le taux de progression entre 1985 et 1995, était de 31 %. Et en 1975 (soit avant l’apparition du SIDA) la population était de 413 millions, soit une progression entre 1975 et 1985 de 32 %. Ainsi la croissance de la population est quasiment la même depuis 30 ans. La baisse de 1% s’explique aisément par l’urbanisation du pays, le fait de vivre en ville ne permet pas d’avoir autant d’enfants qu’à la campagne étant donnée le manque de place.

 

L’AZT : le SDA sur ordonnance :

Initialement l’AZT devait être utilisé comme traitement contre le cancer, mais devant la haute toxicité du produit ainsi que ses effets indésirables il ne put être mis sur le marché . En 1985 devant l’absence de traitement ainsi que la pression de diverses associations homosexuels principalement l’AZT put obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en un temps record de 4 mois.

En 1987 une expérience a été menée sur un échantillon de 1000 hémophiles séropositifs. Sur 1 an il y eu 9 morts. Puis lorsqu’a commencé le traitement à base d’AZT, le taux de mortalité a été multiplié par 100. Pour les médecins, ceci était le fait du virus ainsi ils augmentaient les doses de traitements. Pourtant, les hémophiles n’ont pas commencé à mourir lors de l’apparition du SIDA en 1981, mais en 1986, début du traitement à l’AZT. Avant 1986, leur espérance de vie l’avait pas arrêté d’augmenter, passant de 33 ans en 1960, à 57 ans, en 1980 (et redescendant à 40 ans, durant la période 87-89).

De nombreuses études ont montré que du tiers à la moitié de ceux qui avaient pris de l’AZT avant d’avoir des symptômes du sida présentaient des symptômes de diminution de la qualité de vie apparaissant plus vite que chez les sujets témoins. On a même constaté que souvent la mort venait beaucoup plus vite sans qu’il y ait le moindre signe de sida. Ceci fut décrit officiellement comme des cas de « mort sans qu’il y ait aucun symptôme du sida qui l’ait précédée ».

Les tests de dépistages

Ils ne sont tout simplement pas fiables. Il faut savoir que le test ne sert pas à détecter le virus, mais les anticorps (au nombre de 10) censés combattre le VIH. Le problème est qu’il y a une trentaine de maladies, ainsi que le vaccin de la grippe qui provoque également l’apparition de ces anticorps.

De plus il y a plusieurs fabricants de tests dans le mondes, chaque fabricant fixe lui même les conditions selon lesquels nous sommes ou non. Il est donc possible d’être séropositif en Afrique (il faut 2 protéines sur les 10), alors que je ne le serai probablement pas en France car il en faut 3, et encore moins en Australie car il en faut 4.

VIH=SIDA ?

Une étude a été faite sur 80 hommes mariés présentant des anticorps au VIH, dont les femmes furent testées après avoir eu plusieurs centaines de rapports sexuels avec leurs maris. Les résultats ont montré que seules 12 des femmes devinrent séropositives. Aucun cas de SIDA n’a été signalé. (Journal de l’Association Médicale Américaine, 1er janvier1988) Combien de ces femmes consommaient-elles de la drogue ? Je pense que le comité de révision a omis ce point.

Dans le milieu de la prostitution (logiquement celui où il devrait y avoir le plus de séropositivité) seul les prostitués utilisant des drogues dures présentent des symptômes d’immunodéficiences .

Les statistiques sont frappantes. À New York City, par exemple, 40 à 50 pour cent des prostituées de rue (une très basse caste de prostituées) qui ont consommé des drogues par voies intraveineuses durant la décennie passée sont séropositives au VIH. Parmi les call-girls de New York City (une caste plus élevée de prostituées), aucune séropositivité n’a été trouvée parmi celles qui ne se droguaient pas. Ces chiffres étaient constants entre 1984 et 1989.

Il est important de noter que l’absence presque complète de VIH parmi les prostituées non consommatrices de drogue n’est pas due à des pratiques plus sûres en matière de sexe. Les mêmes études qui ont trouvé une absence de VIH ont documenté des taux d’utilisation de préservatifs bas et des taux très élevés d’infection avec les maladies sexuellement transmissibles classiques. Vingt-cinq à cinquante pour cent des prostituées étaient séropositives pour la syphilis ; le même pourcentage approximativement était séropositif pour le virus de l’hépatite B (avec environ 5 % activement infectées) ; et des anticorps contre le chlamydia, l’herpès simplex I, l’herpes simplex II, et la gonorrhée étaient présents chez 95 à 100 pour cent.

En 1993 le professeur Willner s’injecte lui-même devant une conférence de presse du sang provenant d’un hémophile séropositif. Aucun symptômes normalement propre à la maladie n’apparaîtra (voir la vidéo

A savoir : Parmi les membres du comité SIDA de l’Organisation Mondiale de la Santé, 8 sur 10 sont membres de l’industrie pharmaceutique

schéma

Pour aller plus loin

  • Un excellent documentaire qui retrace de façon objective l’histoire de l’apparition du SIDA jusqu’à aujourd’hui :
  • Une interview du docteur Étienne De Harven et du journaliste scientifique et technique Jean-Claude Roussez auteurs du livre « les 10 plus gros mensonges sur le SIDA »: No Name TV
  • Une seconde interview du docteur Étienne De Harven et du journaliste scientifique et technique Jean-Claude Roussez : les 10 plus gros mensonges sur le SIDA
  • L’un des tout premier documentaire remettant en doute le lien VIH=SIDA : Le Doute
  • Les sites : Sidasanté
  • Rethinking AIDS (pour les anglophones)

Les sources :

Cameron DW, Simonesen JN, Costa IJ, et at., « Female to male transmission of human immunodeficiency virus type 1: risk factors for seroconversion in men, » Lancet ii: 403-407,1989.
Ward Day M. Harris JRS, « Prostitute women and public health, » British Medical Journal 297,1585, 1988.
Hyams KC, Escamilla J, Papadimos TJ, et at., « HIV infection in a non-drug abusing prostitute population, » Scandinavian Journal of infectious Diseases 21: 353-354, 1989.
Piot P, Laga M, « Prostitutes: A high-risk group for HIV infection? » Sozial- und Praeventativemedicin 33: 336-339, 1988.
Rosenberg MJ, Wiener JM, « Prostitutes and AIDS: A heath department priority’ /American Journal of Public Health » 78: 418423, 1988.
Wallace J, « Case Presentations of AIDS in the United States » in: Ma P. and Armstrong D. AIDS and Infections of Homosexual Men 2nd Edition. Boston: Butterworths, 285-295,1989.

http://www.uneca.org/eca_programmes/food_security_and_sustainability/programme_overview/population/africa.htm

* * * * *

Notes :

1. Papadopulos-Eleopulos E. (1982). A Mitotic Theory. J. Theor. Biol. 96:741-758

2. Papadopulos-Eleopulos E. (1988). Reappraisal of AIDS: Is the oxidation caused by the risk factors the primary cause? Medical Hypotheses 25:151-162.

3. Papadopulos-Eleopulos E, Turner VF, Papadimitriou JM. (1992). Oxidative Stress, HIV and AIDS. Res. Immunol. 143:145-148.

4. Papadopulos-Eleopulos E, Turner VF, Papadimitriou JM. (1993). Is a Positive Western Blot Proof of HIV Infection? Bio/Technology 11(June):696-707.

5. Papadopulos-Eleopulos E, Turner VF, Papadimitriou JM. (1993). Has Gallo proven the role of HIV in AIDS? Emerg. Med. [Australia] 5(No 2):113-123.

6. Papadopulos-Eleopulos E, Turner VF, Papadimitriou JM, Causer D, Hedland-Thomas B, Page B. (1994). A critical analysis of the HIV-T4-cell-AIDS hypothesis. Genetica 95:5-24.

7. Papadopulos-Eleopulos E, Turner VF, Papadimitriou JM, Causer D. (1995). A reply to Wei and Ho. Unpublished letter to Nature.

8. Papadopulos-Eleopulos E, Turner VF, Papadimitriou JM, Causer D. (1995). Fator VIII, HIV and AIDS in haemophiliacs: an analysis of their relationship. Genetica 95:25-50.

9. Papadopulos-Eleopulos E, Turner VF, Papadimitriou JM, Bialy H. (1995). AIDS in Africa: Distinguishing fact and fiction. World J. Microbiol. Biotechnol. 11:135-143.

10. Papadopulos-Eleopulos E, Turner VF, Papadimitriou JM. (1996). Virus Challenge. Continuum 4:24-27.

11. Turner VF. (1990). Reducing agents and AIDS–Why are we waiting? Med. J. Aust. 153:502.

12. Toplin I. (1973). Tumor Virus Purification using Zonal Rotors. Spectra No. 4:225-235.

13. Sinoussi F, Mendiola L, Chermann JC. (1973). Purification and partial differentiation of the particles of murine sarcoma virus (M. MSV) according to their sedimentation rates in sucrose density gradients. Spectra 4:237-243.

14. Gelderblom HR, Ozel M, Hausmann EHS, Winkel T, Pauli G, Koch MA. (1988). Fine Structure of Human Immunodeficiency Virus (HIV), Immunolocalization of Structural Proteins and Virus-Cell Relation. Micron Microscopica 19:41-60.

15. Levy JA. (1996). Infection by human immunodeficiency virus-CD4 is not enough. NEJM 335:1528-1530.

16. Barre-Sinoussi F, Chermann JC, Rey F. (1983). Isolation of a T-Lymphotrophic Retrovirus from a patient at Risk for Acquired Immune Deficiency Syndrome (AIDS). Science 220:868-871.

17. Gallo RC, Salahuddin SZ, Popovic M, et al.. (1984). Frequent Detection and Isolation of Cytopathic Retroviruses (HTLV-III) from Patients with AIDS and at Risk for AIDS. Science 224:500-503.

18. Bess JW, Gorelick RJ, Bosche WJ, Henderson LE, Arthur LO. (1997). Microvesicles are a source of contaminating cellular proteins found in purified HIV-1 preparations. Virol. 230:134-144.

19. Gluschankof P, Mondor I, Gelderblom HR, Sattentau QJ. (1997). Cell membrane vesicles are a major contaminant of gradient-enriched human immunodeficiency virus type-1 preparations. Virol. 230:125-133.

20. Hockley DJ, Wood RD, Jacobs JP. (1988). Electron Microscopy of Human Immunodeficiency Virus. J. Gen. Virol. 69:2455-2469.

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Crédits photos :

Vignette : http://www.galeriegraal.com/

Schéma du Rapport sur le Sida http://www.sangonet.com/

HIV en Afrique du Sud : http://www.msf.fr/

La dernière lettre de Patrice Lumumba

vignetteLe hasard de la navigation sur le web nous a amené à faire la connaissance de cette lettre que Patrice Lumumba a adressée à son épouse quelques jours avant son assassinat. Nous la partageons avec les internautes sans avoir besoin d’ajouter quoi que ce soit comme commentaires.

Ma chère Pauline,

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrais-je dire d’autre ?

Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi-même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de Congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au Nord et au Sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique ! »

Patrice Lumumba

 

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Sources :

http://www.intal.be

Discours de Mahmoud Ahmadinejad à la 666è Assemblée générale de l’ONU

22 septembre 2011

Au nom de Dieu, le Compatissant, le Miséricordieux,
« Loué soit Allah, le Seigneur de l’Univers, paix et bénédiction soient sur notre Maître et Prophète, Mahomet, sa pure demeure, ses nobles Compagnons et tous ses divins messagers »
« Ô Dieu, hâte l’arrivée de l’imam Al-Mahdi et accorde lui une bonne santé ainsi que la victoire et fais de nous ses disciples et ceux qui témoignent de sa justesse »

M. le Président,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Je suis reconnaissant au tout-puissant Allah qui m’a accordé, une fois de plus, l’opportunité de paraître devant cette assemblée mondiale.

J’ai le plaisir d’exprimer mes sincères remerciements à S. Exc. Joseph Deiss, président de la 65ème session pour ses énormes efforts durant sa tenue. Je voudrais également féliciter S. Exc. Nassir Abdulaziz Al-Nasser pour son élection en tant que président de cette 66ème session de l’assemblée générale et je lui souhaite le succès.

Permettez-moi de profiter de ce moment pour rendre hommage à tous ceux qui ont perdu la vie cette année, particulièrement aux victimes de la tragique famine en Somalie et de la dévastatrice épidémie au Pakistan et spécialement du tremblement de terre et les explosions suivantes dans les centrales nucléaires au Japon. J’exhorte chacun à intensifier son assistance et son aide aux populations touchées dans ces pays.

Les années passées, j’ai parlé de différents problèmes mondiaux, et le besoin d’introduire des changements fondamentaux dans l’ordre international actuel.

Aujourd’hui, tenant compte des évolutions internationales, j’essaierai d’analyser la situation actuelle d’un angle différent.

Comme vous le savez tous, la domination et la supériorité des êtres humains sur les créatures se trouvent dans la nature même et la réalité de l’humanité, qui est un don divin et une manifestation de l’esprit divin comprenant : la foi en Dieu, qui est l’éternel créateur et architecte de l’univers ; montrer de la compassion envers les autres, la générosité, la recherche de la justice, faire valoir l’intégrité dans les mots et les actes ; la quête de dignité pour atteindre les sommets de la perfection, l’aspiration à élever la matière et le spirituel de tout un chacun, et le désir d’être libre ; défier l’oppression, la corruption, et la discrimination en supportant les opprimés ; rechercher le bonheur, et la prospérité durable et la sécurité pour tous.

Voici quelques-unes des manifestations des attributs communément humains et divins, que l’on peut clairement observer dans les aspirations historiques des êtres humains, comme le reflète l’héritage de nos recherches dans l’art et les travaux littéraires, prose et poésie, et dans les mouvements socio-culturels et politiques des êtres humains dans la course de l’histoire.

Tous les prophètes divins et réformateurs sociaux ont toujours invité les êtres humains à emprunter ce droit chemin.

Dieu a donné la dignité à l’humanité afin qu’elle élève son statut pour assumer son rôle de successeur sur la Terre.

Chers collègues et amis,

Il est particulièrement clair, que malgré les accomplissements historiques, par exemple la création des Nations Unies, qui a été le produit d’inlassables luttes et d’efforts d’esprits libres et d’individus cherchant la justice autant que de la coopération internationale, les sociétés humaines sont encore loin de satisfaire leurs nobles désirs et aspirations.

La plupart des nations du monde ne sont pas satisfaites des circonstances internationales actuelles.

Et malgré le désir général et l’aspiration à promouvoir la paix, le progrès et la fraternité, des guerres, des meurtres de masse, la pauvreté généralisée, les crises socio-économiques et politiques continuent de porter atteinte aux droits et souveraineté des nations, causant d’irréparables dommages de par le monde.

Trois milliards de personnes environ vivent avec moins de 2,5 dollars par jour, et plus d’un milliard vit sans avoir même un seul repas suffisant par jour. 40 % des populations les plus pauvres du monde se partagent seulement 5 % de la richesse globale, tandis que 20 % des plus riches détient 75 % de la richesse mondiale.

Plus de 20 000 enfants démunis et innocents meurent chaque jour à cause de la pauvreté.

Aux États-Unis, 80 % des ressources financières sont contrôlées par 10 % de la population, alors que 20 % de ces ressources appartient à 90 % de la population.

Quelles sont les causes et les raisons derrière ces inégalités ? Comment remédier à de telles injustices ?

Les dirigeants des cercles de gouvernance globale séparent la vie sociale de l’éthique et de la spiritualité tout en déclarant que la situation est le résultat de la poursuite du chemin de divins prophètes ou de la vulnérabilité des nations ou de la performance malade de petits groupes ou d’individus. Ils proclament que seules leurs opinions et approches peuvent sauver la société humaine.

Chers collègues et amis,

Ne pensez-vous pas que la cause fondamentale des problèmes devrait être considérée dans l’ordre international en vigueur, la manière dont le monde est gouverné ?

J’aimerais porter votre aimable attention sur les questions suivantes :

Qui a enlevé par la force des millions de personnes de leurs maisons en Afrique et d’autres régions du monde durant la sombre période de l’esclavage, faisant d’eux les victimes de leur avidité matérielle ?

Qui a imposé le colonialisme durant 4 siècles dans ce monde ?

Qui a occupé des terres et massivement spolié les ressources d’autres nations, détruisant les talents, les langues traditionnelles, les cultures et les identités de ces nations ?

Qui a déclenché les première et seconde guerres mondiales, qui ont tué 70 millions de personnes et des blessés ou mis à la rue des centaines de millions d’autres ?

Qui a lancé les guerres en Corée et au Vietnam ?

Qui a imposé, au moyen de la tromperie et de l’hypocrisie, le sionisme, et près de 60 ans de guerre, exclusion, terreur, et meurtre de masse sur le peuple Palestinien et les pays de la région ?

Qui a imposé et supporté pendant des décennies des dictatures militaires et des régimes totalitaires en Asie, Afrique et Amérique latine ?

Qui a utilisé la bombe nucléaire contre des personnes sans défense, et possède des milliers de têtes nucléaires dans ses arsenaux ?

Les économies de quels pays reposent sur la guerre et la vente d’armes  ?

Qui a provoqué et encouragé Saddam Hussein à envahir et imposer une guerre de 8 ans à l’Iran, et qui l’a assisté et équipé à déployer des armes chimiques contre nos villes et notre peuple ?

Qui a utilisé l’incident mystérieux du 11 septembre comme un prétexte pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak, en tuant, blessant et déplaçant de force des millions de personnes dans ces deux pays, avec comme objectif final la domination sur le Moyen-Orient et ses ressources pétrolières ?

Qui a mis fin au système de Bretton Woods en imprimant des milliards de dollars sans en avoir les réserves ou la monnaie équivalente ? Un changement qui a déclenché l’inflation dans le monde entier et qui avait pour but la prédation sur les gains économiques des autres nations  ?

De quel pays la dépense militaire dépasse annuellement mille milliards de dollars, dépassant les budgets militaires cumulés de tous les autres pays du monde ?

Quels gouvernements sont les plus endettés du monde ?

Qui domine l’élaboration d’établissement des politiques sur l’économie mondiale ?

Qui est responsable pour la récession économique mondiale, et est en train d’imposer ses conséquences sur l’Amérique, l’Europe et le reste du monde ?

Quels gouvernements sont toujours prêts à lancer des milliers de bombes sur d’autres pays, mais tergiversent à fournir de l’aide aux personnes frappées par la pauvreté en Somalie ou d’autres pays ?

Quels sont ceux qui dominent le conseil de sécurité de l’ONU, qui est ostensiblement responsable de la sauvegarde de la sécurité du monde ?

Il existe quantité d’autres questions similaires. Évidemment, les réponses sont claires.

La majorité des nations et des gouvernements du monde n’ont eu aucun rôle dans la création des crises globales actuelles, et donc, elles ont été elles-mêmes victimes de telles politiques.

Il est aussi clair que la lumière du jour que les mêmes esclavagistes et pouvoirs coloniaux qui jadis ont déclenché les deux guerres mondiales ont maintenant causé la misère généralisée et le désordre avec des conséquences à long terme de par le monde depuis lors.

Chers collègues et amis,

Est-ce que ces pouvoirs arrogants ont réellement la compétence et la capacité de diriger ou gouverner le monde ?

Est-il acceptable qu’ils s’appellent eux-mêmes les uniques défenseurs de la liberté, la démocratie et les droits de l’homme, lorsqu’ils attaquent militairement et occupent d’autres pays ?

La fleur de la démocratie peut-être surgir des missiles de l’OTAN et de ses armes ?

Mesdames et Messieurs,

Si certains pays Européens utilisent encore l’Holocauste, après six décennies, comme excuse pour payer une rançon aux sionistes, ne devrait-il pas être une obligation pour les esclavagistes ou pouvoirs coloniaux de donner réparations aux nations concernées ?

Si les dommages et pertes de la période de l’esclavage et du colonialisme étaient compensés, qu’arriverait-il aux manipulateurs et pouvoirs politiques cachés aux États-Unis et en Europe ? Resterait-il des accrocs entre le Nord et Le Sud ?

Si seulement la moitié des dépenses militaires des États-Unis et de ses alliés à l’OTAN étaient prélevés pour aider à résoudre les problèmes économiques dans leurs propres pays, seraient-ils en train d’assister au moindre symptôme de crise économique ?

Qu’arriverait-il si la même somme était offerte aux nations pauvres ?

Quelle est la justification de la présence de centaines de militaires états-uniens et de bases de renseignement dans les différentes parties du monde, incluant 268 bases en Allemagne, 124 au Japon, 87 en Corée du Sud, 83 en Italie, 45 au Royaume-Uni, et 21 au Portugal ? Cela signifie-t-il autre chose que l’occupation militaire ?

Les bombes déployées dans les bases susdites ne mettent-elles pas en danger la sécurité de ces nations ?

Mesdames et Messieurs,

La question principale est la recherche de la cause fondamentale de telles attitudes.

La raison principale devrait être cherchée dans les croyances et les tendances de l’establishment.

Une assemblée de gens en contradiction avec les instincts humains propres et leurs dispositions, qui n’ont aussi aucune foi en Dieu et dans le chemin des divins prophètes justifient leur soif de pouvoir et leurs fins matérialistes par des valeurs divines.

Pour eux, seul le pouvoir et la richesse prévalent, et toute tentative doit amener à ces sinistres objectifs.

Les nations opprimées n’ont aucun espoir de restaurer ou protéger leurs droits légitimes contre ces pouvoirs.

Ces pouvoirs cherchent leur propre progrès, prospérité et dignité tout en imposant la pauvreté, l’humiliation et l’annihilation aux autres.

Ils se considèrent eux-mêmes supérieurs aux autres, jouissant de privilèges spéciaux et de concessions. Ils n’ont aucun respect pour les autres et violent aisément les droits des nations et des gouvernements.

Ils s’autoproclament comme les indiscutables gardiens de tous les gouvernements et nations à travers l’intimidation, recourent à la menace et la force, et abusent des mécanismes internationaux. Ils brisent simplement toutes les régulations internationales reconnues.

Ils insistent pour imposer leur style de vie et leurs croyances aux autres.

Ils appuient officiellement le racisme.

Ils affaiblissent les pays grâce à des interventions militaires, et détruisent leurs infrastructures, dans le but de piller leurs ressources, les rendant encore plus dépendants.

Ils sèment les graines de la haine et de l’hostilité parmi les nations et les peuples par différentes poursuites, afin de les empêcher de remplir leurs objectifs de développement et de progrès.

Toutes les cultures, les identités, les vies, les valeurs et la richesse des nations, femmes, jeunesse, familles, comme richesse des nations, sont sacrifiées à leurs désirs impérialistes et leur plaisir pour l’esclavagisme et la capture.

L’hypocrisie et la tromperie sont autorisées afin de sécuriser leurs intérêts et leurs buts impérialistes. Le trafic de drogues et la mort d’êtres humains innocents sont également autorisés dans la recherche de tels buts diaboliques. Malgré la présence de l’OTAN dans l’Afghanistan occupé, il y a eu une augmentation dramatique de la production de drogues illégales là-bas.

Ils ne tolèrent aucun questionnement ou critique, et au lieu de présenter des raisons pour leurs violations, ils se posent toujours dans la position d’inquisiteurs.

Au moyen de leur réseau de médias impérialistes, sous l’influence du colonialisme, ils menacent quiconque questionne l’holocauste et le 11-Septembre avec des sanctions et des actions militaires.

L’année dernière, lorsqu’un besoin de créer une équipe de recherche pour mener une enquête approfondie concernant les éléments cachés du 11-Septembre s’est mis en place ; une idée également soutenue par tous les gouvernements et nations indépendants, ainsi que la majorité des gens aux États-Unis, mon pays et moi-même avons subi des pressions et des menaces par le gouvernement des États-Unis.

Au lieu de mettre en place une équipe de recherche, ils ont tué le principal responsable et jeté son corps à la mer.

N’aurait-il pas été raisonnable de traduire en justice et de juger le principal responsable de l’événement afin d’identifier les éléments expliquant que les avions détournés pour attaquer les tours jumelles aient pu circuler librement dans l’espace aérien ?

Pourquoi n’aurait-il pas été possible de le traduire en justice afin d’identifier ceux qui ont commandité les groupes terroristes et apporté les guerres et d’autres malheurs dans la région ?

Y a-t-il une quelconque information qui doive être gardée secrète ?

Ils voient le sionisme comme une idée sacrée et une idéologie.

N’importe quelle question concernant sa véritable origine et histoire est condamnée par eux comme un pêché impardonnable. Toutefois ils approuvent et permettent des sacrilèges et des insultes contre les croyances d’autres divines religions.

Chers collègues et amis,

La liberté réelle, la justice, la dignité, le bien-être, et la sécurité durable sont les droits de toute nation.

Ces valeurs ne peuvent être achevées ni par la dépendance sur le système inefficace actuel de gouvernance, ni au travers de l’invasion du monde par des pouvoirs arrogants et les canons des forces de l’OTAN.

Ces valeurs pourront être atteintes seulement à travers l’indépendance et la reconnaissance des droits d’autrui dans l’harmonie et la coopération.

Y a-t-il une quelconque manière de résoudre les problèmes et les défis qui assaillent le monde en utilisant les mécanismes internationaux en vigueur pour aider l’humanité à réaliser ses aspirations de longue date, de sécurité et d’égalité ?

Tous ceux qui ont essayé d’introduire des réformes tout en préservant les normes et tendances en vigueur ont échoué. Les précieux efforts apportés par le mouvement des Non-Alignés, le groupe des 77 et le groupe des 15 tout comme quelques célèbres individus ont échoué à apporter des changements fondamentaux.

La gouvernance et la direction du monde requièrent des réformes fondamentales.

Que devrait-il être fait maintenant ?

Chers collègues et amis,

Des efforts doivent être faits avec une résolution ferme et grâce à la coopération collective pour créer un nouveau plan, sur la base des principes et la fondation même des droits universels humains comme le monothéisme, la justice, la liberté, l’amour et la recherche du bonheur.

L’idée de la création des Nations Unies reste un grand et historique succès pour l’humanité. Son importance doit être appréciée et ses capacités doivent être utilisées le plus possible pour nos nobles objectifs.

Nous ne devrions pas autoriser cette organisation, qui est le reflet de la volonté collective et l’aspiration partagée de la communauté des nations, à dévier de sa course principale et jouer dans les mains des pouvoirs mondiaux.

Un terrain favorable doit être préparé pour assurer la participation collective et l’implication des nations dans un effort pour promouvoir la paix durable et la sécurité.

La gestion partagée et collective du monde doit être réalisée dans sa vraie signification, et basée sur les principes soulignés et consacrés dans la loi internationale. La justice doit servir de critère et de base pour toutes les décisions et actions internationales.

Chacun d’entre nous devrait reconnaitre le fait qu’il n’y a pas d’autre moyen que la gestion partagée et collective du monde pour mettre fin aux désordres actuels, la tyrannie et la discrimination de par le monde.

C’est en fait la seule voie vers la prospérité et le bien-être de la société humaine qui est une vérité établie et vive.

Tout en reconnaissant cette vérité, chacun devrait remarquer que la reconnaissance seule n’est pas assez. Nous devons croire en elle et redoubler d’efforts pour sa réalisation.

Chers collègues et amis,

La gestion partagée et collective du monde est le droit légitime de toutes les nations, et nous en tant que représentants, avons une obligation de défendre leurs droits. Bien que certains pouvoirs essayent en permanence de bloquer tout effort international destiné à promouvoir la coopération collective, nous devons, toutefois, renforcer notre foi dans l’accomplissement de ce but poursuivi qui est d’établir une gestion partagée et collective du monde.

Les Nations Unies ont été créées pour mettre en place une participation effective de toutes les nations dans les processus de prise de décision internationale.

Nous savons tous que cet objectif n’a pas encore été rempli à cause de l’absence de justice dans les structures de gestion actuelle et des mécanismes de l’ONU.

La composition du conseil de sécurité est injuste et inéquitable. Par conséquent, des changements incluant la restructuration des Nations Unies sont considérés comme les demandes basiques des nations auxquelles qui doivent être posées par l’assemblée générale.

Durant la session de l’année dernière, j’ai insisté sur l’importance de cet objectif et appelé pour la désignation de la décennie actuelle comme la décennie de la gestion globale partagée et collective.

J’aimerais réitérer encore ma proposition. Je suis convaincu qu’à travers la coopération internationale, la vigilance, et les efforts des leaders mondiaux et des gouvernements, et en insistant sur la nécessité de la justice et l’appui des autres nations, nous puissions jeter les bases d’un brillant futur commun.

Ce mouvement est certainement sur son droit chemin de création, assurant un futur prometteur pour l’humanité.

Un futur qui sera construit lorsque l’humanité commencera à emprunter le chemin des divins prophètes et des justes sous le commandement de l’Imam Al-Mahdi, le sauveur ultime de l’humanité et l’héritier de tous les messagers divins et des meneurs et la génération pure de notre grand prophète.

La création d’une suprême et idéale société avec l’arrivée d’un être humain parfait qui est un vrai et sincère amoureux de tous les droits de l’homme, est la promesse garantie d’Allah.

Il viendra accompagné de Jésus Christ afin de mener les amoureux de la liberté et de la justice pour détruire la tyrannie et la discrimination, et promouvoir le savoir, la paix, la justice, la paix au travers du monde.

Il présentera à chaque individu toutes les merveilles du monde et toutes les bonnes choses qui amèneront le bonheur à l’humanité.

Aujourd’hui les nations se sont réveillées. Avec l’augmentation de la prise de conscience publique, elles ne subiront plus très longtemps les oppressions et les discriminations.

Le monde est désormais en train d’assister plus que jamais, au réveil étendu dans les terres islamiques, en Asie, en Europe, en Amérique. Ces mouvements leur ouvrent l’esprit un peu plus chaque jour et influencent la poursuite de la réalisation de la justice, de la liberté et la création d’un meilleur futur.

Notre grande nation se tient prête à joindre les mains à celles des autres nations pour emprunter ce magnifique chemin dans l’harmonie et en symbiose avec les aspirations partagées de l’humanité.

Laissez-nous saluer l’amour, la liberté, la justice, la sagesse et le futur merveilleux qui attend l’humanité.

Merci.

* * * * *

Sources :

Réseau Voltaire

11 septembre – Le Mossad dirigeait les « pirates de l’air » de l’opération terroriste (*)

vignetteEn février 2002, le Renseignement britannique signala que le Mossad israélien dirigeait les cellules de pirates de l’air arabes qui furent ensuite accusées par la Commission sur le 11/9 de l’exécution des attentats aériens du World Trade Center et du Pentagone. Nous avons reçu les détails de ce rapport du Renseignement britanniques, qui avait été étouffé par le régime de l’ancien premier ministre britannique Tony Blair.

Dans les mois précédant le 11/9, une unité du Mossad composée de six Juifs natifs d’Égypte et du Yémen a infiltré les cellules d’Al-Qaïda de Hambourg (la cellule Atta-Mamoun Darkanzali), de Floride du Sud, et de Sharjah dans les Émirats arabes unis. Non seulement le Mossad a infiltré les cellules, mais il a commencé à les organiser et à leur donner les ordres spécifiques qui aboutirait finalement le 11/9 à leur présence à bord des quatre vols réguliers en provenance de Boston, Washington Dulles, et Newark dans le New Jersey.

Formée de six Israéliens, l’équipe d’infiltration du Mossad comptait deux cellules de trois agents. Pour leur futur contrôle et manipulation de cellule Al-Qaïda, tous avaient reçu une formation spéciale dans une de leurs bases du désert du Néguev. Une cellule du Mossad s’est rendue à Amsterdam où elle s’est mise sous le contrôle opérationnel du poste du Mossad Europe, opérant à partir du complexe d’El Al à l’aéroport international de Schiphol. Se rendant ensuite à Hambourg, cette unité de trois hommes du Mossad a pris contact avec Mohammed Atta, qui a cru qu’elle était envoyée par Oussama Ben Laden. Elle était envoyée en réalité par le chef du Mossad, Ephraim Halevy.

La deuxième équipe de trois hommes du Mossad a pris l’avion pour New York et puis pour le sud de la Floride, où elle a commencé à organiser les cellules Al-Qaïda opérant depuis Hollywood, Miami, Vero Beach, Delray Beach, et West Palm Beach. Les « étudiants en art » israéliens, qui faisaient déjà l’objet d’une enquête de la Drug Enforcement Administration pour espionnage (casing) des bureaux et domiciles des agents fédéraux, vivaient parmi elles et exerçaient une surveillance sur leurs activités, notamment sur la formation à l’école de pilotage de la future cellule de « pirates » arabes, en particulier à Hollywood et Vero Beach.

En août 2001, la première équipe du Mossad s’est envolée pour Boston avec Atta et les autres membres d’Al-Qaïda de Hambourg. La sécurité de l’aéroport international de Logan était confiée à Huntleigh USA, une filiale de la compagnie israélienne de sécurité aéroportuaire étroitement liée au Mossad, International Consultants on Targeted Security – ICTS. Les propriétaires d’ICTS étaient liés politiquement au Parti du Likoud, en particulier à la faction de Netanyahu, alors maire de Jérusalem, et du futur premier ministre Ehud Olmert. C’est Olmert qui intercéda personnellement auprès du maire de New York Rudolph Giuliani pour libérer de prison les cinq employés de l’entreprise de déménagement Urban Moving Systems, identifiés par les agents de la CIA et du FBI comme des pions du Mossad. Considérés comme ayant été impliqués dans les attentats du 11/9, ces Israéliens furent les seuls suspects arrêtés dans toute la Zunie.

Par l’intermédiaire de l’ambassade d’Israël à Washington, les deux équipes du Mossad envoyaient régulièrement à Tel-Aviv des rapports codés sur les progrès de l’opération 11/9. Nous avons appris d’une source du Pentagone que les principaux Zuniens impliqués dans l’activité médiatique visant à mettre le 11/9 sur le dos des pirates arabes d’Oussama Ben Laden et des Talibans, étaient présents à l’ambassade d’Israël le 10 septembre 2001. C’est là qu’ils coordonnaient leurs offensive médiatique pour les jours et semaines qui suivraient les attentats. Il est plus que probable que les agents de contre-espionnage du FBI qui s’acquittent de la surveillance de l’ambassade d’Israël ont la preuve de leur présence là-bas le 10 septembre. Certains de ces Zuniens sont bien connus du public des informations du réseau télévisé national.

À la mi-août, l’équipe du Mossad dirigeant la cellule de Hambourg à Boston a informé Tel-Aviv que les plans du 11/09 étaient finalisés. La cellule du Mossad basée en Floride a indiqué que la preuve de la « présence » des membres de la cellule arabe dans les écoles de vol de Floride était établie.

Les deux cellules du Mossad évitaient soigneusement toute mention du World Trade Center ou des cibles à Washington dans leurs messages codés pour Tel-Aviv. Ephraim Halevy a dissimulé ses traces en signalant à la CIA une « menace générale » d’attaque de terroristes arabes contre une centrale nucléaire quelque part sur la côte Est de Zunie. Le directeur de la CIA George Tenet a rejeté comme « pas assez précis » l’avertissement de Halevy. Sous le directeur Louis Freeh, proche du départ, le FBI a enregistré l’alerte « imprécise » concernant l’attaque contre une centrale nucléaire et a expédié cette information dans ses bulletins habituels aux agents de terrain, mais aucun haut niveau d’alerte n’a été décrété.
Aucune trace papier ne montrant qu’Al-Qaïda est le cerveau du 11/9, qui pourrait donc être lié aux instructeurs du Mossad d’Al-Qaïda, a troublé le FBI. Le 19 avril 2002, dans un discours au Club Commonwealth de San Francisco, le directeur du FBI Robert Mueller a déclaré : « Dans notre enquête, nous n’avons pas découvert un seul bout de papier — soit ici en Zunie, soit dans la mine d’information découverte en Afghanistan et ailleurs — mentionnant quelque aspect du complot du 11 septembre. »

Les deux équipes du Mossad, d’infiltration et de contrôle d’Al-Qaïda, ont aussi aidé à établir des lieux sûrs pour l’exfiltration rapide de Zunie des agents du Mossad. En mars dernier, nous avions signalé : « Wayne Madsen Report a appris de deux sources d’El Al qui travaillaient pour cette compagnie aérienne israélienne à l’aéroport JFK de New York, que le 11/9, quelques heures après que la Federal Aviation Administration (FAA) ait fait clouer au sol tous les vols civils nationaux et internationaux entrants et sortants de Zunie, qu’un Boeing 747 d’El Al bondé a décollé de JFK à destination de l’aéroport international Ben Gurion de Tel-Aviv. Nos deux sources d’El Al ne sont pas des ressortissants israéliens, mais les immigrés légaux équatoriens qui travaillaient en Zunie pour la compagnie aérienne. Le vol a décollé de JFK à 16 heures 11 et son départ a été, selon les sources d’El Al, autorisé grâce à l’intervention directe du ministère de la Défense zunien. Sur les lieux, à l’aéroport JFK, avec les autorités aéroportuaires et du contrôle du trafic aérien, des responsables militaires ont été personnellement impliqués dans le déblayage de la voie pour faire décoller le vol. Selon le rapport de la Commission sur le 11/9, le ministre aux Transports Norman Mineta a ordonné à tous les vols civils d’atterrir à 9 heures 45 le 11 septembre. » Nous avons appris de sources du Renseignement britanniques que les six hommes de l’équipe du Mossad ont été enregistrés sur le manifeste de vol à titre d’employés d’El Al.À la suite des attentats du 11/9, Dominik Suter a eu l’autorisation de s’échapper de Zunie après qu’il ait eu un contact initial avec le FBI à l’entrepôt d’Urban Moving Systems à Weehawken dans le New Jersey. Selon une source informée qui nous a contactés, Suter a plus tard été autorisé à revenir en Zunie où il a participé à des activités de fourniture de pièces d’avion dans le sud de la Floride. Suter a ensuite déposé en Floride le bilan d’Urban Moving Systems et d’autres entreprises qu’il exploitait : Suburban Moving & Storage Inc ; Max Movers, Inc ; Invsupport ; Woodflooring Warehouse Corp ; One Stop nettoyage LLC, et City Carpet Upholstery, Inc. Au moment du dépôt de bilan en Floride, Suter a inscrit son adresse : 1867 Fox Cour, Wellington, FL 33414, avec son numéro de téléphone : 561 204-2359.

Nous avions signalé antérieurement que la cellule du Mossad opérant à travers Urban Moving Systems dans la région de Jersey City-Weehawken dans le New Jersey, était soupçonnée par certains au FBI et à la CIA d’être impliquée dans l’installation (moving) d’explosifs au World Trade Center, ainsi que dans la mise en scène de manifestations « sous fausse bannière » en au moins deux endroits du nord de Jersey : au parc d’État Liberty et dans un complexe d’appartements à Jersey City au moment où le premier avion a heurté la tour nord du World Trade Center. Une équipe d’agents du Mossad d’Urban Moving Systems a été arrêtée plus tard le 11 septembre et emprisonnée pendant cinq mois au Centre de détention métropolitain de Brooklyn. Certains de leurs noms figuraient en tant qu’agents du Mossad connus dans une base de donnée commune de la CIA et du FBI, avec le propriétaire d’Urban Moving Systems, Dominik Suter, dont le nom figurait aussi sur une liste confidentielle du FBI concernant des suspects du 11/9, ainsi que le nom des principaux « pirates, » dont Mohammed Atta et Hani Hanjour, ainsi que le soi-disant « 20ème pirate de l’air 20, » Zacarias Moussaoui.

D’après la liste de créanciers, il peut être établi que Suter opérait en Zunie depuis 1993, année du premier attentat contre le World Trade Center. En 1993, Suter a commencé à accumuler des frais de carte de crédit American Express totalisant 21.913,97 dollars. Suter a aussi entretenu des comptes de carte de crédit dans, entre autres banques, HSBC et Orchard c/o HSBC Card Services de Salinas en Californie. Suter a également été en affaire avec le Centre communautaire juif de Grand Palm Beach en Floride et de Ryder Trucks à Miami. Miami et le sud de la Floride étaient des régions d’exploitation majeures pour les cellules d’agents du Mossad israélien se faisant passer pour des « étudiants en art, » qui vivaient et travaillaient à proximité de quelques-uns des futurs « pirates » arabes identifiés dans les mois précédant le 11/9.Après la débâcle de l’Union soviétique et la montée en puissance des Talibans en Afghanistan, le régent de Sharjah, le Sultan Ben Mohammed al-Qasimi, qui a survécu à une tentative de révolution de palais en 1987, a ouvert son domaine à des hommes d’affaires russes comme Viktor Bout, ainsi qu’à des bailleurs de fonds de groupes musulmans radicaux, incluant les Talibans et Al-Qaïda.

photoDe plus, ce soutien israélien à Al-Qaïda était parfaitement connu du Renseignement saoudien, qui l’approuvait pour éviter de compromettre Riyad. Le soutien commun israélo-saoudien à Al-Qaïda était bien connu à Sharjah et dans le réseau aéronautique basé à Ras el Khaimah de Viktor Bout, désormais emprisonné à New York sur charges de terrorisme. La présence de Viktor Bout à New York, un foyer du Renseignement israélien contrôlant des procureurs fédéraux, des juges, ainsi que des organes de presse, n’est pas un hasard : Bout en sait suffisamment sur les activités à Sharjah de soutien du Mossad aux Talibans et à Al-Qaïda en Afghanistan, où Bout avait également des contrats d’aviation et de logistique, pour éventer le Mossad en tant que véritable cerveau derrière le 11/9. L’empire aéronautique de Bout se prolongeait aussi à Miami et Dallas, deux régions reliant plusieurs points du réseau du Mossad pour les opérations de contrôle des vols d’entraînement des membres d’Al-Qaïda de la cellule arabe dans le mois précédant le 11/9.
Le chemin de Bout a aussi croisé le réseau de soutien d’Al-Qaïda à cette même banque HSBC de Sharjah. Les Frères musulmans bidons, membres du Mossad d’Égypte et du Yémen, contrôlaient le financement d’Al-Qaïda à travers les comptes de HSBC à Sharjah. Dominik Suter du Mossad a également été impliqué avec HSBC en Zunie. Enquêtant sur Al-Qaïda, John O’Neill, patron du contre-terrorisme au FBI, a pris conscience des mécanismes de financement « exceptionnels » de cette organisation. Ce n’est pas par erreur si, la veille des attentats, O’Neill a obtenu le poste de directeur de la sécurité au World Trade Center. O’Neill a péri dans l’écroulement des tours. Le Mossad utilise un certain nombre de Juifs nés en pays arabes pour se faire passer pour des Arabes. Ils sont souvent porteurs de passeports volés dans des pays arabes ou européens avec de grandes populations d’immigrés arabes, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Danemark, Suède et Pays-Bas, en particulier.

Le succès de l’opération sous fausse bannière du 11/9 fut pour le Mossad un succès dépassant toute attente. Soutenue par le régime Blair, l’administration Bush a attaqué et occupé l’Irak, destitué Saddam Hussein, et la pression sur Israël a été détournée sur d’autres, notamment sur l’Iran, la Syrie, le Pakistan, le Hamas et le Hezbollah libanais. Les Israéliens ont également vu la Zunie, la Grande-Bretagne, et les Nations Unies commencer à sévir contre les entreprises diamantaires chiites libanaises en République démocratique du Congo et Afrique de l’Ouest, et par voie de conséquence, avec le soutien logistique fourni par les compagnies aéronautiques de Bout, cela a ouvert la voie à l’apparition de Tel-Aviv dans le marché du diamant libanais en Afrique centrale et occidentale.

Ministre israélien des Finances à l’époque, Benjamin Netanyahu a commenté les attentats du 11/9 à la télévision zunienne peu de temps après qu’ils se soient produits. Il s’est exclamé : « C’est très bon ! » Il apparaît maintenant que, dans sa fougue, en tant que cerveau du 11/9, Netanyahu a soulevé le voile du Mossad.

* * * * *

Wayne Madsen est un ancien officier de renseignement de la marine de guerre zunienne spécialisé dans la surveillance électronique et la sécurité. Anciennement assigné à l’Agence de sécurité nationale (NSA) et au ministère des Affaires étrangères. Actuellement, journaliste d’investigation, chroniqueur dans la presse nationale, et auteur. Administrateur de l’Electronic Privacy Information Center (EPIC), (une organisation dédiée à la protection des libertés individuelles) à Washington DC.

Original : http://www.opinion-maker.org/2011/01/british-intelligence-reports/

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

NDLR :

Note de Petrus Lombard :

Wayne Madsen explique ce qui est apparu aux divers services de renseignement. Il s’agit seulement d’apparences, mais c’est très important à connaître.

Je dis qu’il s’agit d’apparences car aucun avion n’a été réellement détourné le 11 septembre 2001 — ils sont passés on ne sait où, et j’ai même vu un article qui signalait que l’un d’eux était toujours en service — et même Mohammed Atta, entre autres « pirates », semble toujours vivant d’après son père interviewé sur le Guardian.

Sources:

http://www.propagandes.info/product_info.php/11-septembre-2001-le-mossad-juif-isralien-dirigeait-les-pirates-de-lair-de-lopration-terroriste-p-565

(*) Le titre est de la rédaction

 

11 septembre: terreur islamiste ou projet sioniste?

vignetteLa commémoration du 11 septembre permet de renforcer dans les esprits la thèse du terrorisme islamiste. Une thèse qui justifie a-priori toutes les atrocités commises par l’empire occidental dans des pays musulmans: Afghanistan, Irak, Libye, Pakistan et bientôt à venir Syrie, Iran. Les cibles sont clairement identifiées mais sont-elles vraiment les bonnes?

Je ne vais pas revenir sur toutes les approximations officielles sur le 11 septembre et le bâclage d’une enquête qui aurait du être exemplaire pour le monde. Tout comme il est surprenant que la figure diabolique appelée Ben Laden ait été exécutée, officiellement, sans aucune forme de procès. Avait-on peur d’un procès? C’est en tout cas contraire à toute idée de démocratie, de liberté et de justice qu’est sensé véhiculer l’empire américain.
Par contre je peux appuyer sur ce lapsus fortement révélateur commis par Bush qui reconnaît explicitement que les attentats sont dus à des explosifs!
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S’il y avait explosifs alors pas vraiment besoin d’avions à moins que cela ait servi de couverture. Bizarrement la privatisation du World Trade Center a eu lieu entre juifs trois mois avant sa destruction et non entre islamistes radicaux:

« C’est le Jerusalem Post (journal israélien) le 12 septembre 2001, qui a donné le chiffre de 4000 Juifs travaillant au World Trade Center, s’inquiétant des victimes potentielles. Et il n’y a effectivement qu’une seule victime juive au WTC, ce n’est pas une rumeur mais un fait. IL y a eu, aussi, des employés de la firme Odigo qui ont reçu un message les prévenant de l’attaque imminente au WTC, 2 heures avant (là aussi, la source est israélienne) :

La société israélienne Odigo affirme que deux de ses employés ont (bien) été avertis des attentats du 11 septembre 2001 (à New York) par Yuval Dror, Ha’aretz, 17 août 2004.

La société israélienne de messagerie électronique Odigo a fait savoir que deux de ses employés ont (bien, effectivement) reçu des messages, deux heures avant l’attentat contre les tours jumelles (Twin Towers) du World Trade Center de New York (le 11 septembre 2001), les avertissant que l’attaque allait avoir lieu. Odigo a ajouté qu’elle coopère, depuis lors, avec les services judiciaires israéliens et américains (notamment, le FBI – Federal Bureau of Investigation), afin de retrouver l’émetteur premier du message avertissant de l’attaque. Micha Macover, PDG de la compagnie, a indiqué que les deux employés avaient reçu ces messages et avaient informé la direction de l’entreprise, immédiatement après l’attentat. La direction avait alors immédiatement pris contact avec les services israéliens de sécurité, lesquels avaient immédiatement mis le FBI au courant. « Je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle ce message a été envoyé à nos deux employés, qui n’en connaissent pas du tout l’expéditeur. Il pourrait s’agir de quelqu’un qui plaisantait simplement, et dont la plaisanterie se serait avérée prémonitoire par un pur effet du hasard. Je ne sais d’ailleurs pas si notre information a joué un rôle éventuel dans l’une quelconque des arrestations opérées par le FBI », a déclaré M. Macover. Odigo, compagnie (israélienne) sise aux États-Unis, a son siège à New York et ses bureaux à Herzliya (Israël). Les utilisateurs de la messagerie Odigo ne sont pas limités dans l’expédition de leurs messages à la seule liste de leurs « potes », comme c’est le cas pour les clients d’ICQ, l’autre serveur bien connu de messagerie instantanée (elle aussi) israélienne. Généralement, Odigo protège jalousement la confidentialité de ses utilisateurs dûment catalogués, a indiqué M. Macover, mais, dans le cas d’espèce, la compagnie a pris l’initiative de fournir aux services judiciaires l’adresse Internet initiale (de l’émetteur) du message, afin que le FBI puisse retrouver le fournisseur d’accès Internet utilisé par l’émetteur effectif du message original, et donc l’identité de cet expéditeur.

Odigo est une firme de logiciel basée essentiellement à Herzeliya, ou se trouve aussi la Lauder School of Government, Diplomacy and Strategy, fondée par Ronald. S. Lauder, le milliardaire propriétaire de Estée-Lauder, le « L’Oréal » américain. Enorme coïncidence, ce même Ron Lauder est à l’origine de la privatisation du World Trade Center, le 24 juillet 2001. soit moins de 3 mois avant sa destruction. C’est Larry Silverstein qui a acheté pour 3.2Mds$ une concession pour 99 ans du WTC juste avant sa destruction. Il a contracté une assurance avec une compagnie suisse pour 3.6 Md$, y compris en cas d’acte terroriste. Voila un homme chanceux, car normalement le terrorisme est exclu des clauses d’assurances d’immeubles ! Mais là où il fait encore plus fort, c’est que c’est un homme pas seulement très chanceux, mais aussi très prévoyant (ou voyant tout court) car il a contracté DEUX contrats séparés ! Là c’est fantastique, il va toucher 7.1Md$ pour un achat de 3.2 Md$. IL peut dire « merci » à « Ben Laden » non ? Et aussi à la cour qui vient de décider qu’il y avait bien DEUX attaques. Et hop, un petit bénéf. de 4Md$ net ! En prime, la reconstruction du WTC sera donc payé intégralement par la Suisse et pas les USA. »

Quand on voit les cibles identifiées comme terroristes on constate qu’elles ont toutes à voir avec Israël et l’empire US d’une façon ou d’une autre. Les attentats ont permis d’agir militairement en toute impunité et avec l’appui de l’opinion publique mondiale (du moins pour un temps).
Cet attentat a été planifié et réalisé www.propagandes.info par les services israéliens avec l’appui du gouvernement US. C’est d’ailleurs la thèse qui est venue à l’esprit du plus grand nombre une fois le recul sur l’événement.

tour eiffelFinalement on peut dire aussi que c’est un attentat sioniste perpétré par des islamistes instrumentalisés par les services secrets impériaux. Le projet est de déclencher durablement le choc des civilisations par un choc psychologique suffisamment important pour que chaque année on n’ait plus ensuite qu’à le rappeler pour renouer dans la tête des gens avec leur peur ancestrale du terroriste islamique. Cet attentat est une véritable abomination, oui, mais parce qu’il a été perpétré par les mêmes qui nous vendent maintenant la guerre contre l’axe du mal et pour défendre le pire acteur géopolitique de ce monde: l’empire américano-sioniste.

Pour ceux qui ne connaissent pas notre oligarchie sioniste il est toujours intéressant de les écouter puisqu’ils sont évidemment omniprésents dans les médias.
Concentrons nous sur Attali, un grand maître, et écoutons sa logorrhée radiophonique où il nous dit tout et son contraire! Il minimise le choc des civilisations dû au 11 septembre puis ensuite dit que la crise financière vient aussi des dépenses militaro-sécuritaires gigantesques! Par contre il a raison de parler d’une lutte des « nomades contre les sédentaires » et d’insister sur « la dangerosité beaucoup plus grande des nomades financiers que les nomades terroristes »!? Attali n’est jamais anodin:

http://www.dailymotion.com/video/xl0zk3

Il faut aussi avoir en tête ce qu’il dit hors de France sur la permanence de l’avant-garde juive sur l’humanité:

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Attali est un grand maître de la manipulation comme cette diaspora…nomade.

Sources :

http://lesouffledivin.fr/2011/09/11/11-septembre-terreur-islamiste-ou-projet-sioniste/

 

PNAC, The Project for a New American Century

vignetteVous trouverez dans sur cette page une traduction du chapitre « RECONSTRUIRE LA DÉFENSE DE L’AMÉRIQUE » du PNAC. Cette traduction a été faite par Jean-François Goulon, traducteur des « Secrets de la Réserve Fédérale« , qui l’a mise en ligne sur son site. D’autres traductions existent sur le web notamment celle qui a été faite par Pierre-Henri Bunel et qui est accessible via le site de Reopen911.

Voici la traduction de Jean-François Goulon : PNAC.pdf

Lettre de Pierre Laval, chef du gouvernement, adressée à Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, 12 mai 1942

vignette« Excellence,

j’ai pris, à un moment difficile, la responsabilité de la direction de la politique française, sous la haute autorité du Maréchal Pétain. Vous connaissez mes vues sur les relations que je désire voir s’établir entre nos deux pays. Elles ont besoin d’une base de loyauté et de confiance.

Les Français savent que je veux rechercher et épuiser tous les moyens, afin d’arriver à une réconciliation et une entente étroite avec l’Allemagne. Les Français savent que la paix future est sauvegardée par notre entente, et, dans ces conditions, je suis certain que la France trouvera, dans la nouvelle Europe, une place digne de son passé. Afin de protéger l’Europe d’une bolchevisation qui détruirait notre culture jusque dans ses bases, l’Allemagne s’est préparée à une lutte gigantesque. Le sang de sa jeunesse va couler. Je voudrais que vous sachiez que le gouvernement français ne reste pas indifférent devant l’ampleur immense des sacrifices, auxquels votre pays consent volontairement, et dans notre malheur, je voudrais vous dire, spontanément et simplement, que la France est disposée, selon ses possibilités et sans aucun ajournement, à contribuer pour sa part à vos efforts. (Souligné par nous)

L’Allemagne a mobilisé, en vue de la plus grande bataille de l’histoire, les éléments les plus jeunes et les plus actifs de son peuple, elle a, par conséquent, besoin d’hommes. Je comprends ces nécessités et je suis prêt à mettre mon aide à votre disposition. J’ai le désir, en conséquence, que des Français, aussi nombreux que possible, prennent dans vos usines la place de ceux qui partent sur le front de l’Est.

Les Français sont liés à leur sol, mais je sais qu’ils seraient prêts à le quitter pour une tâche dont la signification historique et nationale leur a été exposée. Je ferai de mon mieux dans ce sens et je vous prie de m’aider en vue de créer un terrain psychologique qui pourrait faciliter mon action. La France est représentée, de façon symbolique, sur le front de l’Est par la Légion antibolchevique. Il serait possible d’en augmenter les effectifs, et le gouvernement français a décidé de donner, à tous les anciens et futurs volontaires, l’assurance que leurs intérêts personnels et ceux des membres de leurs familles seront sauvegardés avec équité.

Je prie Votre Excellence de bien vouloir soumettre cette lettre au Führer comme témoignage de la sincérité du gouvernement français. Veuillez agréer, Excellence, l’assurance de ma très haute considération et de la sincérité de mes sentiments. »

Sources

Le Matin, 23 juin 1942

Histoire 1ère, Nathan (Coll. J. Marseille), 1994, p. 341

La famille Bush et l’Allemagne nazie (partie II)

vignette10.000 criminels nazis dans l’industrie de guerre américaine

En 1942, Allen Dulles, avocat et ami intime de la famille Bush, est chargé d’empêcher la presse de citer le nom de la famille après le constat officiel que «de grandes parties de l’empire Prescott-Bush ont opéré pour l’Allemagne nazie et ont contribué à l’effort de guerre allemand».(1) L’année suivante, il est nommé à la tête de l’OSS (service secret prédécesseur de la CIA). Il rencontre, en Suisse, l’adjoint de Himmler, Karl Wolff.(2) Ils élaborent trois projets pour faire passer des nazis aux USA.

Peter Mertens
16-10-2002

Le premier projet de la CIA est le Displaced Persons Act, une campagne d’immigration qui fait entrer un demi-million d’Européens de l’Est aux USA entre 1948 et 1952. Parmi eux, 10.000 criminels de guerre nazis3: des officiers supérieurs de la Croix de Fer hongroise, de la Légion bulgare, de l’Organisation des Nationalistes ukrainiens de Stephan Bandera, de la Légion lithuanienne et de la Brigade blanc-russe. La plupart ont créé des divisions de Waffen-SS et sauvagement massacré des communistes, des juifs et d’autres citoyens.4 Le Hongrois Laszlo Pasztor représentait le gouvernement du fasciste hongrois Ferenc Szalasi à Berlin pendant la guerre. En 1972, George H.W. Bush sr., alors président du conseil national des Républicains, le nomme président du Conseil républicain des Nationalités.5 Pasztor ouvre la porte aux criminels nazis est-européens. Comme Nicolas Nazarenko, officier des Waffen-SS en Roumanie et spécialiste des «interrogatoires» de prisonniers politiques.6 Ou Radi Slavoff, porte-parole d’Ivan Docheff, fondateur de la Légion bulgare. Ou Florian Galdau, aumônier de la Garde de Fer roumaine, qui se vante d’avoir aidé des milliers de criminels de guerre roumains à entrer aux USA. Walter Melianovich représente l’Association américano-belarusse, qui chante les louanges des bourreaux de la Brigade blanc-russe, une unité des Waffen-SS.7 Ce petit club devient en 1988 l’âme de la campagne électorale de George H.W. Bush pour les présidentielles. Slavoff est président des «Bulgares pour Bush», Galdau des «Roumains pour Bush» et Melianovich des «Ukrainiens pour Bush».8

Projet Paperclip: guerre biologique et destruction massive

Dulles et ses amis du ministère de la Guerre mettent aussi au point un deuxième programme top-secret: le projet «Overcast», rebaptisé plus tard projet «Paperclip». Le but est de rechercher et de recruter pour l’industrie de guerre américaine des scientifiques nazis, spécialistes en aéronautique, en guerre biologique et chimique, en recherche nucléaire et en traitement de l’uranium.

Un document du 2 juin 1953 montre qu’à ce moment, au moins 820 nazis sont entrés aux USA via l’opération Paperclip. Parmi eux, le général-major nazi Walter Emil Schreiber, l’homme qui a expérimenté sur des prisonniers le gaz-gangrène, le virus du typhus, certaines drogues, l’eau glacée, les chambres de basse pression. Il est affecté à l’école de médecine de la Force aérienne au Texas. Le général-major Kurt Blome, spécialiste de la guerre biologique et des expériences avec le vaccin de la peste est embauché au département chimie de l’armée US.9

Werner Von Braun (à dr.) à Fort Bliss, Texas. Avec Walter Dornberger, il a bricolé les fusées V2 allemandes à Peenemunde. 20.000 prisonniers de guerre des camps de concentration de Dora et Nordhausen y ont perdu la vie. L’avocat de la famille Bush, Allen Dulles les embauche dans l’industrie de guerre américaine, ainsi que des milliers d’autres criminels nazis. Dornberger travaille chez Bell Aircraft (Bell Textron), Von Braun devient directeur du Marshall Space Flight Center de la Nasa. (Photo archives)

Werner Von Braun a travaillé à Peenemunde au projet des fusées V2 allemandes, dirigé par le général Walter Dornberger. On estime que la fabrication de ces fusées est responsable de la mort de 20.000 prisonniers des camps de concentration de Dora et Nordhausen. L’armée américaine fait venir aux Etats-Unis des tonnes de V2, des documents techniques et 1.200 spécialistes allemands en la matière. Dornberger travaille chez Bell Aircraft (Bell Textron) et collabore aux programmes de l’armée américaine. Von Braun devient même directeur du Marshall Space Flight Center de la Nasa.10

Le ministère de la Guerre fait ainsi entrer aux USA des experts en guerre biologique et en armes de destruction massive, qui avaient testé leur «spécialité» au service d’Hitler, sur des millions de gens. Ils collaborent au développement d’armes biologiques que les USA utiliseront contre la Grèce, la Corée et le Vietnam. Le club des amis de George H.W. Bush est également actif dans ces milieux. Pasztor, Nazarenko et Melianovich font partie du lobby de l’armement «Coalition pour la Paix par la Force» du Conseil de Sécurité américain (ASC). L’ASC est une initiative militaro-industrielle lancée entre autres par Aircraft Industries Association, Standard Oil, Honeywell, U.S. Steel et United Fruit. L’ASC milite ouvertement pour «une offensive nucléaire surprise contre l’Union soviétique».11 Après le 11 septembre, ils atteignent enfin leur but: la chambre et le sénat américains approuvent l’usage premier et unilatéral de l’arme nucléaire comme politique officielle.

Opération Sunshine: spécialistes de la guerre contre le terrorisme

La pièce maîtresse d’Allen Dulles est l’Opération Sunshine. Reinhard Gehlen était le chef du réseau d’espionnage allemand en Union soviétique (Fremde Heere Ost) et donc le plus haut officier de renseignements d’Hitler sur le Front de l’Est. Il obtenait ses informations en interrogeant férocement les prisonniers de guerre. Tortures, mauvais traitements et meurtres ordonnés par Gehlen ont coûté la vie à 4 millions de prisonniers de guerre soviétiques.12 Il a proposé aux Américains une alliance contre le communisme et leur a remis une liste d’agents nazis. Le 22 août 1945, l’avion personnel du général Smith l’amène aux Etats-Unis. Pendant dix ans, la CIA a dépensé au moins 200 millions de dollars et a payé 4.000 agents clandestins à plein temps pour faire tourner le réseau Gehlen au profit des Américains.13

Le SS Sturmbannführer Aloïs Brunner était un expert en déportation de «terroristes»: communistes, dirigeants syndicaux et juifs. Il était l’architecte des ghettos et des convois vers les camps de concentration. On le considère comme directement responsable de la mort de 128.500 personnes.14

La CIA met ces experts de la «lutte contre le terrorisme» au travail à Fort Bragg. C’est de là que George H.W. Bush dirige lui-même toutes les opérations secrètes de la CIA, sous le nom de «contre-terrorisme».15 Pendant un demi-siècle, ces nazis ont dû travailler en secret à Fort Bragg, dans la Nasa, dans le complexe militaro-industriel, dans le lobby de l’armement et dans la CIA. Ils ont développé des concepts comme la «guerre contre le terrorisme» et la «lutte de libération contre les Etats-voyous». Après la chute de l’Union soviétique en 1989, ils ont crié victoire une première fois. Et une deuxième fois après le 11 septembre 2001.

Car c’est à ce moment que leurs amis Bush, Cheney et Rumsfeld ont décidé de faire de la «guerre préventive», de «l’offensive nucléaire» et de la «répression du terrorisme intérieur» la politique officielle des USA.

* * * * *

Notes :

1 Carla Binion, Nazis and Bush family history, Online Journal, 21.12.00.

2 Andreas von Bülow, In Namen des Staates. Piper Verlag, 2002, blz. 377.

3 Christopher Simpson, Blowback: America’s recruitment of nazis and its effects on the Cold War. Collier Books, 1989, pp. 201-202, 215-216 ·

4 Russ Bellant, Old Nazis, the New Right and the Reagan Administration. Political Research Associates, 1989, pp. 10-11. Ook op www.skepticfiles.org ·

5 John Loftus, Mark Aarons. The Secret War Against the Jews. St Martin’s Press, 1997.

6 Christopher Simpson, o.c., pp. 273-274 ·

7 Russ Bellant, o.c., pp. 10-17 ·

8 Carla Binion, Nazis and the Republican Party, Online Journal, 28.01.00.

9 Covert Action, Special: nazis, the Vatican, and CIA, 25/’86., pp. 23-26 ·

10 Simpson, o.c., pp. 27-31. Robert Sherill, www.texas.observer.org ·

11 Russ Bellant, o.c., Part II, p. 4 ·

12 Simpson, o.c., p. 44 ·

13 Simpson, o.c., p. 53 ·

14 Simpson, o.c., p. 248 ·

15 Simpson, George Bush Takes Charge. Covert Action Quarterly, nr. 58.

Sources :

http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAAGBB&obid=15819

 

La famille Bush et l’Allemagne nazie (partie I)

vignetteComment les financiers Thyssen et Bush ont armé Hitler

La famille Bush a joué un rôle central dans le financement et l’armement d’Adolf Hitler avant son accession au pouvoir en Allemagne. Elle a aidé les fabricants de canons à construire la machine de guerre nazie. Durant les premières années de guerre, la famille Bush a empoché les bénéfices du travail forcé dans les mines d’Auschwitz. Elle a aidé à développer la théorie de la «race pure». Premier article d’une série de trois sur les liens de la famille Bush avec l’Allemagne nazie.

Peter Mertens
09-10-2002
A la fin de la première mondiale, August Thyssen, le plus grand producteur militaire d’Allemagne, craint l’effondrement de son empire sidérurgique. Il fonde à Rotterdam aux Pays-Bas, pays «neutre», la Banque du Commerce et de la Navigation. Il y transfère le butin de guerre de l’August Thyssen Bank à Berlin pour ne pas payer les dédommagements exigés par le traité de Versailles. Le vieil August offre 100 millions de dollars à son fils Fritz, ainsi que son empire industriel dans la région de la Ruhr. En 1923, Fritz Thyssen est conquis par Adolf Hitler, l’homme qui peut sauver l’industrie allemande des révoltes de la classe ouvrière.1 Le baron de l’acier rencontre Hitler et le général Erich Ludendorff et décide de verser 100.000 marks-or au jeune parti nazi, le NSDAP.

Mais le parti de Hitler a besoin de beaucoup plus de fonds pour vaincre le mouvement communiste. Le butin de guerre planqué à Rotterdam ne suffit pas. Thyssen souhaite donc créer une branche américaine. En 1922, il rencontre à Berlin Averell Harriman, patron de la société d’investissement W.A. Harriman & Co. Un rapport d’enquête officiel datant de 1942 relate: «Harriman et Thyssen ont convenu de créer une banque pour Thyssen à New York. Des amis d’affaires de Harriman se chargeraient de la direction, avec l’envoyé de Thyssen, H.J. Kouwenhoven, arrivé spécialement aux Etats-Unis à cet effet.»2

La direction de Brown Brothers & Harriman. Le deuxième à partir de la gauche est Prescott Bush, grand-père de George W. Bush. La firme travaille avec le géant de l’acier allemand Fritz Thyssen, pour porter Hitler au pouvoir. L’argent des crimes nazis atterrit aux USA et George Bush père s’en servira plus tard pour se lancer dans le secteur pétrolier. (Photo archives )

Les fabricants de canons allemands s’adressent à la famille Bush

Ainsi, après Berlin et Rotterdam, Thyssen s’installe aux Etats-Unis. Début 1924, Kouwenhoven, directeur de la Banque du Commerce et de la Navigation, se rend à New York pour y créer, avec l’aide d’Averell Harriman et George ‘Bert’ Walker, l’Union Banking Corporation (UBC) à Broadway, à la même adresse que Harriman & Co. En réalité, l’Union Banking Corporation est la propriété de la Rotterdamse Bank, à son tour propriété de Fritz Thyssen.3

Le 10 janvier 1925, la August Thyssen Hütte obtient un prêt de 12 millions de dollars d’une autre banque américaine, la Dillon, Read & Co et 5 millions de dollars un an et demi plus tard. Dillon est un vieil ami de Sam Bush, l’arrière-grand-père de l’actuel président américain. Sa banque est utilisée par Standard Oil, Ford, General Electric, Du Pont et ITT pour financier Hitler. Grâce aux dollars américains, toute l’industrie sidérurgique allemande se fond, sous la direction de Fritz Thyssen et de Friedrich Flick, dans les Vereinigte Stahlwerke (les Aciéries réunies).4 «Les tâches étaient réparties: les comptes personnels et confidentiels de Thyssen à des fins politiques et connexes sont dirigés par l’organisation de Walker-Bush; alors que les Vereinigte Stahlwerke effectuaient leurs opérations bancaires via Dillon Read.»5

Le 1er mai 1926, George Walker confie la vice-présidence de Harriman & Co à son beau-fils, Prescott Bush, grand-père de George W. Bush. En 1931, Harriman & Co fusionne avec une société d’investissement britannique. Brown Brothers & Harriman obtient une part importante dans l’industrie minière polonaise, la Consolidated Silesian Steel Corporation. Les deux tiers de cette compagnie sont aux mains de Friedrich Flick,6 qui appartient au «cercle d’amis» de Heinrich Himmler. Il utilise une partie de ses bénéfices pour financer l’organisation terroriste Schutzstaffel (S.S.).

Prescott Bush se voit confier la supervision des Vereinigte Stahlwerke de Thyssen et Flick. Ceux-ci financent Hitler jusqu’à son accession au pouvoir. En 1932, Thyssen organise une rencontre avec Hitler au Park Hotel de Düsseldorf. Il parvient à convaincre les bonzes de l’industrie de la Ruhr de soutenir Hitler. Les magnats de l’acier seront le cur de l’industrie de guerre allemande: les Vereinigte Stahlwerke produisent 50,8% du fer, 41,4% des tôles d’acier, 35% des explosifs et 22,1% du fil d’acier de toute l’Allemagne nazie.7

L’arrière-grand-père et le grand-père Bush avaient intelligemment placé leurs billes. Via la banque Brown Brothers & Harriman ils investissent dans l’Allemagne nazie. Via la banque UBC de Thyssen ils récoltent aux USA les bénéfices de l’armement. Ceux-ci se chiffrent en 1934 à des centaines de millions. A New York, Prescott Bush est devenu entre-temps le managing director d’UBC. «La famille Bush savait très bien que Brown Brothers était le canal qui acheminait l’argent vers l’Allemagne nazie et que l’Union Bank était le pipeline secret qui amenait l’agent nazi aux Etats-Unis, via les Pays-Bas», écrit John Loftus, ancien procureur du département US contre les crimes de guerre nazis.8

Esclavage dans les mines polonaises au profit de Prescott Bush

La Consolidated Silesian Steel Corporation est établie près de la ville d’Oswiecim en Pologne, dans l’une des régions les plus riches en minerais. En 1934, la société de Flick et Bush est accusée par le gouvernement polonais de fraude, de comptabilité fictive et d’évasion fiscale. L’année suivante, l’arrière-grand-père Bush conclut un compromis avec le gouvernement polonais. Mais la Consolidated Steel continue à piller les minerais de Pologne pour la fabrication de chars, d’avions et d’explosifs, qui serviront à l’Allemagne pour envahir la Pologne cinq ans plus tard.

C’est à Oswiecim que Hitler fera construire en 1939 le premier camp de concentration qui entrera dans l’histoire sous le nom allemand de la petite ville: Auschwitz. Dès la fin de 1941, le camp sera également utilisé pour le travail forcé sous l’autorité des SS de Himmler.9 Les prisonniers «valides» travaillent comme des esclaves dans les mines et dans les usines d’IG Farben et de la Consolidated Steel. Pendant la guerre, Thyssen et Flick revendent la Consolidated Steel à UBC. La société est rebaptisée Silesian American Corporation, totalement contrôlée par Harriman et le manager Prescott Bush. Le grand-père Bush et Harriman empocheront l’argent du travail fourni dans les mines par les milliers d’esclaves en provenance d’Auschwitz.10

Après l’attaque de Pearl Harbour en 1941, le gouvernement américain interdit le commerce avec l’ennemi (Trading with the Enemy Act). Le 22 octobre 1942, les actions de l’Union Banking Corporation sont saisies, y compris celles de Harriman et Prescott Bush. Le gouvernement constate que la banque de Bush «gère les bénéfices de la famille Thyssen et appartient à des ressortissants d’une certaine nation ennemie».11 Harriman et Bush sont dénoncés comme collaborateurs. Un mois plus tard, le gouvernement reprend aussi la Silesian American Corporation. Mais la société peut continuer à travailler et Prescott Bush conserve sa fonction jusqu’en 1943 grâce au soutien de l’avocat Allen Dulles, l’homme qui créera plus tard la CIA.12 A la mort de Fritz Thyssen, en 1951, les actionnaires de Brown Brothers & Harriman récupèrent leur argent sale. Prescott Bush reçoit 1,5 million de dollars pour sa part dans UBC, qu’il donne à son fils, George Herbert Walker Bush, pour se lancer dans le secteur du pétrole.13 Avec ces fonds, George Bush senior fonde la Bush-Overby Development Company, active dans le commerce du pétrole et dans les brevets pétroliers. Deux ans plus tard, il crée la Zapata Offshore Oil Company, la firme qui exploitera les premiers puits de pétrole au large du Koweït et qui plus tard, comme Pennzoil Company, obtiendra des intérêts au Qatar et en Egypte.14 C’est avec l’argent des crimes nazis que la famille Bush s’est lancée dans le secteur pétrolier, qu’elle s’est liée à la famille royale du Koweït et qu’elle a déclenché la première guerre du Golfe contre l’Irak.15

1 Tony Rogers, Heir to the Holocaust. Prescott Bush, 1.5 Million Dollars, and Auschwitz: How the Bush Family Wealth is Linked to the Jewish Holocaust. In: Clamor Magazine, 6 mai 2002. http://www.clamormagazine.org/features/issue14.3_feature.html ·
2 Memorandum to the Executive Committe of the Office of Alien Custodian, 5 octobre 1942. Cité dans: Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. George Bush: The Unauthorized Biografy. Chapitre 2, p 3. http://www.tarpley.net/bushb.htm ·
3 John Loftus, The Dutch Connection, How a famous American family made its fortune from the Nazi’s. http://www.baltech.org/lederman/bush-nazi-fortune-2-09-02.html ·
4 K.E. Von Schnitzler, Der Rote Kanal. Ed. Nautilus, 1992, p 291. ·
5 Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. George Bush: The Unauthorized Biografy. http://www.tarpley.net/bushb.htm ·
6 Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. o.c. ·
7 Georg Webster, G. Tarpley et Anton Chaitkin. o.c. ·
8 John Loftus, o.c. ·
9 Arno J. Mayer, De hakenkruistocht tegen rood en jood. Berchem, EPO, 1999. pp 210-215. ·
10 Tony Rogers, o.c. ·
11 Tony Rogers, o.c. ·
12 Tony Rogers, o.c. ·
13 Tony Rogers, o.c. ·
14 Eric V Thompson, Major Oil Companies in the Gulf Region. University of Virginia, Petroleum Archives Project, Arabian Peninsula and Gulf Studies Program. Prepared with support from The Kuwait Foundation for the Advancement of Sciences. http://www.virginia.edu/igpr/apagoilhistory.html ·
15 Chris Floyd, Blood Simple. In: Metropolis, The Moscow Times, 13 septembre 2002. http://www.tmtmetropolis.ru/stories/2002/09/13/120.html

Sources :
http://www.archivesolidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAAB&obid=15696

 

L’énergie libre

vignette« Je ne fais pas ça pour l’argent » dit Minato, « mais je souhaite apporter une contribution à la société, aider les fabricants des bas quartiers d’ici et d’ailleurs. Je souhaite inverser les tendances causées par les grandes multinationales. Il y a de la place pour les entreprises. Mais comme nous l’avons appris avec l’industrie pétrolière, l’énergie est un domaine où une invention qui fait une percée telle que celle-ci ne peut pas être confiée à de grosses sociétés. »
Des investisseurs arrivent, la société commence à recevoir des fonds. Les banques ne considèrent plus M. Minato comme un excentrique. Le jour de la visite de John Dodd, un banquier d’Osaka a annoncé sa participation à hauteur de 100 millions.

La société de Minato préfère que la commercialisation soit lancée au Japon, car Minato n’a pas eu de bonnes expériences avec les USA et la Chine, et il pense ainsi s’assurer que les choses seront bien faites, grâce à de petites sociétés munies d’un excellent savoir faire.
minato
Déjà des ventilateurs et climatiseurs de voiture sont en fabrication. 40.000 appareils ont déjà été vendus. On imagine mal qu’un japonais achète un appareil qui n’est pas valable. Les applications prévues concernent par exemple les appareils domestiques, les ordinateurs, les téléphones (un micro générateur est en cours de fabrication)…et même les véhicules.

L’étonnant Moteur de Minato

Un moteur révolutionnaire alimenté par des aimants permanents, mis au point par un inventeur japonais est aujourd’hui mis en production.
Une économie d’énergie de 80 %, absence de chaleur et de bruit… de quoi séduire plus d’un investisseur ! Kuhai Minato veut toutefois privilégier une fabrication locale par de petites unités indépendantes.

Alertés par un collègue en émoi qui venait de voir une invention incroyable – un moteur magnétique qui ne consommait presque pas d’électricité – notre scepticisme nous fît d’abord décliner l’invitation. Si cette technologie était si géniale, comment se faisait-il qu’il n’y avait point encore de clients ?
Nous oubliâmes l’invitation et la société productrice, jusqu’à ce que notre ami revienne à la charge.
« Eh oui », annonça-t-il, « ils viennent d’en vendre 40000 exemplaires à une chaîne de supermarchés de bricolage locale. Alors, voulez-vous le voir ? »
Au Japon, personne n’achète 40000 ventilateurs de grande surface sans être à peu près sûr qu’ils vont fonctionner.

Le techno-maestro

Les rues de Shinjuku Est sont jonchées des rebuts des nombreuses petites manufactures et ateliers, qui s’y trouvent encore, pas vraiment l’image de marque d’une société de haute technologie mondiale ! Mais c’est là que Nobue Minato, la femme de Kohei Minato, cogérante de la firme familiale, nous accueille à l’extérieur de l’atelier de l’inventeur.
L’atelier ressemble au garage d’un géo trouvé-tout, version Hollywood. Machines électriques, câbles, instruments de mesure, batteries, encombrent les lieux. Perceuses, râteliers de rouleaux de câbles, panneaux de Perspex et autre bric-à-brac longent les murs tapissés de diagrammes. Au fond, tête penchée, plongé dans une profonde réflexion, siège le techno-maestro de 58 ans en personne.
Minato n’est pas inconnu au bataillon. Il a consacré la plus grande partie de sa vie à faire de l’animation, de la musique et à promouvoir la carrière de chanteuse de sa fille aux USA. Il impose par sa prestance, une voix de stentor et une queue de cheval. Bref, on le verrait mieux sur un podium ou au volant d’une décapotable, sillonnant la côte californienne plutôt que penché sur un tas de fils et bobines dans une rue encombrée des bas quartiers de Tokyo.
Nous sommes rejoints par un banquier d’Osaka d’une cinquantaine d’années accompagné de sa suite et du conseiller financier et comptable Yukio Funai. Le banquier se soucie d’un projet d’investissement, tandis que les autres ont simplement envie de voir fonctionner les moteurs magnétiques de Minato.
Notre attention est attirée par un prototype de conditionneur un d’air, posé sur un établi, qui semblerait bien s’adapter à une Toyota Corolla.

Voir c’est croire

Commençant par une explication simple des lois du magnétisme et de la répulsion, Nobue nous montre le fonctionnement et l’utilité de chacune des machines, puis à l’aide d’une tige magnétique, elle met en mouvement la Roue Minato.
En examinant de près le rotor, nous constatons qu’il est incrusté de 16 aimants disposés en oblique. Il semble bien que la position et l’angle des aimants constituent la clef du fonctionnement des machines de Minato. Une fois démarrée, la roue continue à tourner, ce qui prouva au moins que le concept ne génère pas de verrouillage magnétique.
La machine suivante vers laquelle nous mène Nobue est assez lourde et connectée à une petite pile. Elle entraîne un tambour de 35 1% qui serait parfaitement capable de faire fonctionner un lave-linge.
On bascule le commutateur et le gros rotor tourne à 1550 t/mn sans effort et silencieusement.
Des cadrans indiquent la puissance d’entrée et celle de sortie. Et nous constatons qu’une source de quelques 16 watts anime un ensemble que devrait en consommer au moins 200 ou 300.
Nobue nous explique que, comme celle-ci, toutes les machines n’utilisent l’énergie électrique que pour animer deux démarreurs électromagnétiques placés de part et d’autre et qui n’ont pour fonction que de sortir le rotor du verrouillage magnétique jusqu’à l’arc aimanté suivant.
L’angle et l’écartement des aimants sont tels qu’une fois le rotor en mouvement, la répulsion entre les stators et les pôles du rotor maintient celui-ci en mouvement uniforme dans le sens antihorlogique; c’est impressionnant !
Nous nous dirigeons ensuite vers un ensemble connecté à un générateur et en sommes abasourdis. Les compteurs indiquent un flux d’entrée vers les électro-aimants du stator d’environ 1,8 volts et 150 mA, tandis que le générateur produit 9,144 volts et 192 mA à la sortie; faisons le calcul :
1,8 x 0,15 x 2 = 0,54 W à l’entrée et 9,144 x 0,192 = 1,755 W à la sortie [Ndt : soit 3,25 fois plus].
Cependant les lois de la physique interdisent qu’un système produise plus qu’il ne reçoit. Tandis que nous en parlons à Kohei Minato, nous jetons un coup d’oeil sous l’établi pour nous assurer qu’il n’y a pas de fils dissimulés.
Minato nous assure qu’il n’a pas transgressé les lois de la physique, la puissance supplémentaire inattendue est générée par la force magnétique des aimants permanents du rotor. « Je ne fais qu’exploiter une des quatre forces de la nature », dit-il.
Nous avons appris à l’école que les aimants sont toujours bipolaires et que par conséquent un mouvement d’induction magnétique finissait toujours par se verrouiller en état d’équilibre. Mais Minato nous explique qu’en ajustant avec soin la position des aimants et la synchronisation des pulsions vers le rotor on peut atteindre le point ou la répulsion entre rotor et stator (l’anneau magnétique extérieur fixe) est transitoire. Ce déséquilibre engendre une continuité du mouvement, au lieu d’un blocage. [Pour plus d’explications, voyez le dernier chapitre : comment marchent les aimants en mouvement ?

Les vrais produits

Nobue Minato nous montre deux appareils susceptibles de convaincre des investisseurs potentiels que tout cela fonctionne vraiment.
D’abord un prototype de ventilateur destiné aux 14000 bouches d’aération d’une chaîne de supermarchés, (à raison de trois ventilateurs par bouche). Cet ensemble est presque identique au ventilateur posé juste à côté, fabriqué par Mitsubishi, actuellement en service partout. Les essais ont montré que le flux d’air est le même pour les deux.
L’autre prototype est celui du climatiseur pour voiture que nous avons remarqué en entrant. Il est destiné à Nippon Denso, le plus gros fabriquant japonais dé ce type d’appareil. L’ensemble est remarquablement compacte et offre le même profil et encombrement qu’un appareil conventionnel. Manifestement, l’habileté créatrice de Minato s’améliore.

Le banquier et son investissement

Minato se plaint avec raison de l’uniformité culturelle et sociale du Japon. Pendant des années il fut considéré comme un excentrique parce qu’il gagnait sa vie en jouant du piano, et les banquiers et investisseurs l’évitaient à cause de sa manie de clamer qu’il avait trouvé, tout seul et sans formation, une technologie révolutionnaire.
Cependant, après la démonstration, le banquier d’Osaka se leva et déclara avant de s’en aller qu’il allait accorder 100 millions de yens au fond d’investissement.
Minato nous regarde en souriant. Nous lui avons porté chance car il s’agit du troisième investisseur depuis des semaines à lui consacrer de l’intérêt.

Mettre la technologie sur le marché

Une fois les autres partis, nous demandons à Minato comment il compte commercialiser sa technologie. Son plan est clair et simple. Il entend garder le contrôle et ne commercialiser qu’au Japon pour commencer afin de s’assurer que les choses se fassent comme il le souhaite. Il renonce aux USA et à la Chine, où ses expériences ont été négatives. « Les premières étapes sont déterminantes pour affiner la technologie et garantir de bons produits. Durant cette période, je n’ai pas envie de m’encombrer de problèmes légaux et de protection de propriété intellectuelle. »
Minato envisage cependant de faire breveter et d’exporter ses inventions et est en relation avec des partenaires potentiels à l’étranger à cet effet.
Alors que d’autres à sa place seraient tentés de confier le tout à une compagnie plus puissante, Minato est aussi animé d’un souci de justice sociale et de responsabilité. Les 40000 moteurs pour la chaîne de magasins sont fabriqués par un groupe de petites usines à Ohta-ku et Bunkyo-ku, a la périphérie nord de Tokyo, une zone en déclin.
Dans les années 1980, ces petits ateliers constituèrent le fondement du miracle économique et productif du Japon et Minato est habité par l’idée de les réhabiliter. Leur expérience est une garantie que la qualité des moteurs sera aussi bonne que s’ils étaient fabriqués dans une grosse usine.

Préparation internationale

Nonobstant sa détermination de commencer à l’échelle domestique, Minato est prêt pour le marché international. À son actif, il a six années de vie et d’activités commerciales à Los Angeles et détient des brevets dans 48 pays.
C’est en jouant du piano pendant 15 ans qu’il acquit son expérience aux USA, et c’est en pratiquant l’instrument que l’inspiration lui vint d’un projet de moteur magnétique, invention sur laquelle il commença ses recherches dès les années 1970.
Mais en 1990, il suspendit toute activité pour aider sa fille de 20 ans, Hiroko, à réaliser une carrière de star du rythm and blues aux USA. Minato a un sens aigu de la cohésion familiale, puisque Hiroko cherchait notoriété et fortune, il fallait que papa soit présent pour la guider. Cette entreprise réussit en 1995 lorsque Hiroko parvint au hit-parade de la dance.
Minato revint au Japon en 1996 et reprit son projet de moteur magnétique. L’année suivante il exposa ses prototypes à des fournisseurs d’énergie, des officiels gouvernementaux et quelques autres lors d’une conférence de cinq jours à Mexico. Il suscita l’intérêt et réalisa que son invention pouvait satisfaire le besoin mondial d’économie d’énergie.
Sa décision de mener à bien son invention se renforça après d’autres exposés et discours en Corée et à Singapour et il reçut l’appui des premiers investisseurs.
Il consacra la fin des années 1990 à perfectionner ses prototypes et demeura en contact avec son avocat pour obtenir des brevets dans les principaux pays. Son expérience américaine l’avait convaincu que la protection légale était essentielle, quitte à retarder de quelques années la publication de la technologie.
Ironie du sort, alors qu’il avait obtenu des brevets dans 47 pays, l’office japonais des brevets rejeta sous prétexte que son invention « n’avait aucune chance de fonctionner » et qu’il avait falsifié ses démonstrations. Mais quelques mois plus tard, cet organisme dut revenir sur sa décision, ayant constaté que le bureau américain des brevets lui en avait accordé deux (voir US Patent n° 5.394289).
Minato remarqua : « Voilà qui est typique de l’étroitesse d’esprit des bureaucrates japonais : il leur a fallu l’exemple américain pour reconnaître la validité de mon invention ».
Dès 2001, les Minato avaient perfectionné les moteurs et contacté suffisamment d’investisseurs pour entamer des négociations de niveau international, à commencer par une compagnie saoudienne, suivie d’autres aux USA et ailleurs. Ces avancées reçurent cependant un malheureux coup d’arrêt lors de l’attaque contre les tours du Word Trade Center à New York le 11 septembre 2001. Les Saoudiens se rétractèrent et Minato se retrouva à la case départ.
Mais aujourd’hui il est à nouveau prêt à poursuivre. Les premières commandes étant en route et d’autres programmées pour des prototypes qui fonctionnent. Il s’est rendu compte que la participation d’affairistes n’était pas essentielle. Il accueille les enquêtes de sociétés d’investissement susceptibles de lui apporter des avantages stratégiques et de la crédibilité.
La compagnie des Minato Japan Magnetic Fan envisage de conclure une série d’accords commerciaux au cours de la première moitié de 2004.

Ce qu’implique cette technologie

À puissance et couple égaux, les moteurs Minato ne consomment que 20 % et même moins, de l’énergie nécessaire aux moteurs conventionnels.
Ils restent froids au toucher et ne font aucun bruit mécanique ni électrique.
Ils sont donc non seulement plus économiques, mais plus sûrs et respectueux de l’environnement.
Les implications sont énormes, rien qu’aux USA, les moteurs électriques consomment à eux seuls près de 55 % de l’énergie électrique.
Alors que la plupart des gestionnaires d’usines s’équipent de moteurs les moins chers possible, ils sont régulièrement informés, par des organismes tels que la NEMA (National Electrical Manufacturer! Association), du coût de fonctionnement d’un moteur sur une période de 20 années : sur un total de 100 %, l’achat du moteur ne représente que 3 %, les 97 % restant étant la consommation électrique. Il n’est pas rare qu’un moteur qui coûte 2000 dollars US à l’achat consomme pour 80000 dollars d’électricité (à 0,06 cents le Kwh).
En 1992, une législation sur l’efficacité entra en vigueur au niveau fédéral aux USA, les moteurs étant particulièrement concernés, et ceux qui peuvent réaliser une économie de l’ordre de 20 % sont considérés comme hautement efficaces.
Voilà que Minato est sur le point de lancer un moteur qui économise 80 %, ce qui le place dans une catégorie entièrement inédite. Le coût de fonctionnement de 80000 dollars US va descendre à 16000 dollars. Multipliée par les millions de moteurs utilisés aux USA, au Japon et partout dans le monde, c’est une économie considérable.

Efficacité des moteurs Minato

Les qualités remarquables de l’invention de Minato, économie d’énergie, pas d’émission de chaleur ni de bruit, en font un complément parfait aux applications domestiques : ordinateurs personnels, téléphones cellulaires, (un générateur miniature est à l’étude), entre autres.
Le moteur magnétique coûtera moins cher à la fabrication qu’un moteur conventionnel parce que, n’émettant presque pas de chaleur, rotor et stator pourront être montés dans des bâtis en plastique.
En outre, sa sobriété énergétique lui ouvre les champs d’application où la fourniture d’énergie est limitée. Pour le moment la fabrication est surtout destinée au remplacement d’installations existantes, mais, déclare Minato, le moteur a suffisamment de couple pour propulser un véhicule.
Il est possible d’accoupler un générateur à la propulsion magnétique et de produire plus de puissance électrique qu’il n’en aura été injecté à l’entrée. Selon Minato l’efficience moyenne est de 33%.
Dans la plupart des milieux scientifiques le seul fait d’évoquer des systèmes « surunitaires » provoque un scepticisme glacé. Mais si l’on peut se faire à l’idée que l’appareil de Minato peut produire mouvement et couple grâce à son principe unique et durable de propulsion par aimants permanents, alors il est clair que la puissance électrique produite puisse être supérieure à celle consommée. En fait, si le système peut fournir en permanence un excédent de puissance, tous les ménages du monde vont en demander.
« Je ne cours pas après l’argent », déclare Minato, » j’ai bien réussi ma carrière de musicien, mais je veux apporter ma contribution à la société, je veux aider les petites fabriques de seconde zone ici au Japon et ailleurs. Je veux inverser la tendance induite par les multinationales. Il y a un espace pour les trusts, mais comme nous l’a montré l’industrie du pétrole, l’énergie est un domaine où une innovation comme celle-ci ne peut pas être confiée aux multinationales. »
Minato a été à deux doigts de conclure un contrat avec ENRON [Ndt : en faillite frauduleuse, remplacée par OPCO], Mais aujourd’hui il est engagé dans une mission : soutenir les petits et les indépendants et couvrir avec eux le monde de son incroyable machine.
« Notre projet est de rassembler les petites compagnies, d’unir leurs compétences et de produire un jour une technologie couvrant un large éventail d’applications. »

Comment marchent les aimants en mouvement ?

Le moteur magnétique de Minato diffère complètement des quatre autres principaux types de moteurs répandus aujourd’hui. Les systèmes les plus modernes, AC [courant alternatif], DC [courant continu], servo ou pas à pas, utilisent tous fondamentalement le même principe de force électromagnétique d’attraction qui fut découvert il y a près de 200 ans. Leur conception implique des pertes considérables dues aux bobinages aux noyaux et aux courants vagabonds, qui se transforment en chaleur.
Le moteur de Minato utilise la répulsion comme source d’énergie du noyau. Il subit très peu de pertes, ne chauffe pratiquement pas et a un rendement de 330 %, incomparablement supérieur aux moteurs conventionnels.
La plupart des ensembles d’essai de Minato comprennent un rotor non magnétique en trois couches garni de puissants aimants Sumitomo Neomax (néodyme/ fer/bore) placés tous les 175 degrés et couvrant 5 degrés d’angle de la circonférence du rotor [Ndt : soit 5° de passage à chaque demi-tour]. Les aimants ont une force de 5000 gauss et interagissent par répulsion avec deux stators électromagnétiques diamétralement opposés.
Les électroaimants du stator repoussent les aimants permanents de rotor, et comme ceux-ci sont placés en oblique, la répulsion est tangentielle et provoque la rotation. Les électroaimants reçoivent des impulsions à des intervalles et pendant des durées spécifiques, (environ 10 millisecondes au démarrage, diminuant à 2 ms lorsque le rotor atteint sa vitesse de croisière), de manière à assurer qu’ils ne sont actifs que lorsqu’ils sont en face d’un aimant de rotor en fuite.
De nombreux inventeurs ont précédemment essayé de construire des moteurs magnétiques, mais Minato est le seul à avoir trouvé les solutions à certains problèmes.
La première est le recours à la répulsion et non à l’attraction, ce qui réduit l’énergie d’entrée nécessaire. Ensuite, l’angle de positionnement des aimants sur le rotor, calculé exactement pour produire un effet de ricochet entre les champs respectifs du rotor et du stator, de sorte que l’un « rebondit » sur l’autre, produisant la force motrice. Enfin la puissance des aimants; et il a fallu l’apparition, dans les années 1980, des aimants au néodyme pour rendre la chose possible.
La structure nord-sud de n’importe quel aimant peut être conservée en construisant le rotor en trois couches : dans la couche supérieure les aimants Neomax ont le pôle nord vers l’extérieur, suit une couche non magnétique, et dans la troisième les aimants ont le pôle sud vers l’extérieur (c.à.d. vers le centre du rotor). Ces couches sont alignées sur les pôles opposés nord-sud des deux électroaimants. Le temps d’excitation des électroaimants constitue la clef qui permet d’obtenir le « point sensible » produisant la répulsion entre stator et rotor.
La cadence est assurée par des détecteurs qui reçoivent les signaux de balises juste avant que se présente chaque aimant du rotor. Le rotor est démarré et stoppé en appliquant et en interrompant l’énergie aux deux électroaimants du stator. Après un temps de décélération, le rotor s’arrête en alignant ses aimants sur les noyaux de fer des deux électroaimants du stator.Q

(Sources : John Dodd avec autorisation de réimpression de Japon, inc.magazine, édition de mars 2004
page web : http://www.japan.com/technology/index.php )

Traduction : André Dufour

Extrait du magazine Nexus n°34 page 54 à 59 sept-oct 2004

Minato a compris que la protection légale par brevets et licences était importante même si elle occasionnait des délais de deux ans pour rendre publique la technologie.

En 2001, Minato était prêt, les moteurs perfectionnés, et il pouvait avoir suffisamment d’investisseurs pour être en relation avec une grande multinationale, d’abord Saoudienne, puis d’autres sociétés auraient suivi aux USA et ailleurs, mais l’attentat du World Trade Center a fait sombrer ses plans et les Saoudiens ont battu en retraite.

Actuellement c’est à Ohta-ku et Bunkyo-ku, en passe de devenir la zone délaissée de Tokyo Nord, qu’un groupe de petits fabricants très expérimentés construisent les 40.000 moteurs commandés par une chaîne de magasins. Minato compte redonner de la vigueur à ces petits ateliers qui ont été jusque dans les années 80 le solide fondement du miracle économique et industriel japonais.

Aujourd’hui, Minato est prêt, la première commande est en cours, d’autres commandes en attente sur d’autres prototypes. Il travaille en particulier sur un prototype ultra compact de climatiseur automobile pour Nippon Denso le plus grand fabricant japonais dans ce domaine.
14.000 magasins ont commandé chacun 3 ventilateurs dont la présentation et l’efficacité est identique à celle des Mitsubishi largement utilisés à ce jour.

Alors pourquoi préférer un ventilateur Minato ?

Un moteur Minato pour le même couple et la même puissance ne consomme que 20 % de l’énergie consommée par un moteur traditionnel, et peut même faire encore mieux. Il ne chauffe pas, n’a pas de nuisances électriques ni acoustiques. Il est vraiment plus sûr et il est de fait meilleur pour l’environnement. De plus, le moteur magnétique de Minato a un coût de fabrication inférieur au moteur classique, car le bâti est en plastique puisque le moteur ne chauffe pas.
Si on songe que, pour les seuls USA, 55 % de l’électricité du pays sont dévorés par les moteurs électriques…L’économie serait formidable !

En prenant seulement comme exemple les ventilateurs :

- le coût à l’achat ne représente que 3 % du coût global de l’appareil sur une durée de vie de 20 ans – mais son coût en électricité représente les 97 % restants. Il est tout à fait courant pour un moteur de $2000 de consommer $80000 d’électricité (à 0,06 cents le kw/h).

Depuis les nouvelles législations en vigueur aux USA, on considère qu’une économie de 20 % est très efficace ; l’utilisation de moteurs de Minato induirait, elle, une économie de 80 %. Le coût précédemment cité de $80000 chuterait alors à $16000. Imaginez l’économie fantastique sur toute l’Amérique, le Japon et ailleurs dans le monde !

Les moteurs de Monsieur Minato

Comme pour de nombreux autres moteurs dont le signalement est donné dans nos pages, le moteur de Minato a comme caractéristiques une disposition judicieuse des aimants pour tourner sans se bloquer.

Dans l’atelier de la société Minato, se trouvent de nombreux moteurs. L’un d’eux est muni d’un gros rotor de 35 kg qui pourrait faire tourner une machine à laver.

On presse le bouton commutateur et le gros rotor tourne à plus de 1500 tours / mn sans effort et silencieusement. On peut lire sur les appareils de mesure l’énergie entrante et sortante. Que voit-on ? Une source d’énergie de 16 watts peut entraîner un moteur qui aurait besoin d’au moins 200 à 300 watts !

Madame Minato explique que ce moteur comme tous les autres utilise seulement l’électricité pour les deux stators électromagnétiques de chaque côté de chaque rotor : ils servent à donner un bon élan au rotor passé son point d’immobilisation et ensuite sur l’arc d’aimants suivant.

Les angles et les espaces que les aimants font entre eux sont tels qu’une fois le rotor en mouvement, la répulsion entre les stators et les pôles du rotor le maintient en mouvement dans le sens anti horaire et ce, sans à coups.

Un autre moteur relié à un générateur affiche des résultats impressionnants :

Environ 1,8 volts et 150mA d’entrée sur les électroaimants du stator ;

Et en sortie au générateur 9,144 volts et 192 mA.
1,8 x 0,15 x 2 = 540mW d’entrée
9,144 x 0,192 = 1,755W de sortie.

Minato affirme qu’il ne transgresse pas de lois physiques, simplement, avec la force magnétique des aimants incorporés au rotor, il maîtrise une des quatre forces fondamentales de la nature. Certes, il a du régler avec précision le positionnement des aimants et le « timing » des impulsions aux stators jusqu’au point où la répulsion entre le stator (l’anneau magnétique externe) est de courte durée, c’est ce qui crée le mouvement suivant plutôt que l’immobilisation.

 * * *

Sources :

http://quanthomme.free.fr/nouvelles2004/nouvelle07042004.htm

Voir aussi:

http://www.onpeutlefaire.com/forum/index.php?showtopic=4263

http://alter.over-blog.net/article-870663.html

http://jnaudin.free.fr

* * *

Prévenir la cancer, c’est possible.

vignette_santeUN SCANDALE D’ÉTAT: DEPUIS 40 ANS ON NOUS CACHE QU’IL EST POSSIBLE DE PRÉVENIR LE CANCER PAR DES MOYENS SIMPLES ET SANS DANGER.

Voici le courrier envoyé le 18 juin 2010 pour exiger la publication de travaux expérimentaux effectués il y a 40 ans et toujours tenus sous le boisseau.

Quand on sait qu’en 2010, CHAQUE JOUR, 980 personnes se découvriront un cancer, que chaque jour 410 personnes meurent d’un cancer, il apparaît évident que de tels travaux qui démontrent la possibilité de PRÉVENIR les cancers doivent être publiés d’urgence.

(Surtout, il faut lire l’information qui est donnée après le courrier, elle est d’une extrême importance.)

Objet : demande de communication des résultats d’une expérimentation effectuée au début des années 70.

 

Monsieur Didier Houssin,

Directeur Général de la Santé,

Madame Dominique de Penanster,

Madame Elisabeth Gaillard,

Direction Générale de la santé

14, avenue Duquesne

75350 Paris 07 SP

Copie : –  Madame Emilie Campagne

Hôtel Matignon

Monsieur le Directeur, Mesdames,

Sur les conseils de Monsieur Michel Abate, qui est porte-parole d’un collectif de santé publique, et en fonction des renseignements qu’il a obtenus au cours des démarches qu’il a effectuées auprès de la DGS, je me permets de formuler une demande citoyenne concernant l’expérimentation effectuée par Monsieur le Docteur Claude Gak dans le service de Monsieur le Professeur René Truhaut au début des années 70. En effet, malgré l’immense intérêt de cette expérimentation, puisqu’elle concerne la prévention du cancer, il n’y a pas eu de publication.

Je me permettrai donc, d’indiquer brièvement les travaux du Docteur André Gernez à partir desquels l’expérimentation a été faite, les résultats constatés à l’issue de cette expérimentation, ceci selon une information orale et donc sous toute réserve. J’aborderai ensuite la réunion du 13 décembre 1974, au cours de laquelle le problème de la publication des travaux expérimentaux et de la suite à donner aux propositions du Docteur Gernez concernant la prévention active des cancers ont été abordés. J’ajouterai quelques considérations sur la portée des théories formulées par le Docteur André Gernez et sur la situation actuelle en matière de prévention des cancers.

Les travaux du Docteur André Gernez. Très jeune Docteur en médecine et très jeune chercheur à la Fondation Curie de Paris, le Docteur André Gernez a dès 49 la confirmation qu’un traitement avec des moyens très simples et très banaux d’un syndrome précancéreux (de Plummer-Vinson) permet d’éviter la survenue d’un cancer, de la gorge en l’occurrence. Il est convaincu que la lutte contre les cancers doit passer en priorité par la prévention. Il informe la communauté médicale par plusieurs articles dans de grandes revues médicales.

Beaucoup des causes du cancer sont connues à l’époque et sont déjà très nombreuses. Mais le mécanisme, la réponse à la question comment naît un cancer, comment se développe-t-il, n’est pas élucidée. De grands et célèbres cancérologues se la posent et la posent. Le Docteur Gernez réalise très vite que la solution est oblitérée par les conceptions dominantes concernant la division cellulaire. Il remet en question la théorie admise par tous, celle du double cycle cellulaire et postule qu’en réalité au niveau de chaque colonie cellulaire il y a deux catégories de cellules : les cellules génératrices et les cellules fonctionnelles. C’est la pierre de rosette ! Et pendant plus de 20 ans, il va dérouler l’écheveau. Cette conception permet d’expliquer le mécanisme de la cancérogenèse. Elle permet de résoudre nombre de problèmes de biologie et de pathologie. Elle permet de fonder rationnellement une prévention générale des cancers.

Le Docteur Gernez envoie à l’Académie des sciences en février 1967, un mémoire intitulé « Néopostulats biologiques et pathogéniques » dans lequel il expose ses travaux. Il développera ses idées sur le cancer dans 3 ouvrages : « Le cancer mécanismes et prévention », « Le cancer, dynamique et éradication », et « Lois et règles de la cancérisation ». L’ensemble de ces textes sera communiqué à la communauté scientifique et aux décideurs.

L’expérimentation du Docteur Claude Gak . Elle commence en 1969 et se déroule dans le service de toxicologie du Professeur René Truhaut (INSERM), qui est aussi un grand spécialiste en matière de cancer. Des résultats sont communiqués oralement au Docteur André Gernez :

Il a été greffé du tissu cancéreux sur le foie de rats de laboratoire. L’évolution des greffons a été suivie sur 3 lots :

– un premier lot est soumis à une réduction alimentaire qui place les rats en état d’acidose tissulaire;

– un deuxième lot est aussi mis en acidose, et reçoit des vitamines, des oligo-éléments ;

– les rats du troisième lot reçoivent en plus de ce que reçoivent les deux premiers, un antimitotique léger : hydrate de chloral et colchicine.

L’ensemble des rats des 3 lots, sont sacrifiés et autopsiés, à la recherche de lésions cancéreuses.

L’examen des résultats (1974, très probablement) montre que :

– 46% des rats du premier lot, ne présentent aucune lésion,

– 72 % des rats du deuxième lot ne présentent aucune lésion,

– 94 % des rats du 3ème lot ne présentent aucune lésion.

De nombreuses études chez l’homme (en particulier l’étude SUVIMAX) viennent corroborer avec des chiffres analogues l’effet d’une supplémentation en vitamines et oligo-éléments.

 

La réunion à la DGS du 13 décembre 1974. Elle a pour objet de définir la position officielle sur le problème de la mise en place éventuelle d’une politique de prévention active du cancer.

Outre le Directeur Général de la Santé en poste à cette date, le Docteur Charbonneau, assistaient à cette réunion :

– Madame le Docteur J. Ripoche, chargée du dossier par le ministre de la santé, Monsieur Poniatowski,

– le Docteur Lechat chargé de la pharmacovigilance

– Monsieur le Professeur Ripoche, comme médiateur,

– une assistante du service du Professeur Hamburger

– le Docteur André Gernez

Madame Ripoche présente le dossier, et formule la proposition de rendre la procédure publique avant le 15 janvier 1975.

La validité et l’intérêt de la procédure, ne sont pas contestés, mais la décision est prise de ne pas la rendre publique. Le Docteur Gernez insiste pour que cette position soit révisable.

Je pense, Monsieur le Directeur, Mesdames, avoir présenté très brièvement certes, ce dossier capital. Les 410 morts quotidiens par cancer, les 980 nouvelles personnes frappées chaque jour par cette maladie, imposent que toutes les pistes et propositions émanant de chercheurs reconnus, soient examinées, et à plus forte raison que des travaux validant une procédure de prévention soient rendus publics.

C’est le sens de la démarche citoyenne, que l’association « Pour André Gernez », que je contribue à mettre en place, entend poursuivre. La publication officielle des travaux expérimentaux du Docteur Claude Gak  devient incontournable. Les citoyens de ce pays ne comprendraient pas qu’elle soit encore une fois différée.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, Mesdames à mes salutations respectueuses.

Docteur Jacques Lacaze,

pour l’Association « Pour André Gernez »

 

INFORMATION IMPORTANTE:

Monsieur le Docteur André Gernez a confirmé le 20 juin, que les résultats des expérimentations sur animal de laboratoire de Monsieur le Docteur Claude Gak lui ont bien été communiqués oralement. Puis il a apporté une précision d’une extrême importance.

L’expérimentation de protection des rats n’a pas été effectuée sur des animaux sur les foies desquels avait été greffé du tissu cancéreux, mais sur des rats cancérisés par un moyen classique et connu reposant sur l’utilisation d’un produit provoquant un hépatome (cancer primitif du foie), obtenu à partir d’arachide fermenté. L’extrême gravité de ce type de cancer est bien connue des spécialistes. L’expérimentation avec un cancer greffé aurait été beaucoup moins démonstrative.

Protéger jusqu’à 93% d’un tel cancer par des moyens d’une extrême simplicité et innocuité montre combien la publication de ces travaux expérimentaux est toujours d’une actualité brûlante et que la demande citoyenne dont relève  les courriers est hautement justifiée.

Que chacun en tire les conséquence et agisse selon sa conscience, mais le scandale ne peut plus durer ! Il faut agir !

Sources :

http://www.jacques-lacaze.com/article-prevenir-le-cancer-c-est-possible-52663451.html

La NED, vitrine légale de la CIA

vignetteDepuis 30 ans, la National Endowment for Democracy (NED) sous-traite la partie légale des opérations illégales de la CIA. Sans éveiller de soupçons, elle a mis en place le plus vaste réseau de corruption du monde, achetant syndicats ouvriers et patronaux, partis politiques de gauche et de droite, pour qu’ils défendent les intérêts des Etats-Unis au lieu de ceux de leurs membres. Thierry Meyssan décrit ici l’étendue de ce dispositif.

En 2006, le Kremlin dénonçait la prolifération d’associations étrangères en Russie, dont certaines auraient participé à un plan secret de déstabilisation du pays orchestré par la Fondation américaine pour la démocratie (National Endowment for Democracy – NED). Pour prévenir une « révolution colorée », Vladislav Surkov élaborait une stricte réglementation de ces « organisations non-gouvernementales (ONG) ». A l’Ouest, cet encadrement administratif était décrit comme une nouvelle attaque du « dictateur » Poutine et de son conseiller contre la liberté d’association.

Cette politique a été suivie par d’autres Etats qui, à leur tour, ont été présentés par la presse internationale comme des « dictatures ».

Le gouvernement des Etats-Unis assure qu’il s’emploie à « la promotion de la démocratie dans le monde ». Il revendique que le Congrès puisse subventionner la NED et que celle-ci puisse, à son tour et en toute indépendance, aider directement ou indirectement des associations, des partis politiques ou des syndicats, oeuvrant en ce sens n’importe où dans le monde. Les ONG étant, comme leur dénomination l’indique, « non-gouvernementales » peuvent prendre des initiatives politiques que les ambassades ne pourraient assumer sans violer la souveraineté des Etats qui les reçoivent. Toute la question réside donc là : la NED et le réseau d’ONG qu’elle finance sont-elles des initiatives de la société civile injustement réprimées par le Kremlin ou des paravents des services secrets US pris en flagrant délit d’ingérence ?

Pour répondre à cette question, nous allons revenir sur l’origine et le fonctionnement de la National Endowment for Democracy. Mais avant toute chose, nous devons analyser ce que signifie le projet officiel des Etats-Unis d’« exportation de la démocratie ».

Les puritains qui fondèrent les Etats-Unis voulaient en faire une « cité radieuse » éclairant le monde. Ils se pensèrent comme les missionnaires d’un modèle politique.
Quelle démocratie ?

Les Etats-uniens, en tant que peuple, adhèrent à l’idéologie de leurs pères fondateurs. Ils se pensent comme une colonie venue d’Europe pour fonder une cité obéissante à Dieu. Ils conçoivent leur pays comme « une lumière sur la montagne », selon l’expression de Saint Mathieu reprise durant deux siècles par la plupart de leurs présidents dans leurs discours politiques. Les Etats-Unis seraient une nation modèle, brillant en haut d’une colline, éclairant le monde. Et tous les autres peuples de la terre espéreraient copier ce modèle pour atteindre leur salut.

Pour les Etats-uniens, cette croyance naïve implique comme allant de soi que leur pays est une démocratie exemplaire et qu’ils ont un devoir messianique de l’étendre au reste du monde. Alors que Saint Mathieu envisageait la propagation de la foi par le seul exemple d’une vie juste, les pères fondateurs des Etats-Unis pensaient l’allumage de leur feu et sa propagation comme un changement de régime. Les puritains anglais décapitèrent Charles Ier avant de fuir vers les Pays-Bas et les Amériques, puis les patriotes du Nouveau monde rejetèrent l’autorité du roi George III d’Angleterre et proclamèrent l’indépendance des Etats-Unis.

Imprégnés de cette mythologie nationale, les Etats-Uniens ne perçoivent pas la politique extérieure de leur gouvernement comme un impérialisme. A leurs yeux, il est d’autant plus légitime de renverser un gouvernement que celui-ci ambitionne d’incarner un modèle différent du leur, donc maléfique. De même, sont-ils persuadés qu’investis de leur mission messianique, ils sont parvenus à imposer par la force la démocratie dans des pays qu’ils ont occupé. Ils apprennent par exemple dans leurs écoles que les GI’s ont apporté la démocratie en Allemagne. Ils ignorent que l’histoire est exactement inverse : leur gouvernement aida Hitler à renverser la République de Weimar et à instaurer un régime militaire pour combattre les Soviets.

Cette idéologie irrationnelle les empêche de s’interroger sur la nature de leurs institutions et sur l’absurdité du concept de « démocratie forcée ».

Or, selon la formule du président Abraham Lincoln, « la démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

De ce point de vue, les Etats-Unis ne sont pas une démocratie, mais un système hybride, dans lequel le pouvoir exécutif revient à une oligarchie, tandis que le peuple en limite l’arbitraire grâce aux contre-pouvoirs législatif et judiciaire. En effet, si le peuple élit le Congrès et certains juges, ce sont les Etats fédérés qui élisent le pouvoir exécutif et ce dernier qui désigne les hauts magistrats. Bien que les citoyens soient appelés à se prononcer sur le choix de leur président, leur vote en la matière n’est que consultatif, comme l’a rappelé la Cour suprême en 2000 dans l’affaire Gore contre Bush. La Constitution des Etats-Unis ne reconnaît pas la souveraineté du peuple, car le pouvoir est partagé entre lui et les Etats fédérés, c’est-à-dire les notables locaux.

Au passage, on observera que la Constitution de la Fédération de Russie est au contraire démocratique — sur le papier tout au moins — en ce qu’elle affirme : « Le détenteur de la souveraineté et l’unique source du pouvoir dans la Fédération de Russie est son peuple multinational » (Titre I, Ch. 1, art.3).

Ce contexte intellectuel explique que les Etats-Uniens soutiennent leur gouvernement lorsqu’il annonce vouloir « exporter la démocratie », alors même que leur pays n’en est pas une constitutionnellement. Mais, on ne voit pas comment ils pourraient exporter ce qu’ils n’ont pas et ne veulent pas avoir chez eux.

Au cours des trente dernières années, cette contradiction a été portée par la NED et s’est concrétisée par la déstabilisation de nombreux Etats. Des milliers de militants et d’ONG crédules ont violé la souveraineté des peuples avec le sourire béat de la bonne conscience.

Une Fondation pluraliste et indépendante

Dans son célèbre discours du 8 juin 1982 devant le Parlement britannique, le président Reagan dénonça l’Union soviétique comme « l’Empire du Mal » et proposa de venir en aide aux dissidents là-bas et ailleurs. « Il s’agit de contribuer à créer l’infrastructure nécessaire à la démocratie : la liberté de la presse, des syndicats, des partis politiques, des universités : ainsi les peuples seront-ils libres de choisir telle voie qui leur conviendra pour développer leur culture et régler leurs différents par des moyens pacifiques », déclara t-il.

Sur cette base consensuelle de lutte contre la tyrannie, une commission de réflexion bipartisane préconisa à Washington la création de la Fondation nationale pour la démocratie (NED). Celle-ci fut instituée par le Congrès en novembre 1983 et immédiatement financée.

La Fondation subventionne quatre structures autonomes qui redistribuent à l’étranger l’argent disponible à des associations, des syndicats ouvriers et patronaux, et des partis de droite et de gauche. Il s’agit de :
L’Institut des syndicats libres (Free Trade Union Institute – FTUI), aujourd’hui renommé Centre américain pour la solidarité des travailleurs (American Center for International Labor Solidarity – ACILS), géré par le syndicat ouvrier AFL-CIO ;
Le Centre pour l’entreprise privée internationale (Center for International Private Entreprise – CIPE), géré par la Chambre de commerce des Etats-Unis ;
L’Institut républicain international (International Republican Institute – IRI), géré par le Parti républicain ;
Et l’Institut national démocratique pour les affaires internationales (National Democratic Institute for International Affairs – NDI), géré par le Parti démocrate.

Présenté de cette manière, la NED et ses quatre pseudopodes paraissent basés sur la société civile dont ils reflètent la diversité sociale et le pluralisme politique. Financés par le peuple états-unien, via le Congrès, ils oeuvreraient à un idéal universel. Ils seraient complètement indépendants de l’administration présidentielle. Et leur action transparente ne pourrait pas masquer des opérations secrètes servant des intérêts nationaux inavoués.

La réalité est complètement différente.

En 1982, Ronald Reagan a créé la NED en partenariat avec le Royaume-Uni et l’Australie, pour renverser « l’Empire du Mal ».
Une mise en scène de la CIA, du MI6 et de l’ASIS

Le discours de Ronald Reagan à Londres prend place après les scandales entourant la révélation par des commissions d’enquête parlementaires des coups tordus de la CIA. Le Congrès interdit à l’Agence d’organiser de nouveaux coups d’Etat pour conquérir des marchés. A la Maison-Blanche, le Conseil de sécurité nationale cherche donc à mettre en place d’autres outils pour contourner cet interdit.

La Commission de réflexion bipartisane a été constituée avant le discours de Ronald Reagan, même si elle n’a officiellement reçu de mandat de la Maison-Blanche qu’après. Elle ne répond donc pas à la grandiloquente ambition présidentielle, mais la précède. Par conséquent, le discours n’est que l’habillage rhétorique de décisions déjà arrêtées dans leurs grandes lignes et destinées à être mises en scène par la commission bipartisane.

Celle-ci était présidée par le représentant spécial des Etats-Unis pour le Commerce, ce qui indique qu’elle n’envisageait pas la promotion de la démocratie, mais, selon une terminologie consacrée, de la « démocratie de marché ». Ce concept étrange correspond au modèle états-unien : une oligarchie économique et financière impose ses choix politiques via les marchés et l’Etat fédéral, tandis que les parlementaires et juges élus par le peuple protègent les individus de l’arbitraire de l’administration.

Trois des quatre organismes périphériques de la NED ont été formés pour la circonstance. Cependant il n’a pas été nécessaire de créer le quatrième, l’organisme syndical (ACILS). Celui-ci existait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, bien qu’il ait changé de nom en 1978 lorsqu’on dévoila sa subordination à la CIA. D’où l’on peut déduire que le CIPE, l’IRI et le NDI ne sont pas nés par génération spontanée, mais également sous la houlette de la CIA.

De plus, bien que la NED soit une association de droit états-unien, elle n’est pas un outil de la seule CIA, mais un dispositif commun avec les services britannique (ce pourquoi elle est annoncée par Reagan à Londres) et australien. Ce point central est toujours passé sous silence. Il est pourtant confirmé par les messages de félicitation adressés par les Premiers ministres Tony Blair et John Howard lors du XXe anniversaire de la soi-disante « ONG ». La NED et ses pseudopodes sont des organes du pacte militaire anglo-saxon liant Londres, Washington et Canberra au même titre que le réseau d’interception électronique Echelon. Ce dispositif peut être requis non seulement par la CIA, mais aussi par le MI6 britannique et l’ASIS australien.

Pour dissimuler cette réalité, la NED a suscité chez des alliés la création d’organisations analogues qui travaillent avec elle. En 1988, le Canada s’est doté d’un centre Droits & Démocratie, qui s’est surtout focalisé sur Haïti, puis sur l’Afghanistan. En 1991, le Royaume-Uni a institué la Westminster Foundation for Democracy (WFD). Le fonctionnement de cet organisme public est calqué sur celui de la NED : son administration est confiée aux partis politiques (huit délégués : trois pour le Parti conservateur, trois pour le Parti travailliste, un pour le Parti libéral, et un dernier pour les autres partis représentés au Parlement). La WFD a beaucoup travaillé en Europe orientale. Enfin, en 2001, l’Union européenne s’est dotée du European Instrument for Democracy and Human Rights (EIDHR), qui suscite moins de soupçons que ses homologues. Ce bureau relève d’EuropAid, dirigé par un haut fonctionnaire aussi puissant qu’inconnu, le Néerlandais Jacobus Richelle.

La directive présidentielle 77

En votant la fondation de la NED, le 22 novembre 1983, les parlementaires US ignoraient qu’elle existait déjà en secret, en vertu d’une directive présidentielle datée du 14 janvier.

Ce document, qui n’a été déclassifié que deux décennies plus tard, organise la « diplomatie publique », expression politiquement correcte pour désigner la propagande. Il institue à la Maison-Blanche des groupes de travail au sein du Conseil de sécurité nationale, dont un chargé de piloter la NED.

Henry Kissinger, administrateur de la NED. Un « représentant de la société civile » ?
Par conséquent, le conseil d’administration de la Fondation n’est qu’une courroie de transmission du Conseil de sécurité nationale. Pour maintenir les apparences, il a été convenu que, d’une manière générale, les agents et anciens agents de la CIA ne pourraient être nommés administrateurs.

Les choses sont néanmoins transparentes. La plupart des hauts fonctionnaires ayant joué un rôle central au Conseil de sécurité nationale ont été administrateurs de la NED. C’est par exemple le cas d’Henry Kissinger, Franck Carlucci, Zbigniew Brzezinski, ou encore Paul Wolfowitz ; des personnalités qui ne resteront pas dans l’Histoire comme des idéalistes de la démocratie, mais comme des stratèges cyniques de la violence.

Le budget de la Fondation ne peut être interprété isolément puisqu’elle reçoit ses instructions du Conseil de sécurité nationale pour mener des actions s’inscrivant dans de vastes opérations inter-agences. Des fonds, notamment lorsqu’ils proviennent de l’Agence d’aide internationale (USAID), transitent par la NED sans apparaître dans son budget, simplement pour les « non-gouvernementaliser ». En outre, la Fondation reçoit indirectement de l’argent de la CIA, après qu’il ait été blanchi par des intermédiaires privés comme la Smith Richardson Foundation, la John M. Olin Foundation ou encore la Lynde and Harry Bradley Foundation.

Pour évaluer l’ampleur de ce programme, il faudrait cumuler le budget de la NED avec les sous-budgets correspondants du département d’Etat, de l’USAID, de la CIA, et du département de la Défense. Une telle estimation est aujourd’hui impossible.

Certains éléments connus permettent néanmoins de disposer d’un ordre de grandeur. Les Etats-Unis ont dépensé au cours des cinq dernières années plus d’1 milliard de dollars pour des associations et partis au Liban, un petit Etat de 4 millions d’habitants. Globalement, la moitié de cette manne a été distribuée publiquement par le département d’Etat, l’USAID et la NED, l’autre moitié a été versée secrètement par la CIA et le département de la Défense. Cet exemple permet d’extrapoler que le budget général de corruption institutionnelle par les Etats-Unis se compte en dizaines de milliard de dollars annuels. Au demeurant, le programme équivalent de l’Union européenne, qui est entièrement public et fournit un appoint aux actions états-uniennes, est de 7 milliards d’euros annuels.

En définitive, la structure juridique de la NED et le volume de son budget officiel ne sont que des leurres. Par essence, elle n’est pas un organisme indépendant chargé d’actions légales autrefois dévolues à la CIA, mais elle est une vitrine que le Conseil de sécurité nationale charge de réaliser les éléments légaux d’opérations illégales.

La stratégie trotskiste

Au cours de sa phase de mise en place (1984), la NED a été présidée par Allen Weinstein, puis durant quatre ans par John Richardson (1984-88), enfin par Carl Gershman (depuis 1998).

Ces trois hommes ont trois points communs. Ils sont juifs, ont milité au sein du parti trotskiste Social Democrats USA, et ont travaillé à la Freedom House. Il y a une logique à cela : par haine du stalinisme, certains trotskistes ont rejoint la CIA pour lutter contre les Soviétiques. Ils ont apporté avec eux la théorie de la prise de pouvoir mondiale, en la transposant aux « révolutions colorées » et à la « démocratisation ». Ils ont simplement déplacé la vulgate trotskiste en l’appliquant au combat culturel analysé par Antonio Gramsci : le pouvoir s’exerce dans les esprits plus que par la force. Pour gouverner les masses, une élite doit d’abord leur inculquer une idéologie qui programme leur acceptation du pouvoir qui les domine.

Le Centre américain pour la solidarité des travailleurs (ACILS)

Connu sous le nom de Solidarity Center, l’ACILS, branche syndicale de la NED, est de très loin son principal canal. Il distribue plus de la moitié des dons de la Fondation. Il a pris la succession des organismes antérieurs qui ont servi tout au long de la Guerre froide à structurer les syndicats non-communistes dans le monde, du Vietnam à l’Angola, en passant par la France et le Chili.

Le fait de choisir des syndicalistes pour couvrir ce programme de la CIA est d’une rare perversité. Loin du slogan marxiste « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous », l’ACILS associe les syndicats ouvriers états-uniens à l’impérialisme qui écrase les travailleurs des autres pays.

Cette filière était dirigée par un personnage haut en couleurs, Irving Brown, de 1948 jusqu’à sa mort en 1989.

En 1981, Irving Brown place Jean-Claude Mailly comme assistant du secrétaire général de Force Ouvrière, André Bergeron. Ce dernier reconnaîtra financer son activité grâce à la CIA. Mailly devient secrétaire général de FO, en 2004.
Certains auteurs assurent que Brown était le fils d’un Russe blanc, compagnon d’Alexandre Kerensky. Ce qui est certain, c’est qu’il fut agent de l’OSS, le service de renseignement US durant la Seconde Guerre mondiale et participa à la création de la CIA et du réseau Gladio de l’OTAN. Il refusa d’en prendre la direction, préférant se concentrer sur sa spécialité, les syndicats. Il fut basé à Rome, puis à Paris, et non pas à Washington, de sorte qu’il eut une influence particulière sur la vie publique italienne et française. A la fin de sa vie, il se vantait ainsi de n’avoir cessé de diriger en sous-main le syndicat français Force Ouvrière, d’avoir tiré les ficelles du syndicat étudiant UNI (où militèrent Nicolas Sarkozy et ses ministres François Fillon, Xavier Darcos, Hervé Morin et Michèle Alliot-Marie, ainsi que le président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer et le président du groupe parlementaire majoritaire Jean-François Copé), et d’avoir personnellement formé à gauche des membres d’un groupuscule trotskiste dont Jean-Christophe Cambadelis et le futur Premier ministre Lionel Jospin.

A la fin des années 90, les adhérents de la confédération AFL-CIO ont exigé des comptes sur les activités réelles de l’ACILS, alors que leur caractère criminel dans de nombreux pays avait été abondamment documenté. On aurait pu croire que les choses auraient changé après ce grand déballage. Il n’en est rien. En 2002 et 2004, l’ACILS a participé activement au coup d’Etat manqué au Venezuela contre le président Hugo Chavez et à celui, réussi, en Haïti, renversant le président Jean-Bertrand Aristide.

Aujourd’hui l’ACILS est dirigé par John Sweeney, ancien président de la confédération AFL-CIO, qui est lui aussi issu du parti trotskiste Social Democrats USA.

Le Centre pour l’entreprise privée internationale (CIPE)

Le Centre pour l’entreprise privée internationale (CIPE) se focalise sur la diffusion de l’idéologie capitaliste libérale et la lutte contre la corruption.

La première réussite du CIPE, c’est la transformation, en 1987, du European Management Forum —un club de grands patrons européens— en World Economic Forum —le club de la classe dirigeante transnationale—. Le grand rendez-vous annuel du gotha économique et politique global dans la station de ski suisse de Davos a contribué à forger une appartenance de classe au-delà des identités nationales.

Le CIPE veille à n’avoir aucun lien structurel avec le Forum de Davos, et il n’est pas possible —pour le moment— de prouver que le World Economic Forum est instrumenté par la CIA. A contrario, les responsables de Davos seraient bien en peine d’expliquer pourquoi certains leaders politiques ont choisi leur Forum économique pour y jouer des événements de la plus haute importance s’il ne s’agissait d’opérations planifiées par le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis. Par exemple, en 1988, c’est à Davos —et pas à l’ONU— que la Grèce et la Turquie font la paix. En 1989, c’est à Davos que les deux Corée d’une part et les deux Allemagne d’autre part, tiennent leur premier sommet à niveau ministériel pour les uns et leur premier sommet sur la réunification pour les autres. En 1992, c’est encore à Davos que Frederik de Klerk et Nelson Mandela libre viennent ensemble présenter pour la première fois à l’étranger leur projet commun pour l’Afrique du Sud. Toujours plus invraisemblable, c’est à Davos qu’en 1994, après l’Accord d’Oslo, que Shimon Peres et Yasser Arafat viennent négocier et signer son application à Gaza et Jéricho.

Le contact entre le Forum et Washington passe notoirement par Susan K. Reardon, l’ancienne directrice de l’association professionnelle des employés du département d’Etat devenue directrice de la Fondation de la Chambre de Commerce des Etats-Unis, qui gère le CIPE.

L’autre réussite du Centre pour l’entreprise privée internationale, c’est Transparency International. Cette « ONG » a officiellement été créée par un officier de renseignement militaire US, Michael J. Hershman, qui est par ailleurs administrateur du CIPE et aujourd’hui un des responsables du recrutement des informateurs du FBI aussi bien que le Pdg de l’agence de renseignement privée Fairfax Group.

Transparency International est avant tout une couverture pour les activités d’intelligence économique de la CIA. C’est aussi un outil de communication pour contraindre des Etats à modifier leurs législations dans le sens de l’ouverture de leurs marchés.

Pour masquer l’origine de Transparency International, le CIPE a fait appel au savoir-faire de l’ancien directeur de presse de la Banque mondiale, le néo-conservateur Frank Vogl. Ce dernier a mis en place un Comité de personnalités qui a contribué à donner l’impression d’une association issue de la société civile. Ce comité de façade est animé par Peter Eigen, ancien directeur de la Banque mondiale en Afrique de l’Est, dont l’épouse était en 2004 et 2009 la candidate du SPD à la présidence de la République fédérale allemande.

Le travail de Transparency International sert les intérêts US et n’est aucunement fiable. Ainsi, en 2008, la pseudo ONG dénonçait la corruption de PDVSA, la société publique des pétroles du Venezuela, et, sur la base d’informations falsifiées, la plaçait en dernière position dans son classement mondial des entreprises publiques. Le but était évidemment de saboter la réputation d’une entreprise qui constitue le socle économique de la politique anti-impérialiste du président Hugo Chavez. Prise en flagrant délit d’intoxication, Transparency International refusa de répondre aux questions de la presse latino-américaine et de corriger son rapport. Rien d’étonnant au demeurant lorsqu’on se souvient que le correspondant du CIPE au Venezuela, Pedro Carmona, avait brièvement été installé au pouvoir par les USA, lors du coup d’Etat manqué de 2002 contre Hugo Chavez.

D’une certaine manière, en focalisant l’attention des médias sur la corruption économique, Transparency International masque l’activité de la NED : la corruption politique des élites dirigeantes au profit des Anglo-Saxons.

L’Institut républicain international (IRI) et l’Institut national démocratique pour les affaires internationales (NDI)

L’Institut républicain international (IRI) a pour vocation de corrompre les partis de droite, tandis que l’Institut national démocratique pour les affaires internationales (NDI) traite les partis de gauche. Le premier est présidé par John McCain, le second par Madeleine Albright. Ces deux personnalités ne doivent donc pas être perçues comme des politiciens ordinaires, un leader d’opposition et une sage retraitée, mais comme des responsables actifs de programmes du Conseil de sécurité nationale.

Pour encadrer les principaux partis politiques dans le monde, l’IRI et le NDI ont renoncé à contrôler l’Internationale libérale et l’Internationale socialiste. Ils ont donc créé des organisations rivales, l’Union démocratique internationale (IDU) et l’Alliance des démocrates (AD). La première est présidée par l’Australien John Howard. Le Russe Leonid Gozman de Juste cause (Правое дело) en est vice-président. La seconde est dirigée par l’Italien Gianni Vernetti et co-présidée par le Français François Bayrou.

L’IRI et le NDI s’appuient aussi sur les fondations politiques liées aux grands partis européens (six en Allemagne, deux en France, une aux Pays-Bas et une autre encore en Suède). En outre, certaines opérations ont été sous-traitées à de mystérieuses sociétés privées, comme Democracy International Inc. qui a organisé les dernières élections truquées en Afghanistan.

Ancien adjoint de Rahm Emanuel et actuel responsable du NDI, Tom McMahon est venu en France organiser les primaires du Parti socialiste.
Tout cela laisse un goût amer. Les Etats-Unis ont corrompu la plupart des grands partis politiques et syndicats dans le monde. En définitive, la « démocratie » qu’ils promeuvent consiste à discuter de questions locales dans chaque pays –voire de questions sociétales comme les droits des femmes ou des gays– et à s’aligner sur Washington pour toutes les questions internationales. Les campagnes électorales sont devenues des spectacles dont la NED choisit le casting en fournissant à certains et pas à d’autres les moyens financiers dont ils ont besoin. Même la notion d’alternance a perdu son sens, puisque la NED promeut alternativement un camp ou un autre pourvu qu’il poursuive la même politique étrangère et de défense.

On se lamente aujourd’hui dans l’Union européenne et ailleurs sur la crise de la démocratie. Celle-ci a pour responsables évidents la NED et les Etats-Unis. Et comment qualifier un régime, comme celui des Etats-Unis, où le principal leader de l’opposition, John McCain, est en réalité un employé du Conseil de sécurité nationale ? Certainement pas comme une démocratie.

Le bilan d’un système

L’USAID, la NED, leurs instituts satellites et leurs fondations intermédiaires ont donné naissance au fil du temps à une vaste et gourmande bureaucratie. Chaque année le vote du budget de la NED par le Congrès donne lieu à de vifs débats sur l’inefficacité de ce système tentaculaire et les rumeurs de détournements de fonds au profit de personnalités politiques états-uniennes chargées de l’administrer.

Dans un souci de bonne gestion, de nombreuses études ont été commandées pour mesurer l’impact de ces flux financiers. Des experts ont comparé les sommes allouées dans chaque Etat et la notation démocratique de ces Etats par la Freedom House. Puis, ils ont calculé combien il fallait dépenser de dollars par habitant pour améliorer d’un point la note démocratique d’un Etat.

Tomicah Tillemann, conseiller d’Hillary Clinton pour la société civile et les démocraties émergentes, supervise le dispositif de la NED au départment d’Etat.
Bien sûr tout ceci n’est qu’une tentative d’auto-justification. L’idée d’établir une notation démocratique n’a rien de scientifique. De manière totalitaire, elle suppose qu’il n’existe qu’une forme d’institutions démocratiques. Et de manière infantile, elle établit une liste de critères disparates qu’elle pondère de coefficients imaginaires pour transformer la complexité sociale en un chiffre unique.

Au demeurant, la grande majorité de ces études concluent à l’échec : bien que le nombre de démocraties s’accroisse dans le monde, il n’y aurait aucun lien entre les progrès ou les régressions démocratiques d’une part, et les sommes dépensées par le Conseil de sécurité nationale. A contrario, cela confirme que les objectifs réels n’ont aucun rapport avec ceux qui sont affichés. Les responsables de l’USAID citent cependant une étude de l’université Vanderbilt selon laquelle, seules les opérations de la NED co-financées par l’USAID ont été efficaces, parce que l’USAID a une gestion rigoureuse de son budget. Sans surprise, cette étude singulière a été financée par… l’USAID.

Quoi qu’il en soit, en 2003, à l’occasion de son vingtième anniversaire, la NED dressa un bilan politique de son action d’où il ressort qu’elle finançait alors plus de 6 000 organisations politiques et sociales dans le monde, un chiffre qui n’a cessé de croître depuis. Elle revendiquait avoir entièrement créé le syndicat Solidarnoc en Pologne, la Charte des 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie. Elle se félicitait d’avoir créé de toutes pièces la radio B92 ou le quotidien Oslobodjenje en ex-Yougoslavie et une kyrielle de nouveaux médias indépendants en Irak « libéré ».

Changer de couverture

Après avoir connu un succès mondial, la rhétorique de la démocratisation ne convainc plus. En l’utilisant en toutes circonstances, le président George W. Bush l’a usée. Personne ne peut sérieusement soutenir que les subventions versées par la NED feront disparaître le terrorisme international. Pas plus qu’on ne peut prétendre a posteriori que les troupes US auraient renversé Saddam Hussein pour offrir la démocratie aux Irakiens.

De plus, les citoyens qui partout dans le monde militent pour la démocratie sont devenus méfiants. Ils ont compris que l’aide offerte par la NED et ses pseudopodes visait en réalité à les manipuler et à piéger leur pays. Ils refusent donc de plus en plus souvent les dons « désintéressés » qui leur sont proposés. Aussi les responsables états-uniens des différents canaux de corruption ont envisagé de faire muer le système une nouvelle fois. Après les coups fourrés de la CIA et la transparence de la NED, ils envisagent de créer une nouvelle structure qui prendrait le relais d’un ensemble discrédité. Elle ne serait plus gérée par les syndicats, le patronat et les deux grands partis, mais par des multinationales sur le modelée de l’Asia Foundation.

Dans les années 80, la presse révéla que cette organisation était une couverture de la CIA pour lutter contre le communisme en Asie. Elle fut alors réformée et sa gestion fut confiée à des multinationales (Boeing, Chevron, Coca-Cola, Levis Strauss etc…). Ce relookage fut suffisant pour donner une apparence non-gouvernementale et respectable à une structure qui n’a jamais cessé de servir la CIA. Après la dissolution de l’URSS, elle fut doublée d’une autre, l’Eurasia Foundation, chargée d’étendre l’action secrète dans les nouveaux Etats asiatiques.

Une autre question discutée est de savoir si les dons pour la « promotion de la démocratie » doivent prendre uniquement la forme de contrats pour réaliser des projets donnés ou celle de subventions sans obligation de résultat. La première formule offre une meilleure couverture juridique, mais la seconde est bien plus efficace pour corrompre.

Au vu de ce panorama, l’exigence de Vladimir Poutine et de Vladislav Surkov de réglementer le financement des ONG en Russie est légitime, même si la bureaucratie qu’ils ont élaborée pour cela est outrancière et tatillonne. Le dispositif de la NED, mis en place sous l’autorité du Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis, non seulement ne favorise pas les efforts démocratiques dans le monde, mais les empoisonnent.

Thierry Meyssan

Sources
http://www.voltairenet.org/
Odnako (Fédération de Russie)
Hebdomadaire d’information générale. Rédacteur en chef : Mikhail Léontieff.

CHIMIOTHÉRAPIE : Des taux de réussite autour de… 2,2 % !

vignette_santeUne étude qui devrait faire du bruit. À condition bien sûr d’en parler… On apprend ainsi, que le taux moyen de succès des chimiothérapies tourne autour des 2,2 pour cent !

Un article de trois professeurs australiens est paru dans la revue Clinical Oncology, sous le titre : The contribution of Cytotoxic Chemotherapy to 5-year Survival in Adult Malignancies (*) .

Il étudie les données d’études cliniques avec chimiothérapie au cours des 20 dernières années en Australie et aux USA. Le résultat est tout simplement consternant. En ce qui concerne la survie au bout de 5 ans, et bien qu’en Australie seuls 2,3 % des patients tirent profit d’une chimiothérapie et qu’aux USA, il n’y en ait que 2,1 %, on continue malgré cela à proposer ces mêmes thérapies aux patients cancéreux. (La suite …)

 

L’étrange fiche des RG sur Hitler

longji-terrassesL’étrange fiche des RG sur Hitler parue dans Sciences & Avenir, n° mars 2009, p. 17.

http://www.dailymotion.com/video/xd4txr

Version officielle :
Adolf Hitler, né le 20 avril 1889 à Braunau sur Inn en Autriche (alors en Autriche-Hongrie)
Version officieuse (RG français) :
Adolf, Jacob Hitler, né en 1880 à Passau en Allemagne.

Pour documentation :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Passau
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ludendorff
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sturmtruppen
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adolph_Hitler

A noter que son suicide est de plus en plus remis en cause…
Des tests ADN montrant que son présumé crâne était celui d’une femme…

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iwprX5T2JWWtB4_7jcUlzah1ly8g

http://www.eteignezvotreordinateur.com/hitler-ne-se-serait-pas-suicide-dans-son-bunker/

http://www.armees.com/Pour-le-FBI-Hitler-etait-vivant.